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Assurance-médicaments : vers la mise en œuvre d’un régime universel au Canada

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Le gouvernement Trudeau veut aller de l’avant avec un régime d’assurance-médicaments national comme l’ont suggéré récemment plusieurs organisations syndicales du Québec. Une nouvelle agence canadienne des médicaments devrait voir le jour.

Si les Canadiens sont fiers du système de soins de santé de leur pays, qui procure des soins en fonction des besoins et non de la capacité financière. Cependant, les médicaments sur ordonnance ne sont pas à la portée de tous.

D’après Santé Canada, les coûts des médicaments assumés par les Canadiens sont parmi les plus élevés dans le monde, et la couverture d’assurance-médicaments actuelle est inéquitable. « La nouvelle agence canadienne des médicaments aidera à réduire le coût de ces médicaments pour les Canadiens. Et grâce à l’approche nationale, certains médicaments parmi les plus coûteux deviendront accessibles aux Canadiens atteints d’une maladie rare », a annoncé Ginette Petitpas Taylor, ministre de la Santé.

Les trois « étapes importantes » à venir

Dans le budget de 2019, présenté la semaine dernière, le gouvernement fédéral annonce son intention de collaborer avec ses partenaires afin de procéder à la mise en œuvre de trois éléments fondamentaux d’un régime d’assurance-médicaments national par les moyens suivants :

  • Créer l’Agence canadienne des médicaments, qui serait chargée d’évaluer l’efficacité des nouveaux médicaments sur ordonnance et en négocierait le prix pour le compte des régimes d’assurance-maladie du Canada. En négociant de meilleurs prix, il contribuerait à réduire le coût des médicaments payés par les Canadiens d’un montant pouvant atteindre 3 milliards de dollars par année à long terme.
  • Prendre des mesures en vue de l’élaboration d’un formulaire national, c’est-à-dire une liste exhaustive de médicaments sur ordonnance fondée sur les données probantes. Le gouvernement collaborera avec les provinces, les territoires et les intervenants à l’établissement de cette liste, qui jetterait les bases d’une approche pancanadienne uniforme à l’inscription aux formulaires et à l’accès des patients.
  • Établir une stratégie nationale pour les médicaments onéreux pour le traitement des maladies rares afin d’aider les Canadiens, dont bon nombre sont des enfants, à obtenir un meilleur accès aux traitements efficaces dont ils ont besoin. Le gouvernement collaborera avec les provinces, les territoires et d’autres partenaires pour élaborer un plan visant à ce que les patients atteints d’une maladie rare obtiennent une couverture meilleure et plus uniforme des traitements en vertu des régimes d’assurance-médicaments.

Un financement pouvant atteindre 1 milliard $ sur deux ans

Ces mesures représentent une première étape importante vers l’élargissement de la couverture d’assurance-médicaments et vers la mise en œuvre d’un régime national d’assurance-médicaments. « Elles sont fondées sur les résultats des consultations et de rapport provisoire du Conseil consultatif sur la mise en œuvre d’un régime d’assurance-médicaments national », précise Santé Canada.

À lire : Régime d’assurance médicaments au Canada, la pression s’accentue…

Pour rappel, le budget de 2019 propose un financement pouvant atteindre 1 milliard de dollars sur deux ans, à compter de 2022-2023, et 500 millions par année par la suite, afin d’aider les Canadiens atteints d’une maladie rare à accéder aux médicaments dont ils ont besoin. Il versera aussi 35 millions sur quatre ans, à compter de 2019-2020, à Santé Canada en vue de la mise sur pied d’un bureau de transition vers une agence canadienne des médicaments.

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Top 10 des lieux historiques menacés au Canada en 2019

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Le Cyclorama de Jérusalem qui se trouve à Sainte-Anne-de-Beaupré a été réalisé il y a 120 ans. Source : National Trust for Canada

La Fiducie nationale du Canada a publié l’édition 2019 de son Palmarès des 10 sites les plus menacés, braquant les projecteurs de la nation sur des lieux historiques menacés parce qu’ils sont négligés, par manque de fonds, par suite d’un aménagement inapproprié ou en raison de la faiblesse des lois.

Le Palmarès des 10 sites les plus menacés est dressé à partir de mises en candidature et de rapports ou de reportages que la Fiducie nationale suit au cours de l’année. Publié chaque année depuis 2005, le Palmarès signale une grande variété de lieux qui sont en danger.

La diversité des lieux historiques du Canada à travers la Fiducie nationale

En font partie aussi bien des monuments communautaires que d’emblématiques œuvres architecturales ou techniques, des districts du patrimoine ou des paysages sacrés autochtones.

