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Monde du travail

Agences de placement : grosse opération contre un réseau de « travail au noir » au Québec

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Le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale a lancé mardi 4 juin une opération d’envergure dans le cadre d’une enquête visant un présumé réseau de travail non déclaré dit « travail au noir » qui serait organisé sous forme d’agences de placement de personnel.

Des perquisitions sont effectuées à huit endroits différents dans les régions de Montréal et de la Montérégie. Ces perquisitions font suite à des renseignements obtenus au sujet d’un possible stratagème frauduleux qui viserait des travailleurs vulnérables, parfois sans permis de travail. Les éléments recueillis pourraient servir à l’enquête en cours, indique le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale.

À lire : Les travailleurs étrangers temporaires pour répondre au besoin de la main d’œuvre au Québec ?

Dans un contexte de « gestion rigoureuse des fonds publics », le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale dit mener des actions pour mettre fin à des « stratagèmes frauduleux ». « Advenant que les perquisitions permettent de confirmer certains éléments de l’enquête, les dirigeants du réseau visé pourraient faire face à des poursuites judiciaires », prévient le ministère du travail, ajoutant que « l’intégration des travailleurs au marché légal du travail est une préoccupation importante du Ministère ».

Des agences de placement qui recrutent illégalement des immigrants!

Un réseau d’agences de placement de personnel recruterait des immigrants, parfois sans permis de travail, pour les faire travailler dans des entreprises avec une rémunération « parfois » inférieure au salaire minimum qui est passé à 12,50 $ depuis le 1er mai 2019.

« Certaines enquêtes visent les dirigeants de réseaux frauduleux qui exploitent une main-d’œuvre souvent peu informée de ses droits. Ceux-ci offrent parfois une rémunération inférieure au salaire minimum, ne respectent pas les normes du travail et privent les travailleurs d’une protection sociale en cas de maladie ou de perte d’emploi », précise-t-on.

À lire : Agence de placement : Revenu Québec délivre l’Attestation de conformité à la tête du client…

Le ministère du travail rappel qu’un projet de règlement encadrant les activités des agences de placement de personnel et des agences de recrutement de travailleurs étrangers temporaires a été publié le 10 avril 2019 à la Gazette officielle du Québec pour une consultation publique de 45 jours. « Cette dernière s’est achevée le 27 mai et les commentaires reçus sont présentement analysés », dit-on.

Monde du travail

Le taux d’emploi chez les immigrants a atteint son plus haut niveau en 12 ans au Canada

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Le taux d’emploi chez les immigrants âgés entre 25 à 54 ans, qui ont immigré au Canada il y a cinq ans, a atteint 71% en 2018. Il s’agirait du niveau le plus élevé enregistré depuis 2006, selon une note du ministère fédéral des Finances.

Malgré l’augmentation du nombre d’immigrants qui entrent au Canada dans le cadre du nouveau plan pluriannuel sur les niveaux d’immigration mis en œuvre par le gouvernement fédéral, les entreprises ont embauché davantage de personnes qui n’ont pas toujours accès au marché du travail.

Selon la note ministérielle, les bons résultats en matière d’emploi s’expliquent par l’existence de nombreux programmes d’immigration fédéraux et provinciaux qui sont axés sur certains facteurs de capital humain tels que l’éducation, l’expérience de travail qualifié et la maîtrise de l’anglais ou du français.

L’attitude « positive » du Canada envers les immigrants

Données Statistique Canada.

Parlant des Canadiens de deuxième génération, la note de service indique que ces personnes « s’en sortent mieux » que les enfants de parents nés au Canada, s’agissant de l’éducation et du revenu. « Un peu plus de 40% des Canadiens de deuxième génération âgés de 25 à 44 ans avaient un diplôme universitaire, comparativement à seulement 24% des Canadiens dont les parents étaient nés au Canada », a-t-on appris.

« La proportion d’immigrants dans la force de l’âge ayant fait des études supérieures est passée de 75 % en 2006 à 80 % en 2018, soit 9 points de pourcentage de plus que celle de l’ensemble de la population de la même classe d’âge. »

– Étude interne du gouvernement fédéral

En termes de revenu, les Canadiens de deuxième génération gagneraient en moyenne un peu moins de 4 000 $ de plus par an que leurs pairs nés de deux parents canadiens (55 500 $ à 51 600 $).

71 131 nouveaux immigrants arrivés au Canada en 2018

TVA Nouvelles, données ISQ 2018.

À en croire le ministère canadien des Finances, l’attitude positive du gouvernement envers les immigrants aide ces derniers dans leur intégration de manière plus générale.

