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2nd tour français au Canada, ce qui attend les électeurs à Montréal

Baba-Idriss FOFANA

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|Électeurs français Montréal 2017- ©Reuters|

Dans moins de 4 jours, les Français de Montréal devront se rendre aux urnes pour accomplir leur devoir citoyen. Alors que l’organisation du 1er tour de la présidentielle française 2017 avait été vivement critiquée, qu’est-ce qui change cette fois-ci ?

L’avenir de la France se joue dimanche. Mais, c’est ce samedi 6 mai que les Français vivant au Canada (plus de 80 000 expatriés) iront choisir entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron pour gouverner le pays. Sachant bien que l’organisation du 1er tour, le 22 avril, a été vivement critiqué par la majorité des électeurs qui ont effectué le déplacement au Collège Stanislas de Montréal. Là où, à 21 h, des électeurs attendaient toujours d’accomplir leur vote. Si bien que le Consulat avait demandé à Paris d’étendre le périmètre pour que ces derniers soient à l’intérieur après la limite de 20 h, heure à laquelle devaient fermer les bureaux de vote. Car, on a pu relever plus de 2 heures d’attente pour certains et 1,5 km de queue pour d’autres avant d’attendre les isoloirs.

Conscient des « désagréments » engendrés au 1er tour, le Consulat général de France à Montréal semble avoir mis les bouchées doubles pour améliorer l’accès des électeurs aux 24 Bureaux de vote (BV), pour le 2nd tour samedi. Sur son site Internet, ce mardi 2 mai, on peut lire : « En complément du dispositif existant au premier tour, de nouvelles mesures seront mises en œuvre le 6 mai pour améliorer l’accès des électeurs aux 24 bureaux de vote, ouverts au Collège Stanislas de Montréal. Parmi ces mesures figurent deux files prioritaires : l’une dédiée aux personnes âgées et à mobilité réduite, l’autre aux parents accompagnés d’enfants de moins de 5 ans et aux femmes enceintes ».

Plus de bénévoles dans les 24 BV

Un peu plus tôt, la Consule générale, Catherine Feuillet, a expliqué, au cours d’une conférence de presse, que ces trois entrées distinctes ont été mises en place, selon différents profils d’électeurs. Le premier pour les personnes âgées et les électeurs à mobilité réduite, le second pour les parents d’enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes, et le troisième pour les autres électeurs. Tout en promettant un affichage plus clair et davantage de bénévoles pour permettre aux électeurs de s’orienter plus facilement. « Deux à trois personnes supplémentaires seront présentes à chacun des 24 bureaux de vote du Collège Stanislas », a-t-on appris.

Côté sécurité, il est prévu l’installation d’un point de contrôle à l’intersection de l’avenue Van Horne et du boulevard Dollard, afin de vérifier si les électeurs ont les documents requis, avant de les diriger vers les accès à la cour principale du Collège. Au dire de Radio-Canada, les services de police, de sécurité incendie et de la sécurité civile de Montréal ont conseillé les autorités françaises pour la mise en place d’un périmètre de sécurité. Chose qui a été salué par le Consulat de France à Montréal. « Je tiens vraiment à saluer leur disponibilité, leur expertise, leur capacité à répondre à nos besoins qui sont très spécifiques, avec une communauté importante », a commenté Mme Feuillet.

Pas de nouveau site !

Alors qu’une pétition circulaire – plus de 5 000 signatures à deux semaines du scrutin – pour réclamer un deuxième centre de vote, pour les quelque 57 000 électeurs montréalais inscrits sur la liste électorale. Le Collège international Marie de France, propriété du gouvernement français, avait été suggéré à cet effet. Finalement, le Collège Stanislas de Montréal, dans l’arrondissement d’Outremont, reste le seul endroit où les ressortissants vont exercer leur droit citoyen. La Consule a expliqué que le vote, à l’extérieur de la France, doit normalement se tenir au consulat, mais que Montréal bénéficie d’une dérogation qui permet de l’organiser dans un lieu apte à accueillir un plus grand nombre de personnes.

