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Politique

De retour en politique, Aussant prône un souverainisme modernisé au PQ

Baba-Idriss FOFANA

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Crédit photo: Capture d'écran / Compte Twitter Frédérique St-Jean ‏

L’économiste, musicien et homme politique Jean-Martin Aussant était de passage à l’Université de Montréal, jeudi 15 mars. L’auteur de « La fin des exils » qui a signé son grand retour au sein du Parti Québécois le 22 février 2018 a animé une conférence sur « La souveraineté : plus moderne que jamais ». Une rencontre qu’on a pu suivre, les premières 20 minutes, en direct via la page publique Facebook du conférencier.

Pendant que le chef caquiste François Legault et le ministre libéral Carlos Leitão se battent autour du « nationalisme ethnique », le tout nouveau Conseiller du chef et de la vice-cheffe des péquistes était dans son costume souverainiste sur le campus universitaire. Après s’être « promené un peu partout » [c’est selon ses propres termes] notamment au Royaume-Uni où il a travaillé à Morgan Stanley Capital International, Jean-Martin Aussant, puisque c’est de lui qu’il s’agit, se dit « très heureux d’être de retour à temps plein » dans la politique et sur les questions d’indépendance et de souveraineté.

« Déboulonner les peurs sur la souveraineté »

L’ancien directeur général du Chantier de l’économie sociale s’est présenté comme celui qui vient pour « déboulonner les peurs » sur les questions de souveraineté du Québec. « Ça fait des années que je parle de souveraineté, je me promène un peu partout. Je suis d’ailleurs très heureux d’être de retour à temps plein là-dessus. Et ce que j’aime faire, en fait, c’est déboulonner les peurs pour la souveraineté, sur la souveraineté », dira M. Aussant, dont le mandat est de faire la conception et la promotion de l’indépendance à travers ses nouvelles fonctions politiques au sein du Parti québécois.

Pour lui, tout Québécois doit se dire « chanceux d’être né au Québec » non pas en se comparant « au Tchad ou à des pays où ça va moins bien ou qui sont moins riches »; mais « à notre propre potentiel ». Un potentiel qui, selon l’indépendantiste, est encore “renfermé à l’intérieur d’un système qui pense à d’autres intérêt que ceux du Québec”. Il a souligné la “distinction nette” à faire entre « la Nation du Québec », « le peuple du Québec » et « le reste du Canada ».

« (..) mais il ne faut pas se comparer au Tchad »

« Pas qu’on est meilleur ou moins bon, mais on a souvent des réflexes différents, des objectifs différents, des moyens différents et aussi des ressources différentes pour combler nos désirs et nos aspirations. Et ça fait en sorte que [comme on est en ce moment une province], quand on est subordonné à un autre État qui lui est souverain, souvent les choix qui sont pris ne sont pas dans notre intérêt. Ceci dit, évidemment comme disait René Lévesque, le Canada ce n’est pas le goulag », a martelé Jean-Martin Aussant.

Alors que les péquistes soutiennent qu’il faut « un État fort pour réussir l’indépendance », le double Conseiller des chefs du PQ croit dur comme du fer que le « Québec a tout à gagner sur tous les plans que ce soit linguistique, culturel, économique etc. » a géré lui-même ses affaires, « quand on regarde les chiffres et quand on fait des comparaisons internationales, des comparaisons historiques ».

À ce propos, il a même révélé que la grande majorité des gens fédéralistes qu’il a rencontré ne votait pas « non » par amour du Canada. « C’était parce qu’il y avait une incertitude ou une grande question par rapport à quelque chose souvent très pragmatique d’économie ou, financier », croit savoir M. Aussant, lui qui avait claqué la porte au PQ, pour créer Option nationale, estimant que le parti ne faisait pas assez pour promouvoir la souveraineté du Québec.

« La seule façon d’être une majorité, c’est d’être un pays »

Il faut dire qu’à l’entame de sa conférence, le « Monsieur indépendance » du PQ a même réussi à qualifier toute l’assistance de « souverainiste » suite à une question sans réponse : « Avant de commencer, j’aimerais savoir dans la salle ici qui pense que les Québécois sont moins intelligents que le reste du Canada? (..) Donc, je vous annonce que vous êtes tous souverainistes, même ceux qui ne le soupçonne pas encore ».

