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CAN-CWIC à Montréal, l’informatique au féminin

Hanen Hattab

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Crédit photo CAN-CWIC

Plus de cinq cent quatre-vingts étudiantes venant de partout au Canada ont participé à la deuxième édition de la Célébration Canadienne des Femmes en Informatique (CAN-CWIC).

« Les gens étaient très enthousiastes, ils ne s’attendaient pas à un événement d’une telle envergure, c’est une première au Québec. Les six éditions précédentes se sont passées en Ontario. Depuis l’année dernière, la Célébration Canadienne des Femmes en Informatique est devenue un événement national. La grande première édition s’est déroulée à Ottawa. », a déclaré madame Naouel Moha, directrice coorganisatrice du CAN-CWIC, professeure au département d’informatique à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et directrice adjointe du centre institutionnel de recherche LATECE (Laboratoire de recherche sur les technologies du commerce électronique à l’UQAM).

L’événement a eu lieu le 3 et 4 novembre, au Sheraton à Montréal, et a réuni des sphères académiques et professionnelles autour d’un grand banquet, conférences, ateliers, activités étudiantes ludiques et scientifiques et une foire aux carrières.

Crédit photo Avant Première

Madame Julie Payette, la gouverneure générale du Canada, a souligné lors du coup d’envoi de l’événement que « les femmes sont toujours sous-représentées en informatique ». Cette initiative de l’Association for Computing Machinery, en collaboration avec l’UQAM et soutenue par plusieurs institutions universitaires, organismes et une trentaine de sponsors industriels canadiens, vise à promouvoir la parité dans les études supérieures en informatiques et inciter les femmes à poursuivre des carrières en sciences.

L’événement a débuté avec un défi de programmation entre 216 équipes de filles du monde entier (59 pays), parmi lesquelles 10 groupes participant officiellement aux finales du CAN-CWIC. Les trois équipes gagnantes ont été primées le 3 novembre, lors du banquet. Cette grande plateforme a pour but, notamment, de créer des opportunités pour les femmes dans la recherche universitaire et l’entrepreneuriat en informatique et les autres domaines scientifiques et technologiques. Une séance de présentation des travaux de recherches des participantes et d’autres activités de réseautages académiques et professionnels ont rassemblé des professeures et des étudiantes de l’UQAM, l’UDEM, Dalhousie University, University of Waterloo, University of Alberta, Carleton University et University of Ontario.

Photo libre de droits

Margaret-Ann Armour, doyenne associée responsable des Sciences et diversité à l’Université d’Alberta a rappelé que, de nos jours, ces domaines attirent significativement les femmes. « On est passé de 25 à 43% de femmes graduées dans les domaines scientifiques de 1982 à 2016 », a t-elle indiqué. Toutefois, Mme Armour, qui a dédié sa vie à la promotion des femmes de sciences, a confié que beaucoup d’efforts doivent être encore déployés dans la société et la communauté scientifique pour en finir avec les stéréotypes, les préjugés et la disparité dans les postes décisionnels.

Les conférences ont embrassé un large panorama de recherches en informatiques, en outre dans les domaines de la santé et l’intelligence artificielle, le commerce électronique, les finances, le design thinking (esprit design), la ville intelligente et aussi des questions relatives aux enjeux de l’événement à savoir l’équité, la parité, l’inclusion dans la recherche scientifique et la présence de la femme dans la littérature documentaire scientifique.

Beaucoup de professionnelles ont partagé avec les étudiantes leurs expériences en tant que femmes dans ces secteurs.

« J’ai fait un doctorat en intelligence artificielle et très souvent j’étais la seule fille dans la classe. Depuis plusieurs générations, on ne voit que des hommes dans ces disciplines, je pense qu’il est temps de renverser la balance. », a témoigné Sophie Callies, directrice de stratégies d’apprentissage et d’innovation chez ellicom.

Des professeures et des spécialistes de renom, comme Joëlle Pineau, ont présenté au public les dernières avancées technologiques et leurs applications dans les divers secteurs économiques et sociaux.

« On a organisé quatre sessions en parallèle dédiées à la recherche, aux nouvelles technologies, aux entreprises et une session spéciale intitulée «Hors des sentiers battus », qui regroupe des thèmes liés à l’informatique mais qui sortent de l’ordinaire comme l’apprentissage du codage aux enfants. », a précisé Mme Moha.

