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Budget 2019 : Montréal fait une part belle à la nature et à la mobilité durable

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Qualifié de « pro-économie et pro-écologie », le Budget 2019 de la ville de Montréal dévoilé par l’administration Plante-Dorais, jeudi 8 novembre 2018, se chiffre à hauteur de 5,7 milliards de dollars, soit 4,3 % de plus que l’an dernier.

Après une lecture [moins approfondie] du Budget 2019, le Conseil régional de l’environnement de Montréal (CRE-Montréal) s’est dit impressionné par la « place de choix » accordée à la nature et la mobilité durable. « Même si la complexité de ce document mérite une lecture plus approfondie, la première impression du CRE-Montréal est très favorable : l’environnement, la mobilité durable et l’aménagement y trouvent une place prépondérante », peut-on lire dans un communiqué émis par l’organisme qui se consacre à la protection de l’environnement et à la promotion du développement durable sur l’île de Montréal.

Budget 2019, « une bonne nouvelle pour la nature en ville »!

Dans la foulée, le CRE-Montréal souligne « une bonne nouvelle pour la nature en ville » qui se voit allouer 60 M$ pour l’acquisition de nouveaux espaces verts. Estimant que c’est « presque autant pour les parcs locaux et les grands parcs (57 M$ pour chaque catégorie), 41,5 M$ pour la gestion de la forêt urbaine et 3,3 M$ pour les liens verts actifs.

L’organisme note que ce sont près de 215 M$ qui bénéficieront directement à la partie non minérale du territoire. « Même si l’on sait que cela reste insuffisant pour préserver adéquatement l’ensemble du patrimoine naturel de Montréal, cela représente une belle avancée dans cette direction », nuance le CRE-Montréal, qui espère que les espaces verts et bleus que sont les ruisseaux sauront bénéficier aussi de ces sommes.

« Un élément à surveiller : 88 M$ sont prévus pour le parc Jean-Drapeau pour le maintien et le développement de l’actif (ce qui dépasse les 60 M$ prévus pour l’acquisition à l’échelle de l’île). Cet investissement étant repris dans la section ‘’espaces verts et parcs’’, il faut espérer qu’une part importante de cet argent sera alloué à la nature dans le parc. » – Conseil régional de l’environnement de Montréal

Par ailleurs, le Conseil régional de l’environnement de Montréal croit savoir que la « mobilité active » va chercher un gros morceau de l’enveloppe pour les transports actifs. À savoir que près de 90 M$ sont dégagés pour agrandir le réseau cyclable, notamment pour le programme de développement du Réseau express vélo (REV) et plus de 437,5 M$ (PTI) pour le nouveau programme d’aménagement des rues qui permettront le réaménagement des rues de la métropole en intégrant les questions de sécurité et la réallocation de l’espace en faveur de la mobilité active.

Pour ce qui est de la « Vision zéro », le CRE-Montréal indique qu’elle pourra aussi se traduire concrètement avec, entre autres, une enveloppe de 38,5 M$ pour le programme de sécurisation des abords des écoles. Tout comme au niveau des infrastructures liées à l’eau et aux matières résiduelles, l’organisme montréalais souligne qu’elles ont « une grosse part du gâteau : 1,5 M$ sur trois ans au PTI pour l’eau et 300 M$ pour les matières résiduelles (cinq infrastructures de traitement des matières organiques, un centre de tri et de nouveaux écocentres) ».

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Réouverture d’une grande affaire de contrefaçons d’œuvres de Rodin

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L’affaire a commencé en 2001 lorsque le musée Rodin a déposé plainte concernant la circulation de copies illégales réalisées à partir des œuvres du sculpteur français.

Les reproductions des sculptures « Le penseur », « Le baiser », « La main de Dieu » et d’autres œuvres, ont été exposées et vendues à l’étranger comme étant des originaux.

Selon l’AFP, quatre hommes et la société italienne « Gruppo mondiale » ont comparu devant la cour d’appel de Paris, ce mercredi, 20 février. Le nombre des reproductions est impressionnant. On estime que 1.700 pièces ont été tirées à partir de 52 oeuvres de l’artiste.

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AQAADI : lueur d’espoir pour les 18 000 dossiers d’immigration annulés par Québec ?

Baba-Idriss FOFANA

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Suite à la décision du gouvernement du Québec d’annuler « 18 000 dossiers d’immigration » pour cause d’une réforme de l’Immigration à travers le nouveau projet de loi PL9, l’Association québécoise des avocats et avocates en droit de l’immigration (AQAADI) a décidé, mercredi, d’attaquer en justice cette décision qu’elle juge « illégale ». Elle souhaite que Québec revienne à de meilleur sentiment en traitant avec « urgence » ce dossier.

L’affaire des 18 139 dossiers fait grand bruit non seulement au Québec mais ailleurs dans le monde. Estimés à entre 50 000 et 60 000 personnes, ces candidats à l’immigration ont vu leur « rêve brisé » depuis quelques jours. Cette décision qualifiée « d’inhumaine et d’inacceptable » a été rejetée à l’unanimité par l’opposition québécoise depuis l’introduction du projet de loi PL9 le 7 février dernier par le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI).