Par ailleurs, il faut rappeler qu’au 1er janvier 2019, la population du Canada a atteint 37 314 442, en hausse de 71 871 personnes par rapport au 1er octobre 2018, selon les estimations démographiques provisoires.

« Le Canada a crû de 528 421 personnes en 2018, la migration internationale expliquant 80,5 % de la croissance », a révélé Statistique Canada, précisant que « les gains provenant de la migration internationale étaient dus aux 71 131 nouveaux immigrants qui sont arrivés au Canada au cours du quatrième trimestre ».

À lire : Le Canada enregistre un taux de chômage de 5,4 % en mai, le plus bas depuis 1976

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La CAQ mène le Québec droit dans le mur, prévient Manon Massé

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À l’occasion de la fin de session parlementaire, Québec solidaire a dressé ce vendredi matin son bilan. Si Gabriel Nadeau-Dubois parle de « trahison de la classe moyenne », pour les promesses non tenues, Manon Massé laisse entendre qu’avec la CAQ, « le Québec fonce droit dans le mur encore plus vite qu’avec les libéraux ».

Pour les porte-parole de Québec solidaire, deux constats s’imposent : le gouvernement dirigé par la Coalition avenir Québec (CAQ) a non seulement démontré son absence totale de leadership en matière environnementale, il a également rompu ses promesses économiques en menant une guerre contre la classe moyenne québécoise.

« François Legault sent la pression »

« On a dit que l’environnement allait être notre priorité numéro un, et nous avons tenu promesse. François Legault sent la pression. Il a été forcé de répondre à nos questions quasiment tous les jours de la session parlementaire, et son parti a fini par se sentir obligé de convoquer ses troupes pour ébaucher un simili-plan environnemental à la va-vite. Mais la CAQ a échoué tous les tests. Avec eux, le Québec fonce droit dans le mur encore plus vite qu’avec les libéraux. La climato-passivité du gouvernement met notre avenir et celui de nos jeunes qui sont dans la rue chaque vendredi en danger », a martelé Mme Massé.

Celle qui a représenté Québec solidaire aux débats des chefs d’octobre 2018 a lancé un ultimatum au premier ministre Legault avant de menacer de « bouleverser son travail » à l’Assemblée nationale et dans la rue.

« On a lancé un ultimatum à M. Legault : son gouvernement doit déposer un plan de réduction des GES pour atteindre les cibles de GIEC, faire valider ce plan par un expert indépendant et mettre fin à l’exploration et à l’exploitation des hydrocarbures en sol québécois d’ici le 1er octobre 2020, sans quoi il devra payer un prix politique important. Nous n’avons pas peur de bouleverser son travail à l’Assemblée nationale et dans la rue, car nous avons l’appui de la population », a prévenu Manon Massé, députée de Sainte-Marie–Saint-Jacques.

Il n’y a pas qu’en matière d’environnement que la CAQ n’a pas fait ses preuves, estime Gabriel Nadeau-Dubois (GND). Sur le plan économique, le député de Gouin soutient que François Legault a « brisé ses promesses » en laissant tomber la classe moyenne qui travaille fort au détriment des multinationales.

« Pendant toute la campagne électorale, le premier ministre n’a pas arrêté de promettre des jobs payantes. Il s’est présenté comme le grand champion de la classe moyenne. Le retournement est pour le moins spectaculaire. Depuis Duplessis, jamais nous n’avons vu un premier ministre être aussi peu gêné de prendre le camp des multinationales contre la classe moyenne », a déploré le leader parlementaire de Québec solidaire.

Sur « la planète Legault », les Québécois gagnent trop d’argent…

GND a dénoncé « la planète de François Legault » sur laquelle le PDG d’Alcoa mérite un salaire de 13 millions de $ US, et le PDG d’Investissement Québec le million par année. « Sur la planète de François Legault, les Québécoises et les Québécois gagnent trop d’argent, mais le PDG d’Alcoa, lui, mérite son salaire à 13 millions de $ US, et le PDG d’Investissement Québec mérite son million par année. Main dans la main avec ses amis PDG, François Legault est en guerre contre la classe moyenne », a-t-il critiqué.

À lire : Tarification sociale des transports, QS insiste sur l’importance de la gratuité

Pendant ce temps, le gouvernement Legault veut utiliser le bâillon, une procédure spéciale pour faire adopter les projets de loi sur la laïcité (PL21) et l’immigration (PL9) face aux parlementaires qui feraient « obstruction » aux travaux en Commission.

