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Europe

Après le Macron-selfie, des têtes En marche tombent…

Baba-Idriss FOFANA

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|Photo : Twitter @EmmanuelMacron|

Un peu plus d’un mois après la nomination du 1er gouvernement de l’administration Macron, le 17 mai dernier, des têtes sont officiellement tombées ce mercredi 21 juin.

Et de deux ! Le second gouvernement du premier ministre Edouard Philippe a été dévoilé ce jour. Un remaniement qui fait suite à la démission de plusieurs ministres proches du tout nouveau président français. Alors que le parti du président Emmanuel Macron, la République en marche (LREM) et ses alliés du MoDem, n’ont pas fini de savourer leur victoire écrasante lors des récentes élections législatives. Des affaires ont éclaboussé les ministres du premier gouvernement Philippe au moment où M. Macron veut faire de la « moralisation de la vie publique » sa tasse de thé.

Selon Radio France International (RFI), « tous les membres du gouvernement appartenant au MoDem ont démissionné de leurs fonctions ou annoncé leur refus de rempiler, entre le lundi 19 et le mardi 20 juin. En cause : les soupçons qui pèsent sur le parti centriste, dont certains élus auraient fait travailler des assistants parlementaires européens pour des tâches en réalité assez éloignées de l’Europe ».

Ainsi Sylvie Goulard laisse le ministère des Armées à Florence Parly, ex-Secrétaire d’Etat dans les gouvernements du socialiste Lionel Jospin, au début des années 2000, énarque passée par plusieurs grandes entreprises publiques de transport, comme Air France ou plus récemment la SNCF.

François Bayrou, le chef de file du MoDem, qui avait acté le ralliement de son parti à Emmanuel Macron dans la course à la présidentielle, cède quant à lui sa place au ministère de la Justice à Nicole Belloubet, juriste et membre du Conseil constitutionnel.

Le MoDem retourne avec ses vieilles casseroles !

Marielle de Sarnez, vice-présidente du MoDem et proche de François Bayrou, secrétaire d’État aux Affaires européennes rattachée au ministre des Affaires étrangères, est quant à elle remplacée à ce poste par Nathalie Loiseau, directrice de l’École normale supérieure depuis 2012.

Déjà qu’une sorte d’épée de Damoclès pesait sur le « bras droit » du président Macron, suite aux révélations liées à ses anciennes activités à la tête des Mutuelles de Bretagne, les jours du Richard Ferrand étaient « bien » comptés. Anciennement au portefeuille de la Cohésion des territoires, l’ancien socialiste et fidèle de la première heure d’Emmanuel Macron, fraîchement élu dans le Ministère, devrait prendre la présidence du groupe parlementaire La République en Marche à l’Assemblée nationale. Aux dernières nouvelles, c’est Jacques Mézard, auparavant ministre de l’Agriculture qui prendra la place de M. Ferrand au sein du 2ème gouvernement Philippe.

Au total, ce sont 11 nouvelles personnes qui font leur entrée au gouvernement : cinq hommes et six femmes (en remplacement de deux hommes et deux femmes). Au dire de RFI, « tous les nouveaux secrétaires d’Etats nommés n’ont pas encore reçu de portefeuille particulier, et leur cercle de compétences reste à déterminer. Le premier conseil des ministres de cette nouvelle équipe gouvernementale se réunira le jeudi 22 juin, à 10 heures (heure française) ».

S’il est vrai que la reconduction des ministres était conditionnée par leur victoire aux Législatives, ce remaniement n’a rien à voir avec une quelconque défaite des ministres candidats qui auraient tous été élus. D’ailleurs, comme c’est le cas de le dire, LREM a raflé plus de 350 sièges dont environ 223 femmes (soit plus de 38% des élus), sur 577 députés au total à siéger à l’hémicycle.

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|Photo : Twitter @EmmanuelMacron|

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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#Macron20h, pour mettre fin à la crise des gilets jaunes…

Baba-Idriss FOFANA

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En lien avec la crise des gilets jaunes, l’hashtag #Macron20h est l’un des mots clés les plus populaires et suivis ce lundi 10 décembre 2018 sur le réseau social Twitter. En cause, le chef de l’État français, Emmanuel Macron, a décidé de sortir de son mutisme pour s’adresser à ses concitoyens à 20 h, heure de Paris.

Cette allocution d’Emmanuel Macron qui cristallisait toutes les attentions, dans le monde entier, va-t-elle mettre fin à la crise des gilets jaunes qui secoue la France depuis le 17 novembre dernier? En tout cas, le chef a essayé de faire son mea culpa et bien plus que ça!

