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Agriculture

Black Friday : Vivent les ventes !

Saoud Maherzi

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Aujourd’hui, c’est le Black Friday, fête de la consommation que Mélanie Joly finira par déclarer férié dans quelques années, quand Netflix aura avalé tous ses crédits d’impôts sans payer d’impôts. Le Black Friday, ça annonce le temps des fêtes et des emplettes. C’est tout un cérémonial de l’achat, de la publicité, des promotions, l’appel des écrans et des vitrines à tous, même aux pauvres – surtout aux pauvres – car l’aliénation de la marchandise est un droit pour tous.

De grands moyens sont mis en œuvre pour que nous consommions. Parce qu’il faut le savoir, nous sommes dans l’ère de l’Homo Consumeris. Ça fait un moment déjà. Mais maintenant, ça a un nom. C’est moi qui l’ai inventé : Homo Consumeris. Peut-être que ça existe déjà, mais disons que je l’ai inventé.

Pour niaiser, on se raconte le black Friday de l’Homo Consumeris ? C’est parti !

L’Homo Consumeris commence son vendredi fou – parce qu’il faut bien franciser la déchéance capitaliste – le jeudi, il vient planter sa tente en face d’un grand centre d’achat, parfois en famille, parce que les randonnées en forêt c’est dépassé. De toutes façons, il y a de moins en moins de forêts et de plus en plus de centres commerciaux. En quelque sorte, c’est la loi de la nature, ou la loi des bulldozers arrachant des arbres pour construire des Walmart ou des Costco ou des Target ; et pour ne pas dire que j’épargne les arabes, des Adonis. Donc Homo Consumeris plante sa tente pour être parmi les premiers clients fidèles à entrer dévaliser le magasin. Le vendredi matin, il se réveille avec la famille, et ils vont se poser en face du centre commercial attendant l’ouverture avec une foule d’autres Homo Consumeris ensardinés (participe passé du verbe ensardiner voulant dire concentré comme des sardines).

Ça pousse, ça tire, ça souffle, ça sent, on s’étouffe, mais ça vaut le coup. Et, ça vaut le coût surtout !

Un employé arrive. Homo Consumeris le voit à travers les portes en vitre. Il sort son trousseau de clé, déverrouille la porte, et court se planquer avant que la masse l’écrase. C’est parti ! Homo Consumeris entre en courant avec ses enfants et sa concubine. Ils évitent la première rangée d’amateurs destinés à être écrasés par la foule, et commencent les emplettes. Papa Consumeris prend la télé, Mama Consumeris prend le mixeur, ou vice versa, pour éviter les commentaires féministes à dormir sur le canapé. Les enfants vont se pendre aux consoles, aux tablettes, à tout sauf à un bouquin. Faut dire que les livres n’ont pas vraiment évolué depuis des siècles niveau graphisme. Le HD, ils ne connaissent pas ça, les livres.

Mama Consumeris voit une boite de chaussures. Elle la veut. Ce sont des Adidas. Mama Consumeris court vers la boite, mais une petite fille toute mignonne avec sa maman l’a déjà prise. Il n’en reste plus. Alors Mama Consumeris, arrache le paquet des mains de la gamine, l’insulte – en français pour accommoder la Ville et les médias francophones – et s’en va en courant. La civilisation, c’est tout un concept.

Au bout de quelques heures de sport de consommation et accessoirement de combat, la petite famille Consumeris s’en va payer tout ce matériel et rentrent chez eux, le coffre et le cœur pleins. Surtout le coffre !

Le vendredi fou, c’est toute une épopée au nom du Bien : un beau conte de faits.

Et moi, je juge Homo Consumeris sur mon nouveau PC que j’ai acheté sur internet, pas cher du tout sur Amazon. Vraiment, une aubaine avec la livraison gratuite en plus. J’en ai même acheté deux, parce que je pouvais. Je fais ce que je veux. Je suis libre moi. Je suis libre.

Pendant ce temps là, au loin, les directeurs Marketing chantent en chœur : « Vivent les ventes, vivent les ventes, vivent les ventes d’Hiver ».

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Diplômé de HEC Montréal, Saoud a écrit depuis 2013 dans divers médias. Il dédie le plus clair de son temps libre à la lecture, l’écriture et à la boxe trouvant une cohérence dans l'unité de ces activités. "Find what you love and let it kill you" - Bukowski

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Agriculture

Agroindicateur 2018 : l’économie agricole du Québec pète la forme

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L’Agroindicateur 2018 – Une performance économique agricole touchée par les tensions commerciales internationales

L’Agroindicateur est un modèle économétrique construit à partir de variables qui reflètent l’économie agricole du Québec. La Financière agricole du Québec qui a rendu public, vendredi 21 décembre, l’Agroindicateur 2018, a estimé le revenu agricole net de l’année en cours à 1,1 milliard de dollars.

