Suivez-nous

Santé

Alphas connectés : un Mouvement pour réduire la détresse chez les jeunes québécois

Avatar

Publié

le

Des organisations de diverses sphères de la société et interpellées par la santé mentale des jeunes, s’unissent pour lancer le Mouvement Alphas connectés, une initiative de l’Association des médecins psychiatres du Québec.

Au Québec, plus d’un jeune sur trois (37,3%) fait face à un niveau élevé de détresse psychologique. Les troubles mentaux ne font que grimper, comme les troubles anxieux qui ont doublé en six ans. Les demandes pour des services en santé mentale surpassent l’offre disponible et, au rythme où la détresse augmente, nous ne parviendrons pas à aider tous ceux qui en ont besoin.

« Nous proposons d’engager une discussion sur les normes sociales et les habitudes de vie qui se sont développées au fil des ans et qui nuisent au bien-être des jeunes. Nous avons collectivement la responsabilité de comprendre les raisons pour lesquelles ils souffrent autant. Surtout, nous devons mieux les équiper à faire face à ce monde moderne afin qu’ils puissent exploiter tout leur potentiel. », affirme Dre Karine J. Igartua, présidente de l’Association des médecins psychiatres du Québec.

La génération Alpha connectés!

La génération Alpha, ainsi surnommée par les sociologues, est celle des jeunes qui sont nés après 2010. Cette génération vivra de grands bouleversements, sans doute les plus importants de l’histoire. Il s’agit de la génération la plus riche, la plus connectée et la plus éduquée que la société n’ait jamais connue. Ils exerceront des emplois qui n’existent pas encore aujourd’hui, seront exposés à l’intelligence artificielle, aux robots et aux objets connectés.

Cette génération devra avoir les outils pour gérer l’impact psychologique de la vie numérique. Ils devront apprendre, dès le primaire, la gestion des risques, la résilience et l’importance des communautés et des interactions sociales[1]. La génération Alpha sera connectée à la technologie, mais il importe qu’elle soit également connectée à ses émotions, ses proches et sa communauté : la clé pour une génération épanouie.

Notre première proposition : un cours d’éducation à la santé mentale dans le cursus scolaire

Le Mouvement propose l’instauration d’un cours d’éducation à la santé mentale dans les écoles, et ce, dès le primaire. Ce cours permettra de mieux éduquer les jeunes sur la connaissance et la gestion de leurs émotions, sur les causes et les facteurs de risque des troubles mentaux. Déjà implanté dans plusieurs pays dans le monde, ce cours donne des résultats impressionnants.

Les citoyens et organisations de toutes les sphères de la société sont invités à joindre le Mouvement, à se mobiliser et à poser des gestes dans leur milieu pour favoriser la santé mentale des jeunes.

Citations

« Nous voyons les demandes en services de santé mentale augmenter de façon exponentielle, et ce, particulièrement chez les jeunes. Nous nous retrouvons devant une impasse.  Nous ne pourrons jamais investir assez d’argent et offrir assez de services si nous ne nous attaquons pas aux causes des troubles de santé mentale chez les jeunes. C’est pourquoi nous proposons d’agir en amont par l’instauration d’un cours qui outillerait nos jeunes et nous permettrait de dépister plus rapidement certains troubles. » – Dre Karine J. Igartua, présidente de l’Association des médecins psychiatres du Québec

« Il faut redonner de l’espoir à nos jeunes. Aidons-les à se connaître et à exister pleinement selon leurs aspirations et pas seulement à travers le regard des autres. Nous devons les outiller pour les rendre plus forts, plus vrais et plus heureux. » – Marie-Claude Barrette, mère de trois enfants et animatrice   

« Nos jeunes ont mal à l’âme, plus qu’on ne le croit. Au quotidien, les médecins spécialistes voient les besoins augmenter de manière alarmante. Malheureusement, la santé mentale demeure le parent pauvre du réseau de la santé. C’est pourquoi nous devons agir pour offrir à nos jeunes les services dont ils ont besoin, dont des équipes de soins complètes. L’important, c’est de prévenir et d’intervenir à temps. » – Dre Diane Francoeur, présidente de la Fédération des médecins spécialistes du Québec

« De plus en plus, nous voyons des enfants anxieux ou dépressifs et des parents démunis devant des crises situationnelles et la maladie mentale. Sur le terrain, les diagnostics liés à l’anxiété et aux TDAH augmentent. Le temps est venu d’assurer un environnement sain et sécurisant dans lequel chaque enfant puisse s’épanouir et maintenir une bonne santé globale, voilà pourquoi les pédiatres se joignent. La défense des droits et des besoins des enfants du Québec est notre cheval de bataille.» – Dr Marc Lebel, président de l’Association des pédiatres du Québec

