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Au Parlement français, Trudeau s’attaque aux inégalités et au populisme

Baba-Idriss FOFANA

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Justin Trudeau, le 1er des premiers ministres canadiens à être reçu dans hémicycle français. Crédit: François de Rugy/Twitter

Dans le cadre de sa visite en France, le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a été reçu à l’Assemblée nationale mardi 17 avril. Dans un discours prononcé, suivi en direct via les réseaux sociaux, le numéro 1 Canadien a bien voulu défendre, entre autres, la vision de son pays face aux inégalités et à la montée du populisme dans la société.

Grand oral de Justin Trudeau au Parlement français. C’était une grande première pour un premier ministre canadien, mais pas seulement. M. Trudeau est aussi le premier [parmi les chefs d’États ou de gouvernements] à être invité à se prononcer, depuis la mise en place de la XVe législature le 21 juin, en France. Pour une telle occasion, le premier des Canadiens n’a certainement pas manqué sa sortie. Il a même eu droit à des “standing ovation tout au long de son discours.

« À une époque où des courants politiques exploitent l’inquiétude bien réelle de leur concitoyen, le Canada a choisi de contrer le cynisme en faisant preuve d’audace et d’ambition » – premier ministre Trudeau.

À l’entame, il a indiqué que malgré les politiques de leurs prédécesseurs [qui se sont employés] « à rendre le monde meilleur », « l’anxiété se fait pernicieuse » aujourd’hui. Au point que « bien que nos concitoyens soient en meilleurs santé, plus riches et plus instruits que jamais, nombreux sont ceux qui s’inquiètent de leur avenir et celui de leurs enfants ». La raison selon Justin Trudeau : l’augmentation du coût de la vie alors que les salaires stagnent, la précarisation des emplois par les écarts qui se creusent entre les riches et les pauvres, pendant qu’on assiste à une classe moyenne qui s’amincit par la polarisation du discours politique, par des sentiments de dépossession et d’impuissance « chez nous et au-delà de nos frontières ».

L’invité de François de Rugy [président de l’Assemblée nationale française] est monté au créneau pour dénoncer la montée du discours populiste, pendant que « la démocratie s’érode ». Or, dira M. Trudeau, « changement n’est pas toujours synonyme de progrès ». « Dans trop de pays, le populisme se repent, la démocratie s’érode : des symptômes d’un malaise qui afflige notre monde intégré. Ailleurs, des millions de gens prennent la route, risquant leur vie en quête d’un avenir meilleur. Et on ne peut passer sous silence les températures qui grimpent et un climat qui change ».

« Alors que de nombreux pays se définissent en s’opposant, le Canada s’affirme »

S’il a reconnu les liens de partenariat et d’amitié qui unissent la France et le Canada, il a également indiqué que les démocraties libérales portent la responsabilité d’articuler une “vision claire et convaincante” de l’avenir auquel elles aspirent, du monde qu’elles espèrent bâtir. « Il s’agit là du mandat que nous ont confié nos concitoyens », a précisé le premier ministre canadien, ajoutant que « la France est appelée à réfléchir à son rôle au sein de la construction européenne, et conséquemment de l’ordre mondial ».

Tout en saluant « l’engagement » du président Macron dans ses efforts visant à relever les « grands défis de notre époque », Trudeau a également partagé les réflexions du Canada sur l’état de la planète, la crise de la mondialisation et sur la place que le pays veut occuper « dans un monde qui évolue constamment et rapidement ». « Nous nous interrogeons sur l’état de notre planète, et notre capacité à alléger ses mots. La crise de la mondialisation devrait-elle nous mener à nous isoler, à nous replier ? Le Canada devrait-il laisser la peur et l’inquiétude dicter son avenir et surtout décider de celui de ses enfants ? Alors que de nombreux pays se définissent en s’opposant, le Canada s’affirme », a-t-il fait valoir.

Devant son homologue Édouard Philippe et les élus français qui n’ont cessé de l’acclamer, M. Trudeau a déclaré que le Canada est « pour le commerce progressiste, pour la diversité, pour l’immigration, pour la protection de l’environnement, pour l’égalité des sexes, pour la règle de droit, pour la démocratie, pour l’égalité et pour la liberté » afin de « contrer le cynisme » politique qui prend des “proportions inquiétantes” dans le monde.

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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SPGQ : «le gouvernement Legault fait preuve de mépris envers ses employés»

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Le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) s’indigne des propos du premier ministre, François Legault, qui dit ne plus avoir d’argent pour augmenter les salaires des employés de l’État malgré les milliards de surplus engrangés par le gouvernement.

« Le premier ministre fait preuve de mépris envers les employés de l’État qui s’échinent au quotidien à rendre des services essentiels à la population québécoise, indique Line Lamarre, présidente du SPGQ. C’est tout à fait indigne d’un gouvernement de traiter de cette façon les salariés chargés de mettre en œuvre ses politiques. »

Déjà, les syndiqués ont dû se contenter d’un maigre montant forfaitaire de 250$ cette année pendant qu’une majorité de salariés québécois, selon l’Institut du Québec, encaissent des augmentations d’environ 5 % en 2019. 

D’après l’Institut de la statistique du Québec, le personnel professionnel de l’État accusait l’an dernier un retard de la rémunération globale de 9,9 % avec le réseau universitaire, de 17,7 % avec les entreprises publiques, de 16,4 % avec l’administration fédérale et de 22,7 % avec l’administration municipale.

Le SPGQ met en garde le gouvernement

Ce n’est pas en offrant des augmentations de salaire équivalentes à l’inflation que le gouvernement parviendra à régler ses problèmes de plus en plus criants d’attraction et de rétention de la main-d’œuvre. C’est le maintien de l’expertise gouvernementale qui est en jeu!