« Les filles ont été très enthousiastes. Elles ont surtout posé des questions sur l’environnement et la culture de l’entreprise ; et non pas seulement sur le boulot en tant que tel. », a remarqué Lynne Perrault, cheffe d’équipe en sécurité informatique chez Shopify.

« Le CAN-CWIC a été pour plusieurs étudiantes une belle occasion pour découvrir le contexte universitaire montréalais et pour décrocher des stages et des promesses d’embauches chez les entreprises présentes dans la foire aux carrières », a confié Mariam Limam coorganisatrice de l’événement et doctorante en études et pratiques des arts à l’UQAM.

 

 

 

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Crédit photo CAN-CWIC

Hanen Hattab est doctorante en sémiologie à l’UQAM. Ses recherches portent sur les pratiques d’art et de design subversifs et contre culturels comme le vandalisme artistique, le sabotage et les détournements culturels dans l’illustration, les arts graphiques et la sculpture.

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Le budget canadien 2019-2020 expliqué en tweets par l’argentier du gouvernement Trudeau

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Le gouvernement libéral dirigé par le premier ministre Justin Trudeau a enfin levé le voile sur le budget fédéral 2019-2020. Il a été déposé mardi 19 mars à la chambres des communes à Ottawa par le ministre des Finances du Canada, Bill Morneau, qui reprend « les parties intéressantes » sur son compte Twitter.

C’est le quatrième et le dernier budget du gouvernement Trudeau avant les élections canadiennes d’octobre 2019. Là, les libéraux ont décidé d’«investir dans la classe moyenne », en misant un peu plus sur : les jeunes, les personnes âgées, le logement, la propriété, la santé, la formation, les médias, Internet à haute vitesse, l’économie verte etc.

Même si le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) estime que « le dernier budget libéral déçoit alors que les Canadiens ont grandement besoin d’aide », dans le dossier de l’assurance-médicaments. Or, tout semble « bien beau » avec les tweets de l’argentier Bill Morneau.

À lire aussi : Élections canadiennes 2019 : Facebook prépare des outils sur l’authenticité et la transparence…

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20 mars : la Francophonie en chiffres depuis l’élection de Louise Mushikiwabo à la tête de l’OIF en 2018

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Capture OIF

La Journée internationale de la Francophonie est célébrée tous les 20 mars, dans le monde notamment dans les États et gouvernements qui regroupent l’organisation internationale de la Francophonie (OIF). Cette année, le thème retenu pour les festivités s’intitule : « En français… s’il vous plaît »!

Depuis le choix de Louise Mushikiwabo en qualité de Secrétaire générale de la Francophonie, en remplacement de Michaëlle Jean, par les Chefs d’État et de gouvernement réunis au XVIIe Sommet de la Francophonie, en 2018, à Erevan, l’OIF compte désormais 88 États et gouvernements dont 54 membres, 7 membres associés et 27 observateurs.

Combien de francophones dans le monde ?

Les Émirats arabes unis, le Kosovo et la Serbie sont devenus Membres associés. Quand la Gambie, l’Irlande, l’État de Louisiane (États-Unis) et Malte font leur entrée en tant que « simple » observateurs.

À lire aussi : Québec finance TV5 Monde pour la promotion de la culture québécoise

Selon l’OIF, le français est la 5e langue mondiale par le nombre de ses locuteurs, après le mandarin, l’anglais, l’espagnol et l’arabe. Et l’une des seules langues avec l’anglais, à être présente sur les 5 continents. « En 2018, sur 106 pays et territoires, 300 millions de personnes sont capables de s’exprimer en français », extrait de La langue française dans le monde 2018 (LFDM), selon les statistiques par pays.

300 millions de personnes s’expriment en français…

Dans cette « galaxie francophone », 235 millions de personnes vivent sur la planète « naître et vivre aussi en français », c’est-à-dire qu’ils font un usage quotidien de la langue française, même si les contextes sont variés. Cette langue, acquise dès l’enfance, arrive plus ou moins tôt et sert plus ou moins souvent. Elle est tour à tour et tout à la fois :

  • langue du foyer et de l’école, transmise par les parents et/ou apprise à l’école, là où elle est langue de scolarisation ;
  • langue officielle (seule ou aux côtés d’autres langues) qui sert pour les démarches administratives, les relations professionnelles, les contacts avec les institutions…
  • langue sociale, quand elle permet de communiquer entre concitoyens de langues maternelles différentes ;
  • langue de communication et de culture, très utilisée dans les médias, les activités culturelles, la littérature

Cette « planète », au cœur de la galaxie francophone, rassemble des peuples issus de tous les continents et de toutes les cultures, mais sa composante principale et croissante se situe dans toute l’Afrique avec près de 60 % de locuteurs quotidiens de français en 2018.