« Le Palmarès des 10 sites les plus menacés est un outil important. Il fait voir toute la diversité des lieux historiques du Canada et les défis auxquels ils sont confrontés. Nous espérons que la publication du Palmarès 2019 aidera les groupes communautaires s’efforçant de sauver ces magnifiques lieux historiques. »

Natalie Bull, directrice générale de la Fiducie nationale du Canada

Le Palmarès 2019 comprend les lieux suivants (d’ouest en est) :

  • Quartier Glenora (Edmonton, Alb.) – Un développement débridé érode à vue d’œil un des quartiers les plus historiques d’Edmonton.
  • Église St-Vital (Battleford, Sask.) – Une démolition possible pour la plus ancienne église catholique de la Saskatchewan si une nouvelle vocation et du financement ne sont pas trouvés.
  • Pensionnat de Birtle (Birtle, Man.) – Un des derniers pensionnats subsistant au Manitoba est menacé et a besoin de protection en attendant que son avenir soit décidé.
  • Immeuble Rubin (Winnipeg, Man.) – Le propriétaire actuel met en péril un immeuble emblématique du secteur commercial de la rue Osborne Sud à Winnipeg en le négligeant.
  • Ancien presbytère anglican St. Paul (Southampton, Ont.) – Les autorités locales persistent à vouloir démolir rapidement un important immeuble historique malgré l’opposition de la communauté.
  • Toutes les désignations patrimoniales futures (province de l’Ontario) – La nouvelle Loi pour plus de logements et plus de choix anéantit la capacité municipale de protéger le patrimoine local et donne à des tribunaux nommés par la province le dernier mot sur la désignation.
  • Île d’Orléans (Québec) – Un nouveau pont controversé et les pressions persistantes du développement menacent l’important paysage culturel de l’île d’Orléans.
  • Cyclorama de Jérusalem (Sainte-Anne-de Beaupré, Qc.) – La seule peinture panoramique monumentale du Canada risque d’être détruite sans la protection patrimoniale du Québec.
  • Église unie commémorative (Halifax, N.-É.) – L’église érigée en commémoration des victimes de l’explosion de 1917 à Halifax pourrait être remplacée par un immeuble de condos.
  • Centre-ville et bord de l’eau de Grand Bank (T.-N.-L.) – Petit à petit, le potentiel s’érode pour la revitalisation du bord de l’eau et du centre-ville historiques.

Cliquez ici pour en savoir plus sur les lieux menacés.

Rappelons que la Fiducie nationale du Canada est un organisme de bienfaisance national qui inspire et dirige une action visant à sauver des lieux historiques. Ses sites, ses projets et ses programmes mobilisent les Canadiens, mettent en valeur l’identité locale et font vivre le patrimoine.

Source : National Trust for Canada

À lire : Découvrez en photos les plus beaux bâtiments du Québec en 2019

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Économie

Fête nationale et fête du Canada : ouvert ou fermé le 24 juin et le 1er juillet ?

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Le ministère de l’Économie et de l’Innovation rappelle aux commerçants et aux consommateurs que les commerces de détail de biens (magasins, boutiques, points de vente, marchés et autres) doivent fermer leurs portes au public le lundi 24 juin 2019, à l’occasion de la fête nationale du Québec, et le lundi 1er juillet 2019, à l’occasion de la fête du Canada.

La Loi et le Règlement n’imposent pas de restrictions quant au nombre d’employés de même qu’aux heures et aux jours d’ouverture des restaurants, des stations-services, des librairies, des antiquaires ainsi que des fleuristes le jour de la fête nationale du Québec et de la fête du Canada.

24 juin, fête nationale du Québec

Les établissements d’alimentation de petite surface, c’est-à-dire ceux dont la surface de vente est de 375 mètres carrés ou moins (épiceries, dépanneurs, fruiteries, boucheries, certaines succursales de la Société des alcools du Québec et autres), pourront ouvrir leurs portes au public sans restriction de personnel toute la journée le 24 juin 2019 et entre 8 h et 21 h le 1er juillet 2019.

Quant aux établissements d’alimentation de grande surface, c’est-à-dire ceux dont la surface de vente est de plus de 375 mètres carrés, ils ne pourront pas ouvrir leurs portes au public le 24 juin 2019, mais pourront le faire sans restriction de personnel entre 8 h et 21 h le 1er juillet 2019.

1er juillet, fête du Canada

Les pharmacies pourront ouvrir le 24 juin 2019 à la condition qu’au plus quatre personnes, à l’exclusion de celles affectées uniquement à l’officine du pharmacien, assurent le fonctionnement de la partie commerciale. Elles pourront ouvrir sans restriction de personnel entre 8 h et 21 h le 1er juillet 2019.