« Les offres faméliques du premier ministre François Legault sont une insulte à l’intelligence des employés de l’État », estime Mme Lamarre. Elle ajoute que “ces offres sont d’autant plus dérangeantes qu’elles arrivent alors que les négociations ne sont même pas commencées.”

Le SPGQ s’inquiète aussi grandement de l’idée du premier ministre d’offrir des rémunérations différenciées. « Nous craignons qu’encore une fois les corps d’emploi majoritairement féminins soient pénalisés dans cet exercice », note Mme Lamarre. 

Déjà, le syndicat constate que les professionnelles sont victimes de discrimination systémique. Le gouvernement devrait tout mettre en œuvre pour assurer aux femmes une véritable équité plutôt que d’augmenter ces injustices.

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MEQ : 1 famille sur 3 au Canada dépend du manufacturier

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La compétitivité du secteur manufacturier doit être une priorité des partis politiques fédéraux, selon Manufacturiers et Exportateurs du Québec (MEQ).

« Le secteur manufacturier est le moteur de l’économie canadienne. Il génère 10 % du PIB, emploie directement 1,7 million de Canadiens et 4,75 millions lorsqu’on inclue toute la chaîne d’approvisionnement », explique Véronique Proulx, PDG de MEQ, ajoutant que 90 % des Canadiens confirment que le manufacturier est important pour l’économie ».

« L’environnement d’affaires au Canada limite la croissance du secteur manufacturier. En 2018 plus de la moitié des manufacturiers considéraient que le gouvernement fédéral n’appuyait pas suffisamment le secteur. Les entreprises ont de la difficulté à dégager des fonds pour investir; cela entraîne un retard de productivité et de compétitivité important », poursuit Mme Proulx.

Depuis 15 ans, la productivité du secteur manufacturier canadien a augmenté de 20 %, alors qu’elle a cru de 50 % aux États-Unis et de 100 % en Corée du sud, à Taiwan et en Europe. Depuis 2002, de tous les pays du G7 (à l’exception de l’Italie), c’est au Canada que la productivité a le moins augmenté.

MEQ a publié ses dix recommandations pour propulser l’industrie manufacturière canadienne, dont trois portant spécifiquement sur la compétitivité :

  1. Modifier le régime fiscal afin de réduire la charge fiscale et s’assurer que le régime fiscal du Canada soit axé sur l’investissement, les exportations et la productivité.
  2. Collaborer avec les provinces et les territoires pour réduire le fardeau réglementaire, éliminer les zones grises et clarifier les règles.
  3. Conclure un accord global sur le commerce intérieur qui éliminera toutes les barrières à la circulation des marchandises et des personnes.

« Un secteur manufacturier en santé signifie une économie canadienne en santé. Nous rappelons aux candidats qu’une famille sur trois, au Canada, dépend du manufacturier », mentionne Mme Proulx.

Rappelons que Manufacturiers et Exportateurs du Québec (MEQ) représente 1 100 manufacturiers à travers le Québec. Le secteur manufacturier canadien emploie 1.7 million de personnes et génère les deux tiers des exportations. En forte croissance, il a généré en 2018 des ventes globales de 685 milliards $.  www.meq.ca

Source : Manufacturiers et Exportateurs du Québec

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11 septembre 2001 : « je n’oublierai jamais où j’étais », dit Justin Trudeau

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À l’occasion de l’anniversaire du 11 septembre 2001 et de la Journée nationale du service, le premier ministre Justin Trudeau a fait une déclaration pour rendre hommage aux victimes et aux gens qui ont généreusement offert leur aide aux autres lors de l’attentat terroriste qui a fait près 3000 morts aux États-Unis.

« Comme un grand nombre de Canadiens et de gens à travers le monde, je n’oublierai jamais où j’étais le 11 septembre 2001, le jour où les États-Unis ont subi les attentats terroristes les plus meurtriers de leur histoire.

« Aujourd’hui, à l’occasion du 18e anniversaire de cette tragédie, nous nous souvenons des près de 3 000 victimes des attentats, parmi lesquelles se trouvaient 24 Canadiens. Nous offrons nos condoléances à ceux qui continuent de pleurer la perte de leurs proches.

« Nous rendons également hommage au courage, à la persévérance et aux sacrifices des premiers intervenants, y compris aux centaines d’entre eux qui ont perdu la vie. À travers la destruction et les débris, des pompiers, des policiers, des militaires et des gens ordinaires ont gravi en courant les escaliers des tours qui s’effondraient pour secourir les survivants et ont combattu durant des jours les flammes qui ravageaient le Pentagone.

18 ans après la tragédie du 11 septembre 2001

« En cette Journée nationale du service, nous rendons hommage à ces héros ainsi qu’à tous les premiers intervenants qui ont fait des sacrifices pour servir leurs communautés et leur pays.

« Nous nous souvenons aussi de la compassion dont ont fait preuve les Canadiens de la petite ville de Gander, à Terre-Neuve-et-Labrador, qui ont accueilli à bras ouverts les voyageurs aériens en déroute. Lors d’une journée où nous avons été témoins d’événements si sombres et terrifiants, ils nous ont montré la puissance de la bonté et de la générosité.

« Au nom du gouvernement du Canada, j’encourage les Canadiens à rendre hommage à ceux qui ont perdu la vie et aux gens qui ont généreusement offert leur aide aux autres le 11 septembre 2001. »

Source : Cabinet du Premier ministre du Canada

À lire : Fusillade du 29 janvier : Trudeau invite les Canadiens à se souvenir des victimes

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