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Biodiversité

Canada : Trois espèces de baleines menacées

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Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a annoncé ce lundi, 6 mai, que trois espèces de baleines sont désormais considérées comme étant en péril dans les eaux canadiennes. 

Alors que le rorqual boréal est classé par le COSEPAC dans la catégorie « espèce en voie de disparition », le rorqual commun et la baleine à bec de Sowerby sont quant à elles considérées comme « préoccupantes ».

Toutes ces espèces ainsi que le rorqual bleu et la baleine noire de l’Atlantique Nord sont menacées à différents degrés par les activités humaines.

« La chasse commerciale au rorqual boréal n’a cessé que dans les années 1970, alors que certains de ces grands animaux étaient déjà nés », a expliqué Hal Whitehead, spécialiste des cétacés et coprésident du Sous-comité de spécialistes des mammifères marins du COSEPAC. 

Les effets nocifs de de la pollution sonore

Même si plusieurs mesures ont été prises afin de limiter les incidences du trafic économique sur la faune marine, plusieurs espèces demeurent menacées par entre autres la pollution sonore et la présence des grands navires.

Le rorqual bleu et la baleine noire de l’Atlantique Nord risquent encore d’être piégés par les engins de pêche ou de heurter les bateaux. Le COSEPAC a précisé que ces deux espèces ainsi que la baleine à bec de Sowerby sont vulnérables aux bruits causés par les bateaux, les exercices navals et les activités de prospection sismique en cours qui compromettent leur communication et leur survie.

Densité du trafic maritime dans l’Atlantique Nord en 2016-2017. Carte tirée de Marine Traffic (www.marinetraffic.com). Comité sur la situation des espèces en péril au Canada

Le comité a notamment indiqué que depuis que le canyon sous-marin du Gully, au large de la Nouvelle-Écosse est devenu une zone de protection marine en 2004, on observe de plus en plus de baleines à bec de Sowerby. Or les efforts qui contribuent à préserver la biodiversité ne dépendent pas seulement des autorités canadiennes.

« Les espèces ne se soucient pas des frontières. C’est donc toute la communauté mondiale qui doit travailler ensemble pour contrer les menaces. Aucun pays ne peut à lui seul sauver ces espèces », a fait remarquer John Reynolds, président du COSEPAC.

Lire aussi : Montréal interdit les contenants en plastique

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Actualités

La CAQ mène le Québec droit dans le mur, prévient Manon Massé

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À l’occasion de la fin de session parlementaire, Québec solidaire a dressé ce vendredi matin son bilan. Si Gabriel Nadeau-Dubois parle de « trahison de la classe moyenne », pour les promesses non tenues, Manon Massé laisse entendre qu’avec la CAQ, « le Québec fonce droit dans le mur encore plus vite qu’avec les libéraux ».

Pour les porte-parole de Québec solidaire, deux constats s’imposent : le gouvernement dirigé par la Coalition avenir Québec (CAQ) a non seulement démontré son absence totale de leadership en matière environnementale, il a également rompu ses promesses économiques en menant une guerre contre la classe moyenne québécoise.

« François Legault sent la pression »

« On a dit que l’environnement allait être notre priorité numéro un, et nous avons tenu promesse. François Legault sent la pression. Il a été forcé de répondre à nos questions quasiment tous les jours de la session parlementaire, et son parti a fini par se sentir obligé de convoquer ses troupes pour ébaucher un simili-plan environnemental à la va-vite. Mais la CAQ a échoué tous les tests. Avec eux, le Québec fonce droit dans le mur encore plus vite qu’avec les libéraux. La climato-passivité du gouvernement met notre avenir et celui de nos jeunes qui sont dans la rue chaque vendredi en danger », a martelé Mme Massé.

Celle qui a représenté Québec solidaire aux débats des chefs d’octobre 2018 a lancé un ultimatum au premier ministre Legault avant de menacer de « bouleverser son travail » à l’Assemblée nationale et dans la rue.

« On a lancé un ultimatum à M. Legault : son gouvernement doit déposer un plan de réduction des GES pour atteindre les cibles de GIEC, faire valider ce plan par un expert indépendant et mettre fin à l’exploration et à l’exploitation des hydrocarbures en sol québécois d’ici le 1er octobre 2020, sans quoi il devra payer un prix politique important. Nous n’avons pas peur de bouleverser son travail à l’Assemblée nationale et dans la rue, car nous avons l’appui de la population », a prévenu Manon Massé, députée de Sainte-Marie–Saint-Jacques.