Pour rappel, sur 57 842 électeurs inscrits à Montréal, seulement 23 431 ont voté. Et sur 23 206 suffrages exprimés en faveur des 11 candidats, le candidat de « En marche! », Emmanuel Macron est arrivé en tête avec 36.09 %. Il était suivi du candidat de « la France insoumise », Jean-Luc Mélenchon avec 29.64 %. Le candidat officiel du « parti socialiste », Benoît Hamon a récolté 9.42 %. Il était suivi de la candidate de « l’extrême droite », Marine Le Pen avec seulement 6.36 %. Sauf que malgré sa position au 1er tour à Montréal, c’est la candidate du Front national qui affronte Emmanuel Macron, présentement en tête du nouveau sondage. Ça va « barder » !

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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Journée nationale des patriotes: Ouvert ou fermé?

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Le Québec fête ce 20 mai, la Journée nationale des patriotes. Voici les établissements qui seront ouverts ou fermés durant le congé.

Dans les autres provinces, les Canadiens célèbrent la fête de la Reine, en l’honneur de la Reine Victoria.

Profitez de cette après-midi pour avoir recours aux services des bureaux administratifs publiques car ils seront fermés lundi prochain.

Ouvert ou fermé?

Ce lundi, 20 mai, les commerces d’alimentation, les centres commerciaux, les pharmacies et les succursales de la SAQ seront ouverts.

Les bus et les métros fonctionnent selon les horaires limités des jours fériés.

Le Casino de Montréal, le jardin botanique et les musées seront ouverts le lundi à l’exception du Musée des Beaux-arts.

Les banques, les bureaux du gouvernement du Québec et ceux du gouvernement du Canada, les succursales de la poste, et certains bureaux des arrondissements seront fermés.

Lire aussi : Où et quand se tiennent les spectacles du Carrousel de la GRC au Québec

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42 233 enfants disparus au Canada en 2018, la GRC veut faire la lumière…

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À quelques jours de la Journée nationale des enfants disparus, 25 mai, une journée pour célébrer le retour des enfants disparus retrouvés, pour se souvenir de ceux qui sont toujours portés disparus et pour poursuivre les efforts en vue de les ramener chez eux, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a révélé jeudi qu’en 2018, 42 233 enfants ont été portés disparus au Canada.

En l’honneur de cette journée spéciale, la GRC compte lancer une campagne d’une semaine qui débutera le 20 mai 2019 et qui mettra en vedette des enfants disparus de partout au Canada sur le site Web Disparus-Canada. Cette campagne a pour objectif d’aider à faire la lumière sur les cas d’enfants disparus et d’encourager les personnes susceptibles de détenir des renseignements de les signaler.

La GRC et la Missing Children Society of Canada signeront une entente le vendredi 24 mai afin de renforcer les relations entre les deux organismes et de soutenir leurs efforts respectifs pour retrouver les enfants disparus.

« L’unité de spécialistes de la GRC et ses partenaires travaillent d’arrache-pied et sans relâche pour rendre les enfants à leurs proches chaque année. Cependant, il est toujours possible d’en faire plus. Nous espérons qu’en partageant les histoires de ces enfants disparus, quelqu’un se souviendra peut‑être de quelque chose », a indiqué la Surintendante principale Marie-Claude Arsenault, directrice générale, Centre national des personnes disparues et des restes non identifiés à la GRC.

Partager les histoires pour retrouver les enfants disparus!

Le site Web Disparus-Canada contient des centaines de profils de personnes disparues et constitue un outil d’enquête important. Il est géré par le Centre national des personnes disparues et des restes non identifiés de la GRC, qui aide les organismes d’application de la loi, les médecins légistes et les coroners principaux dans leurs enquêtes sur les personnes disparues et les restes non identifiés partout au pays.

À lire : Ariel Jeffrey Kouakou : 12 mars 2018 – 12 mars 2019, toujours introuvable…

Le 25 mai prochain, la GRC invite les populations à consulter le site disparus-canada.ca et à lire les histoires afin de contribuer au retour des enfants disparus. « Peu importe si l’enquête est en cours depuis de nombreuses années ou si un élément d’information vous semble insignifiant, vous pourriez être en mesure de fournir la pièce manquante du casse-tête », dit-elle.

  • 73 % des enfants et des jeunes portés disparus sont des fugueurs.
  • 62 % des signalements d’enfants ou d’adolescents disparus ont été retirés dans les 24 heures, tandis que 92 % l’ont été dans la semaine.
  • 57 % de tous les signalements de personnes disparues concernent des enfants.

Même si la grande majorité des personnes disparues sont retrouvées après quelques jours, fait remarquer Ralph Goodale, ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile, d’autres ne le sont pas. Il reconnaît que ces disparitions bouleversent leur famille et leurs amis, et peuvent s’avérer dangereuses lorsqu’il s’agit d’actes criminels.