Tout en décrétant « l’état d’urgence économique et sociale », le président Macron a annoncé une augmentation du SMIC (salaire minimum interprofessionnel de croissance) de 100 euros par mois dès 2019, la défiscalisation des heures supplémentaires, et une annulation de la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) pour les retraités percevant moins de 2000 euros.

Macron déclare l’état d’urgence économique et social…

La sortie du président français était très attendue par le mouvement des gilets jaunes pour désamorcer la crise. Ces derniers, les gilets jaunes, qui dénoncent leur paupérisation, revendiquent entre autres un SMIC à 1 300 euros, la fin de la hausse des taxes sur le carburant, l’indexation à l’inflation du salaire de tous les Français ainsi que les retraités et les allocations, la baisse du prix du gaz, de l’électricité, la limitation des loyers et l’augmentation de logements à loyers modérés, la création d’emplois pour les chômeurs etc. La liste est longue!

Le déploiement de 89 000 forces de l’ordre, une douzaine de blindés de la gendarmerie, n’ont pas suffi a ramené le calme samedi 8 décembre. Les violences engendrées par les manifestations ont occasionné près de 2 000 interpellations dont 1 700 gardes à vue au quatrième jour de la contestation dans l’ensemble du pays. Et le ministère de l’Intérieur faisait état de 31 000 manifestants, 135 blessés, dont 17 policiers.

M. Macron, issu d’un mouvement politique qui ne se réclame ni de la gauche, ni de la droit, qui a gagné la confiance des Français en mai 2017, a vu devant lui depuis quatre semaines, des gens qui eux aussi ne se réclament ni de la droite, ni de la gauche mais très déterminés dans leur revendication.

Malgré ces “mesures fortes”, il est clair qu’Emmanuel Macron ne sera pas capable de satisfaire à toutes les demandes, les exigences et revendications des uns et des autres. Cependant, ce discours pourrait déboucher sur une sorte de dialogue avec les protestataires et mettre fin à la violence que le président a condamné sans resserve.

En attendant la position officielle du mouvement des gilets jaunes, même si certains d’entre eux estiment que les « gestes » du président sont insuffisants, les commentaires et autres spéculations vont bon train sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter avec l’hashtag #macron20h. 

À lire aussi : Macron, un « jeune bourré » de stéréotypes sur les Africains

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Johnny Hallyday : l’incarnation du rock francophone s’est éteint

Baba-Idriss FOFANA

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Capture Facebook J. Hallyday

La plus grande rock-star que la France ait jamais connue, s’est éteint dans la nuit de mardi 5 à mercredi 6 décembre, des suites d’un cancer du poumon. Lui, c’est Jean-Philippe Smet, plus connu sous le nom de Johnny Hallyday. Né le 15 juin 1943 à Paris, sa carrière prend son envol en 1960 alors qu’il n’a jamais mis les pieds dans une salle de classe.

Auteur, compositeur et même acteur de cinéma, l’homme reste l’un des plus célèbres chanteurs francophones pour avoir enregistré plus de 1000 chansons, vendu 110 millions d’albums dans sa carrière, et une centaine de tournées à son actif dans le monde dont plusieurs détours au Canada-Québec. Au nombre desquelles, il faut compter « tournées incroyables » de Johnny Hallyday, dans les années 1990 et 2000, où il s’était produit au Théâtre Saint-Denis, à Montréal ; puis le spectacle « Jamais seul » sur les plaines d’Abraham, au Festival d’été de Québec en 2011.

Si bien que celui qui est qualifié de « monstre sacré » du rock français ne manque pas de faire des duos de feu avec des artistes québécois de renom comme Céline Dion qui, d’ailleurs, reste inconsolable. « Je suis très triste d’apprendre le décès de Johnny Hallyday. Il était un géant du show-business … une véritable légende ! J’ai une pensée pour sa famille, ses proches et ses millions de fans qui l’adorent. Il nous manquera beaucoup, mais ne jamais oublié. – Céline xx… », écrit la star québécoise sur son compte Twitter.

À 74 ans, Johnny Hallyday part la ‘’tête haute’’ après avoir accompli sa ‘’mission’’ sur terre. Mais, la vedette intercontinentale laisse derrière lui des fans attristés, un pays et une famille en deuil : deux enfants adultes dont il est le père biologique, et deux autres filles qu’il avait adopté avec sa dernière femme, Læticia Hallyday, qu’il épouse le 25 mars 1996 (21 ans à cette époque).

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Capture Facebook J. Hallyday
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Europe

Démission du chef des Armées, comment Macron a frustré le général De Villiers

Baba-Idriss FOFANA

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|Photo : JACQUES WITT/SIPA|

Le général Pierre de Villiers, chef d’État-Major des armées françaises, a fini par rendre sa démission, mercredi 19 Juillet, au président Emmanuel Macron, avec qui, il n’était plus en odeur de sainteté. Le général François Lecointre a été nommé, le même jour, pour sa succession.

