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Acculé, Québec hausse le salaire minimum à 12$ l’heure

Baba-Idriss FOFANA

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Crédit Photo: Avant-Première MTL

Au lieu de 11,75$ comme prévue, le gouvernement du Québec a revu sa copie, en annonçant mercredi 17 janvier une hausse du taux général du salaire minimum à 12$ l’heure, à compter du 1er mai 2018. Un revirement qui en dit long à la veille de l’élection générale d’octobre 2018 dans la province.

« En janvier 2017, nous avons été audacieux et innovants en annonçant une hausse progressive du salaire minimum, dont un des objectifs est d’assurer une concordance avec l’évolution de la situation économique du Québec. La bonne performance économique du Québec nous autorise à augmenter de façon substantielle le salaire minimum. Dès le 1er mai 2018, le salaire minimum serait augmenté de 0,75$ pour atteindre 12$ l’heure (..) », a annoncé Dominique Vien, ministre du Travail.

Faire mieux pour contrer la pauvreté

De 10,75$ en mai 2016, le salaire minimum est passé à 11,25$ en mai 2017, pour atteindre 12$ de l’heure en mai 2018. De quoi à faire réagir la Fédération des Travailleurs et Travailleuses du Québec (FTQ). Elle qui estime que « la grande mobilisation en faveur de la hausse du salaire minimum a porté fruit ». « Dans un contexte économique de plein emploi, la centrale rappelle que chaque dollar supplémentaire gagné sera dépensé par les travailleurs et travailleuses dans les commerces locaux, faisant ainsi tourner l’économie d’ici », a déclaré le président de la FTQ, Daniel Boyer, dans un communiqué de presse parvenu à la rédaction d’Avant-Première.

Daniel Boyer, Président de la Centrale FTQ. Crédit : Service de communication FTQ

Même si la Centrale syndicale – qui revendiquent 600 000 membres – se réjouit de cette augmentation, son président souligne toutefois que le gouvernement Couillard aurait pu « faire mieux pour sortir les travailleurs et travailleuses de la pauvreté ». « On est encore loin de l’objectif de 15$ l’heure que se sont fixé la Colombie-Britannique, l’Alberta et l’Ontario. Franchement, le gouvernement du Québec aurait pu faire un effort et s’engager à atteindre les 15$ l’heure le plus rapidement possible », a souhaité M. Boyer. Non sans inviter Québec à « mettre ses peurs de côté et s’engager fermement à améliorer le sort des travailleurs et travailleuses au salaire minimum ».

Des craintes à l’horizon !

Déjà à 12$ de l’heure, certains travailleurs redoutent d’éventuelles conséquences sur leurs conditions de travail en entreprise, comme cela a été le cas avec Tim Hortons, en Ontario. « À priori, c’est bien d’augmenter le salaire minimum. Mais, il faudrait nous garantir que les augmentations ne permettront pas une dégradation de notre situation de travail, des augmentations dans le transport et sur le marché. Sinon, ça ne sert à rien d’augmenter le salaire minimum à 15$ de l’heure, si cela n’augmente pas le pouvoir d’achat », prévient François Bédard, responsable de plancher dans une compagnie montréalaise de manufacture.

De son côté, la ministre du travail, Mme Vien, tient à rassurer que « (..) cette hausse viendrait améliorer la qualité de vie des travailleurs à faible revenu, en plus de favoriser l’incitation au travail, d’augmenter le revenu net disponible et de contribuer à réduire l’incidence de la pauvreté, sans nuire à l’emploi et à la compétitivité de nos entreprises ». La députée de Bellechasse a également expliqué que cette hausse respecte le cadre du plan quadriennal du gouvernement visant à atteindre, en 2020, un ratio équivalent à 50 % du salaire horaire moyen, sans l’excéder.

Selon les chiffres de Québec, 352 900 salariés, soit 214 300 femmes et 138 600 hommes, devraient profiter de la hausse du salaire minimum en 2018. Quant aux salariés rémunérés au pourboire, le salaire minimum passera à 9,80$ de l’heure. Ainsi, à 12$ de l’heure, le salaire minimum au Québec sera, le troisième plus élevé des provinces canadiennes, derrière l’Alberta (13,60$) et l’Ontario (14$), au 1er mai 2018.

