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Éducation

À Montréal, des jeunes stigmatisés pour s’être exprimés en Inuktitut

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Cette histoire s’est passée dans un établissement publique de Montréal évoquant par conséquent le « génocide culturel » dont les premières nation ont été victimes durant le XXe siècle.

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse a décidé d’ouvrir une enquête concernant les services octroyés en protection de la jeunesse à des jeunes Inuit qui sont hébergés par le CIUSSS de l’Ouest-de-l’île-de-Montréal, selon un communiqué publié ce vendredi, 21 décembre.

Qu’est ce qui s’est passé ?

L’initiative a été prise par la commission après avoir reçu des informations qui portent en outre sur l’utilisation de la langue Inuktitut.

Alors que le projet de la loi nationale sur les langues des Premières Nations, des Inuit et des Métis a commencé à se concrétiser en 2018, les mécanismes publics ne semblent pas prêts à lui emboîter le pas.

Les faits rapportés par la commission sont les suivants : « Des jeunes hébergés ne pourraient pas communiquer entre eux dans leur langue et certains jeunes auraient subi des représailles pour s’être exprimés en Inuktitut. De plus, à la suite de leur transfert du Nunavik à la région de Montréal, aucun travailleur social ne serait désigné aux jeunes à leur arrivée, sous prétexte qu’ils relèvent toujours du Directeur de la protection de la jeunesse du Nunavik. »

La commission croit de facto que ces jeunes « ont pu être lésés au sens de la Loi sur la protection de la jeunesse. » Elle enclenche de fait une enquête afin de vérifier si les droits de ces jeunes ont été bafoués. Si c’est bien le cas la commission promet de corriger la situation.

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Éducation

La Fédération des cégeps célèbre ses 50 ans

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À l’occasion de son cinquantième anniversaire, la Fédération des cégeps se réjouit du parcours qu’elle a effectué depuis 1969 afin d’assurer sa mission de développement et de promotion de l’enseignement collégial au Québec.

Le réseau des cégeps au Québec compte 48 établissements fréquentés chaque année par quelque 170 000 jeunes et 25 000 adultes. Cette structure qui assure l’éducation et la formation des Québécois a évolué depuis les années soixante grâce à en outre la fédération.

Bernard Tremblay, président-directeur de la Fédération, a souligné à cette occasion le rôle de concertation des directions des cégeps que le regroupement assume à travers ses commissions et comités.

« C’est ce qui contribue à l’échange de bonnes pratiques, à l’uniformisation de la formation offerte à l’échelle de la province, et à l’expression d’une vision consensuelle des manières de faire évoluer les différents volets de la mission des cégeps, en fonction des attentes et besoins de tous les acteurs de la société », a-t-il expliqué.

50 ans de réalisations

La fédération s’est félicitée notamment des réalisations accomplies après un demi-siècle. À ce jour, elle a créé entre autres, la direction des ressources informationnelles qui assure le virage numérique des cégeps, la direction des affaires internationales, ou encore les services aux étudiants et les bibliothèques.

M. Tremblay a rappelé aussi que la Fédération constitue « un interlocuteur unique pour le gouvernement, ce qui est un gage d’efficience et d’économie de ressources, tant sur le plan humain que financier. »

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Éducation

« La CAQ a plongé le milieu scolaire dans l’instabilité », accuse la députée libérale Marwah Rizqy

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En attendant la présentation du prochain budget le 21 mars, le Parti libéral du Québec (PLQ), dit espérer que le gouvernement dirigé par la Coalition avenir Québec (CAQ) va « placer réellement » l’éducation et la valorisation de la profession enseignante au centre de ses priorités.

La députée de Saint-Laurent et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’éducation et d’enseignement supérieur ne démord pas. Marwah Rizqy, déplore « l’instabilité dans laquelle le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a plongé le milieu scolaire ».

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D’après elle, l’ensemble des intervenants du milieu scolaire s’inquiète de ne pas avoir les infrastructures nécessaires ni les ressources financières et humaines suffisantes pour répondre aux exigences du ministre de l’Éducation. « Le ministre de l’Éducation doit profiter du budget pour préciser ses intentions et rassurer le milieu qui demeure très inquiet. J’invite M. Roberge à faire preuve de collaboration avec les intervenants du milieu scolaire et à considérer leurs appréhensions. Ce sont des gens qui évoluent au quotidien dans nos écoles alors ils sont très au fait des défis à relever », a-t-elle martelé dans un communiqué de presse diffusé lundi.

« Le ministre doit être transparent et passer de la parole aux actes »

Alors que la CAQ promet de bâtir « les plus belles écoles au monde », de « bonifier les services aux élèves » en plus de déployer des « classes de Maternelle 4 ans » partout au Québec, dans un contexte de pénurie d’enseignants et de réduction du budget des commissions scolaires de l’ordre de 900 millions de dollars, les libéraux veulent bien comprendre les démarches du ministre de l’Éducation.

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Surtout, Mme Rizqy réclame un plan détaillé sur cinq ans pour le déploiement de Maternelle 4 ans partout au Québec, afin d’y voir plus clair sur les moyens dont le ministre Roberge disposera pour respecter les nombreux engagements pris par son parti. « Le ministre doit être transparent et passer de la parole aux actes », dit l’élue de Saint-Laurent, qui s’attend également à ce que le gouvernement caquiste maintienne les engagements pris au budget précédent, soit l’ajout de 10 200 ressources humaines additionnelles dans les écoles et 1 milliard de dollars de plus par année pour nos infrastructures scolaires sur une période de dix ans.

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Québec : Vers un système éducatif centré sur l’apprentissage et l’auto-évaluation

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Le Conseil supérieur de l’Éducation a publié ce mercredi, 27 février, son Rapport sur l’état et les besoins de l’éducation 2016-2018 intitulé Évaluer pour que ça compte vraiment. Le rapport propose des solutions qui chambouleront les procédures actuelles d’évaluation des élèves.

Avant son dévoilement au public, le rapport sur l’état et les besoins de l’éducation 2016-2018 a été déposé à l’Assemblée nationale par le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, M. Jean-François Roberge.

L’objectif du rapport est d’améliorer l’apprentissage

Il est important de noter d’abord que pour le conseil « les pratiques actuelles d’évaluation des apprentissages ne sont pas totalement en phase avec les objectifs poursuivis », peut-on lire dans le communiqué. 

La raison étant « qu’elles consistent à effectuer, dès le primaire, une forme de classement et de sélection. »

En 2016, le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, avait fait remarquer dans un article du Devoir que les Ontariens ont un taux de diplomation plus élevés. En parallèle ils ont moins d’évaluations en primaire et en secondaire que le Québec.

La solution selon Mme Maryse Lassonde, présidente du Conseil supérieur de l’éducation serait de renverser la perspective de la procédure d’évaluation.

Pour ce faire, « il faudrait installer dès le primaire une logique d’observation et d’évaluation basée sur la rétroaction », a-t-elle expliqué.

Cette méthode « soutiendrait l’apprentissage et qui responsabiliserait les élèves tout en permettant de mieux témoigner des acquis », a-t-elle poursuit.

Bannir les procédures qui favorisent la compétition au détriment de l’apprentissage

Les deux grands remaniements que propose le rapport du conseil sont :

  • Se dégager d’un classement entre les personnes
  • Et se dégager de la mécanique actuelle des bulletins

Pour en savoir plus sur les procédures proposées par le rapport ICI

Étant conscient du revirement important proposé, le conseil stipule aussi que le personnel enseignant doit être accompagné durant le remplacement des procédures actuelles d’évaluation des élèves.

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