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Attaque de Flint : des multiples origines du criminel à la religion musulmane (analyse)

Baba-Idriss FOFANA

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|Amor Ftouhi, l'auteur présumé de l'attaque au couteau contre un policier à l'aéroport Flint du Michigan Photo : Facebook|

Le mercredi 21 juin, un certain Amor Ftouhi a été accusé d’avoir poignardé un policier à l’aéroport international Bishop de Flint, dans le Michigan, aux États-Unis.

Faut-il parler de terrorisme, d’attentat ou d’agression ? Dans tous les cas, tout est sens dessus dessous. Et chacun y va de son appellation et de la qualification dans ce qu’il convient d’appeler désormais « l’attaque Flint ». Le dénommé Amor Ftouhi, âgé de 49 ans, vivant à Montréal, marié et père de trois enfants a été arrêté, hier mercredi 21 juin, pour avoir porté plusieurs coups de poignard à un policier à l’aéroport international Bishop de Flint, dans le Michigan, aux États-Unis. Loin de soutenir un criminel, aux premières heures de la nouvelle, plusieurs médias, notamment canadiens, ont annoncé qu’il s’agissait d’un « Canadien » et qu’au moment de l’attaque, l’homme aurait fait allusion aux personnes tuées « en Syrie, en Irak et en Afghanistan ».

Peu de temps après, il est décrit comme étant « Québécois ». Dans la soirée de l’attaque, on apprend des médias que l’homme en question est « Montréalais ». Puis, dans la nuit, de Canadien à Québécois en passant par le Montréalais, Amor Ftouhi est finalement reconnu comme étant « Tunisien ». Et depuis lors, le terroriste ou l’agresseur est présenté par les mêmes médias non pas comme étant Canadien, Québécois ou Montréalais. C’est fini ça ! On parle maintenant du « terroriste d’origine tunisienne ». Tout ça, c’est pas là le problème !

« Arabe = musulman ? »

Comme cela ne suffisait pas. Puis patatras ! c’est encore la « fameuse » religion qui est pointée. Pas besoin de chercher midi à 14 heures ! Pour beaucoup d’« ignorants », « qui dit Tunisien, dit musulmans ». Ou encore, « qui dit Arabe, dit musulman ». Pourtant, les sachants savent que « l’Islam n’est pas forcement la religion des Arabes ». Pas besoin aussi de faire des études de théologie pour savoir que « les Arabes sont soit musulmans, soit Chrétiens d’orient, soit athées, soit juifs ». C’est tout comme le Français ou l’Anglais etc. Bref, cela dépend aussi du message « matraqué » dans les médias sur la question.

Voilà que les musulmans sont revenus au centre de cette affaire encore. On se demande bien s’il y a une forme d’attaque ou d’agression à encourager entre les humains ? Mais, le langage n’est pas le même partout. Selon les origines, on parle « d’acte haineux » ou « d’acte terroriste ». Quand le maire de Québec qualifie l’attaque survenue en décembre, à la mosquée de Québec, d’acte haineux commis de la part d’un « Québécois de souche ». Et quand, c’est un policier américain qui tue un noir au États-Unis, on parle d’acte raciste. Pareil à Londres, où un débile a foncé avec son véhicule, sur des fidèles sortant de la mosquée, en plein ramadan. Ça aussi, il est difficile de parler d’acte terroriste. C’est plus proche d’un acte haineux ou simplement une            « vengeance » d’un « britannique de souche », qui en a marre peut-être.

D’ailleurs, comme c’est le cas de le dire, une jeune musulmane de 17 ans a été tuée ce dimanche, 18 juin, après avoir été enlevée devant une mosquée, près de Washington. Non seulement, la police a refusé de qualifier cela de crime raciste mais l’affaire s’est éteint comme si de rien n’était. Or, il faut savoir que ce crime est survenu après une série d’incidents mortels, qui ont ciblé des musulmans en Amérique du Nord. Le mois dernier, deux hommes ont été poignardés à mort à Portland, dans l’Oregon, en tentant de s’interposer face à un homme qui lançait des injures islamophobes à deux adolescentes, dont l’une portait un voile, dans un tramway de la ville. Tout cela se passe sans que le monde ne « panique ». Mais, lorsqu’un individu « égaré » tente ou pose un « acte violent et acte isolé », et qu’on se rend compte qu’il est arabe – peut-être pour avoir prononcé Allah Akbar avant son acte ignoble – sans même connaître sa religion, le rapprochement est vite fait. Et c’est l’islam qui prend les pots cassés, par ricochet les musulmans de tous bords.