Il n’y a pas qu’en matière d’environnement que la CAQ n’a pas fait ses preuves, estime Gabriel Nadeau-Dubois (GND). Sur le plan économique, le député de Gouin soutient que François Legault a « brisé ses promesses » en laissant tomber la classe moyenne qui travaille fort au détriment des multinationales.

« Pendant toute la campagne électorale, le premier ministre n’a pas arrêté de promettre des jobs payantes. Il s’est présenté comme le grand champion de la classe moyenne. Le retournement est pour le moins spectaculaire. Depuis Duplessis, jamais nous n’avons vu un premier ministre être aussi peu gêné de prendre le camp des multinationales contre la classe moyenne », a déploré le leader parlementaire de Québec solidaire.

Sur « la planète Legault », les Québécois gagnent trop d’argent…

GND a dénoncé « la planète de François Legault » sur laquelle le PDG d’Alcoa mérite un salaire de 13 millions de $ US, et le PDG d’Investissement Québec le million par année. « Sur la planète de François Legault, les Québécoises et les Québécois gagnent trop d’argent, mais le PDG d’Alcoa, lui, mérite son salaire à 13 millions de $ US, et le PDG d’Investissement Québec mérite son million par année. Main dans la main avec ses amis PDG, François Legault est en guerre contre la classe moyenne », a-t-il critiqué.

À lire : Tarification sociale des transports, QS insiste sur l’importance de la gratuité

Pendant ce temps, le gouvernement Legault veut utiliser le bâillon, une procédure spéciale pour faire adopter les projets de loi sur la laïcité (PL21) et l’immigration (PL9) face aux parlementaires qui feraient « obstruction » aux travaux en Commission.

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Bee City Canada : Saint-Laurent devient « Ville amie des abeilles »

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L’arrondissement montréalaise de Saint-Laurent est devenu, le 13 juin, la première municipalité québécoise à obtenir la certification « Ville amie des abeilles » décernée par l’organisme canadien Bee City Canada.

Près d’une vingtaine de personnes représentant les partenaires locaux de l’arrondissement se sont rassemblées jeudi après-midi à la Bibliothèque du Boisé pour assister à la remise du certificat officialisant le statut tant convoité.

« Nous sommes extrêmement heureux de recevoir cette reconnaissance qui nous tient vraiment à cœur. Nos équipes ont travaillé très fort au cours des dernières années pour mettre en place des projets en faveur de la protection des insectes pollinisateurs et de leurs habitats. Aujourd’hui, leurs efforts sont reconnus officiellement par un organisme pancanadien et nous en sommes très fiers », a déclaré le maire de Saint-Laurent, Alan DeSousa.

L’arrondissement de Saint-Laurent rejoint ainsi plusieurs villes canadiennes dont Toronto, Oshawa et Niagara Falls à avoir adhéré à ce programme.

L’arrondissement de Saint-Laurent est devenu la première municipalité québécoise à recevoir la certification « Ville amie des abeilles » décernée par l’organisme canadien Bee City Canada. On reconnaît sur la photo le maire de Saint-Laurent, Alan DeSousa, recevant le certificat des mains de la directrice de Bee City Canada, Shelly Candel.

« Nous sommes ravis d’accueillir Saint Laurent comme notre première « Ville amie des abeilles » au Québec. Nous souhaitons partager avec le reste du Canada les actions positives pour la sauvegarde des pollinisateurs entreprises par Saint Laurent. Nous pouvons tous être inspirés par cette communauté proactive en termes de protection de la biodiversité », a souligné Shelly Candel, directrice de Bee City Canada.

Pollinisation, ce qui a accroché Bee City Canada

De nombreux projets ont été mis en place dans Saint-Laurent depuis les dernières années en matière de protection de la diversité biologique, autant pour la faune que pour la flore. Réalisés en collaboration avec les organismes locaux, ces initiatives visent la création d’habitats propices aux pollinisateurs pour favoriser leur survie et la sensibilisation citoyenne sur l’importance de protéger ces derniers.

