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Monde du travail

247 000 chômeurs dénombrés au Québec en 2018, une prouesse ?

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En 2018, le marché du travail québécois compte, en moyenne, 247 000 personnes au chômage, alors que le taux de chômage s’établit à 5,5 %. C’est la première fois depuis 1976 que le nombre de chômeurs passe sous la barre des 250 000. Ces résultats sont tirés de l’article Les chômeurs de 2018 ressemblent-ils à ceux d’il y a 20 ans? publié aujourd’hui par l’Institut de la statistique du Québec.

Le nombre de chômeurs est en baisse dans tous les groupes d’âge, à l’exception de celui des 55 ans et plus qui est passé de 31 000 chômeurs en 1998 à 52 000 en 2018. Ce résultat reflète notamment l’augmentation du taux d’activité au sein de ce groupe d’âge, qui est passé de 22,0 % à 34,5 % au cours des 20 dernières années.

Le nombre de chômeurs a diminué dans les principaux groupes d’âge, à l’exception de celui des 55 ans et plus

Sur la même période, le nombre de chômeurs recule de près de 40 000 chez les personnes de 15 à 24 ans et de 25 à 34 ans, et d’environ 54 000 chez celles de 35 à 44 ans. De fait, la composition du groupe des chômeurs a changé au cours de ces 20 années. En 1998, moins d’une personne au chômage sur 10 (8,3 %) était âgée de 55 ans ou plus. En 2018, c’est une personne sur 5 (20,9 %).

La proportion de chômeurs à la recherche d’un travail à temps plein a diminué

En 2018, la majorité des chômeurs (159 000) cherchent un travail à temps plein, alors qu’on en compte 63 000 qui cherchent un emploi à temps partiel. De 1998 à 2018, seul le nombre de chômeurs cherchant un emploi à temps plein a diminué. En conséquence, la part de chômeurs cherchant un travail à temps plein est passée de 84,1 % en 1998 à 71,7 % en 2018.

La diminution du nombre de chômeurs s’observe principalement chez les personnes nées au Canada

Le nombre de chômeurs parmi les personnes nées au Canada est passé de 263 100 en 2006 à 183 000 en 2018. Le nombre de personnes immigrantes au chômage est resté à peu près inchangé sur cette période, soit environ 65 000. Cependant, la part dans l’emploi de ce groupe est passée de 11,8 % à 18,2 % de 2006 à 2018.

La durée moyenne du chômage retrouve celle de 2009, descendant sous la barre des 20 semaines.

La durée moyenne du chômage s’établit à 19 semaines en 2018, tout comme en 2009. En 1998, elle s’élevait à 31 semaines. Par ailleurs, près des deux tiers des chômeurs ont été au chômage pendant moins de trois mois en 2018, alors qu’en 1998 c’était environ la moitié des chômeurs.

Source : Institut de la statistique du Québec

À lire : L’emploi a augmenté de 37 900, le taux de chômage a baissé pour se fixer à 4,9 %

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  1. Pingback: Marché du travail et main-d'œuvre : Ottawa va transférer 5,4 milliards de dollars au Québec - Avant Premiere Mtl

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Monde du travail

Contestation de l’assurance-emploi : le retour du tribunal tripartite salué par les organisations syndicales

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Les organisations syndicales FTQ, CSN, CSQ et CSD applaudissent la décision du gouvernement fédéral de remettre sur les rails le tribunal tripartite d’appel de contestation de l’assurance-emploi pour 2021. 

Ce tribunal, selon les organisations syndicales, avait été aboli par l’ancien gouvernement conservateur par pure idéologie. Sur ce tribunal décisionnel tripartite, maintenant appelé Commissions d’appel de l’assurance-emploi, siègeront des représentants du gouvernement, des employeurs et des organisations syndicales.

Dans un rapport publié en 2017, la firme KPMG, chargée d’évaluer le travail du Tribunal de la sécurité sociale (TSS) des conservateurs, avait conclu à l’inefficacité de ce dernier quant aux délais d’attente, à l’équité, à la transparence, à l’accessibilité et à la protection des chômeurs et chômeuses, en plus d’être plus couteux que l’ancien système.

Le gouvernement fédéral de rétablir le tribunal tripartite de contestation de l’assurance-emploi

« Face à ce constat d’échec, il devenait plus qu’important que l’actuel gouvernement agisse positivement afin de permettre aux travailleuses et aux travailleurs ayant perdu leur emploi d’être enfin traités de façon équitable, avec justice et respect, même si nous aurions préféré que cette nouvelle réforme soit effective plus rapidement », a déclaré le secrétaire général de la FTQ, Serge Cadieux.