Le projet de loi PL9 de la discorde…

Le 14 février dernier, dans une lettre ouverte adressée au ministre québécois de l’Immigration, 94 avocats en droit de l’immigration issus de de l’AQAADI, s’étaient opposés à la volonté du gouvernement Legault de jeter 18 000 dossiers d’immigration à la poubelle, tout en l’invitant à changer d’avis. « Dans le meilleur intérêt de tous, nous vous demandons officiellement de traiter ces dossiers, de rassurer la population, et ce, tout en travaillant ensemble à parfaire le nouveau système sans préjudicier nos candidats actuels. Qu’on en prenne plus ou qu’on en prenne moins, avant toute chose, l’important c’est d’en prendre soin », avaient suggéré les avocats signataires.

« Le PL9 vise à accroître la prospérité socio-économique du Québec et à répondre adéquatement aux besoins du marché du travail par une intégration réussie des personnes immigrantes ; à offrir les bases légales nécessaires pour améliorer la francisation, l’intégration et l’adéquation entre les besoins de main-d’œuvre du Québec et le profil des candidats sélectionnés. »

Le ministre Québécois de l’Immigration, Simon Jolin Barrette, avait émis une « fin de non-recevoir » à cette requête des avocats, voulant plutôt contacter les candidats pour leur fait part des programmes disponibles notamment le Programme d’expérience québécoise (PEQ) et la déclaration d’intérêt à travers le portail Arrima. Or, d’après les révélations de M. Barrette, plus de 91 000 personnes ont fait une demande d’immigration par le biais d’Arrima sans avoir reçu un retour de la part du MIDI en six mois. Et ce, pendant que le Québec fait face à une pénurie de main-d’oeuvre sans « précédent ».

18 000 dossiers d’immigration «encombrants»

Au départ, le gouvernement s’était engagé à payer 19 millions de dollars pour se débarrasser des 18 000 dossiers d’immigration devenus « encombrants » pour mettre en branle la réforme promise par la Coalition avenir Québec (CAQ). Mais les avocats en droit de l’Immigration, tout comme les partis d’opposition, ont soutenu qu’il est « plus judicieux d’investir » ce même montant pour « étudier rapidement » les dossiers en question.

À lire aussi : Québec «hanté et tourmenté» par les 18 000 dossiers d’immigration annulés!

Pour forcer le gouvernement a traité les 18 000 dossiers, l’Association québécoise des avocats et avocates en droit de l’immigration a décidé de le poursuivre devant la justice. Est-ce que ce recours est déjà un « soulagement » pour les personnes concernées? Sans connaître l’issue de cette bataille judiciaire qui va se déclencher, tout porte à croire que Québec est tiraillé de tous les côtés sur sa nouvelle vision de l’immigration.

Rappelons qu’au lendemain du dépôt du projet de loi PL9 sur l’immigration par le gouvernement dirigé par François Legault, le gouvernement fédéral dirigé par Justin Trudeau a dit « non » à Québec qui réclamait plus de pouvoir en matière de sélection des immigrants.

À lire aussi : Portail Arrima : Québec a reçu près de 100 000 demandes d’immigration, aucun candidat invité en 6 mois…

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STM : les salariés des services d’entretien sommés de cesser tout ralentissement de travail

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À la suite de l’audience publique tenue les 14 et 15 février derniers, le Tribunal administratif du travail (TAT) déclare que le ralentissement de travail et d’activités exercé par les employés des services d’entretien de la Société de transport de Montréal (STM) est illégal.

Le Syndicat du transport de Montréal (qui représente les personnes salariées des services d’entretien), ainsi que ses membres, ses représentants ou ses mandataires ont été sommés de prendre « immédiatement » les mesures requises pour que cesse tout ralentissement de travail et d’activités concerté. De plus, TAT ordonne que les membres du Syndicat fournissent le travail habituel requis par l’employeur en exécutant toutes et chacune de leurs tâches usuelles, sans moyen de pression.     

Le Tribunal retient que les données présentées par l’employeur démontrent une diminution du nombre d’autobus disponibles, et ce, malgré le nombre d’heures travaillées supérieur à celui des autres années.

Par exemple, le 4 février dernier, sur 1800 autobus de la STM, 1 270 étaient disponibles alors que 1 424 sont requis en cette période de l’année. Le 8 février également, le directeur général de la STM, Luc Tremblay, avait reconnu à l’émission Gravel le matin, que près du tiers de tous les autobus de la STM sont en réparation.

Le Tribunal précise dans sa décision que le procureur syndical a fait un travail considérable pour mettre en relief les différents éléments susceptibles d’affecter le nombre d’autobus en circulation. Cette preuve pourrait expliquer une certaine variation, mais pas de l’ampleur de celle qui est constatée.

À lire aussi : Métro de Montréal : un renfort de 153 nouvelles voitures de type Azur

Enfin, le Tribunal autorise le dépôt de sa décision au greffe de la Cour supérieure du district de Montréal et il rappelle aux parties que ce dépôt confère à l’ordonnance le même effet que s’il s’agissait d’un jugement de la Cour. Le défaut de s’y conformer peut-être sanctionné par une procédure d’outrage au Tribunal.

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