Soulignons que la Loi et le Règlement ne s’appliquent pas aux commerces de services (comme les salons de coiffure), ni aux bureaux, ni aux salles de spectacles, ni aux entreprises manufacturières.

Infraction pénale en cas de non-respect…

Le ministère de l’Économie et de l’Innovation rappelle que le commerçant qui contrevient à la Loi en admettant le public dans son établissement ou en annonçant que le public pourra y être admis commet une infraction pénale et est passible d’une amende minimale de 1 500 $. De même, le responsable d’un centre commercial qui consent à ce que l’un de ses locataires enfreigne la Loi commet lui aussi une infraction pénale et est passible de la même amende.

À lire : Journée nationale des patriotes : Ouvert ou fermé?

Veuillez noter que les bureaux du ministère de l’Économie et de l’Innovation seront fermés le 24 juin 2019 et le 1er juillet 2019. Si vous désirez dénoncer un commerce qui enfreint la Loi, vous pouvez communiquer avec la police municipale. Vous pouvez également y effectuer un achat et transmettre un reçu au Ministère présentant la date et l’heure.

Pour plus de renseignements sur les heures et les jours d’ouverture des établissements commerciaux, consultez le www.economie.gouv.qc.ca/commerce ou composez le 514 499-2176 ou le 1 800 539-7078.

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Seuils d’immigration : Québec met de l’eau dans son vin et opte pour plus de nouveaux arrivants

Baba-Idriss FOFANA

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Après avoir baissé les seuils d’immigration de 52 000 à 40 000 dès son entrée au pouvoir en 2018, le gouvernement dirigé par la Coalition avenir Québec (CAQ) a lancé vendredi une consultation publique sur la planification de l’immigration pour la période 2020-2022. C’est le retour à la case départ… sous les libéraux!

Acculé sur tous les fronts, le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI) a proposé d’augmenter graduellement les niveaux d’immigration dans les prochaines années. De 40 000 en 2019, le nombre de nouveaux arrivants pourrait passer à 44 500 en 2020, 47 500 en 2021, puis atteindre 52 500 en 2022. « Les orientations que nous proposons pour la période 2020-2022 s’inscrivent dans la réforme que nous avons entreprise pour réussir l’immigration, tant pour la personne immigrante que pour la société québécoise », a déclaré Simon Jolin-Barrette, ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion.

Moderniser le système d’immigration québécois

Le ministre Jolin-Barrette a rassuré de ce que « cet exercice de consultation est particulièrement important » pour élaborer une planification pluriannuelle de l’immigration qui constitue une richesse pour la société québécoise. M. Barrette soutient d’ailleurs que la planification pluriannuelle s’inscrit dans la continuité de la réforme entreprise par le gouvernement du Québec afin de moderniser le système d’immigration. « La hausse progressive du nombre de personnes immigrantes que le Québec souhaite accueillir s’accompagnera du déploiement d’une série de mesures destinées à améliorer l’intégration et la francisation des personnes immigrantes », a-t-il précisé.

À lire : Immigration au Québec, la CAQ veut tout changer…

Dirigée par la Commission des relations avec les citoyens, la consultation publique offre, selon le MIDI, l’occasion aux personnes et groupes intéressés par l’immigration de discuter des nouvelles orientations proposées par le gouvernement du Québec en ce qui a trait notamment aux objectifs de sélection et d’admission des personnes immigrantes au Québec pour les trois prochaines années.

Nouveaux seuils d’immigration et pénurie de main-d’œuvre

Au dire du ministre, les orientations proposées serviront également à améliorer la sélection des personnes immigrantes pour qu’elles répondent davantage aux besoins du marché du travail du Québec et pour que les personnes immigrantes puissent « participer pleinement à la société québécoise », et ce, et à la hauteur de leurs compétences.

À lire aussi : Réforme de l’immigration : les trois « conditions incontournables » du PLQ

Le MIDI invite la population québécoise et les organismes [qui le désirent] à participer à la consultation sur la planification de l’immigration au Québec pour la période 2020-2022 en soumettant au plus tard le 22 juillet un mémoire à la Commission des relations avec les citoyens de l’Assemblée nationale ou en répondant au questionnaire qui est accessible dans le site Internet de l’Assemblée nationale. Des auditions publiques en commission parlementaire se tiendront à compter du 12 août 2019 concernant le cahier de consultation intitulé « La planification de l’immigration au Québec pour la période 2020-2022 ».

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