« La CSN partage l’avis de la FTQ et aurait souhaité que l’on redonne une voix aux travailleuses et aux travailleurs plus rapidement. Toujours sur la question de l’assurance-emploi, la CSN tient à rappeler que l’important problème du « trou noir » n’est toujours pas réglé, ce qui prive des milliers de personnes de prestations dans certaines régions », a soutenu Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

Le problème du « trou noir » n’est pas réglé!

« Rappelons que le régime d’assurance-emploi est financé à 100 % par les employés et les employeurs, poursuit Luc Beauregard, vice-président de la CSQ. Il est donc souhaitable que les représentants de ces derniers soient impliqués dans les décisions et puissent être directement informés de l’évolution des problématiques liés à l’application du régime. De plus, la participation de représentants du milieu assure que la réalité de chaque région soit prise en compte. »

« La décision de ramener les tribunaux d’appel tripartites ne tombe pas du ciel, elle survient après une intense campagne des centrales syndicales et des groupes de femmes et de défense des chômeurs en vue de réformer le Tribunal de la sécurité sociale pour que les personnes en chômage qui vont en appel d’une décision en matière d’assurance-emploi retrouvent une instance plus conviviale, où ils sont entendus par des membres de la communauté issus des parties prenantes du régime d’assurance-emploi, et non par des personnes dont la nomination dépend de leur allégeance politique. C’est une victoire pour les chômeurs et les chômeuses », conclut le président de la CSD, Luc Vachon.

Source : FTQ, CSN, CSQ, CSD

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Économie

Planification : le Québec pourrait connaître un âge d’or économique s’il accueillait davantage d’immigrants

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La Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM) a présenté mercredi 14 août son mémoire intitulé Planifier l’immigration pour répondre aux besoins du Québec devant la Commission des relations avec les citoyens. La CCMM encourage le gouvernement québécois a accueilli plus d’immigrants dans la Belle Province canadiennes.

La croissance soutenue de l’économie du Québec et de sa métropole ainsi que l’effervescence du marché du travail, combinées à l’important resserrement démographique, mettent plus que jamais en relief les défis auxquels font face les employeurs en matière d’embauche. 

Afin d’atteindre les objectifs de croissance ambitieux qu’a fixés le premier ministre du Québec, il importe de s’assurer que tous les outils nécessaires, dont l’immigration, sont mis à contribution. La Chambre estime qu’il est essentiel que le gouvernement élabore une planification de l’immigration en phase avec les besoins de l’économie québécoise.

Rehausser significativement les seuils d’immigration 

« Nous sommes possiblement à l’aube d’un âge d’or économique pour le Québec. La croissance économique au Québec et dans sa métropole est robuste, elle surpasse même celle du reste du Canada. Le taux de chômage est également inférieur lorsqu’on compare Montréal aux autres métropoles canadiennes. Les entreprises investissent et les salaires sont en progression. Cette situation est extrêmement positive, et pourrait s’améliorer davantage si le gouvernement adoptait des mesures ambitieuses pour résoudre les enjeux de main-d’œuvre », a déclaré Michel Leblanc, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

« À cet effet, la hausse des seuils est prioritaire pour soutenir cet élan économique. Pour la Chambre, l’accueil de 60 000 immigrants par année est un seuil minimal à atteindre, dans un premier temps, afin de répondre aux besoins du marché du travail. Nous recommandons de rehausser ensuite le nombre d’immigrants reçus dans une proportion qui permettra de maintenir le poids démographique du Québec dans le Canada », a indiqué M. Leblanc.

Étrangers temporaires, étudiants internationaux : un bassin de candidats stratégiques…

« Les travailleurs étrangers temporaires et les étudiants internationaux constituent un bassin de candidats stratégiques au fort potentiel d’intégration. La Chambre invite le gouvernement à miser en priorité sur ces talents qui se trouvent déjà en sol québécois, en facilitant la transition de leur statut temporaire au statut permanent. Pour y parvenir, il faudra s’assurer d’avoir les ressources humaines et financières adéquates pour traiter rapidement les dossiers reçus », a expliqué Michel Leblanc.

Impliquer le milieu des affaires pour identifier les besoins du marché

« La Chambre a pris position à plusieurs reprises au cours des dernières années pour une sélection des immigrants en fonction des réalités du marché du travail. Le gouvernement a récemment pris des décisions qui abondent dans ce sens. D’abord avec la mise en place de la plateforme Arrima, basée sur la déclaration d’intérêt, puis avec la création du Parcours d’accompagnement personnalisé. Toutefois, pour que ce système soit pleinement efficace, la grille de sélection doit refléter fidèlement les besoins en constante évolution de l’économie. Le milieu des affaires est très bien placé pour identifier ces enjeux. Nous encourageons le gouvernement à mettre à profit ces connaissances lors de consultations semi-annuelles auprès des parties prenantes pour ensuite faire, chaque année, une révision des critères de sélection », a poursuivi M. Leblanc.