Salaire minimum et élection générale

Derrière tous ces chiffres se cache l’enjeu électoral du 1er octobre 2018, selon certains opposants au gouvernement libéral. À en croire Gabriel Nadeau-Dubois, « avec l’échéance électorale qui approche, le gouvernement Couillard est obligé de lâcher un peu de lest et ne peut plus suivre à la lettre les diktats du lobby patronal ». « Il se rend bien compte que l’augmentation du salaire minimum est un enjeu prioritaire pour la population. D’autant plus que l’argument fallacieux qui était présenté pour refuser la hausse tombe en morceau : la promesse de pertes d’emplois massives ne se concrétise à aucun endroit où le 15$ est instauré », a martelé le député de Gouin, interrogé par Avant-Première.

Gabriel Nadeau-Dubois, député et porte-parole de Québec solidaire. Crédit : Facebook GND

Poursuivant, M. Nadeau-Dubois croit savoir qu’en augmentant le salaire minimum à 12$, Philippe Couillard devrait reconnaître que la pression fiscale a eu un effet sur lui. « On est encore bien loin du seuil pour que les travailleurs et travailleuses à temps plein puissent enfin sortir de la pauvreté.  Une chose est certaine, c’est que Québec solidaire est fortement engagé à atteindre le 15$ l’heure rapidement après son arrivée au pouvoir, en plus d’une série d’autres mesures pour permettre aux gens de respirer un peu mieux financièrement. D’autres mesures permettront aussi de faciliter la transition pour les petites entreprises », a rasséréné le porte-parole masculin de Québec solidaire.

À lire aussi : Entre salaire minimum et cherté de la vie en 2018 au Québec

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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Groupe Capitales Médias : Unifor demande une aide d’urgence

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Le risque de faillite qui assaille le Groupe Capitales Médias (GCM) peut affecter une centaine de salariés qui travaillent dans les différents journaux régionaux (La Voix de l’Est, Le Nouvelliste, La Tribune, Le Soleil, Le Droit et Le Quotidien).

Alors que le premier ministre François Legault a promis ce mercredi, 14 août, de faire un chèque au GCM, la situation financière du groupe mérite selon Unifor des mesures plus rapides. Rappelons aussi que le groupe est en discussion avec Cogeco et Québecor pour vendre en partie ou en totalité ses journaux régionaux.

« L’heure est grave en ce qui concerne l’avenir des six quotidiens régionaux de GCM », a rappelé M. Gagné. « Il faut que le premier ministre Legault passe de la parole aux actes et annonce immédiatement une aide d’urgence afin de rassurer les travailleurs et les travailleuses de ces quotidiens ainsi que leurs familles ». M. Gagné appelle notamment à ce que cette annonce soit faite avant l’ouverture de la Commission parlementaire sur l’avenir des médias, prévue le 26 août à Québec.

« Cette aide d’urgence », ajoute pour sa part Alain Goupil, journaliste à La Tribune et président de la section locale 1910 « doit servir à garantir aux travailleuses et aux travailleurs de l’information qu’ils pourront continuer d’exercer leur emploi jusqu’à ce que des mesures à plus long terme soient trouvées ».

Lire aussi : Vol de renseignements personnels : après Desjardins, Québec annonce l’encadrement des agences de crédit

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Vol de renseignements personnels : après Desjardins, Québec annonce l’encadrement des agences de crédit

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Le ministre des Finances, Eric Girard, a annoncé mercredi 14 août son intention de déposer un projet de loi dans la foulée du vol de renseignements personnels chez Desjardins.

Avec ce projet de loi, le ministre souhaite introduire un encadrement des agences de crédit et offrir le gel ou le verrou du crédit, à l’instar de ce qui se fait présentement ailleurs dans le monde. Les modifications législatives proposées viseront ainsi à améliorer la protection des données financières des citoyens. « Nous avons l’intention de mettre en place des mesures visant à accroître la protection des informations financières de tous les Québécois et Québécoises », a annoncé Eric Girard.

De plus, le ministre a annoncé qu’il a convenu avec le Mouvement Desjardins de resserrer sa gouvernance et sa gestion de risques dans le cadre du bilan amorcé en collaboration avec l’Autorité des marchés financiers. « L’incident chez Desjardins est regrettable, et je comprends que les Québécois soient inquiets. Nous sommes conscients qu’ils attendent du gouvernement des améliorations », a-t-il déploré.

