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Élections Québec 2018

Candidat PLQ dans Taillon, Barhone veut revitaliser la politique de proximité au Québec

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Mohammed Barhone, président de la Commission des communautés culturelles du Parti libéral et candidat PLQ dans Taillon.

Le candidat officiel du Parti libéral québécois (PLQ) dans la circonscription de Taillon, Mohammed Barhone, a accordé une entrevue au magazine Avant-Première dans le cadre des élections générales provinciales de 2018. L’actuel président de la Commission des communautés culturelles du PLQ, après 15 ans dans le milieu communautaire, dit avoir fait le saut en politique pour insuffler un changement et une dynamique dans son comté qui selon lui a été « bien mal servi » par le Parti québécois (PQ). Et M. Barhone, qui défend le bilan des libéraux, croit savoir que les Québécois accorderont un second mandat à Philippe Couillard le 1er octobre prochain. Interview…

Baba Idriss Fofana : Qu’est-ce qui vous a poussé à faire le saut en politique?

MB : Mon saut en politique s’explique par mon désir d’initier des changements. J’ai travaillé dans le milieu sociocommunautaire pendant près de 15 ans, je suis donc sensible aux préoccupations des gens qui m’entourent. Au niveau de la politique active, j’ai été président de l’Association libérale de Crémazie/ Maurice Richard et je suis actuellement président de la Commission des communautés culturelles du parti.  

Depuis 15 ans vous avez travaillé dans le communautaire. Pensez-vous que la meilleure manière de servir sa communauté, c’est d’aller en politique ?

MB : Mes expériences dans le milieu sociocommunautaire m’ont permis de cerner plusieurs enjeux et de me familiariser avec les préoccupations des familles québécoises. Maintenant, je veux continuer mon engagement citoyen autrement et la politique est un moyen pour réussir et participer aux changements.

Vous avez été investi le 10 juin comme candidat officiel du Parti libéral du Québec dans Taillon. Pourquoi le choix du PLQ?

MB : Pour moi, le PLQ est un choix évident. Le parti libéral prône des valeurs qui me correspondent ; inclusion, ouverture, justice sociale, appartenance au Canada etc.  

Bref, je souhaitais intégrer une équipe prête à défendre les véritables intérêts des québécois(es) et c’est exactement ce que j’ai trouvé auprès du PLQ.

Comment trouvez-vous cette nouvelle fonction politique même si vous n’êtes pas encore élu ?

MB : Je trouve cette expérience très stimulante. J’ai toujours été un homme de terrain, donc ce n’est pas entièrement nouveau pour moi !  Toutefois, cette nouvelle fonction me permet de me rapprocher davantage des citoyennes et citoyens. D’ailleurs, depuis mon investiture, je fais la tournée des organismes et des groupes citoyens et communautaires de la région pour échanger sur différents enjeux locaux et nationaux.  

Quelles sont les chances qui militent en votre faveur en tant que libéral dans la circonscription de Taillon ?

MB : Avec les élus du parti québécois, le comté de Taillon a été bien mal servi puisque ses représentants à l’Assemblée Nationale et au gouvernement ont privilégié leurs ambitions nationales et négligé leurs obligations locales.

Aujourd’hui, sur le terrain, je vois le désir de changement. Avec l’équipe du PLQ, le changement ouvrira au comté de Taillon les voies de l’épanouissement économique, social et culturel.

Si vous êtes élu que comptez-vous défendre concrètement à l’Assemblée nationale québécoise ?

MB : Je serai un fidèle ambassadeur du comté de Taillon et, par ma ténacité, je saurai aussi défendre les intérêts et les besoins des familles et des jeunes. Aussi, j’apporterai mon soutien à l’action communautaire.

Quels sont les changements que vous comptez initier pour ouvrir les voies de l’épanouissement économique, social et culturel dans Taillon en particulier et au Québec en général ?

MB : Je vais emmener une nouvelle façon de faire la politique en insistant davantage sur la relation de proximité avec la population et travailler étroitement avec les différents partenaires au niveau local et régional.   

On sent le Parti libéral en perte de vitesse depuis plusieurs mois dans les sondages face à la Coalition Avenir Québec. Ça ne vous inquiète pas de voir la CAQ prendre le pouvoir au soir du 1er Octobre prochain ?

MB : Il faut rappeler que le Parti Libéral réalise un bilan économique et social extraordinaire. Je fais entièrement confiance aux québécois(es) qui, je sais, feront confiance à nouveau au parti en leur accordant un nouveau mandat qui nous permettra de continuer cet excellent travail.

L’équipe libérale est une équipe solide et expérimentée, nous avons les compétences pour aller de l’avant et faire face aux enjeux actuels.

Mercredi le 11 Juillet 2018, lors de la tournée des BBQ du Parti libéral. Événement organisé par la Commission Jeunesse du PLQ.

