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Canada : une récolte de maïs sans précédent en 2018

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Les grandes productions agricoles canadiennes vont atteindre des records à l’automne 2018. Les estimations ont été réalisées et publiées par Statistique Canada ce mercredi, 19 septembre.

Statistique Canada a effectué des estimations quantitatives par région sur principalement les cultures du blé, du canola, du maïs-grain et du soya.

Plusieurs facteurs ont participé à la hausse attendue dans les secteurs du blé et du maïs. Les derniers changements climatiques ont amélioré les conditions des productions, particulièrement dans les Prairies. C’est un fait qui a engendré le revirement des premières prospectives.

En effet, en mois de juillet, les estimations étaient moins optimistes car la saison de croissance a été frappée par la sécheresse.

En Ontario, un saut exceptionnel de la production du maïs en grain

La production de maïs en grain à l’échelle nationale est estimée à 14,5 millions de tonnes en 2018. C’est une hausse de 2,6 % par rapport à 2017. Elle résulte de l’augmentation de 2,4% des superficies récoltées.

L’Ontario se trouve en tête de liste des terres les plus productrices. En plus, la province va atteindre des records inédits.

On estime qu’elle va produire 9,1 millions de tonnes, soit une hausse de 1,4 % par rapport à 2017.

Quant au Québec, les cultures du maïs en grain vont atteindre 3,8 millions de tonnes en 2018.

D’autres chiffres clés

La production totale du blé connaîtra aussi une hausse de 3,5 % par rapport à 2017. Elle va atteindre 31,0 millions de tonnes en 2018.

On estime que les cultures suivantes vont aussi augmenter : Les pois chiches, les haricots secs, les céréales mélangées, les graines de moutarde et de tournesol.

Les cultures qui vont connaître une baisse sont les suivantes : L’alpiste des Canaries, le canola, les pois secs, les graines de lin, le seigle d’automne, les lentilles, l’avoine, le soya et le blé d’hiver.

 

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La ruée vers les cabanes à sucres a officiellement commencé

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Si les mots sirop d’érable vous mettent l’eau à la bouche, c’est à partir d’aujourd’hui que vous pouvez planifier des échappées gourmandes et les provisions de l’année.

Tant que c’est possible, il est conseillé de remplacer le sucre blanc par le sirop d’érable. On aura mangé sain, consommé local et participé à une économie prospère.

La saison acéricole 2019 a été lancée ce mercredi, 20 février, à l’érablière du Bois-de-Coulonge située dans la capitale nationale. La production du sirop a quant à elle débuté ces dernières semaines.

Même si en 2018 la production de sirop d’érable a chuté de 21,7 % à l’échelle nationale, les Producteurs et productrices acéricoles du Québec (PPAQ) restent optimistes concernant l’avenir du secteur au Québec. Et ce essentiellement parce que la province demeure le plus grand producteur à l’échelle mondiale.

La communauté acéricole est optimiste

À l’occasion du lancement les PPAQ ont souligné le progrès économique important accompli par ce secteur.

« Les faits montrent que l’arrangement institutionnel actuel a permis de réunir les conditions pour que l’économie de l’érable du Québec relève le nouveau défi de la demande agroalimentaire mondiale », explique François L’Italien, chercheur à l’Institut de recherche en économie contemporaine.

Il est important de rappeler que le Québec produit 72 % du sirop d’érable au monde. À ce propos le PPAQ ont indiqué aussi dans leur communiqué qu’ils « visent des ventes de l’ordre de 185 millions de livres dans un horizon de cinq ans. »

De son côté M. L’italien pense que le modèle économique du secteur est performant. Et ce grâce à la mise en marché collective en acériculture. Celle-ci « a constitué une rampe de lancement pour les producteurs québécois », a-t-il expliqué.

Lire aussi : Agroindicateur 2018 : l’économie agricole du Québec pète la forme

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Louis Robert licencié, les fonctionnaires du Québec en ordre de bataille ?

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Licencié « personnellement » par le ministre québécois de l’Agriculture, pour avoir donné à Radio-Canada des « documents accablants » qui démontraient l’ingérence du secteur privé dans la recherche publique sur l’utilisation des pesticides, Louis Robert bénéficie depuis lundi 04 février du soutien de 73 000 employés de l’État québécois.

« La décision qui a été prise par le ministère, je l’ai personnellement autorisée à la lumière des informations que j’ai recueillies, à la lumière des questions que j’ai posées. C’est la décision que j’ai jugé qui était importante de prendre », a affirmé André Lamontagne, ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ).

Les fonctionnaires dénoncent « une chasse à l’homme »

Suite à ces propos, dans une lettre ouverte intitulée « Quand le lanceur d’alerte devient la cible », une coalition de syndicats regrette qu’un ministre ait autorisé personnellement le renvoi d’un lanceur d’alerte pour avoir informé les médias de l’influence des lobbys sur la recherche scientifique à propos des pesticides. « Nous, les syndicats représentant l’ensemble des travailleuses et des travailleurs de la fonction publique du Québec, sommes très préoccupés par ces événements », déplorent les signataires.

Après 32 ans de service, M. Robert a été limogé le 24 janvier, par décision du ministre de l’Agriculture, André Lamontagne, pour avoir transmis un document confidentiel à un journaliste, ainsi que pour avoir contrevenu aux obligations de discrétion, selon la lettre de congédiement rendue publique mercredi 30 janvier 2019.

