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À 375 ans, Montréal dans ses plus beaux habits de fête !

Baba-Idriss FOFANA

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|Hyatt Regency Montreal|

La Ville de Montréal célèbre son 375ème anniversaire, ce mercredi 17 mai 2017. Plus que jamais, la métropole est vêtue dans ses plus beaux habits pour accueillir des millions de visiteurs. Incursion dans les festivités d’une fête dont la facture estimée a atteint 1 023 524 138,00 $.

17 mai 1642 – 17 mai 2017, cela fait exactement 375 ans que Montréal a été fondée sous le nom de Ville-Marie. Une quarantaine d’engagés venus de France, sous la gouverne de Paul de Chomedey, sieur de Maisonneuve et de Jeanne Mance. Située dans la province du Québec, Montréal – elle comptait 1 704 694 habitants en 2016 et son aire urbaine plus de 4 millions – est la ville francophone la plus peuplée d’Amérique, la deuxième grande ville la plus peuplée du Canada, et elle est considérée pour l’instant comme ayant la deuxième population francophone au monde après Paris.

C’est pour cela qu’à cette occasion de la célébration de la naissance de cette grande métropole culturelle, industrielle et commerciale d’Amérique du Nord, la Ville a mis les bouchées doubles pour (re)donner goût aux Montréalais(es) et à ses millions de visiteurs qui commencent à se déployer en grande pompe dans la métropole pour ne rien rater des dizaines d’activités du jour. Et s’il y a un moment qui va attirer tant de monde par son « éclat » et sa « chaleur », c’est sûrement l’illumination pont Jacques-Cartier.

L’emblème de Montréal, brille de pleins feux !

Véritable emblème de Montréal, le pont Jacques-Cartier brillera de tous ses feux, mercredi soir, avec le spectacle Connexions vivantes, piloté par Moment Factory. Dès 21h45, mercredi soir, et pendant 30 minutes, le spectacle Connexions vivantes illuminera le pont grâce au travail de Moment Factory, qui a piloté le projet de pair avec six autres studios montréalais : Ambiances Design Productions, ATOMIC3, Éclairage Public/Ombrages, Lucion Média, Réalisations et UDO Design. « Nous avons eu l’idée de proposer une mise en lumière avec plusieurs collaborateurs qui sont parmi les meilleurs studios à Montréal. Ça nous permet d’avoir des experts très variés en design d’éclairage », dit Gabriel Pontbriand, directeur de création du projet.

A l’en croire, environ 200 à 300 personnes travaillent sur ce projet depuis trois ans. « Je n’ai jamais vu de projet aussi fédérateur. On est tous Montréalais et on veut faire la plus belle création possible », fait remarquer M. Pontbriand.

Présentée dans le cadre des célébrations du 375e de Montréal, et au coût de 40 millions $, l’illumination du pont Jacques-Cartier durera 10 ans. Le spectacle de mercredi soir n’est qu’un aperçu de ce que le projet pourra offrir durant la prochaine décennie. Les Montréalais pourront aussi y mettre leur grain de sel sur les réseaux sociaux, en utilisant le mot-clic #illuminationmtl. Chaque soir, du coucher du soleil jusqu’à 3h du matin, le pont sera illuminé et comprendra de nombreux clins d’œil.

En plus de devoir travailler avec une structure énorme (« on parle de 400 pieds de haut par un kilomètre de long »), l’équipe derrière Connexions vivantes a dû s’assurer de ne pas mettre la sécurité des automobilistes en danger. Le spectacle inaugural de mercredi soir sera accompagné d’une trame musicale créée spécialement pour l’occasion. La présentation s’amorcera par une prestation enregistrée de l’Orchestre Métropolitain, dirigé par Yannick Nézet-Séguin. Le reste du spectacle comprendra des morceaux d’artistes montréalais de musique électronique sélectionnés par le directeur musical, Alex McMahon.

Une fête comme jamais au Canada… et son coût !

En dehors du pont Jacques-Cartier, il y a au moins sept autres activités à ne pas manquer dans le cadre du 375ème :

Du 17 mai au 2 septembre, avec le Spectacle multimédia «Avudo», la Compagnie Finzi Pasca utilisera le fleuve Saint-Laurent comme canevas pour souligner l’importance historique du cours d’eau pour Montréal.

Du 19 au 21 mai, avec Les Géants, de géantes marionnettes de Royal de Luxe prendront d’assaut les rues montréalaises pour ébahir, petits et grands, le temps d’une fin de semaine.

Le 28 mai, ce sera la journée des musées. Il faut compter avec Expo 67, puisque les musées de Montréal célèbrent le 375e avec plusieurs expositions, que ce soit le Musée McCord avec son installation nomade, La ville suspendue ; les nombreuses expositions se concentrant sur les 50 ans de l’Expo 67, complémentées par un passeport récoltant les étampes virtuelles ou une visite du Fort de Ville-Marie gracieuseté du musée Pointe-à-Callière : les musées de la ville en ont pour tous les goûts, cette année.

Paul à Montréal – D’août à décembre – L’auteur et illustrateur Michel Rabagliati vous invite à retrouver Paul dans une douzaine de cases de bande dessinée dans un parcours interactif, sur le Plateau Mont-Royal.