Retrouvez toutes les activités francophones dans le cadre du 20 mars sur le site : www.20mars.francophonie.org

Source : Organisation internationale de la Francophonie

À lire aussi : Mars, BAnQ célèbre le Mois de la Francophonie à travers l’intégration…

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Déclaration de revenus : l’ARC répond à cinq principales questions que les Canadiens se posent

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Chaque année, pendant la période de production de déclaration de revenus, des Canadiens appellent l’Agence du revenu du Canada (ARC) pour lui poser diverses questions. Vous trouverez ci-dessous les réponses aux questions les plus souvent posées pendant cette période.

L’ARC vous renvoie, dans la plupart des réponses, aux services en ligne de l’Agence, comme Mon dossier, ou à ses applications mobiles MonARC ou MesPrestations ARC.

1-Comment puis-je mettre à jour mon adresse?

Vous pouvez le faire au moyen de Mon dossier, de MonARC ou de MesPrestations ARC, ou par téléphone au 1-800-959-7383. Vous pouvez aussi remplir le formulaire RC325, Demande de changement d’adresse, ou préparer une lettre dans laquelle vous incluerez votre numéro d’assurance sociale, votre nouvelle adresse, la date de votre déménagement et votre signature. Envoyez ensuite le formulaire ou la lettre par la poste ou par télécopieur à votre centre fiscal.

2-Comment puis-je mettre à jour mon état civil?

Vous pouvez le faire au moyen de Mon dossier, de MonARC ou de MonPrestations ARC, ou par téléphone au 1-800-387-1194. Vous pouvez aussi remplir le formulaire RC65, Changement d’état civil, et l’envoyer à votre centre fiscal. 

3-Quel est mon solde dû? Quand aurai-je mon remboursement?

Dans les deux cas, il vous suffit de consulter Mon dossier ou MonARC. Notez que MonARC vous donnera aussi d’autres précisions sur votre remboursement, comme la méthode de paiement (par dépôt direct ou par chèque), la date d’envoi et le montant remboursé. Pour en savoir plus sur votre remboursement, vous pouvez aussi communiquer avec le Système électronique de renseignements par téléphone, au 18002676999, de la mi-février à décembre 2019. 

4-Comment puis-je obtenir une copie de mon avis de cotisation ou de nouvelle cotisation?

La façon la plus rapide et la plus facile est d’aller dans Mon dossier. Vous pourrez voir et imprimer des renseignements figurant sur l’avis de cotisation ou de nouvelle cotisation concernant la plus récente déclaration de revenus et de prestations que vous avez produite ou celles des 9 années d’avant.

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Vous pouvez recevoir votre courrier fiscal par voie électronique. Pour vous inscrire à ce service, allez dans Mon dossier, MonARC ou MesPrestations ARC et sélectionnez l’option permettant de gérer votre courrier en ligne. Vous pouvez aussi vous inscrire en indiquant votre adresse courriel dans votre déclaration. Une fois inscrit, vous recevrez un courriel lorsque votre avis de cotisation ou de nouvelle cotisation ou tout autre document provenant de l’Agence est consultable en ligne. Allez à Courrier en ligne pour en savoir plus. 

5-Que dois-je faire pour m’inscrire au dépôt direct?

Vous pouvez vous y inscrire au moyen de Mon dossier, de MonARC ou de MesPrestations ARC, ou par l’entremise de votre institution financière (si vous êtes un membre de Desjardins ou un client de TD Canada Trust). Vous pouvez aussi remplir le Formulaire d’inscription au dépôt direct au Canada ou composer le 1-800-959-7383

L’Agence indique que ses services en ligne sont « rapides, faciles à utiliser et sécurisés ». Les Canadiens peuvent s’en servir pour produire leur déclaration de revenus et de prestations, faire un paiement, savoir où en est le traitement de leur déclaration, s’inscrire au courrier en ligne, demander des prestations pour enfants et plus encore.

Source : ARC

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