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Canada : la question de l’immigration divise encore au PCC

Baba-Idriss FOFANA

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Le 27 mai prochain, on connaîtra le nouveau chef du Parti Conservateur du Canada (PCC). En attendant, c’est la question immigratoire qui divise le plus les candidats.

Qui des 13 candidats à la direction du Parti Conservateur du Canada (PCC) succèdera à Stephen Harper ? Suite à la démission de l’ancien premier ministre, le 19 octobre 2015, après la défaite des Conservateurs lors des élections fédérales face aux Libéraux, Rona Ambrose a assuré l’intérim à la direction dudit parti, depuis le 5 novembre 2015. Chef de l’opposition officielle, elle a annoncé, mardi 16 mai, qu’elle quittait la politique, au moment où treize candidats s’affrontent dans la course à la direction du PCC, qui connaîtra son dénouement le 27 mai.

Pour l’heure, si on ne peut s’aventurer sur le « profil type » de celui qui pourrait être capable de prendre la tête du PCC, néanmoins, on pourrait parler des sujets qui divisent, notamment, la question de l’immigration. Un sujet qui revient sans cesse, de manière ‘’redondant’’ ,dans la plupart des discussions d’hommes politiques au Canada. Lors de la dernière élection, l’immigration, et plus particulièrement le sort des réfugiés syriens, était le sujet qui a le plus miné la campagne de Stephen Harper. Entre la révision des quotas d’immigrants, l’importance de prioriser les motifs économiques ou le besoin de confier au secteur privé le soin de parrainer les réfugiés, le sujet s’est de nouveau imposé durant l’actuelle course à la direction.

Faut-il accueillir 350 000 immigrants en 2017 ?

Et si Kellie Leitch aborde le sujet, c’est parce que l’immigration occupe une place dans sa campagne. « Je mets de l’avant des idées sur le développement des ressources naturelles, j’ai un plan basé sur le gros bon sens que je vais continuer à promouvoir. Mais soyons sérieux, l’immigration est un sujet sérieux et les Canadiennes veulent en parler », martèle la députée ontarienne, en entrevue à Radio-Canada. M. Leitch se dit convaincue que « les deux tiers des Canadiens et une vaste majorité de conservateurs souhaitent un contrôle plus serré des immigrants et une meilleure protection des valeurs canadiennes ». Si l’on s’en tient au dernier sondage Crop-Radio-Canada, réalisé en cette année, 75 % des Canadiens seraient favorables à ce qu’un test de valeurs fasse partie du processus de sélection des nouveaux arrivants. Faut-il croire que ce sondage conforte le discours de certains conservateurs ? En tout état de cause, il se dit que pour les militants conservateurs, il y a deux priorités : les politiques sur l’économie et les politiques sur l’immigration.

Aux dernières nouvelles, Statistique Canada rapporte que « 320 000 immigrants sont arrivés au Canada en 2015-2016. Entre 2006 et 2011, 1 162 900 immigrants se sont établis au Canada. L’Asie, y compris le Moyen-Orient, était la principale source d’immigrants au Canada au cours des cinq dernières années. La majorité des immigrants vivent dans quatre provinces : l’Ontario, la Colombie-Britannique, le Québec et l’Alberta ».

Les immigrants pour combler la main d’œuvre !

Alors que le pays veut accueillir cette année 350 000 immigrants, de quoi à donner de la graine à moudre chez certains prétendant à la direction du parti conservateur. À la question de savoir si ce quota est-il élevé ou pas, « Je pense que non », répond Erin O’Toole, Député de Durham (Ontario). Quand Maxime Bernier, Député de Beauce (Québec), juge que la cible actuelle est élevée : « Je l’ai dit très clairement, 350 000 immigrants, c’est beaucoup ». Si Mme Leitch refuse de se prononcer sur cette cible, cependant, elle admet que sa recette aurait fort probablement un impact à la baisse. À savoir que « (…) chaque immigrant ou réfugié doit avoir une entrevue face à face avec un officier de l’immigration ». « Ce processus va guider le nombre d’immigrants et de réfugiés, absolument », croit savoir Kellie Leitch. Le Député de Regina, Andrew Scheer, également candidat préfère ne pas se prononcer, estimant la question du nombre de nouveaux arrivants est délicate, « Je pense que ce n’est pas à moi de dire si 350 000 c’est trop grand ou trop bas », répond-t-il. A l’en croire, ce n’est pas aux politiciens de dire que [le nombre d’immigrants] est trop bas ou trop important. Pour M. Scheer, « ce sont nos besoins économiques qui doivent le déterminer ».

Comme on le voit, les candidats à la course de la chefferie du PCC ne semble pas unanime sur la question immigratoire. Toutefois, ils s’accordent à dire que l’immigration a un lien avec l’économie et qui dit économie, dit emploi. Et pour Maxime Bernier, le travail est la clé du succès en immigration. « C’est important d’avoir des gens qui viennent ici et qui ont un emploi, parce que dès qu’ils ont un emploi, c’est plus facile de s’intégrer à la société canadienne ». Une façon aussi de combler les besoins de main-d’œuvre dans les différentes régions du pays selon Erin O’Toole. « On doit avoir des travailleurs pour les emplois au Canada et nous avons besoin d’immigrants pour beaucoup d’emplois en Ontario, au Québec, dans les Maritimes. On doit équilibrer notre système », illustre le député de l’Ontario. Voilà qui est dit !