« Les enfants ne naissent pas avec la détresse au cœur. Les travailleurs sociaux et les thérapeutes conjugaux et familiaux ont maintenant devant eux des enfants de 6 et de 8 ans qui considèrent que leur vie ne vaut pas la peine d’être vécue. Contrer cette détresse est une responsabilité sociétale. Nous devons cela à nos jeunes. Notre adhésion au Mouvement Alphas connectés repose naturellement et entièrement sur les fondements historiques de nos deux professions. » – Guylaine Ouimette, T.S., présidente, Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec

« Nous saluons l’initiative de l’Association des psychiatres. Il faut prévenir là où la maladie est évitable.  C’est le mandat des spécialistes de notre association. Les médecins spécialistes en médecine préventive arrivent aux mêmes constats que les psychiatres : agir en prévention pour la santé mentale des jeunes est une priorité. En tant qu’experts en prévention efficace, nous collaborerons au mouvement ». – Dre Isabelle Samson, présidente de l’Association des spécialistes en médecine préventive du Québec

« La proposition des Alphas connectés est une initiative qui permettra d’améliorer l’accès aux soins et de réduire la détresse observée par les médecins et psychiatres dans leur pratique médicale quotidienne. Il est également important que tous les niveaux de gouvernement exercent un leadership pour soutenir les initiatives en faveur de la santé mentale. À l’AMC, nous allons continuer d’intervenir de façon récurrente auprès des gouvernements fédéral, provincial et municipal sur cet enjeu important. » – Dr Abdo Shabah, membre du Conseil d’administration (Québec) de l’Association médicale canadienne

« Mettre en place les conditions gagnantes pour diminuer les troubles mentaux chez les jeunes : c’est le souhait des familles et des membres de l’entourage de personnes atteintes de maladie mentale. Le Mouvement Alphas connectés nous convie à une réflexion collective, car chacun d’entre nous fait partie de la solution. C’est avec beaucoup d’espoir que le Réseau Avant de Craquer s’engage vers cet important objectif : que de plus en plus de jeunes Québécoises et Québécois s’épanouissent et préservent leur santé mentale ! » – René Cloutier, directeur général du Réseau Avant de Craquer

« Mettre l’accent sur la promotion et la prévention en santé mentale, c’est d’abord et avant tout investir dans des activités de sensibilisation dès l’enfance. Revivre voit en le Mouvement Alphas connectés une occasion en or d’offrir aux jeunes un espace pour que ces derniers se forgent une boîte à outils pour développer une saine santé mentale. » – Jean-Rémy Provost, directeur général, Revivre – Association québécoise de soutien aux personnes vivant avec un trouble anxieux, dépressif ou bipolaire

« La mission de la Fondation Jeunes en Tête réside dans la prévention de la détresse psychologique chez les adolescents. Par le biais de notre programme Solidaires pour la santé mentale, nous sommes présents dans certains milieux scolaires pour favoriser une bonne santé mentale et outiller les jeunes face à la dépression. Nos interventions ont un impact positif sur leur bien-être. Nous sommes heureux de partager notre expertise au sein du Mouvement Alphas connectés et offrons notre entière collaboration pour l’élaboration d’un programme qui pourrait être mis en œuvre à travers les écoles du Québec. » – Catherine Burrows, directrice des Services jeunesse de la Fondation Jeunes en Tête.

Consulter le site Web du Mouvement Alphas connectés : www.alphasconnectes.com  

À lire : Bien-être : comment vont vraiment les adolescents au Québec ? [portrait]

Santé

La grossesse et l’alcool : cesser de boire dès que l’on tente de concevoir un enfant…

Avatar

Publié

le

En lançant sa sixième campagne sur la grossesse et l’alcool, Éduc’alcool rappelle une fois de plus aux femmes enceintes et à celles qui souhaitent le devenir qu’il n’y a pas de risque à prendre avec la santé de l’enfant à naître et qu’il est conseillé de ne pas consommer de l’alcool à partir du moment où l’on tente de concevoir un enfant.

« Éviter de consommer de l’alcool à partir du moment où l’on désire concevoir est le choix le plus sûr pour offrir à l’enfant un environnement sain et propice à son développement. Il est en effet souvent difficile d’identifier le moment exact où se produit la fécondation et l’embryon est particulièrement vulnérable pendant le premier trimestre », a déclaré Hubert Sacy, directeur général.