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Population active : le Canada enregistre un taux de chômage de 5,4 % en mai, le plus bas depuis 1976

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Les résultats les plus récents de l’Enquête sur la population active diffusés vendredi 7 juin par Statistique Canada révèle que le taux de chômage a diminué de 0,3 point de pourcentage pour s’établir à 5,4 %, le nombre de personnes à la recherche de travail ayant diminué considérablement au pays.

L’emploi était stable en mai, après avoir fortement progressé en avril. En mai, le taux de chômage (5,4 %) a ainsi atteint son niveau le plus faible depuis 1976, année où des données comparables sont devenues disponibles, selon Statistique Canada.

Comparativement à mai 2018, l’emploi a progressé de 453 000 (+2,4 %) en raison de hausses enregistrées à la fois dans le travail à temps plein (+299 000) et le travail à temps partiel (+154 000). Au cours de la même période, le nombre total d’heures travaillées a augmenté de 1,0 %.

L’emploi augmente dans quatre provinces

En Ontario, l’emploi a progressé de 21 000 en mai, des hausses notables ayant été enregistrées dans la population du principal groupe d’âge actif et chez les femmes. Le taux de chômage a diminué de 0,8 point de pourcentage pour s’établir à 5,2 %, en raison du moins grand nombre de personnes à la recherche de travail. Comparativement à 12 mois plus tôt, l’emploi a connu une hausse de 222 000 (+3,1 %).

Après avoir peu varié au cours des cinq mois précédents, l’emploi a progressé de 17 000 en Colombie-Britannique en mai. La croissance de l’emploi était principalement attribuable à une hausse du travail à temps partiel chez les personnes du principal groupe d’âge actif. Le taux de chômage dans la province a diminué de 0,3 point de pourcentage pour s’établir à 4,3 %, le nombre de personnes actives sur le marché du travail ayant augmenté. Comparativement à mai 2018, l’emploi dans la province a connu une hausse de 107 000 (+4,3 %).

À lire : Plus de 900 000 nouveaux emplois ont été créés depuis novembre 2015 au Canada

Enquête sur la population active canadienne, mai 2019, Statistique Canada.

En Nouvelle-Écosse, l’emploi a progressé de 4 500, principalement sous l’effet d’une hausse de l’emploi à temps plein. Le taux de chômage a peu varié et s’est établi à 6,5 %. Comparativement à mai 2018, l’emploi a connu une hausse de 15 000 (+3,2 %), des augmentations ayant été enregistrées tant dans le travail à temps plein que dans le travail à temps partiel.

Au Nouveau-Brunswick, l’emploi a augmenté de 3 000 en mai, la hausse de l’emploi à temps plein ayant plus que contrebalancé la baisse de l’emploi à temps partiel. Le taux de chômage a diminué de 0,8 point de pourcentage pour s’établir à 7,2 % en raison du moins grand nombre de personnes à la recherche de travail. Comparativement à 12 mois plus tôt, l’emploi a peu varié.

Hausse du taux de chômage au Québec

À Terre-Neuve-et-Labrador, l’emploi a diminué de 2 700, surtout en raison d’une baisse de l’emploi à temps partiel. Le taux de chômage a augmenté de 0,7 point de pourcentage pour s’établir à 12,4 %. Après avoir affiché une tendance à la baisse au cours de la deuxième moitié de 2018, le taux de chômage dans la province a été relativement stable depuis le début de 2019. Comparativement à 12 mois plus tôt, l’emploi a peu varié.

L’emploi a diminué d’environ 700 à l’Île-du-Prince-Édouard sous l’effet d’une diminution de l’emploi à temps partiel, et le taux de chômage a peu varié, s’établissant à 9,0 %. Par rapport à 12 mois plus tôt, l’emploi a peu varié.

Au Québec, le taux de chômage (qui s’est établi à 5,0 %) et l’emploi ont tous deux peu varié en mai. Comparativement à 12 mois plus tôt, l’emploi a progressé de 1,4 %.

Après avoir enregistré une hausse notable en avril, l’emploi a peu varié en Alberta en mai, et le taux de chômage s’est maintenu à 6,7 %. Par rapport à 12 mois plus tôt, l’emploi a connu une hausse de 20 000 (+0,9 %).

Pour visualiser les résultats les plus récents de l’Enquête sur la population active dans un format interactif, veuillez consulter le produit « L’Enquête sur la population active en bref : appli interactive ».

Source : Statistique Canada

À lire aussi : Au Québec, l’emploi a augmenté de 37 900, le taux de chômage a baissé pour se fixer à 4,9 % en mars

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