NomadFest Rodéo Urbain – Du 24 au 27 août – Un festival western en plein du milieu du Vieux-Port de Montréal offrant musique, gastronomie et rodéo aux cowgirls et cowboys de la métropole.

Électro Parade – 2 septembre – Une première en Amérique du Nord, cette fête ambulante baladera des DJ sur des chars allégoriques pour faire danser les passants sur des airs de musique électronique.

Cité Mémoire – Parcourez Montréal et apprenez-en plus sur son histoire avec des trajets multimédias captant l’imagination. Quatre nouveaux tableaux ont été rajoutés cette année pour survoler les 375 années de la ville.

Jusqu’au 30 septembre, avec le Spectacle multimédia « Aura », Moment Factory présentera la Basilique Notre-Dame sous une toute autre lumière avec un spectacle multimédia haut en couleur.

Soulignons que la somme de plus d’un milliard de dollars investi dans le 375ème est reparti comme suit : 87 % sera consacré à des infrastructures qui dureront. Il s’agirait de legs ou de projets à grand déploiement comme l’illumination du pont Jacques-Cartier (39,5 millions), le réaménagement du parc Jean-Drapeau (73,4 millions), la réhabilitation de la gare maritime et de la jetée Alexandra au port de Montréal (78 millions). En tout, la société d’État, Radio-Canada, a recensé 42 projets considérés comme des legs ou dont l’approbation a été justifiée par les célébrations.

Crédit photo:
|Hyatt Regency Montreal|

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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L’état d’urgence décrété aux États-Unis pour construire le « mur de la division »

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En conférence de presse vendredi 15 février, le président américain, Donald Trump est finalement passé de la parole à l’acte en annonçant une « urgence nationale » pour recouvrer la somme de 5,7 milliards $ US afin de construire le mur qu’il a promis lors de la campagne présidentielle de 2016 à la frontière USA-Mexique.

Après le shutdown, paralysie partielle des activités gouvernementales, qui a duré 35 jours, le plus long de l’histoire des États-Unis, Donald Trump n’avait pas dit son dernier mot. À couteaux tirés avec les démocrates depuis son élection le 20 janvier 2017, le N°1 des républicains mène une bataille sans merci pour la construction d’un mur à la frontière mexicaine. Cette barrière devrait pouvoir empêcher, selon le président milliardaire, les migrants illégaux, les trafiquants de drogues et autres criminels d’entrée dans son pays.

« L’état d’urgence est une mesure prise par un gouvernement en cas de péril imminent dans un pays. Certaines libertés fondamentales peuvent être restreintes, comme la liberté de circulation ou la liberté de la presse. »

Wikipedia

Alors que M. Trump avance que le « fatidique mur » devrait coûter 5,7 milliards de dollars américains, le promoteur laisse entendre qu’il nécessiterait en réalité 23 milliards de dollars. L’opposition démocrate, détenant la majorité au Congrès, n’entendait pas fait de cadeau au locataire de la Maison-Blanche, estimant que le « mur Trump » va coûter cher aux contribuables américains. Pour elle, il n’y a pas de menace à la sécurité des États-Unis à la frontière avec le Mexique comme tente de démontrer le président mais plutôt une crise humanitaire.

Face à l’intransigeance, Trump utilise sa pièce maîtresse!

Face à l’intransigeance des démocrates, Donald Trump s’est rabattu sur sa plus belle carte qu’il n’avait pas encore joué : l’invocation de l’état d’urgence, une procédure exceptionnelle qui lui permet de contourner le Congrès pour arriver à ses fins. « Le président signera la loi sur le financement du gouvernement fédéral et, comme il l’a déjà dit, agira aussi par décrets – avec en particulier l’urgence nationale – afin de mettre fin à la crise de sécurité nationale et humanitaire à la frontière », avait annoncé jeudi Sarah Sanders, porte-parole de la Maison-Blanche.

À lire aussi : Trump ironise sur le froid

Déjà, Reuters rapporte que la présidente du Congrès, Nancy Pelosi, et le leader de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, ont fait savoir, avant même que M. Trump n’ait terminé sa conférence de presse, qu’il s’agit là d’un « coup violent » porté à la Constitution, qui accorde au Congrès le pouvoir de décider de l’utilisation des fonds publics, et qu’ils entendent s’adresser aux tribunaux.

Pour le moins que l’on puisse dire, la construction de ce mur [si elle devrait se concrétiser] à la frontière mexicaine va accentuer la division déjà palpable aux États-unis, surtout entre républicains et démocrates.

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Crise en Haïti : entre rapatriement et mise en garde aux Canadiens et Américains!

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La crise en Haïti a atteint son paroxysme depuis le déclenchement le 7 février d’un nouvel épisode de violence, qui a déjà enregistré au moins 7 morts. Des milliers de personnes protestent contre l’inflation galopante dans laquelle baigne le pays. Ils exigent le départ du président Jovenel Moïse, au pouvoir depuis le 7 février 2017.