Après avoir mené plusieurs campagnes de sensibilisation sur le sujet dans les médias de masse, Éduc’alcool se tourne maintenant vers les sites qui ciblent plus directement les femmes concernées. 

« Nous avons augmenté de manière considérable la notoriété de la recommandation de ne pas boire et incité l’entourage des femmes enceintes à les soutenir dans leur choix de s’abstenir de consommer. Nous devons à présent convaincre, rappeler et interpeler les femmes enceintes par le dialogue et la conversation sans faire la morale, sans traumatiser et sans culpabiliser », a poursuivi Hubert Sacy.

Des articles de fond seront publiés sur les thèmes des bonnes habitudes à prendre quand on est enceinte, feront le point sur les mythes relatifs à la grossesse et l’alcool et proposeront des Mocktails pour le temps des Fêtes et l’été.

La grossesse et l’alcool en questions

Une publicité sera placée dans le Livret de grossesse, passeport vers la vie qui est remis aux femmes enceintes dans les cliniques médicales, les CLSC et autres établissements de santé. Elle invite les lectrices à consulter la publication commune d’Éduc’alcool et du Collège des médecins du Québec, « La grossesse et l’alcool en questions », qui approfondit le sujet et répond à plusieurs des questions qui se posent en la matière. 

Des bannières publicitaires seront également mises en ligne sur le web. De plus, des capsules vidéo seront diffusées sur les sites, dans les infolettres et sur les réseaux sociaux. Des bannières web livreront le message. Un bulletin partenaire sera envoyé par courriel aux 50 000 abonnés de Maman pour la vie.

Éduc’alcool mènera aussi une offensive sur les réseaux sociaux de type quiz. Douze questions, une par mois, seront posées sur la page Facebook de Maman pour la vie et reprises dans l’infolettre envoyée aux futures mamans.

« Loin du paternalisme, non culpabilisante et avec une certaine esthétique, la campagne d’Éduc’alcool se veut ciblée, axée sur le dialogue et l’interaction, légèrement et respectueusement provocatrice pour retenir l’attention et traiter des vraies questions », a conclu Hubert Sacy.

Source : Éduc’alcool

Lire la suite

Monde du travail

Abolition du TSO : les professionnelles en soins font pression sur l’Ordre des inhalothérapeutes du Québec

Avatar

Publié

le

En marge du congrès annuel de l’Ordre professionnel des inhalothérapeutes du Québec (OPIQ), les professionnelles en soins ont manifesté brièvement afin de demander à cet ordre professionnel un positionnement clair dans le débat entourant l’abolition du temps supplémentaire obligatoire (TSO). 

« La mission des ordres professionnels est de protéger le public et l’OPIQ ne fait pas exception. L’utilisation du TSO est un mode de gestion qui porte non seulement atteinte aux droits des professionnelles en soins, mais a également un impact direct sur la qualité et la sécurité des soins. Nous souhaitons que l’Ordre dénonce de façon plus incisive l’utilisation à outrance du TSO et les employeurs qui utilisent le code de déontologie pour camoufler leur mauvaise organisation du travail », a déclaré Linda Lapointe, vice-présidente à la FIQ et, elle-même, inhalothérapeute.                                                

Pour la Fédération, la lutte pour l’abolition du temps supplémentaire doit être une lutte collective. « Chaque jour, les professionnelles en soins sont les témoins des impacts néfastes et désastreux de ce fléau qui sévit dans le réseau de la santé. Les ordres professionnels ne peuvent plus rester silencieux devant les arguments alambiqués utilisés par les employeurs du réseau pour justifier le TSO et nous voulons que l’OPIQ se positionne à cet effet. Toutes les voix doivent s’élever contre ce mode de gestion inacceptable. Il en va de la santé et de la sécurité des professionnelles en soins et des patient-e-s», a ajouté Mme Lapointe.

Des professionnelles pour l’abolition du TSO

À l’instar de leurs collègues infirmières, infirmières auxiliaires et perfusionnistes cliniques, les inhalothérapeutes sont mises à rude épreuve actuellement dans le réseau de la santé. « Les problèmes d’attraction et de rétention sont directement causés par les mauvaises conditions de travail et d’exercice. Une charge de travail démesurée et du TSO sur une base régulière, voilà le lot quotidien des inhalothérapeutes de la province. Et lorsque ce n’est pas du TSO proprement dit, c’est par l’imposition d’un nombre démesuré de gardes que l’on tient littéralement en otage ces professionnelles en soins. C’est impossible pour elles de prendre des congés ou de concilier leur vie personnelle, familiale et professionnelle », explique la porte-parole syndicale.

