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Chroniques

Au Québec, quand ta santé dépend du dépanneur…

Baba-Idriss FOFANA

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Photo libre de droit

La mort tragique de Athena Gervais, cette jeune fille de 14 ans portée disparue le 26 février et retrouvée morte [après avoir bu des canettes sucrées à haute teneur en alcool] fait couler tellement de salives que les ‘’baves’’ pourraient, à ce jour, déborder le ruisseau dans lequel le corps de l’adolescente a été vu dans l’après-midi du 1er mars près d’une école secondaire à Laval. Aujourd’hui, on les voit militer pour le retrait de la boisson FCKD UP des dépanneurs, pendant qu’ils luttent pour l’entrée du pot dans les mêmes commerces.

Au commencement, c’était la parole du dépanneur. Dans la foulée des circonstances de la disparition de Athena Gervais, la chaîne de dépanneurs Couche-Tard a été la première compagnie à se prononcer sur le retrait de la boisson alcoolisée FCKD UP de ses tablettes. Elle a même dit vouloir « agir de manière responsable », chose qui serait « une façon de faire au quotidien chez Couche-Tard ». Sans plus tarder, vendredi 2 mars, la compagnie québécoise a envoyé une directive à tous ses magasins pour leur demander de retirer de leurs étalages le FCKD UP.

Intoxications aiguës à l’alcool : 

7 055 personnes aux urgences en 2017

Embouchant dans la même trompette, Aldo Geloso, fabricant de la boisson incriminée s’est dit prêt à « considérer, de concert avec les autres producteurs », pour le retrait de ce type de produit qui contient non seulement 11,9 % d’alcool mais aussi, tout un mélange de guarana, de taurine et de ginseng. Quelle belle prise de conscience ! Après avoir incité des jeunes et surtout des élèves à la consommation de la fameuse FCKD UP ce, à travers des panneaux de publicité [Une boisson = 4 verres] installés près d’écoles secondaires dans plusieurs villes du Québec, vous avez tapé dans le mille.

Quand je pense que dans un passé très récent, certains ont fait du tapage médiatique dans le but de faire accepter l’entrée du cannabis dans les dépanneurs au Québec. Aujourd’hui, le gouvernement devrait encore prendre conscience avec les conséquences [visibles] des boissons à haute teneur en alcool, à haut risque. Déjà que le niveau d’inspection est loin d’être aussi parfait avec les cigarettes et la bière, avec le cannabis on pourrait commencer à faire des prévisions macabres.

D’ailleurs, ce mardi 13 mars, en écoutant le point de presse conjoint de la ministre déléguée à la Santé publique, Lucie Charlebois, avec le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, j’ai cru entendre qu’entre le 1er janvier et le 26 novembre 2017, « 7055 personnes se sont présentées aux urgences pour une intoxications aiguës à l’alcool ». « Parmi eux, 2232 cas concernent des jeunes âgés entre 12 et 24 ans. De ce nombre, on dénombre 485 cas chez des jeunes qui n’ont pas l’âge légal de se procurer de l’alcool. Les taux les plus élevés se retrouvent chez les 18 à 24 ans », a révélé Mme Charlebois. « Ça ressemble un petit peu au modèle du cannabis », a-t-elle poursuivi, soulignant par ailleurs que ces « chiffres alarmants » proviennent du rapport fait par des experts de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), suite à la mort de Athena Gervais.

Mort de Athena Gervais,

on comprend mieux…

De ce tableau peu reluisant, on est porté à croire que la mort de l’adolescente n’est que la suite logique de l’abandon des consommateurs au sort du pouvoir des dépanneurs.  «(..) Quant aux boissons aromatisées à base de malte, elles représentent 4.7% du volume de produit de la bière recensée dans les épiceries et les dépanneurs en 2017. Certains, à contenant unique, contiennent l’équivalent de quatre verres d’alcool. Le volume de vente des produits les plus alcoolisées avec au moins 11% d’alcool a augmenté entre 2016 et 2017 de 316% (..) », a ajouté la ministre Lucie Charlebois.