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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Walk4Friendship, la 11e marche la plus importante de Montréal pour encourager l’inclusion des personnes ayant des besoins spéciaux

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Le Cercle de l’amitié est un organisme qui favorise l’amitié et encourage l’inclusion des personnes ayant des besoins spéciaux. Et ce dimanche, l’organisme tiendra sa 11e Walk4Friendship, sa marche pour l’amitié !

Chaque année, cette marche de 2 km attire des centaines de personnes venues soutenir une collectivité inclusive dans laquelle les capacités uniques de chaque individu sont valorisées. L’objectif de la marche est d’amasser 600 000 $ pour permettre au Cercle de l’amitié d’offrir une programmation novatrice et inclusive tout au long de l’année.

Cette activité de collecte de fonds annuelle est amusante et parfaite pour toute la famille. Elle commencera par la réalisation d’une murale sur la pratique de l’inclusion par un artiste pop itinérant et l’animation sera réalisée par Lee Haberkorn de Virgin Radio. 

Après la marche, les participants pourront prendre part à une fête et se réchauffer avec des bouchées et des boissons chaudes. Ils pourront aussi participer à une multitude d’activités excitantes telles que des jeux technologiques, des tatouages à l’aérographe, du maquillage, des caricatures, de l’artisanat, des espaces sensoriels, la murale sur l’inclusion et plus encore !

Et pour mettre le public dans l’ambiance, le DJ Joe Volfman, un athlète et DJ atteint de paralysie cérébrale y sera de la partie! De plus, la Grande Roue s’est associée au Cercle de l’amitié pour offrir des tours gratuits à tous les participants qui amassent 100 $ ou plus.

Date : Le dimanche 3 novembre

Heure : 11 h 30

Emplacement : Au pied de la tour de l’Horloge, dans le Vieux-Port  

Depuis 2001, le Cercle de l’amitié accompli sa mission en menant des actions comme :

  • Enrichir la vie de centaines de jeunes ayant des besoins spéciaux en leur offrant des programmes sociaux et récréatifs quotidiens axés sur leurs capacités et en leur donnant l’occasion de nouer de vraies amitiés.
  • Donner du pouvoir à des milliers d’adolescents en les jumelant à des pairs qui ont des besoins spéciaux et en leur donnant l’occasion de faire une différence et d’apprécier les capacités uniques de leurs amis spéciaux.
  • Organiser des ateliers, des conférences, des retraites, des programmes et des événements pour les familles ayant des besoins spéciaux.
  • Sensibiliser sur l’inclusion par le biais d’événements, de campagnes sur les médias sociaux et de projet collaboratif avec les écoles, les entreprises et les organismes qui partagent nos valeurs.

La Walk4Friendship, un travail en chiffres :

Le cercle de l’amitié soutient actuellement 300 personnes ayant des besoins spéciaux et leur famille et a une incidence sur plus de 400 bénévoles chaque année. Les participants et participantes sont âgés de 5 à 39 ans. 

Plusieurs programmes : cercle du dimanche, yoga, art, sports, musique, cuisine, karaté, danse, théâtre, club d’anniversaire, camps d’été, d’hiver et de printemps, programmes des fêtes et événements familiaux. 

Pour rappel, les programmes sont inclusifs et ouverts à tous les Montréalais ayant des besoins spéciaux. 

Source : The Friendship Circle

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Fiscalité municipale : un Partenariat 2020-2024 pour des municipalités et des régions encore plus fortes

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C’est à l’Assemblée nationale du Québec que l’Union des municipalités du Québec (UMQ) et ses partenaires municipaux ont signé le nouveau « Partenariat 2020-2024 pour des municipalités et des régions encore plus fortes » avec le gouvernement. Premier acte d’une réforme globale de la fiscalité municipale.

L’entente intervenue est l’initiative la plus franche des 15 dernières années en faveur de la prévisibilité et de la diversification des revenus des gouvernements de proximité.

Une “bonne entente” pour l’ensemble des municipalités

Après des mois de négociation, la solidarité du monde municipal a permis de décrocher une entente qui reprend l’essentiel des demandes de l’UMQ. « Aujourd’hui, c’est un grand jour pour les municipalités. Ce n’était pas joué d’avance, mais à force de discussions avec nos partenaires, nous sommes arrivés à dégager une voie de passage. Nous pouvons nous dire « mission accomplie ». Voilà le résultat de deux ans de travail dont nous pouvons être fiers », a déclaré d’entrée de jeu monsieur Alexandre Cusson, président de l’UMQ et maire de Drummondville, à sa sortie de la cérémonie de signature qui se déroulait à la salle du Conseil législatif de l’Hôtel du Parlement.

L’UMQ se félicite qu’avec le nouveau « Partenariat 2020-2024 pour des municipalités et des régions en plus fortes », ce sont toutes les municipalités qui y gagnent, qu’importe leur taille ou leur région. 

