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Alzheimer : des Canadiens en campagne contre la stigmatisation liée à la maladie

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La fin de la stigmatisation commence par la compréhension. (Société Alzheimer du Canada)

« Oui. Je vis avec l’Alzheimer. Laissez-moi vous aider à comprendre ». Telle est la prémisse de la campagne nationale continue de la Société Alzheimer, lancée à la vitesse grand V, le lundi 7 janvier, mois de la sensibilisation à la maladie cognitive.

Il ne fait aucun doute que la maladie d’Alzheimer est une maladie difficile; elle ne constitue cependant qu’un seul aspect de la vie d’une personne à en croire la Société Alzheimer du Canada, qui vient de lancer la campagne de sensibilisation à la maladie maladie cognitive avec des personnes courageuses et passionnées qui parlent à l’unisson pour remettre en question les attitudes et mettre un terme à la stigmatisation.

« Accepter un diagnostic de maladie cognitive est assez difficile…mais c’est encore plus difficile d’affronter les réactions des autres. »

« On vous colle immédiatement une étiquette sur le front », déclare Keith Barrett, 59 ans, atteint de la maladie d’Alzheimer à début précoce. Keith est cofondateur et directeur d’un petit organisme basé à Ottawa qui soutient les personnes atteintes de toute une gamme de handicaps physiques et développementaux. Il continue de travailler malgré son diagnostic.

Selon la Société Alzheimer, cette campagne de sensibilisation permet d’écouter les histoires à la fois diverses et uniques de personnes de tout le pays, atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une autre forme de maladie cognitive. Son objectif consiste à changer les attitudes à l’égard de la maladie et dissiper la stigmatisation : la vie continue après un diagnostic.

Malgré tout, « rester positif et continuer à vivre »!

Suivre la campagne via jevisaveclalzheimer.ca

Pauline Tardif, chef de la direction de la Société Alzheimer du Canada, souligne que « le fait de faire connaître les histoires de Canadiens atteints d’une maladie cognitive alimentera un dialogue plus ouvert, favorable et inclusif au sujet des maladies cognitives, mais qu’il donnera aussi confiance aux autres personnes atteintes de vivre leur vie de manière optimale ».

Partout au pays, des personnes courageuses et passionnées parlent à l’unisson pour remettre en question les attitudes et mettre un terme à la stigmatisation.

« La vie est parsemée d’embûches. Ma maladie cognitive en est une et on ne baisse pas les bras dès qu’on rencontre un obstacle », confie Ron Robert, 81 ans, qui a servi en tant que conseiller sous l’ancien premier ministre du Canada Pierre Elliot Trudeau et poursuit actuellement des études universitaires. « La maladie a emporté trois de ses frères et sœurs et un oncle. Mais, lorsqu’il a reçu son diagnostic, il y a trois ans, il était sous le choc. Cependant, quand il a compris la réalité de la nouvelle, Ron décida qu’il n’y avait qu’une seule voie à suivre : rester positif et continuer à vivre », explique la Société dans un communiqué.

Plus d’un demi-million de Canadiens atteints…

Les recherches démontrent que la stigmatisation entourant les maladies cognitives est omniprésente. Dans une enquête commandée par la Société Alzheimer l’année dernière, 1 Canadien sur 4 déclare qu’il se sentirait honteux ou embarrassé s’il était atteint d’une maladie cognitive, tandis qu’un sur 5 admet utiliser des paroles désobligeantes ou stigmatisantes à l’égard de la maladie.

Rappelons qu’aujourd’hui, plus d’un demi-million de Canadiens sont atteints d’une maladie cognitive, y compris de la maladie d’Alzheimer. Dans moins de 15 ans, la Société canadienne s’attend à ce que se chiffre soit multiplié par deux pour passer à près d’un million de personnes.

Source : Société Alzheimer du Canada

À lire aussi : Janvier, sensibilisation à la maladie d’Alzheimer

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Santé

La guerre contre les opioïdes : Interdiction de nouvelles substances

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Santé Canada a annoncé ce mercredi, 15 mai, que de nouveaux produits chimiques sont désormais interdits d’importation et d’usage. Cette nouvelle réglementation rentre dans le cadre de la lutte contre la production et la vente des opioïdes au pays.

Les forces de l’ordre peuvent désormais empêcher la circulation et l’usage des précurseurs chimiques, comme le benzylfentanyl, les dérivés et les analogues de la 4-anilino-N-phénéthylpipéridine (ANPP) et le norfentanyl.

Plus précisément, les agents de l’Agence des services frontaliers du Canada et d’autres organismes d’application de la loi peuvent maintenant retenir et saisir ces substances chimiques pour empêcher qu’elles entrent au Canada.

Production de fentanyls et d’ecstasy

Auparavant ces substances, qui permettent de produire illégalement des fentanyls et des amphétamines comme la méthamphétamine et la MDMA (communément appelée « ecstasy »), n’étaient pas sujettes à la réglementation par le LRCDAS (Loi réglementant certaines drogues et autres substances). Les douaniers n’avaient pas le droit d’empêcher leurs passages aux frontières.