Depuis 2010, la santé économique du secteur agricole québécois se porte relativement bien avec des revenus annuels nets de 1,1 milliard de dollars en moyenne, ce qui est supérieur à la moyenne des cinq des dernières années. « L’Agroindicateur 2018 laisse pressentir que l’économie agricole du Québec se porte bien, ce que je trouve encourageant », a déclaré André Lamontagne, ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec.

Une bonne nouvelle pour les entreprises

Parmi les raisons expliquant la bonne santé du secteur agricole, il faut souligner que le prix du pétrole et le taux de change sont actuellement favorables au secteur agricole canadien et québécois. En outre, le taux de change favorise la performance économique de ce secteur, notamment en rendant les exportations agricoles et agroalimentaires québécoises plus compétitives sur les marchés internationaux.

Au dire du ministre Lamontagne, ce chiffre de 1,1 milliard de dollars est une bonne nouvelle pour les entreprises québécoises qui vont continuer d’offrir des produits distincts et de qualité.

Le président-directeur général de La Financière agricole du Québec explique que depuis 2005, l’Agroindicateur permet d’estimer le revenu agricole net de l’année en cours à partir de variables qui représentent l’économie agricole du Québec dont les recettes monétaires agricoles, les prix des produits et des intrants et le taux de change. « La Financière agricole est fière de rendre disponible cet outil », s’est réjoui le PDG Ernest Desrosiers.

Malgré tout, des difficultés persistent…

Pourtant, la réalité est plus difficile à certains endroits. Selon Statistique Canada, les recettes monétaires agricoles québécoises de sirop d’érable et autres produits de l’érable ont connu une diminution de 23 % en 2018. Du côté des grandes cultures, les paramètres déterminants des marchés à l’échelle mondiale s’avèrent plutôt stables. Le prix de référence du soya américain a chuté, une conséquence suite aux tarifs de 25 % imposés par la Chine sur le soya en provenance des États-Unis. La situation est différente pour le maïs-grain puisque les prix ont connu une croissance en 2018.

À lire aussi : AEUMC : que gagne le Québec dans le nouvel accord commercial nord-américain

Il en est de même du côté des productions animales. Les indices de prix ont diminué par rapport aux dernières années. La gestion de l’offre permet une relative stabilité des prix du lait, de la volaille et des œufs. Du côté de la production porcine, la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine a engendré une forte diminution du prix de référence du porc.  En ce qui a trait au secteur bovin, les prix se situent encore dans un cycle baissier en raison de l’accroissement des troupeaux reproducteurs à l’échelle nord-américaine.

Source : La Financière agricole du Québec

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Agriculture

« Vin du Québec », une nouvelle indication géographique protégée

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Pour la promotion et la valorisation des produits bioalimentaires [d’ici], le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, André Lamontagne, a annoncé la nouvelle indication géographique protégée « Vin du Québec » lors d’une visite au vignoble du Domaine St-Jacques, dans la municipalité de Saint-Jacques-le-Mineur, en Montérégie.

L’ensemble des vins préparés au Québec qui satisferont aux exigences de l’appellation pourra arborer cette nouvelle certification qui constitue un outil de protection officiel de leur authenticité. Cette reconnaissance serait une mesure concrète que prend le nouveau gouvernement caquiste pour encourager l’économie du Québec.

« Nous sommes déterminés à faire rayonner les entreprises d’ici et cette reconnaissance constitue une façon concrète de le faire. La reconnaissance de l’IGP « Vin du Québec » correspond à un moment très attendu de la part des vignerons québécois. » – André Lamontagne, ministre de l’Agriculture.

Répondant à une demande des consommateurs, la marque « Vin du Québec » permettra de répertorier plus facilement les vins d’ici. « C’est aussi une façon de promouvoir l’économie locale en favorisant la consommation de produits du terroir. Dans les faits, cette valorisation va aider le consommateur à distinguer ces produits de ceux de la concurrence. Elle se caractérise bien souvent par un positionnement de haut de gamme qui entraîne une hausse de la demande », fait valoir André Lamontagne, ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation.

« Vin du Québec », une marque de reconnaissance!

En stimulant le développement du secteur des vins du Québec , en garantissant l’origine, l’authenticité et la traçabilité des produits vinicoles, en améliorant l’expertise des viticulteurs et la qualité des vins du Québec  et en leur apportant une valeur ajoutée, cette IGP contribue à l’atteinte d’objectifs importants de la Politique bioalimentaire 2018-2025 du gouvernement du Québec, à savoir : l’amélioration des connaissances alimentaires et le dialogue avec les consommateurs, ainsi que la promotion et la valorisation des produits bioalimentaires d’ici.

En 2017, on dénombrait 295 entreprises qui cultivaient de la vigne; 144 d’entre elles avaient un permis de production artisanale de vin.

Tout en saluant cette « marque de reconnaissance » du gouvernement, Yvan Quirion, président du Conseil des vins du Québec, précise que le Québec devient ainsi le seul territoire en Amérique du Nord où le processus d’obtention d’une IGP est basé sur les normes ISO de l’Organisation internationale du vin. « Je suis convaincu que cette appellation deviendra un gage de qualité recherché par les consommateurs, tout en témoignant du savoir-faire des vignerons et de l’excellence de nos produits », dit M. Quirion.