Equifax face aux Vols de renseignements personnels...

Le ministre a tenu à rassurer les membres de Desjardins concernés et la population en général. En effet, la situation est gérée de façon adéquate par l’institution financière, sous l’œil attentif de l’Autorité des marchés financiers. Il a rappelé que les actifs financiers des membres sont garantis en cas de fraude. Il constate aussi l’inscription en grand nombre des membres de Desjardins aux services d’Equifax, ce qui contribuera à la prévention des fraudes. On ne rapporte d’ailleurs aucune augmentation des cas de fraude chez Desjardins depuis le vol de données.

Le ministre est d’avis que l’institution coopérative a réagi rapidement et de façon responsable en offrant notamment à ses membres un plan de protection et d’assistance gratuit contre le vol d’identité. Il dit comprendre par ailleurs l’inquiétude et l’insatisfaction des clients concernés, et c’est pourquoi il considère que des changements législatifs doivent être apportés.

À lire : Desjardins : les données personnelles de près de 3 millions de clients volées par un employé

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Jeux panaméricains 2019 : les athlètes canadiens remportent 152 médailles à Lima

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Les Jeux panaméricains de 2019 à Lima ont pris fin la fin de semaine dernière. Au cours de ces compétitions internationales, Équipe Canada a remporté au total 152 médailles dont 35 d’or, 64 d’argent et 53 de bronze, en occupant la troisième place du podium.

 Au terme des Jeux panaméricains de 2019 tenues à Lima, la ministre des Sciences et des Sports à remercier tous les athlètes qui ont représenté le Canada avec cœur. Non sans souligner les réussites d’Équipe Canada. « Je sais que les Canadiens ont pleinement conscience des efforts, du dévouement et de la persévérance nécessaires pour se rendre aux Jeux panaméricains. Nous ne pourrions être plus fiers de ce que nos athlètes ont accompli », a déclaré Kirsty Duncan.

Les 19 derniers jours de compétition ont été marqués par des performances exceptionnelles. Les membres d’Équipe Canada ont fait preuve d’une détermination et d’un esprit d’équipe fantastiques.

Avec leurs 152 médailles (35 d’or, 64 d’argent et 53 de bronze), les membres d’Équipe Canada ont fièrement défilé dans l’Estadio Nacional del Perú, dirigés par le porte-drapeau, Ellie Black (gymnastique artistique). Ils se sont joints aux 6 680 athlètes de 41 pays qui ont pris part aux compétitions dans 39 sports et 61 disciplines. Ellie, la gymnaste canadienne la plus décorée des Jeux panaméricains, a remporté cinq médailles, dont deux médailles d’or!

Les exploits d’Équipe Canada aux Jeux parapanaméricains!

LIMA, Peru – Team Canada arrives at the closing ceremony of the Lima 2019 Pan American Games on August 11 2019. Photo by Vincent Ethier/COC

Au dire de la ministre des Sciences et des Sports, l’expérience a été passionnante pour l’équipe canadienne. « Félicitations à tous les athlètes, entraîneurs et officiels pour ces jeux remarquables. J’espère que vous avez eu du plaisir à entrer dans le stade pendant la cérémonie de clôture et à vous remémorer tout ce que vous avez accompli », a indiqué Mme Duncan.

Le Canada a fini troisième avec 152 médailles (35 d’or, 64 d’argent et 53 de bronze), contre 217 médailles il y a quatre ans. Aussi, le pays a obtenu plusieurs qualifications en vue des Jeux olympiques de Tokyo 2020.

Au nom des Canadiens, Kirsty Duncan a félicité tous les athlètes canadiens qui ont participé aux Jeux panaméricains. Leurs exploits, dit-elle, nous ont tous émerveillés et inspireront la prochaine génération d’athlètes. 

Pour finir, la ministre des Sciences et des Sports a souhaité bonne chance aux athlètes paralympiques canadiens qui participeront aux Jeux parapanaméricains de 2019 à Lima du 23 août au 1er septembre!

À lire : Dévoilement de l’équipe de goalball aux Jeux parapanaméricains de Lima 2019

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