C’est un chef des Armées françaises frustré, qui s’est senti obligé de rendre le tablier : une grande première en France, après 60 ans. Est-ce le commencement des « déboires » d’un jeune président de la République, élu à 39 ans ? En tout cas, le général Pierre de Villiers, qui occupait la fonction de chef d’État-Major des armées depuis le 15 Février 2014, a remis sa démission, mercredi, au président Emmanuel Macron avec qui, il était en conflit, en raison de compressions annoncées dans les budgets militaires.

Alors que l’arbitrage d’Emmanuel Macron, quant à la polémique lancée au sujet des économies demandées aux militaires était très attendu, à l’occasion de son discours aux armées le jeudi 13 juillet, à l’Hôtel de Brienne, à Paris, on a plutôt assisté à un recadrage sévère, frôlant l’humiliation du chef des Armées françaises de la part du président de la République. « Il ne m’a pas échappé que ces derniers jours ont été marqués par de nombreux débats sur le budget de la Défense. Je considère, pour ma part, qu’il n’est pas digne d’étaler certains débats sur la place publique. J’ai pris des engagements. Je suis votre chef. Les engagements que je prends devant nos concitoyens et devant les armées, je sais les tenir. Et je n’ai ,à cet égard, besoin de nulle pression et de nul commentaire », avait martelé M. Macron, le regard noir.

Macron : « Que la grande muette reste muette… » !

Et comme si cela ne suffisait pas, l’époux de Brigitte a continué de rabrouer le général Villiers, en des termes peu élogieux : « De mauvaises habitudes ont parfois été prises sur ces sujets, considérant qu’il devait en aller des armées comme il en va aujourd’hui de nombreux autres secteurs. Je le regrette ». Dans son discours, Emmanuel Macron a exposé sa conception de la discrétion de l’armée, l’ancienne « Grande Muette », en forme d’avertissement très ferme, à l’égard de Pierre de Villiers : « J’aime le sens du devoir. J’aime le sens de la réserve qui a tenu nos armées où elles sont aujourd’hui. Et ce que j’ai parfois du mal à considérer dans certains secteurs, je l’admets encore moins lorsqu’il s’agit des armées ».

Ainsi, le successeur de François Hollande a décidé que les Armées vont devoir assumer, en 2017, le surcoût des opérations extérieures de 850 millions d’Euros (1,2 milliard de dollars Canadiens) qui était jusqu’ici, réparti entre les autres ministères au nom de l’effort collectif de défense. Leur budget devrait rester en apparence inchangé par rapport à celui voté par le Parlement en 2016 (32,7 milliards d’Euros). Mais elles auront 850 millions de crédits en moins pour leurs programmes d’équipements.

Des décisions qui n’étaient pas du goût du général ; et les propos de Macron tenus le 13 Juillet ont mis le feu aux poudres. Exaspéré, il a rendu les armes. « Je considère ne plus être en mesure d’assurer la pérennité du modèle d’armée auquel je crois, pour garantir la protection de la France et des Français, aujourd’hui et demain, et soutenir les ambitions de notre pays », a déclaré Pierre de Villiers, le mercredi 19 Juillet, dans un communiqué annonçant son départ de la tête des Armées françaises. Non sans prévenir que la réduction des budgets militaires de 850 millions d’euros, envisagée dès cette année 2017 par Emmanuel Macron, compromettra le système national de protection de la France et des Français.

De Villiers, le général et son franc-parler…

Auparavant, le général Villiers, qui est réputé pour son franc-parler, avait tapé du poing sur la table, lors de son audition, devant la commission de la Défense à l’Assemblée nationale, en expliquant que l’armée avait déjà « tout donné  » et que la situation n’était « pas tenable ». « Je ne vais pas me faire baiser comme cela », aurait-il menacé.

Rappelons que le président Macron a annoncé, la semaine dernière, que le budget de la Défense s’élèverait à 34,2 milliards d’Euros (49,7 milliards de dollars Canadiens) en 2018, contre 32,7 milliards (47,6 milliards de dollars Canadiens) cette année 2017. Un porte-parole du président Macron a assuré que, malgré les coupes de cette année, le gouvernement compte porter le budget du ministère de la Défense à 2 % du PIB, d’ici 2025. « Le président de la République a réaffirmé son engagement sur la montée progressive du budget des armées jusqu’à atteindre 2 % du PIB en 2025, avec en 2018 une première marche significative », a expliqué Christophe Castaner, porte-parole présidentiel.

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|Photo : JACQUES WITT/SIPA|
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