Alors que la situation se dégrade de jour en jour, en plus des morts, le Canada a décidé de procéder au rapatriement de certains de ses ressortissants en Haïti afin de préserver leur vie au moment où les affrontements font rage entre population civile et policiers. L’ambassade des États-Unis dans la capitale à Port-au-Prince aurait mis en garde son personnel quant à la possible présence d’hommes armés près de leur logement.

En coordination, Ottawa, Québec et Montréal ont déjà pris les dispositions pour l’évacuation de plusieurs fonctionnaires et touristes dans le pays. Le ministère des Affaires étrangères a également mis en garde tous les Canadiens qui souhaiteraient se rendre dans la « Perle des Antilles » pendant cette période de trouble.

Au moins 7 morts depuis le 7 février

Photo : Rezo Nòdwès

Jeudi, l’ambassade du Canada était fermée pour une quatrième journée consécutive. « Évitez tout voyage non essentiel en Haïti en raison des troubles civils qui sévissent à travers le pays », peut-on lire dans la dernière mise-à-jour effectuée le 14 février par Affaires mondiales Canada sur son site web. « Nous fournissons des services consulaires aux Canadiens sur place, et nous sommes prêts à fournir de l’aide à ceux qui pourraient en avoir besoin », indique un communiqué.

À lire aussi : Haïti : Les émeutes ont fait au moins quatre morts

Mardi, le porte-parole de la police nationale d’Haïti (PNH) a laissé entendre que les 78 détenus de la prison d’Aquin, une petite ville sur la côte sud, se sont évadés. Ce même jour, l’AFP a rapporté qu’au moins sept personnes ont trouvé la mort depuis le 7 février dernier : « La police n’a fourni un bilan des pertes de vies humaines qu’après la première journée de mobilisation nationale de l’opposition, le 7 février : deux personnes avaient alors trouvé la mort en marge des manifestations. Depuis, quatre autres décès par balle ont été recensés par les journalistes de l’AFP ».

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Maternelle 4 ans : « le ministre fait fausse route », croit la Centrale des syndicats du Québec

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La Centrale des syndicats du Québec (CSQ), qui représente plus de 200 000 membres, dont près de 130 000 dans le secteur public, déplore que le ministre de l’Éducation persiste à vouloir implanter la maternelle 4 ans « mur à mur » au Québec malgré les nombreuses voix divergentes.

Le projet de loi no 5 modifiant la Loi sur l’instruction publique et d’autres dispositions à l’égard des services de l’éducation préscolaire destinés aux élèves âgés de 4 ans a été déposé jeudi matin à l’Assemblée nationale du Québec. Pour la vice-présidente de la CSQ, Line Camerlain, le gouvernement caquiste, en s’entêtant à vouloir rendre la maternelle universelle, ne s’attaque pas aux vraies priorités en éducation. « Nous invitons une fois de plus le ministre Jean-François Roberge à tenir compte de tous les enjeux et de la position des acteurs du milieu », a-t-elle souhaité.

Prioriser les besoins plus pressants en éducation…

Line Camerlain rappelle que la maternelle 4 ans est pertinente comme mesure éducative et préventive pour les enfants issus de milieux défavorisés qui ne fréquentent aucun service éducatif, mais le déploiement universel n’est pas nécessaire. En effet, le modèle actuel, composé du réseau éducatif à la petite enfance, complété par la maternelle 4 ans en milieu défavorisé, a déjà fait ses preuves. « C’est pourquoi la CSQ continue de soutenir le déploiement des maternelles 4 ans quand il se fait en milieu défavorisé pour rejoindre les enfants qui ne fréquentent aucun service éducatif à la petite enfance », ajoute la vice-présidente de la Centrale.

À lire aussi : Maternelle 4 ans au Québec ? la majorité des parents préfèrent plutôt le CPE

La CSQ reproche au ministre de ne pas prioriser des besoins plus pressants en éducation. D’après la centrale syndicale, « les sommes dont dispose le gouvernement seraient mieux utilisées pour les services aux enfants, par exemple en favorisant une meilleure transition entre la petite enfance et l’école, notamment avec la présence d’intervenants pivots responsables de coordonner les actions de chacun lors de la transition, en abolissant la modulation des tarifs pour les services éducatifs à la petite enfance et en ajoutant des ressources spécialisées en petite enfance et à l’école pour non seulement repérer les difficultés des enfants, mais aussi pour les prendre en charge rapidement », souligne-t-on dans une déclaration.

Le ministre de l’Éducation “rate sa cible” avec ce projet de loi!

Avec le projet de loi no 5, Mme Camerlain croit savoir que le gouvernement rate la cible. Car, selon elle, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge présente ce projet de loi dans un contexte où notre système public d’éducation a de très grands besoins. « Si, comme nous, il a comme priorité les enfants, il doit plutôt consolider ce qui fait notre renommée : une offre de services éducatifs à la petite enfance qui ont fait leurs preuves, complétée par la maternelle 4 ans en milieu défavorisé », souligne la vice-présidente de la CSQ, qui rappel qu’on estime à 500 millions de dollars le manque à gagner seulement pour revenir au niveau d’investissement de 2010 en éducation.

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