Faciliter l’intégration

« La Chambre s’implique activement dans l’intégration des nouveaux arrivants par l’entremise de son programme de maillage professionnel, Interconnexion, ainsi que par son programme de francisation, « J’apprends le français ». Le succès de ces deux initiatives appuyées par le gouvernement du Québec est éloquent et démontre l’importance de poursuivre les efforts en matière d’intégration et de francisation », a mentionné Michel Leblanc. 

« Le taux de surqualification des personnes immigrantes du Québec — qui frôle les 63 % — est l’un des plus élevés au Canada. C’est en occupant un poste à la hauteur de leurs qualifications que ces nouveaux arrivants seront en mesure de contribuer à la croissance de l’économie. Par conséquent, il est prioritaire de faciliter la reconnaissance des acquis, notamment par la mise en place de voies d’accréditation accélérée par les divers ordres professionnels », a ajouté M. Leblanc.

Bien positionner le Québec

« Montréal accueille plus de 85 % des nouveaux arrivants qui s’installent au Québec. Elle est reconnue pour sa diversité, qui représente certainement l’un des ingrédients essentiels à son dynamisme et à son rayonnement sur la scène internationale. Il est indispensable de redoubler d’efforts pour sensibiliser la population et les entreprises à l’importance stratégique de s’ouvrir aux talents étrangers afin d’assurer la compétitivité de nos entreprises. De plus, la Chambre estime que le gouvernement doit envoyer un message clair sur la scène internationale afin de souligner notre ouverture à l’immigration et de positionner le Québec comme destination idéale pour les talents disposés à immigrer ici », a conclu Michel Leblanc.

Consultez le mémoire de la Chambre ici.

Source : CCMM

À lire : Entrée express : 1 773 candidats avec expérience en technologie invités en Ontario

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Monde du travail

Hausse de l’emploi et maintien du taux de chômage en juillet 2019 au Québec

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L’emploi a connu une hausse de 16 600 au Québec (+ 0,4 %) en juillet 2019 par rapport à juin 2019. Le taux de chômage est demeuré stable à 4,9 %. C’est ce qui ressort de l’analyse des données sur l’emploi et la population active diffusée aujourd’hui, vendredi 9 août, par l’Institut de la statistique du Québec, à partir des résultats de l’Enquête sur la population active de Statistique Canada.  

L’emploi à temps plein progresse de 18 200, alors que celui à temps partiel varie peu (- 1 600). L’emploi baisse dans le secteur privé (- 4 000) et dans le secteur public (- 3 500), tandis que les travailleurs indépendants affichent une hausse de 24 200 emplois. Le taux d’activité et le taux d’emploi augmentent de 0,2 point de pourcentage et se fixent respectivement à 64,8 % et à 61,6 % en juillet.

Au Canada, l’emploi connaît peu de variation (- 24 200; – 0,1 %). Le Québec (+ 16 600) montre la plus forte hausse de l’emploi, tandis que l’Alberta (- 14 300) et l’Ontario (- 10 700) présentent les plus fortes baisses. Le taux de chômage canadien est en hausse de 0,2 point de pourcentage et s’établit à 5,7 % en juillet.

Au cours des sept premiers mois de 2019, comparativement à la même période de l’année précédente, l’emploi au Québec a augmenté de 59 700 (+ 1,4 %). Au cours de cette période, l’emploi à temps plein a progressé de 38 100, tandis que celui à temps partiel s’est accru de 21 600. Depuis le début de l’année 2019, le taux de chômage au Québec s’établit en moyenne à 5,1 %.

Comparaison entre le Canada et les États-Unis

Le taux de chômage au Canada (ajusté selon les concepts américains) s’est établi à 4,6 % en juillet, comparativement à un taux de 3,7 % aux États-Unis. Par rapport à 12 mois plus tôt, le taux de chômage a diminué de 0,2 point de pourcentage tant au Canada qu’aux États-Unis.

Le taux d’activité au Canada (ajusté selon les concepts américains) était de 65,5 % en juillet, comparativement à 63,0 % aux États-Unis. Par rapport à 12 mois plus tôt, le taux d’activité a augmenté de 0,2 point de pourcentage au Canada, tandis qu’il était presque inchangé aux États-Unis.

À lire : Le taux de chômage au Québec est au niveau le plus bas en 43 ans

Le taux d’emploi au Canada (ajusté selon les concepts américains) s’est établi à 62,4 % en juillet, comparativement à 60,7 % aux États-Unis. Par rapport à 12 mois plus tôt, le taux d’emploi a augmenté de 0,3 point de pourcentage au Canada, tandis qu’il a peu varié aux États-Unis.

Pour en savoir plus sur les comparaisons entre le Canada et les États-Unis, veuillez consulter l’article intitulé « Mesure de l’emploi et du chômage au Canada et aux États-Unis – une comparaison ».

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