À lire aussi : Sélection Caseus : voici les meilleurs fromages du Québec!

Rappelons que la nouvelle IGP s’ajoute aux appellations réservées déjà reconnues, soit : « Biologique », « Agneau de Charlevoix », « Cidre de glace du Québec », « Vin de glace du Québec », « Fromage de vache de race Canadienne » et « Maïs sucré de Neuville ». Plus de 2 100 entreprises et près de 10 000 produits alimentaires profitent actuellement d’une certification ou portent le nom d’une appellation réservée, conformément aux exigences de la Loi sur les appellations réservées et les termes valorisants (LARTV).

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Sélection Caseus : voici les meilleurs fromages du Québec!

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Pour le 20e anniversaire de la création du concours Sélection Caseus, un record a été battu : 236 fromages ont été inscrits par 47 fromageries en avril dernier. Au terme d’un rigoureux processus d’évaluation, mené par un jury de 25 experts, 75 fromages se sont rendus en finale.

Lors d’une cérémonie tenue le 1er novembre dernier au Musée de la civilisation de Québec, le Bleu d’Élizabeth, de la Fromagerie du Presbytère (Centre-du-Québec), a reçu le prestigieux Caseus Or, symbole d’excellence en matière de fromages au Québec.

Ce fromage est donc sacré « meilleur fromage du Québec 2018 »! C’est la troisième fois que ce fromage décroche le Caseus Or depuis 1998, année de la création du concours. En outre, trois autres fromages de la Fromagerie du Presbytère se voient récompensés cette année.

27 fromages s’illustrent au fil d’arrivée

Le Caseus Argent a été remis au Zacharie Cloutier, de la Fromagerie Nouvelle France (Estrie). Le Caseus Bronze a été décerné au fromage Le Pont Blanc, de la Fromagerie Au Gré des Champs (Montérégie).

Le Caseus Longaevi, qui récompense un fromage qui est vieilli longtemps, a été attribué au Louis Cyr 4 ans, de la Fromagerie Bergeron (Chaudière-Appalaches).

La mention spéciale du meilleur fromage biologique a été allouée au fromage Le Pont Blanc, de la Fromagerie Au Gré des Champs (Montérégie). Celle du meilleur fromage au lait cru a été décernée au Pionnier, de la Fromagerie Nouvelle France (Estrie) et de la Fromagerie du Presbytère (Centre-du-Québec).

« Dès le début du concours en 1998, le gouvernement du Québec s’est associé à Sélection Caseus. Et pour cause! Le dynamisme du milieu qui prévalait déjà était gage de succès. Depuis, la qualité de l’industrie fromagère québécoise n’a cessé de croître » – André Lamontagne, ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation.

Le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, André Lamontagne, a félicité la qualité de l’industrie fromagère québécoise que ne cesse de croître. « Nous pouvons être fiers des fromages exceptionnels que nous produisons. Cette année, le concours enregistre un nouveau record d’inscriptions. C’est la preuve que Sélection Caseus est devenu un rendez-vous annuel incontournable », a souligné M. Lamontagne.

Pour la survie des fromagers et fermes laitières du Québec

Tout comme lui, Bruno Letendre, président des Producteurs de lait du Québec a indiqué que le concours Sélection Caseus rend hommage à l’expertise des fromagers artisans d’ici et offre une vitrine exceptionnelle aux produits québécois. Il ajoute qu’avec l’arrivée de fromages importés permise par l’Accord économique et commerciale globale avec l’Union européenne (AECG), « la sélection des fromages d’ici s’avère cruciale pour la survie de nos fromagers et fermes laitières du Québec ».

« Les fromages d’ici proposent une variété de plus de 500 produits pour charmer tous les goûts. Le savoir-faire du Québec n’a vraiment rien à envier aux autres. On est « les meilleurs » comme le rappelle d’ailleurs cette 20e présentation de Caseus… » – Bruno Letendre, président des Producteurs de lait du Québec.

Créé en 1998, Sélection Caseus souligne depuis 20 ans l’excellence des fromages québécois et met en évidence le savoir-faire de celles et ceux qui les fabriquent. Il vise à faire découvrir aux consommateurs le génie créatif des fromagers, qui s’exprime dans une multitude de produits novateurs et de très grande qualité.

Le concours est organisé par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation et des acteurs importants du secteur bioalimentaire québécois : Aliments du Québec, l’Association des fromagers artisans du Québec, le Centre d’expertise fromagère du Québec, le Conseil des industriels laitiers du Québec, La Financière agricole du Québec, l’Institut de technologie agroalimentaire et le Syndicat des producteurs de chèvres du Québec.

Pour consulter la liste des gagnants : www.caseus.ca.

Source : MAPAQ

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