 » Il demeure essentiel et prioritaire de perturber encore davantage la chaîne d’approvisionnement en opioïdes et des produits chimiques précurseurs utilisés pour leur fabrication pour faire cesser les surdoses au Canada et aider les Canadiens à vivre en bonne santé et en toute sécurité. »

Bill Blair, ministre de la Sécurité frontalière et de la Réduction du crime organisé.

Les nouvelles mesures serviront à limiter les dégâts d’un fléau qui frappe aux quatre coins du monde.

Au Canada, de janvier 2016 à septembre 2018, les opioïdes ont coûté la vie à 10 337 personnes.

« Depuis 2017, près des trois quarts des décès liés aux opioïdes mettaient en cause du fentanyl ou ses analogues », précise le communiqué de Santé Canada. « Cette crise est aussi complexe que tragique », a décrit Ginette Petitpas Taylor, la ministre de la Santé.

Lire aussi : La consommation de tabac et de drogues a bondi au Canada

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Canada : Le surpoids sera la deuxième cause principale du cancer après le tabagisme

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Une étude canadienne inédite a montré que l’excès de poids deviendra la deuxième cause principale du cancer après le tabagisme au Canada.

L’étude s’intitule « Risque attribuable du cancer chez la population canadienne » et a été publiée par Preventive Medicine ce mardi, 7 mai.

Elle a été menée par la Société canadienne du cancer (SCC) en collaboration avec une équipe pancanadienne d’experts.

Première dans son genre au pays, l’étude a conclu qu’en l’absence de changement, l’excès de poids deviendra la deuxième principale cause évitable du cancer après le tabagisme au Canada.

Christine Friedenreich, chercheuse principale de l’étude, directrice scientifique du Département d’épidémiologie du cancer et de la recherche sur la prévention des Services de santé de l’Alberta, a précisé que les résultats de l’étude « façonneront la conception de programmes, influenceront les comportements et contribueront au plaidoyer pour de nouvelles politiques et de nouveaux programmes visant à réduire le fardeau évitable du cancer au Canada. »

Des chiffres alarmants sur les liens entre le surpoids et le cancer

Les chiffres dévoilés sont significatifs et mettent en exergue l’urgence d’agir et de militer contre ce fléau. Ils indiquent que, d’ici 2042, le nombre de cas de cancer dus à l’excès de poids triplera presque, passant de 7200 à 21 000.

Il convient de savoir aussi qu’un Canadien adulte sur deux présente un excès de poids, ce qui accroît le risque d’au moins 13 types de cancer différents, dont le cancer du sein, le cancer colorectal, le cancer de l’endomètre et le cancer de l’œsophage.

Aussi, de nos jours, les cinq principales causes évitables de cancer sont le tabagisme, l’inactivité physique, l’excès de poids, la faible consommation de fruits et le soleil.

En conclusion, l’étude a permis d’estimer que, si nous n’agissons pas maintenant, près de 60 % de cas de cancer additionnels seront dus à des causes évitables d’ici 2042.

Lire aussi : Québec : le travail et les études causent des problèmes de santé mentale

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Québec : le travail et les études causent des problèmes de santé mentale

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À l’occasion de la semaine nationale de la santé mentale, le Mouvement Santé mentale Québec (MSMQ) met en exergue les principales sources des problèmes mentaux dans la province.

À l’occasion de la semaine nationale de la santé mentale qui a lieu du 6 au 12 mai, le MSMQ a souligné l’importance de faire de la santé mentale une priorité.

Le mouvement a annoncé ce lundi, 6 mai, sa programmation et sa campagne annuelle de promotion de la santé mentale qui a pour slogan « Découvrir c’est voir autrement ».

La découverte serait selon le mouvement un des moyens qui favorisent le bien-être psychologique.

Au terme de cette semaine, qui propose plusieurs activités et rencontres avec des professionnels de la santé mentale, des participants vont témoigner de leurs expériences face à des événements éprouvants. Parmi les causes des problèmes mentaux, le mouvement s’est penché principalement sur les problèmes de stress liés au travail et aux études.

Absentéisme et influence négative sur les études

« La surcharge de travail, l’intensité et la complexité des tâches provoquent du stress, de l’épuisement professionnel, des symptômes de dépression et d’anxiété et même de la violence et du harcèlement psychologique », a indiqué Sonia Ethier, présidente de la Centrale des Syndicats du Québec.

Le MSMQ s’est réfèré de son côté aux Données de la Financière Sun Life qui indiquent qu’environ « le tiers des réclamations d’assurances découlerait d’un problème de santé mentale. » Selon Conference Board of Canada « le coût de l’absentéisme serait estimé à 16 milliards de dollars annuellement au Canada. »

Ce ne sont pas seulement les milieux professionnels qui sont touchés par ce fléau, le MSMQ cite notamment l’impact négatif du stress chez les étudiants au niveau secondaire et universitaire. « On estime que deux étudiant-e-s sur trois au niveau secondaire vivent un stress qui a une influence négative sur leurs études, que la moitié des étudiant.e.s à l’université ressentirait des symptômes dépressifs », précise le communiqué du MSMQ.

Lire aussi : Santé mentale : ce nouveau mal du siècle qui suscite inquiétude au Québec

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