À lire aussi : Sign4L : une application pour retrouver les enfants disparus

« Aujourd’hui, nous avons une pensée pour tous ces enfants qui manquent toujours à l’appel et pour leurs proches, qui attendent qu’ils reviennent sains et saufs », a souligné M. Goodale, tout en saluant « les efforts des policiers de tout le pays, qui continuent de travailler sans relâche pour ramener ces enfants chez eux ».

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PL 21 sur la laïcité : l’Archevêque de Montréal met en garde Québec contre un recul des libertés…

Baba-Idriss FOFANA

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Alors que les discussions se poursuivent sur le projet de loi (PL 21) visant à affirmer la laïcité de l’État et à préciser les exigences qui en découlent, « nous ne pouvons que craindre un recul des libertés individuelles », a critiqué jeudi, dans une déclaration, Monseigneur Christian Lépine, l’Archevêque de Montréal.

Cette sortie de l’Archevêque de Montréal intervient à l’occasion de la dernière journée des consultations particulières sur le projet de loi (PL 21), qui vise à interdire le port de signes religieux à certaines catégories d’employés de l’État, dont les enseignants, et à assurer que les services publics soient donnés et reçus à visage découvert. « Comment ne pas voir dans l’interdiction du port des signes religieux une entrave à la liberté de conscience et de religion, voire même une atteinte à la dignité humaine de personnes tenues de se cacher ou de taire leur identité au nom d’une présumée neutralité ? », s’est offusqué Monseigneur Christian Lépine.

« Un État qui se dit neutre de manière si subjective ne peut réellement se réclamer du respect de la dignité de ses citoyens, car la société n’est pas homogène »

– Monseigneur Christian Lépine, l’Archevêque de Montréal

Le projet de loi (PL 21) prévoit en effet modifier la Charte des droits et libertés de la personne en les conditionnant tout comme les droits fondamentaux, au strict respect de la laïcité de l’État. « S’il est compréhensible que l’État puisse affirmer sa neutralité au regard de ses prérogatives, celle-ci est faite pour signifier une ouverture et une bienveillance devant le fait religieux et la diversité de croyances », a martelé l’homme de Dieu.

La religion n’a-t-elle plus sa place dans l’espace public?

L’Évêque montréalais croit savoir qu’« un État qui se dit neutre de manière si subjective ne peut réellement se réclamer du respect de la dignité de ses citoyens, car la société n’est pas homogène ». « Ainsi, comme le soulignait très justement l’Assemblée des évêques catholiques du Québec dans sa déclaration du 6 mars 2019, quel est le bien-fondé d’étendre cette interdiction du port de signes religieux aux enseignantes et aux enseignants sinon de les priver d’un droit fondamental? », a-t-il questionné.

Pour Monseigneur Lépine, si les enseignantes et enseignants ne peuvent pas porter à leur discrétion des signes religieux, le message qui est donné aux enfants et aux jeunes est que la religion n’a pas sa place dans l’espace public, réduisant ainsi les croyants et les croyantes dans leurs droits les plus fondamentaux.

« En tant qu’État de droit, ne pourrait-on pas plutôt envisager une conception de la laïcité à travers laquelle l’État préserverait, protègerait et promouvrait ces libertés dans l’espace public ? »

– Monseigneur Christian Lépine, l’Archevêque de Montréal

Le guide religieux soutient que le port de signes ou de vêtements comme manifestation d’appartenance à une communauté religieuse est un droit fondamental dans l’exercice de « la liberté de pensée, de conscience et de religion », comme le stipule l’article 18 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, adoptée par les États signataires en 1948. « Nous attendons du gouvernement québécois qu’il respecte cet engagement et garantisse ce droit fondamental et inaltérable », a martelé le responsable de l’Archidiocèse de l’Église catholique à Montréal.

À lire : Projet de loi sur la laïcité : un « recul historique » pour les droits fondamentaux ?

Il souhaite que le gouvernement Legault puisse permettre l’établissement d’un dialogue dans le respect mutuel et de découvrir les valeurs et les croyances de toutes les communautés qui constituent et enrichissent « notre société pluraliste et égalitaire », des principes à travers lesquels beaucoup d’autres sociétés jalousent le Québec, selon Monseigneur Christian Lépine.

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