Suivez-nous

Politique internationale

Abdelaziz Bouteflika a quitté le pouvoir… sans effusion de sang

Avatar

Publié

le

Après 20 ans de pouvoir, le président Abdelaziz Bouteflika a été contraint de démissionner mardi 02 avril à la suite de plusieurs manifestations du peuple algérien, finalement soutenu par l’Armée, pour dire non à un cinquième mandat présidentiel.

L’homme fort d’Algérie aurait rédigé une lettre de démission pour annoncer son départ de la tête du pays. « Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a notifié officiellement au président du Conseil constitutionnel, sa décision de mettre fin à son mandat en qualité de président de la République, a-t-on appris mardi auprès de la présidence de la République », rapporte l’agence officielle APS.

L’Armée préparait la destitution de Bouteflika ?

Alors qu’un communiqué annonçait lundi qu’il démissionnera avant la fin du mois d’avril, l’armée a demandé ce mardi l’application immédiate de l’article 102 de la Constitution algérienne, afin de lancer le processus de destitution du président Bouteflika, 82 ans, malade.

À lire aussi : En Algérie, l’Armée lâche Bouteflika

Dans sa lettre de démission publié par APS sur son site web, M. Bouteflika dit avoir pris cette “décision” en son “âme et conscience” pour “contribuer à l’apaisement des cœurs et des esprits” de ses compatriotes afin de leur permettre de “projeter ensemble l’Algérie vers l’avenir meilleur auquel ils aspirent légitimement”. D’autant plus que son intention annoncée de quitter le pouvoir avant la fin du mois d’avril n’avait pas empêché la poursuite des manifestations dans le pays.

Décision prise en “âme et conscience” pour éviter le chaos…

« Cette décision procède de mon souci d’éviter que les excès verbaux qui marquent malencontreusement l’actualité ne dégénèrent en dérapages potentiellement dangereux pour la protection des personnes et des biens qui relève des prérogatives essentielles de l’Etat », peut-on lire, en substance, dans la lettre de démission.

Dans la perspective de la transition qui s’ouvre, le désormais ex-président dit avoir pris “les mesures appropriées”, dans l’exercice de ses “prérogatives constitutionnelles”, pour les besoins de la “continuité de l’Etat” et du “fonctionnement normal” de ses institutions pour l’élection d’un nouveau Président de la République.

Visiblement, l’intérim doit normalement être assuré par Abdelkader Bensalah, le président du Conseil de la nation, la chambre haute du Parlement. Ce dernier devrait, semble-t-il, organiser des élections d’ici 45 jours.

Lire la suite
Publicité
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Afrique

Égypte : l’ex-président Mohamed Morsi est mort après une audition au tribunal

Avatar

Publié

le

Mohamed Morsi, ex-président égyptien. Photo Wilson Dias/ABr — Agência Brasil, CC BY 3.0 br

Mohamed Morsi, le premier civil à devenir président d’Égypte en 2012, et le premier démocratiquement élu est décédé, ce lundi 17 juin à 67 ans au Caire, suite à attaque cardiaque.

Selon ce que rapporte plusieurs médias, Mohamed Morsi souffrait de diabète et d’hypertension alors qu’il comparaissait au tribunal lorsqu’il s’est effondré. « L’ancien président égyptien issu des Frères musulmans, en détention depuis 2013, a parlé devant le tribunal avant de s’effondrer, puis d’être emmené à l’hôpital où il est décédé », a indiqué l’AFP dans un tweet.

Rappelons que Mohamed Morsi a été chassé par l’armée un an après son élection. Son ancien ministre de la Défense et chef de l’armée, le maréchal Abdel Fattah al-Sissi, lui a succédé. Ce dernier a mené une répression sans merci contre l’opposition islamiste et en particulier les Frères musulmans, dont des milliers de membres ont été emprisonnés, a fait savoir RFI.

À lire : Égypte : Abdel Fattah al-Sissi veut régner jusqu’en 2034 ?

Lire la suite

Économie

Le Canada accueille le Forum mondial de l’économie circulaire 2020

Avatar

Publié

le

En partenariat avec le Fonds finlandais d’innovation, le Canada sera l’hôte du Forum mondial de l’économie circulaire 2020. L’annonce a été faite aujourd’hui, mardi 4 juin, par la ministre de l’Environnement et du Changement climatique, Catherine McKenna, et le ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique, Navdeep Bains.

La transition vers une économie circulaire a le potentiel de générer 4,5 mille milliards de dollars de bénéfices à l’échelle mondiale. « Les Canadiens savent que nous devons trouver de nouvelles façons pour réduire nos déchets et utiliser nos ressources plus efficacement. Lorsque nous ne recyclons pas ou ne réutilisons pas les matériaux correctement, et qu’ils se retrouvent dans des sites d’enfouissement, c’est leur valeur économique que nous jetons », peut-on lire dans un communiqué.