Comme il “aime bien” définir la souveraineté politique, M. Aussant a plutôt dit que « c’est trois petites choses très simples », avant de se reconnaître qu’en fait « c’est très complexe, mais très simple en concept ». Et cela, a-t-il poursuivi, c’est de « voter nous-même toutes nos lois, de gérer tous nos impôts et de signer nous-même tous les traités et accords qui nous lient à d’autres Nations ». Alors que le Québec est « de plus en plus en minorité au sein du Canada », selon lui, « (..) la seule façon d’être une majorité, c’est d’être un pays nous-même ».

On peut dire, sans risque de se tromper, qu’en attendant l’affrontement « Aussant-Laporte » dans Pointe-aux-Trembles pour décider de qui des deux sera candidat pour le Parti québécois aux élections provinciales d’octobre 2018, le musicien a annoncé les couleurs de la bataille.

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

Environnement

Ottawa soutient la planification des infrastructures et la mise en place de solutions propres

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Ottawa et la Fédération canadienne des municipalités (FCM) ont annoncé ce lundi, 22 juillet, un investissement de plus de 2,4 millions de dollars à 51 nouveaux projets dans plusieurs collectivités du pays.

La somme octroyée par Ottawa aujourd’hui s’inscrit dans le cadre du Fonds municipal vert, et du Programme de gestion des actifs municipaux.

Selon François-Philippe Champagne, ministre de l’Infrastructure et des Collectivités, ces investissements serviront à aider les municipalités canadiennes à mieux planifier, construire et entretenir les infrastructures publiques.

À ce propos, Bill Karsten, président de la Fédération canadienne des municipalités, a indiqué que les municipalités sont propriétaires de plus de 60 pour cent des infrastructures publiques. Les projets sélectionnés proposent des outils innovants qui offrent des solutions environnementales tout en ayant des enjeux socio-économiques.

Les solutions participeront à réduire la pollution, améliorer l’efficacité énergétique et trouver de nouvelles utilisations pour leurs infrastructures publiques.

Lire aussi : Bee City Canada : Saint-Laurent devient « Ville amie des abeilles»

 « Les investissements consacrés aux infrastructures vertes contribuent à faire croître notre économie, à créer de bons emplois de classe moyenne pour les Canadiens et à bâtir un avenir qui soit sous le signe de l’énergie propre », a affirmé Amarjeet Sohi, ministre des Ressources naturelles du Canada.

Au Québec, les données numériques pour aider à la prise de décision

D’après le communiqué d’Infrastructure Canada, au Québec, la Ville de Victoriaville utilise ses fonds du Programme de gestion des actifs municipaux pour améliorer sa capacité de collecter des données sur l’état de ses bâtiments et de ses égouts. Cette étude aidera la collectivité à prendre des décisions plus éclairées en ce qui a trait à ses investissements en infrastructure.

Lire aussi : Zones inondables : « le gouvernement renvoie la balle aux municipalités »

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Actualités

Huawei Canada : implantation d’accès Internet haute vitesse sans fil dans 70 collectivités éloignées

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L’entreprise de télécommunications Huawei Canada a annoncé qu’elle unira ses efforts à ceux de la société ICE Wireless and Iristel afin de brancher plus de 70 collectivités rurales éloignées d’ici 2025, notamment 20 collectivités en Arctique et 50 autres dans le nord-est du Québec. 

Des plans visent également d’autres collectivités situées à Terre-Neuve-et-Labrador. « Nous croyons fermement que tous les Canadiens devraient pouvoir se brancher au réseau mobile de 4e génération, peu importe où ils vivent au pays – même s’ils sont dans une région où il pourrait ne pas être économiquement viable d’offrir un accès Internet haute vitesse », a affirmé Eric Li, président de Huawei Canada.