À l’image du médecin après la mort [ce qui est une réalité dans le cas de Athena Gervais], le gouvernement du Québec [qui a aussi demandé au gouvernement fédéral d’intervenir] est donc décidé à mettre de l’ordre. Ce n’est pas le ministre de la Sécurité publique qui dira le contraire. À la suite de sa collègue, M. Coiteux a laissé entendre que Québec ira plus loin, au-delà des recommandations de l’INSPQ en interdisant les « mélangés à la bière » dont la teneur en alcool dépasse les 7 % d’alcool dans les dépanneurs et les épiceries. « (…)Le gouvernement a l’intention de proposer des amendements au projet de loi 170 pour limiter l’accès au mélange à la bière à forte teneur en alcool et en sucre ; d’interdire la vente en épicerie et au dépanneur des mélanges à la bière qui contiendront plus de 7% d’alcool mais qui pourrait être vendu à la Société des alcools du Québec (SAQ) si elle le souhaite ; de donner plus de pouvoir à la Régie des alcools », a fait valoir le ministre Martin Coiteux.

En attendant le cannabis,

on vous regarde !

À la question d’un journaliste de savoir pourquoi avoir attendu une telle tragédie avant de vouloir jouer la carte de la fermeté, le ministre a rappelé que le gouvernement était intervenu dans le cas de Four Loko et que le fabricant avait été trimbalé devant le tribunal de la Régie parce qu’il y avait « un manquement important face à la loi ». Doit-on comprendre par là que Québec n’avait pas voulu aller si loin lorsqu’on a su que la boisson Four Loko contenait de l’alcool éthylique ?

Cette réaction du ministre me fait rappeler l’affaire des quelques 300 automobilistes qui sont restés coincés le 15 mars 2017 sur l’autoroute 13 dans l’ouest de Montréal, abandonnés à leur propre sort pendant plus de 12 heures. Entre la Ville, le ministère des Transports et le ministère de la Sécurité publique, on ne savait pas qui faisait quoi… Espérons que la prochaine fois, le gouvernement ira plus loin.

Et comme c’est le cas de le dire, en attendant la légalisation bientôt du pot, il faut que le gouvernement aille plus loin dans ses réflexions et ses actions à venir en la matière. C’est de ne surtout pas laisser les dépanneurs avoir le dernier mot sur la santé des ados, sur ces vies si fragiles. C’est une responsabilité énorme tant chez les parents que du côté des autorités québécoises. C’est à vous le dernier mot.

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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Faut-il brûler Revenu Québec ?

Wissem Haddar

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On ne le dira jamais assez. Revenu Québec est devenu l’os dans la gorge des Québécois.e.s. Les agents font la pluie et le beau temps. Bref, quand de simples agents d’une régie financière deviennent des demi-dieux, des sangsues, un contribuable n’y peut rien pour se défaire…  Et ce ne sont pas vos plaintes qui vous sauveront la vie. C’est de la poudre aux yeux!

Revenu Québec doit-il exister ou disparaître ? La question mérite d’être posées à tout.e.s les Québécois.e.s grâce à qui le Québec continue d’exister. L’agence gouvernementale chargée de la perception des impôts et des taxes dans la Belle Province n’a plus bonne presse de par la faute de certains agents aux comportements moyenâgeux. 

Non seulement, des agents se bandent les muscles en faisant recours à des méthodes de recouvrement musclées. Bien plus, ces derniers menaces ou ferment carrément des entreprises pour se consoler. La raison : tout simplement parce qu’ils semblent avoir le dernier mot. Le contribuable n’est qu’un fait valoir. 

Ça bande les muscles contre le contribuable…

Alors qu’on nous laisse entendre que « tout citoyen a le droit de déposer une plainte sans craindre de représailles, s’il est insatisfait du traitement de son dossier ou du service qu’il a reçu, et le droit d’obtenir des explications relatives à toute décision concernant son dossier ». 

Nombre de Québécois.e.s s’interrogent [encore] sur le fondement de l’existence du département des plaintes à Revenu Québec. Car, si les plaintes ne peuvent prospérer, à quoi cela sert de débourser de l’énergie pour quelque chose dont le résultat est connu d’avance ? 

Revenu Québec se fait rabrouer constamment par le Protecteur du citoyen pour son comportement vis-à-vis des contribuables. Mais l’agence ne fait rien pour arranger les choses. Cela est inadmissible.

Renseignez-vous dans votre entourage, vous comprendrez que rares sont ceux qui ont porté plainte contre des agents zélés de Revenu Québec et qui ont eu gain de cause. Entre avril 2017 et mars 2018, le [fameux] Bureau de la protection des droits de la clientèle de l’agence gouvernementale a reçu quelque 8 300 plaintes. 

De ces chiffres, selon ce que rapporte le site Internet Le Conseiller, « le Bureau se réjouit de ce que le nombre de demandes d’intervention et de plaintes enregistrées a chuté de 21,2 % au cours de la dernière année et de 40,3 % en l’espace de trois ans, c’est-à-dire depuis le dépôt, en septembre 2015, d’un rapport très critique du Protecteur du citoyen envers certaines pratiques des employés de l’agence ».