Des solutions novatrices qui permettront de transformer les matériaux…

Le Forum 2020 sera le premier événement international de grande envergure à attirer des leaders de l’économie circulaire en Amérique du Nord. Ce sera l’occasion pour le Canada de faire valoir son talent sur la scène internationale. Les innovateurs canadiens travailleront avec leurs homologues internationaux pour trouver de nouvelles possibilités et des solutions novatrices qui permettront de transformer les matériaux destinés aux sites d’enfouissement en nouveaux produits et en nouvelles possibilités commerciales.

« Les Canadiens savent que nous produisons trop de déchets qui s’accumulent dans les sites d’enfouissement et finissent dans notre environnement. En travaillant ensemble, nous pouvons trouver des moyens de recycler et de réutiliser nos ressources. »

– Catherine McKenna, ministre de l’Environnement et du Changement climatique

À lire : Philippines : 69 conteneurs de déchets en direction du Canada… depuis le 30 mai!

Contrairement au modèle d’affaires traditionnel qui consiste à « prendre, fabriquer et jeter », l’économie circulaire vise à produire, distribuer et consommer les produits de manière à conserver leur valeur et les ressources aussi longtemps que possible. Les Canadiens saisissent l’occasion et de nouvelles politiques soutiennent l’économie circulaire, accélérant ainsi notre transition.

« Les entreprises canadiennes sont à l’avant-garde des technologies propres à l’échelle mondiale et bon nombre de nos innovations locales ne produisent aucun déchet. Les technologies propres et zéro déchet sont la prochaine vague d’innovation. »

– Navdeep Bains, ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique

Au Forum mondial de l’économie circulaire 2020, le Canada réunira des chefs de file du monde des affaires et des leaders d’opinion du monde entier. Ils échangeront des idées sur la façon dont la conception des produits et des modèles commerciaux novateurs « nous aideront » à réutiliser et à reconstruire les matériaux. Leurs idées nous permettront également d’exploiter de nouvelles possibilités économiques et ainsi créer les emplois propres de l’avenir.

À lire : Metro élimine graduellement les emballages en plastiques

Créé en 2017, le Forum mondial de l’économie circulaire est une initiative mondiale de la Finlande et du Fonds finlandais d’innovation, Sitra. Le Forum mondial de l’économie circulaire 2019 aura lieu du 3 au 5 juin 2019 à Helsinki, en Finlande. Le Forum de 2020 sera le premier à se tenir en Amérique du Nord. De plus amples renseignements vous seront communiqués dans les mois à venir.

Lire la suite

Actualités

République centrafricaine, l’UNICEF condamne les « meurtres brutaux » de 54 civils par des groupes armés

Avatar

Publié

le

Dans une déclaration relayée vendredi par Unicef Canada, Marie-Pierre Poirier, directrice régionale de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, a condamné les « meurtres brutaux » de civils qui ont été perpétrés récemment par des groupes armés dans des villages du nord-ouest de la République centrafricaine.

Les récentes violences totaliseraient au moins 54 morts parmi les civils en République centrafricaine. Ce massacre constitue, selon l’Unicef, un recul du « fragile processus de paix et de réconciliation » qui a été signé le 6 février dernier à Khartoum, sous l’égide de l’Union africaine.

À lire : Portrait des enfants vivant dans les zones de conflits en 2018

« Les conditions sur le terrain restent extrêmement dangereuses pour les enfants. Ils ont été pris pour cible par des groupes armés, sont coincés dans les tirs croisés et sont recrutés pour combattre. Les lieux sur lesquels les enfants comptent pour leur protection et leur soutien, comme les écoles, les hôpitaux et les lieux de culte, ont également été attaqués », alerte l’agence de l’Organisation des Nations unies consacrée à l’amélioration et à la promotion de la condition des enfants.

43 000 enfants en danger en République centrafricaine

Marie-Pierre Poirier en visite dans un centre abritant des réfugiés centrafricains au Cameroun en 2018. Photo:UNICEF/ABRECHER

La directrice régionale de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest indique qu’en raison des attaques répétées et de la violence contre les civils au cours des six dernières années, 2,9 millions de personnes, soit la moitié du pays, ont besoin d’aide humanitaire. « Le conflit a accru l’insécurité alimentaire et réduit l’accès aux soins de santé. On estime à 43 000 le nombre d’enfants qui risquent de souffrir de malnutrition sévère aiguë cette année, et qui sont exposés à un risque imminent de décès », a alerté Marie-Pierre Poirier.

À lire : L’UNICEF demande 4 milliards $ pour sauver 41 millions d’enfants

Alors qu’on attribue ces attaques, perpétrées le 21 mai, au groupe armé 3R dirigé par le général Sidiki Abass, le représentant du secrétaire général des Nations unies en Centrafrique, a dénoncé avec la « dernière énergie » ces « tueries ». Sur son compte Twitter, Mankeur Ndiaye a affirmé que « les auteurs de tels crimes seront recherchés, arrêtés et traduits devant la justice ».

L’UNICEF a réitéré son appel à toutes les parties prenant part au conflit pour qu’elles veillent à ce que les enfants soient protégés de la violence, et demande qu’elles respectent l’accord de paix.

À lire aussi : Budget 2019 : ce qui est prévu pour les enfants au Canada et dans le monde

Lire la suite

Nous suivre sur Facebook

Publicité

en-avant