Vers la reconnaissance de l’expertise des inhalothérapeutes ?

Pour la Fédération, il est grand temps que le réseau reconnaisse l’expertise et le rôle fondamental que jouent les inhalothérapeutes. « Elles sont essentielles dans plusieurs environnements, notamment au bloc opératoire, à l’urgence, aux soins intensifs et dans les soins à domicile. Il est plus qu’urgent que l’on reconnaisse leur importante contribution dans la dispensation des soins et des services en leur offrant un environnement de travail intéressant », a conclu la vice-présidente.

À lire : FIQ : bataille juridique pour éradiquer le temps supplémentaire obligatoire au Québec

Lire la suite

Actualités

J’Avance en marchant : la population invitée à soutenir les personnes souffrant de troubles anxieux, dépressifs ou bipolaires à Montréal

Avatar

Publié

le

L’Association québécoise de soutien aux personnes souffrant de troubles anxieux, dépressifs ou bipolaires Revivre invite la population à s’inscrire aujourd’hui à la 2e édition du défi J’Avance en marchant qui aura lieu ce dimanche 29 septembre à Montréal au Parc Lafontaine. 

Petits et grands sont attendus en grand nombre dès 9h à cet événement rassembleur dont l’objectif est de venir en aide et d’envoyer un message d’espoir aux personnes vivant avec un trouble anxieux, dépressif ou bipolaire – et leurs proches.

Cet événement de collecte de fonds de Revivre vise à sensibiliser la population envers la santé mentale, contre la stigmatisation, à donner de l’espoir aux personnes vivant avec un trouble anxieux, dépressif ou bipolaire et à amasser des fonds pour que Revivre puisse poursuivre sa mission d’offrir des services dont ces personnes ont tant besoin. Il est possible et réalisable d’avoir une bonne santé mentale tout en vivant avec une maladie mentale, et qu’il existe des outils pour y arriver.

La première édition de l’événement J’avance en marchant a d’ailleurs été couronnée de succès et a permis d’amasser près de 61 000 $ en 2018. Cette année, l’organisme a pour objectif d’amasser 75 000 $. Participer à cette marche (deux parcours de 15 et 25 km) mènera les participants à travers les beaux quartiers de Montréal et le départ s’effectuera au Parc Lafontaine. 

L’univers de la santé mentale est encore mal connu : saviez-vous que…

  • Les troubles anxieux n’ont pas de cause unique, c’est une combinaison de plusieurs facteurs qui entraîne l’apparition des symptômes ?
  • Chez les adultes, les femmes sont plus nombreuses à être atteintes d’un trouble anxieux ?
  • La dépression a été le problème de santé le plus en vue au Québec en 2017 ?

D’ailleurs, voici quelques fait saillants du rapport Les troubles anxieux et de l’humeur au Canada publié en 2014 par l’Agence de la santé publique du Canada :

  • En 2013, environ 3 millions de Canadiens (11,6 %) âgés de 18 ans et plus ont déclaré être atteints d’un trouble anxieux ou de l’humeur.
  • Plus du quart de ces personnes (27 %) ont indiqué que ce trouble avait « beaucoup » ou « énormément » nui à leur qualité de vie au cours des 12 mois précédents.
  • Bien que la majorité d’entre elles ont consulté un professionnel de la santé à propos de leur trouble au cours des 12 mois précédents, près du quart (23 %) ne l’ont pas fait.
  • La plupart des gens atteints d’un trouble anxieux ou de l’humeur prennent, ou ont déjà pris, des médicaments d’ordonnance (93 %), mais peu d’entre eux (20 %) ont reçu des consultations psychologiques pour les aider à gérer leur trouble.

Que recherche Revivre ?

Fondé en 1991, Revivre est un organisme à but non lucratif dont la mission est de venir en aide aux personnes vivant avec un trouble anxieux, dépressif ou bipolaire et leurs proches, en collaboration avec le réseau institutionnel et communautaire en santé mentale.

Pour remplir sa mission, Revivre privilégie le soutien ponctuel sous forme d’écoute, d’information et de références ainsi que le suivi psychoéducatif par le biais du soutien à l’autogestion des soins et de la santé. 

À lire : Médicaments pédiatriques, le Canada annonce de nouvelles mesures adaptées aux besoins des enfants

Lire la suite

Nous suivre sur Facebook

Publicité

en-avant