« Musulman = terroriste ! »

Pourtant, il n’y a aucune religion au monde qui prône la violence. Cela est su et connu de tous. Ni dans la bible, ni dans le coran, il est demandé de tuer son prochain, d’être violent envers les autres. D’ailleurs, la majorité des personnes qui commettent des actes terroristes sont loin d’être des musulmans. Ces personnes qui détruisent les mausolées ou édifices religieux musulmans seraient-elles des musulmans? Pourquoi vouloir vaille que vaille rapprocher l’islam du terrorisme ? En attendant les résultats…

Aujourd’hui, le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, n’a pas fait l’exception. Dans la foulée de l’attentat de Flint, au Michigan, il a évoqué la « responsabilité » des musulmans dans la lutte contre le terrorisme. « Malheureusement, on ne peut pas séparer ce type d’événement, le terrorisme, de l’Islam en général », a commenté Philippe Couillard, en anglais, ce jeudi matin. Avant de se rétracter en ces termes : « Nous avons tous une responsabilité face au terrorisme, a-t-il dit. L’État pour assurer la sécurité, pour prévenir autant que possible avec la communauté ; et la communauté d’engager le dialogue avec elle-même, si j’ose dire, pour rappeler à tous que ce n’est pas ce que la religion enseigne ». Même si le premier ministre a dénoncé le geste « très triste » commis par Amor Ftouhi, il a déjà lâché le mot. Et c’est ce que le monde retiendra, surtout les médias, que : « L’islam ne peut être dissocié du terrorisme ». C’est vraiment fort. Et c’est ce qui fera la une des journaux, sites web, et circulera à travers le monde et puis être retenu comme parole d’évangile. C’est bien dommage d’aller dans ce sens et de prôner un tel discours. Qui, loin d’être apaisant, pourrait plutôt stigmatiser. Mais bon…

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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Les préposés au péage de l’autoroute 30 en grève à partir d’aujourd’hui

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Après l’échec des pourparlers, les employés, représentés par le Syndicat des préposés au péage de l’autoroute 30-CSN, ont décidé de tenir ce vendredi, 19 juillet, dès 9 h, une première journée de grève.

« Nous sommes très déçus de voir que l’employeur a décidé de ne pas négocier hier, alors qu’il avait la possibilité de dénouer la situation et d’éviter le conflit», a souligné d’entrée de jeu le président du syndicat CSN, Alain Courtemanche.

Les discussions avec la partie patronale ont porté sur l’offre salariale et les conditions de travail insupportables des grévistes.

«Il manque de climatisation l’été, de chauffage l’hiver. Les bancs sont troués et souvent, il n’y a même pas de dossier. Il n’est pas rare que deux pouces d’eau se retrouvent dans les cabines et que les fenêtres peinent à s’ouvrir. Souvent, les employés ne parviennent même pas à voir le montant qui doit être payé », a dépeint Annette Herbeuval, la présidente du Conseil central de la Montérégie-CSN.

Des salaires inéquitables

Les travailleurs s’indignent notamment de leurs salaires inéquitables par rapport aux salariés d’entreprises similaires et à leurs collègues du service à la clientèle. Ces derniers bénéficient d’un horaire fixe et d’un salaire d’entrée plus élevé que les préposés au péage et travaillent dans de meilleures conditions.

À ce propos, le syndicat cite aussi l’exemple des préposés au péage du pont de la Confédération qui gagnent plus de 18 $ l’heure en commençant, alors que le salaire des grévistes débute à 14,25 $ l’heure et plafonne à 15,25 $.

Mme Herbeuval a affirmé que le vote de grève montre à quel point les membres sont déterminés à se faire respecter, et qu’ils vont avoir la CSN derrière eux pour les soutenir.

Lire aussi : L’Institut Pinel, un cas exemplaire de la pénurie dans la santé et les services sociaux

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80% des travailleurs de la construction partiront bientôt en vacances

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Les vacances de la construction débutent ce dimanche, 21 juillet, et se terminent le samedi 3 août. La valeur totale des chèques de vacances transmis aux travailleurs montre que le secteur connait une hausse de ses activités.