Rappelons que dans le reportage de Radio-Canada, une note ministérielle confidentielle « faisait par exemple état de tentatives d’intimidation des chercheurs et d’ingérence dans la diffusion et l’interprétation des résultats de recherche ». L’agronome Louis Robert, un expert dans le secteur des grains, avait condamné l’ingérence du privé dans la recherche publique sur l’usage des pesticides.

« La protection des lanceurs d’alerte est fondamentale dans une société démocratique »

Vendredi 1er février, l’opposition libérale a demandé que la Protectrice du citoyen fasse enquête sur le congédiement du lanceur d’alerte Louis Robert. « La protection des lanceurs d’alerte est fondamentale dans une société démocratique. C’est pourquoi nous avons mis en place des mesures pour les prémunir de toutes formes de représailles », avait déclaré Marie Montpetit, députée de Maurice-Richard et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’agriculture.

Source : Radio-Canada

Selon Mme Montpetit, l’intervention du ministre de l’Agriculture dans le congédiement de Louis Robert soulève plusieurs questions inquiétantes. « Le ministre doit arrêter de s’esquiver et doit impérativement clarifier la situation dans les meilleurs délais », a laissé entendre l’élue libérale.

Le ministre Lamontagne admet avoir fait une erreur!

Au cours d’une conférence de presse conviée lundi 4 février par le ministre de l’Agriculture, André Lamontagne est allé dans le sens de l’opposition libérale en réclamant une enquête de la Protectrice du citoyen. Toutefois, il a dit s’être mal exprimé en disant la semaine dernière qu’il avait « personnellement autorisé » le licenciement du lanceur d’alerte Louis Robert. « J’admets aujourd’hui avoir fait une erreur en prenant sur mes épaules le poids de ce cette décision, qui est en réalité administrative », a plaidé le ministre Lamontagne.

À lire aussi : Licenciements, ADT Canada reconnue coupable d’action antisyndicale

Sauf que le dernier mot reviendra à la Protectrice du citoyen, qui va devoir déterminer en vertu de ses pouvoirs prévus à l’article 13 de la Loi sur le Protecteur du citoyen, si le ministre André Lamontagne est impliqué ou non dans le congédiement « brutal » du lanceur d’alerte Louis Robert. Tout porte à croire que les 73 000  fonctionnaires qui ont dénoncé l’attitude du ministre dans ce dossier sont en ordre de bataille pour dénoncer toute forme de “représaille politique” à l’endroit d’un fonctionnaire québécois dans l’exercice de ses fonctions.

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Agriculture

Agroindicateur 2018 : l’économie agricole du Québec pète la forme

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L’Agroindicateur 2018 – Une performance économique agricole touchée par les tensions commerciales internationales

L’Agroindicateur est un modèle économétrique construit à partir de variables qui reflètent l’économie agricole du Québec. La Financière agricole du Québec qui a rendu public, vendredi 21 décembre, l’Agroindicateur 2018, a estimé le revenu agricole net de l’année en cours à 1,1 milliard de dollars.

Depuis 2010, la santé économique du secteur agricole québécois se porte relativement bien avec des revenus annuels nets de 1,1 milliard de dollars en moyenne, ce qui est supérieur à la moyenne des cinq des dernières années. « L’Agroindicateur 2018 laisse pressentir que l’économie agricole du Québec se porte bien, ce que je trouve encourageant », a déclaré André Lamontagne, ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec.

Une bonne nouvelle pour les entreprises

Parmi les raisons expliquant la bonne santé du secteur agricole, il faut souligner que le prix du pétrole et le taux de change sont actuellement favorables au secteur agricole canadien et québécois. En outre, le taux de change favorise la performance économique de ce secteur, notamment en rendant les exportations agricoles et agroalimentaires québécoises plus compétitives sur les marchés internationaux.

Au dire du ministre Lamontagne, ce chiffre de 1,1 milliard de dollars est une bonne nouvelle pour les entreprises québécoises qui vont continuer d’offrir des produits distincts et de qualité.

Le président-directeur général de La Financière agricole du Québec explique que depuis 2005, l’Agroindicateur permet d’estimer le revenu agricole net de l’année en cours à partir de variables qui représentent l’économie agricole du Québec dont les recettes monétaires agricoles, les prix des produits et des intrants et le taux de change. « La Financière agricole est fière de rendre disponible cet outil », s’est réjoui le PDG Ernest Desrosiers.

Malgré tout, des difficultés persistent…

Pourtant, la réalité est plus difficile à certains endroits. Selon Statistique Canada, les recettes monétaires agricoles québécoises de sirop d’érable et autres produits de l’érable ont connu une diminution de 23 % en 2018. Du côté des grandes cultures, les paramètres déterminants des marchés à l’échelle mondiale s’avèrent plutôt stables. Le prix de référence du soya américain a chuté, une conséquence suite aux tarifs de 25 % imposés par la Chine sur le soya en provenance des États-Unis. La situation est différente pour le maïs-grain puisque les prix ont connu une croissance en 2018.

À lire aussi : AEUMC : que gagne le Québec dans le nouvel accord commercial nord-américain

Il en est de même du côté des productions animales. Les indices de prix ont diminué par rapport aux dernières années. La gestion de l’offre permet une relative stabilité des prix du lait, de la volaille et des œufs. Du côté de la production porcine, la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine a engendré une forte diminution du prix de référence du porc.  En ce qui a trait au secteur bovin, les prix se situent encore dans un cycle baissier en raison de l’accroissement des troupeaux reproducteurs à l’échelle nord-américaine.

Source : La Financière agricole du Québec

À lire aussi : Horticulture : Des recettes de 1,3 milliard de dollars au Québec

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