« Il y en a pour tout le monde dans cette entente. D’abord, le gouvernement du Québec reconnaît pour la première fois le rôle des gouvernements de proximité comme moteurs de création de richesses. Le partage de la croissance d’un point de la TVQ arrimera le monde municipal à une importante source de revenu autonome et encouragera le développement économique. Autre priorité de négociation, l’augmentation du partage des redevances sur les ressources naturelles permettra de valoriser les régions du Québec. Au total, c’est plus de 3 milliards $ d’argent neuf qui iront aux municipalités », a ajouté Monsieur Cusson, qui y voit également la reconnaissance de l’importance de l’autonomie municipale.

Plus de 3 milliards $ d’argent neuf qui iront aux municipalités pour la fiscalité municipale…

Outre les gains sur les priorités de négociations de l’UMQ, la création du Fonds Régions et Ruralité, qui bénéficiera d’une nouvelle enveloppe de 224,5 millions $, et la bonification du programme d’aide à la voirie locale, sont aussi de bonnes nouvelles pour les gouvernements de proximité.

L’UMQ constate que la conclusion de l’entente est le résultat de l’influence de son travail de sensibilisation et d’argumentation en faveur d’une réforme de la fiscalité municipale et de l’importance des gouvernements de proximité dans le quotidien des citoyennes et des citoyens.

« L’UMQ a été la première à tirer la sonnette d’alarme sur l’avenir de l’impôt foncier. On le sait, cet outil est dépassé et fait reposer un poids de plus en plus insoutenable sur les épaules des contribuables et des entreprises. Les responsabilités du monde municipal sont en croissance et les revenus sont en baisse. C’est mathématique. Malgré les qualités de l’entente, il reste du travail à faire », a conclu le président de l’UMQ.

Source : UMQ

À lire : Eau potable : Québec baissera de moitié la norme de concentration maximale de plomb

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Eau potable : Québec baissera de moitié la norme de concentration maximale de plomb

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À la suite de l’annonce du gouvernement du Québec d’abaisser de moitié la norme de concentration maximale de plomb acceptable dans l’eau potable et de revoir les méthodes d’échantillonnage, conformément aux recommandations de Santé Canada, l’Union des municipalités du Québec (UMQ) insiste sur l’importance d’assurer la qualité de l’eau potable que consomment les citoyennes et citoyens. 

L’UMQ annonce qu’elle offre sa collaboration à l’élaboration de la stratégie d’intervention gouvernementale à cet effet dans les prochains mois. « La qualité de l’eau potable est une priorité pour les gouvernements de proximité, qui assument la responsabilité du réseau public de conduites d’eau. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les municipalités sont à pied d’œuvre jour après jour et investissent déjà pour moderniser leur réseau d’aqueduc », a déclaré le président de l’UMQ et maire de Drummondville, monsieur Alexandre Cusson.

L’eau potable qui sort des usines de traitement est exempte de plomb!

L’Union tient à rassurer la population : l’eau potable qui sort des usines de traitement est exempte de plomb et d’excellente qualité. Ce sont plutôt les composantes physiques de la plomberie qui peuvent occasionner le problème de contamination qui affecte certains quartiers dans un nombre limité de municipalités aux prises avec un réseau d’aqueduc vieillissant.

Cette problématique est complexe puisque la responsabilité des conduites d’eau est partagée entre les propriétaires privés, les institutions, les municipalités et les autres paliers de gouvernement. Le plan d’action que devront mettre en place les municipalités pour réduire la présence de plomb dans l’eau potable permettra par ailleurs de mieux documenter l’état de la situation sur leur territoire et d’agir en ce sens.

« Au cours des quatre prochaines années, ce sont plus de 8 milliards $ qui seront investis par les municipalités dans leurs conduites d’eau, en collaboration avec les autres paliers de gouvernement. »

– Alexandre Cusson, président de l’UMQ et maire de Drummondville

« Afin que la stratégie d’intervention gouvernementale porte ses fruits et atteigne les résultats escomptés, il s’avère essentiel que Québec établisse, avec les partenaires municipaux, un calendrier de mise en œuvre et un cadre financier qui tiennent compte des différentes réalités municipales en termes de ressources humaines, matérielles et financières, tout en gardant le cap sur l’objectif de maintenir et d’améliorer la qualité de l’eau potable au Québec », a conclu M. Cusson.

L’UMQ, la voix des gouvernements de proximité

Depuis maintenant 100 ans, l’UMQ rassemble les gouvernements de proximité de toutes les régions du Québec. Sa mission est d’exercer un leadership fort pour des gouvernements de proximité autonomes et efficaces. Elle mobilise l’expertise municipale, accompagne ses membres dans l’exercice de leurs compétences et valorise la démocratie municipale. Ses membres, qui représentent plus de 85% de la population et du territoire du Québec, sont regroupés en caucus d’affinité : municipalités locales, municipalités de centralité, cités régionales, grandes villes et municipalités de la Métropole.

Source : Union des municipalités du Québec

À lire : Ce quizz te permettra d’évaluer ta consommation d’eau

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