A chaque jour suffit sa peine à Revenu Québec

On est à se demander si ces chiffres sont réellement vrais, d’autant plus que Revenu Québec est très critiqué par les Québécois. Qu’est-ce qui empêcherait l’Agence de tronquer les chiffres pour se donner une bonne conscience? Surtout que la “chute des plaintes” est censée être à son avantage. Si non, la “chute des plaintes” pourrait aussi s’expliquer par “la déception des plaignants” à qui on ne donne jamais raison face aux agents véreux. Et pourtant!

Dans les coulisses, certains agents confient que Revenu Québec n’a pas de marge de manoeuvre ou des mesures proprement dites à l’encontre des agents. Alors, si tel est le cas, cela suppose que les agents qui s’adonnent aux pratiques malveillantes sont de connivence avec les hauts responsables de Revenu Québec. Cela doit cesser!

Si cette agence vit pour détruire la vie de contribuables québécois.e.s, alors il va falloir vite mettre fin à ses jours.

On ne peut pas accepter que revenu Québec nous malmène sur toute la ligne. Hier, novembre 2018, c’était le vol d’une mallette contenant des renseignements confidentiels sur 18 contribuables. Aujourd’hui, août 2019, on nous parle d’un autre vol de données personnelles de 23 000 employés actuels et passés de Revenu Québec. Et demain ?

Si cette agence vit pour détruire la vie de contribuables québécois.e.s, alors il va falloir vite mettre fin à ses jours. En attendant qu’il ne soit trop tard. Huit ans de tort, ça suffit!!!

À lire : Renonciation ou annulation de dettes : des agents de Revenu Québec abusent…

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Renonciation ou annulation de dettes : des agents de Revenu Québec abusent de l’article 94.1

Wissem Haddar

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Tout paraît beau pour croire. L’article 94.1 de la loi sur l’administration fiscale (LAF), devrait en réalité permettre au ministre du Revenu de renoncer à des intérêts, à une pénalité ou à des frais payables par une personne à la suite de l’application d’une loi fiscale ou encore d’annuler de telles sommes, et ce, en totalité ou en partie. Mais entre une loi et son application, il y a des hommes qui ne sont pas forcément à la hauteur.

L’écrivain français Honoré de Balzac disait que « Les lois sont des toiles d’araignées à travers lesquelles passent les grosses mouches et où restent les petites ». C’est le cas de dénoncer certains abus de pouvoir auxquels on assiste à Revenu Québec (RQ). Depuis la venue au pouvoir du gouvernement dirigé par la Coalition avenir Québec (CAQ), les choses semblent s’empirer.

Alors que l’article 94.1 de la loi sur l’administration fiscale donne un “pouvoir discrétionnaire” au ministre du Revenu quant à la possibilité de renoncer à des intérêts, à une pénalité ou à des frais ou d’annuler de telles sommes, on est porté à croire que les agents et la haute direction du département de la Direction générale du recouvrement (DGR) utilise ce “pouvoir discrétionnaire” pour faire du tort à des entrepreneurs. Ils préfèrent fermer des entreprises endettées que d’annuler ou d’alléger leur dette.

Quand des agents font la pluie et le beau temps à Revenu Québec

Selon plusieurs témoignages reçus par des chefs d’entreprises qu’on ne nommera pas ici, lorsque les agents de la DGR sont de bonnes humeurs, ils décident d’accorder aux entreprises cet “avantage” d’annulation des intérêts et pénalités. Mais quand ils sont de mauvaises humeurs, parce que vous avez portez plainte contre un agent, soyez sûr que votre entreprise ne bénéficie pas du “pouvoir discrétionnaire” du ministre du Revenu pour l’annulation des intérêts et des pénalités à l’encontre de votre entreprise. Cela s’appelle aussi de l’injustice au Québec.

Quand des agents commis à l’application de la loi font la pluie et le beau temps, il va sans dire que le Québec a encore du chemin à faire pour devenir une Nation. L’actuel premier ministre François Legault ne devrait pas se contenter que de placer des hommes à la tête de Régies financières qui n’ont d’autres objectifs que de se remplir les poches sous sa gouverne. M. Legault n’a t-il pas promis de faire mieux que M. Couillard?