La Commission de la construction du Québec (CCQ) a annoncé ce jeudi, 18 juillet, avoir transmis au cours des dernières semaines près de 159 000 chèques de vacances aux travailleurs de la construction du Québec. Au total, la somme, versée par les employeurs, représente plus de 447 M$.

Bien que les vacances demeurent obligatoires pour l’ensemble de l’industrie de la construction dans tous les secteurs, certains travailleurs ne prennent pas ce congé estival à fin d’assurer des travaux de génie civil et de voirie, des travaux d’urgence, de réparation, d’entretien, de rénovation ou de modification. Ainsi environ 80% de la main d’œuvre, travailleurs et employeurs, partiront en vacances durant ces deux semaines.

L’activité du secteur en chiffres

Cette année, la CCQ a constaté une hausse de plus de 6 % de la valeur totale des versements, comparativement aux montants versés à l’été 2018 (421 M$). « Cette variation s’explique principalement par la hausse de l’activité de construction enregistrée durant l’année », précise le communiqué de la CCQ.

En effet, en 2018, le nombre d’heures travaillées dans l’industrie a monté de 10 % par rapport à 2017, atteignant 163 millions d’heures.

« Sans dépasser le sommet atteint en 2012, une hausse de cette envergure des activités de construction assujettis à la Loi sur les relations du travail, la formation professionnelle et la gestion de la main-d’œuvre dans l’industrie de la construction (Loi R-20), n’a pas été observée depuis 2004 », indique la CCQ.

À savoir : En 2019, le plus grand montant de sommes de chèques de vacances versés a été émis dans la région Laval–Laurentides—Lanaudière. Il s’élève à 121 202 939,07 $

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Sécurité nationale et renseignement : comment les activités du gouvernement canadien seront examinées

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La Loi sur l’OSSNR a reçu la sanction royale dans le cadre du projet de loi C-59 le 21 juin 2019. La Loi, qui est entrée en vigueur le 12 juillet 2019, met sur pied une nouvelle entité fédérale, l’Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement (OSSNR).

La Loi sur l’OSSNR comble les lacunes du cadre de responsabilisation en matière de sécurité nationale d’abord relevées par le juge O’Connor dans le rapport Arar de 2006 et par plusieurs autres par la suite. Avant la mise sur pied de l’OSSNR, seuls quelques organismes spécifiques disposaient d’organismes d’examen spécialisés indépendants qui ne pouvaient ni collaborer ni échanger des informations classifiées. 

L’OSSNR, au contraire, a le mandat d’examiner toutes les activités du gouvernement du Canada en matière de sécurité nationale et de renseignement, de manière intégrée, quel que soit le ministère ou l’organisme dont relèvent les activités.

Afin de remplir son mandat, l’OSSNR est autorisé à recevoir toute l’information que détiennent des entités fédérales que l’OSSNR considère comme pertinente pour mener ses examens, peu importe la classification ou la nature délicate. Il peut s’agir également d’information assujettie à un privilège juridique. L’unique exception est l’information classée à titre de documents confidentiels du Cabinet.

Examiner les activités de la GRC en matière de sécurité nationale et de renseignement…

L’OSSNR sera dirigé par un maximum de sept membres, d’éminents Canadiens nommés par le gouvernement en consultation avec l’opposition. L’OSSNR sera appuyé par un secrétariat de la sécurité nationale et par des experts juridiques.

En outre, l’OSSNR recevra des plaintes du public concernant les activités du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), du Centre de la sécurité des télécommunications (CST) et, lorsqu’elles sont étroitement liées à la sécurité nationale, de la Gendarmerie royale du Canada (GRC). L’OSSNR recevra également les plaintes concernant le processus d’habilitation de sécurité du gouvernement du Canada.

L’OSSNR remplace le Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité (CSARS) dont l’examen se limitait au SCRS. L’OSSNR remplace également l’ancien Bureau du commissaire du CST (BCCST) qui examinait les activités du CST. 

De plus, l’OSSNR est chargé d’examiner les activités de la GRC en matière de sécurité nationale et de renseignement. La Commission civile d’examen et de traitement des plaintes (CCETP) continuera d’examiner toutes les autres activités de la GRC.

Le premier rapport annuel public de l’OSSNR sera déposé au Parlement en 2020.

Source : CSARS

À lire : Le PQ réitère sa demande contre le transfert de données québécoises au secteur privé

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