Parmi les projets majeurs de protection des pollinisateurs mentionnons le projet de conservation et de protection du boisé du parc Marcel-Laurin, la plantation de végétaux variés en priorisant les plantes nectarifères dans les espaces verts publics, la signature en 2017 de l’Engagement des maires pour la sauvegarde des monarques – Ville amie des monarques ainsi que la création de la toute première station Monarch Watch montréalaise au boisé du parc Marcel-Laurin.

À lire : Des ruches sur les toits des gares au Canada

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Déchets plastiques : le Canada interdit les plastiques à usage unique néfastes et met en garde les entreprises

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Chaque année, les Canadiens jettent plus de 3 millions de tonnes de déchets plastiques. Cela représente une perte de valeur pouvant atteindre 8 milliards de dollars par année et constitue un important gaspillage de ressources et d’énergie, selon le gouvernement. Tout en annonçant l’interdiction des plastiques à usage unique néfastes pour l’environnement, le Canada tiendra les entreprises responsables de leurs déchets plastiques.

La pollution plastique est un enjeu d’envergure mondiale auquel les Canadiens veulent s’attaquer.  Alors que moins de 10 % du plastique utilisé au Canada est recyclé, si le pays n’agit pas, la valeur estimée des matériaux de plastique jetés par les Canadiens atteindra 11 milliards de dollars chaque année d’ici 2030. « Nous sommes à la croisée des chemins. Nous ne pouvons plus fermer les yeux sur ce problème », a indiqué le gouvernement à l’occasion de l’adoption, lundi, des nouvelles mesures pour réduire les déchets plastiques, encourager l’innovation et promouvoir d’autres produits abordables et sécuritaires.

« Les Canadiens constatent de leurs propres yeux les conséquences de la pollution plastique. Ils en ont assez de voir les déchets plastiques polluer nos plages, nos parcs, nos rues et nos côtes. Nous avons la responsabilité de travailler avec nos partenaires pour réduire la pollution plastique, protéger l’environnement, créer des emplois et faire croître notre économie. Nous devons à nos enfants de garder l’environnement propre et sûr pour des générations à venir. »

– Justin Trudeau, premier ministre du Canada 

De concert avec les gouvernements et les entreprises à travers le pays, le gouvernement du Canada prévoit :

  • interdire les plastiques à usage unique qui nuisent à l’environnement dès 2021 (sacs de plastique, pailles, ustensiles, assiettes et bâtonnets à mélanger) lorsque les données scientifiques et les circonstances le justifient, et adopter d’autres mesures pour réduire la pollution issue des produits et emballages en plastique;
  • travailler avec les provinces et territoires afin d’établir des normes et des cibles pour les entreprises qui fabriquent des produits en plastique ou utilisent des emballages en plastique. En vertu de ces mesures, ces entreprises seront responsables de la gestion de leurs déchets.

Ces mesures s’appuieront sur des données et pourront ressembler aux mesures adoptées par l’Union européenne et d’autres pays. Elles aideront également le Conseil canadien des ministres de l’Environnement à élaborer un plan d’action pour assurer la Stratégie visant l’atteinte de zéro déchet de plastique.

Éliminer 1,8 million de déchets plastiques et créer 42 000 nouveaux emplois

En améliorant la gestion des déchets plastiques et en investissant dans des solutions innovatrices, les Canadiens pourront éliminer 1,8 million de tonnes de pollution causée par le carbone. Chose qui pourrait également générer des milliards de dollars de revenus et créer environ 42 000 nouveaux emplois.

Rappelons que le Canada possède la plus longue côte du monde et le quart des ressources d’eau douce de la planète. Environ le tiers des plastiques utilisés au Canada consistent en produits et en emballages à usage unique ou à courte durée de vie. Jusqu’à 15 milliards de sacs de plastique sont utilisés chaque année, et près de 57 millions de pailles sont utilisées quotidiennement au Canada. Le pays entend se positionner comme un chef de file pour réduire la pollution plastique.

À lire : La pollution plastique a atteint les zones les plus profondes des océans

Au cours des 25 dernières années, près de 800 000 bénévoles ont ramassé plus de 1,3 million de tonnes de kilogrammes de déchets du littoral canadien dans le cadre du programme Grand Nettoyage des rivages canadiens de l’organisme Ocean Wise et du Fonds mondial pour la nature, avec le soutien du gouvernement du Canada. Les articles le plus fréquemment trouvés sur les côtes canadiennes consistent en produits à usage unique ou à courte durée de vie, souvent fabriqués en plastique.

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