Bien que la majorité des Canadiens ont un accès Internet haute vitesse, cela n’est pas toujours le cas de ceux vivant dans des régions à faible densité de population. Tant le gouvernement du Canada que l’Organisme des Nations unies (ONU) ont souligné l’importance de travailler à l’offre d’un accès Internet haute vitesse universel d’ici 2030 – ce qui améliorera l’inclusion sociale et économique. 

Offrir Internet haute vitesse dans les régions éloignées d’ici 2030 avec Huawei Canada ?

« Huawei Canada est actif au Canada depuis plus de dix ans et emploie plus de 1 100 employés au pays. La plupart d’entre nous en sont à anticiper la technologie sans fil de 5e génération, mais il faut garder en tête que de nombreuses régions éloignées n’ont toujours pas d’accès fiable au réseau mobile de 3e ou 4e génération. Ce projet aidera le Canada à respecter l’engagement qu’il a pris auprès de l’ONU quant à la prestation d’un service Internet haute vitesse à tous les Canadiens d’ici 2030 », a expliqué Alykhan Velshi, vice-président des affaires commerciales de Huawei Canada.

Huawei Canada a fait produire trois courts-métrages dressant le portrait de plusieurs résidents du nord dans leur collectivité respective – qui dépendent toutes d’un accès Internet pour faire prospérer et connaître leurs petites entreprises.

Pour sa part, Jean-François Dumoulin, vice-président des affaires réglementaires et gouvernementales auprès de la société Ice Wireless and Iristel, indique qu’il faut miser sur de l’équipement à haute fiabilité et à la fine pointe de la technologie dans le but de réduire au minimum la nécessité d’une intervention physique et d’éviter les pannes qui plongeraient de nouveau les collectivités dans la grande solitude. « C’est justement pour cela que nous avons décidé de collaborer avec Huawei Canada », a-t-il précisé.

À lire : Le sort de la directrice financière de Huawei scellé par la justice canadienne

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Politique municipale

Zones inondables : « le gouvernement renvoie la balle aux municipalités »

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L’arrondissement de Pierrefonds-Roxboro a exprimé aujourd’hui, 22 juillet, son mécontentement à l’encontre du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation concernant la gestion des demandes des résidents des zones inondables.

Le 15 juillet dernier, le ministère des Affaires municipales a révisé sa cartographie des zones inondables (ZIS), délimitant le territoire sur lequel il est interdit de reconstruire.

En annonçant cette mesure, adoptée suite aux crues printanières, le gouvernement a déclaré aussi que les municipalités seront désormais responsables de recueillir et de traiter les demandes des citoyens.

Or, l’arrondissement de Pierrefonds-Roxboro rappelle que lors du dépôt de la première cartographie, cette tâche incombait à Québec, qui demandait aux citoyens d’envoyer leurs demandes de révision directement au gouvernement.

Des municipalités sans les ressources nécessaires

Submergé par les demandes des citoyens depuis l’annonce, l’arrondissement de Pierrefonds-Roxboro a dénoncé ce lundi, 22 juillet, cette situation, rappelant que le ministère n’a pas encadré les municipalités pour ce faire.

« Encore une fois, le gouvernement renvoie la balle aux municipalités sans nous outiller avec les moyens nécessaires afin de répondre aux demandes et aux inquiétudes des citoyens », a précisé Dimitrios (Jim) Beis, le maire de l’arrondissement de Pierrefonds-Roxboro.

M. Beis a affirmé notamment que l’arrondissement a appris cette nouvelle au même temps que les citoyens. « Le gouvernement du Québec démontre encore qu’il travaille à reculons, sans consulter les municipalités qui sont les premières concernées », a-t-il commenté.

L’arrondissement a déclaré en outre qu’il ne possède pas les données et les ressources humaines pour traiter les demandes des résidents qui souhaitent que leur domicile soit retiré de la ZIS. Et ce, sachant que « le gouvernement remet la responsabilité entière à l’Administration des municipalités de certifier si une adresse a réellement été inondée ou pas, ce qui va au-delà de l’expertise et du mandat de l’arrondissement. »

Lire aussi : Enseignement à la maison : les recommandations des parents foulées aux pieds par Québec ?

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