À lire : Revenu Québec : Ça délivre l’Attestation de conformité à la tête du client

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Youssef Chahed, le destin d’un Tunisien présidentiable

Wissem Haddar

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Youssef Chahed, actuel chef du gouvernement de la Tunisie, rallie plusieurs familles politiques aux idéologies contrastées auxquelles adhère une majorité du peuple.

Dans un désir d’assainir l’environnement politique, l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a adopté, mardi 18 juin, une série d’amendements modifiant le code électoral de la Tunisie. Ce pays d’Afrique du Nord situé sur la côte méditerranéenne file tout droit vers l’élection de son cinquième président de la République en novembre 2019. Alors que les regards sont tournés vers l’actuel chef de l’exécutif, tout porte à croire Youssef Chahed incarne le nouveau visage de la Tunisie moderne.

Un vent nouveau soufflera sur la démocratie tunisienne, bientôt. Le président sortant, Béji Caïd Essebsi, 92 ans, n’est pas candidat à sa réélection. Heureusement, le fondateur du parti Nidaa Tounes a eu le nez creux deux ans après sa prise de pouvoir. En proposant Youssef Chahed (43 ans), en remplacement d’Habib Essid (70 ans), en qualité de chef de gouvernement, il venait de miser sur une nouvelle « génération gagnante », éduquée, formée.

Nouvelle génération gagnante, éduquée, formée…

Le choix des députés de Nidaa Tounes, d’Ennahdha, de l’Union patriotique libre, d’Afek Tounes et du bloc Al Horra s’était concrétisé. Le 26 août 2016, celui qui a fondé Al Joumhouri au lendemain de la « révolution tunisienne » ou « révolution de jasmin » qui balaya Ben Ali a fini par convaincre bon nombre de Tunisiens. Surtout ceux qui aspirent à un autre modèle de gestion des affaires de l’État. Sa « grande guerre » contre la corruption qui gangrène la vie de ses concitoyens est encore vive dans les mémoires.

C’est peu de le dire. Youssef Chahed, actuel chef du gouvernement tunisien, a tissé sa toile par le travail depuis sa prise de fonction le 27 août 2016. Ce docteur en agroéconomie qui a porté haut le drapeau tunisien dans plusieurs pays du monde est un « technocrate » achevé. En trois ans, l’homme a réussi à imprimer sa marque à la tête du pays. Que ce soit dans le domaine de l’Éducation, des Infrastructures, des Réformes sociales, du Tourisme, de la Diplomatie etc., Chahed a su mettre « les petits plats dans les grands » à la Kasbah.

« Quand on commence à lancer des pierres sur un arbre, c’est qu’il est en train de porter ses fruits. »

L’acharnement au travail du N°1 de l’exécutif tunisien lui a valu à maintes reprises des questions sur une éventuelle candidature aux élections présidentielles de novembre 2019. Mais Youssef Chahed, qui a toujours mis les intérêts de son peuple en avant, n’est jamais « tombé dans le piège » de ceux qui voulaient sans doute lui couper l’herbe sous le pied. On pourrait même dire qu’il n’a jamais voulu parler de son intention d’être candidat ou pas, tout simplement, parce qu’il ne fallait pas perdre de vue ce pour quoi il avait été choisi pour diriger le gouvernement. « Le destin n’aime pas qu’on embrouille son fil », disait le poète français Jean Cocteau.

Aujourd’hui, faut-il douter des capacités de Youssef Chahed à diriger des hommes, un peuple ? De Al Joumhouri au gouvernement, le natif de Tunis a su gravir les échelons. À deux mois du dépôt des candidatures pour les Législatives et la Présidentielle, Chahed vient d’être porté aux commandes du mouvement Tahya Tounes.

En attendant le choix des candidats ou du moins « le choix de Chahed » par le Conseil national du parti, il est clair que l’actuel Chef de gouvernement sera plus combattu que par le passé. Mais comme le dit un proverbe africain, « Quand on commence à lancer des pierres sur un arbre, c’est qu’il est en train de porter ses fruits ».

Après tout, faut-il s’empêcher de dire que le chef du gouvernement est en route vers le palais présidentiel de Carthage? Il a le profil. Il incarne la nouvelle classe de dirigeant. Bien plus, il rallie plusieurs familles politiques aux idéologies contrastées auxquelles adhère une majorité du peuple si l’on en croit aux derniers sondages. Avec Youssef Chahed, quoi de plus normal que de présager un « avenir radieux » qui se dessine pour les Tunisiens épris de changement.

Wissem

À lire : Le ministre des Affaires étrangères rencontre les Tunisiens à Montréal

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