Êtes-vous d’accord avec ceux qui pensent que PLQ flirte avec les personnes d’origines immigrantes sans vraiment poser de vrais actes?

MB : Le PLQ est, et sera toujours, le parti ouvert à tous les Québécois quel que soit leurs origines. Je trouve rassurant que les Québécois issus de la diversité se sentent interpellés par les valeurs libérales.  À l’inverse, d’autres partis cherchent à polariser la société en basant leurs politiques sur de faux-enjeux.

Avez-vous un dernier message?

MB : J’invite surtout les groupes issus de la diversité à faire leur devoir citoyen et aller voter massivement pour dire non au test des valeurs. Oui, pour un Québec ouvert, inclusif et prospère.

Crédit photo:
Mohammed Barhone, président de la Commission des communautés culturelles du Parti libéral et candidat PLQ dans Taillon.

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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Élections Québec 2018

Vote par anticipation dès aujourd’hui

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Le vote par anticipation commence ce vendredi, 21 septembre, et se tiendra jusqu’au 27.

Les jours et les horaires de vote par anticipation sont les suivants :

  •     le 21 septembre, de 9 h à 21 h;
  •     le 22 septembre, de 9 h à 17 h;
  •     les 23 et 24 septembre, de 9 h 30 à 20 h;
  •     les 25 et 26 septembre, de 9 h à 21 h;
  •     le 27 septembre, de 9 h à 14 h.

Selon les besoins spécifiques de chacun, il est possible de voter :

  • à domicile,
  • dans un centre d’hébergement et de soins de longue durée
  • dans les résidences privées pour aînés, etc.

Pour plus d’informations sur les lieux de votation, les options et les conditions à remplir pour voter : www.elections.quebec

Lire aussi :

Québec 2018 : Voter par la poste de l’extérieur avant le 1er octobre, c’est possible!

 

Élections Québec : « On est prêts à tout pour que tu votes »

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Actualités

Élections Québec : 375 femmes candidates pour 125 postes de députée en 2018

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À la date butoir du samedi 15 septembre 2018 à 14 heures, Élections Québec a annoncé que 940 déclarations de candidatures ont été acceptées dans les 125 circonscriptions du Québec dont 375 femmes candidates aux postes de députée à ces élections qui se tiendront le 1er octobre, dans moins de deux semaines.

Contrairement au scrutin du 7 avril 2014 où 814 candidates et candidats étaient dans la course, cette année il y a du beau monde. Mais ce qui attire plus l’attention sur ces élections générales de 2018, c’est le nombre de femmes aspirantes au poste de députée.

« Il y a en moyenne 7,5 candidatures par circonscription. Les circonscriptions Gaspé et Îles-de-la-Madeleine sont celles où il y a le moins de candidatures, avec 4 candidates et candidats chacune, et la circonscription Laurier-Dorion est celle où il y en a le plus, avec 12 candidates et candidats » – Élections Québec.

Selon l’organe en charge des élections dans la province, avec 375 candidates, les femmes comptent pour 40 % des candidatures, un pourcentage supérieur à celui obtenu lors du scrutin du 7 avril 2014, où il y avait eu 29,6 % de candidatures féminines. On atteint ainsi pour la première fois au Québec une zone paritaire en matière de représentation hommes-femmes en ce qui a trait aux candidatures lors d’élections générales.

Lire aussi : Élections Québec : « On est prêts à tout pour que tu votes »

« Je tiens à saluer l’engagement qui anime chacune des personnes ayant décidé de poser sa candidature. Mettre ses compétences au service de la communauté est un geste démocratique important », s’est réjoui le directeur général des élections, Pierre Reid. Il a invité les électrices et les électeurs à s’informer sur ces personnes qui souhaitent contribuer à la vitalité de notre société au sein de leur circonscription.

Candidatures par parti politique

Nombre de candidatures par parti politique autorisé

Parti politique ou candidature indépendante

Candidatures

Alliance provinciale du Québec

2

Bloc pot

29

Changement intégrité pour notre Québec

7

Citoyens au pouvoir du Québec

56

Coalition avenir Québec – L’équipe François Legault

125

Équipe autonomiste

12

Nouveau Parti démocratique du Québec

59

Parti 51

5

Parti conservateur du Québec / Conservative Party of Québec

101

Parti culinaire du Québec

1

Parti libéral du Québec / Quebec Liberal Party

125

Parti libre

8

Parti marxiste-léniniste du Québec

25

Parti nul

16

Parti québécois

125

Parti vert du Québec / Green Party of Québec

97

Québec solidaire

125

Voie du peuple

1

 

Candidatures indépendantes

Aux candidatures des partis politiques s’ajoutent aussi les candidates et les candidats indépendants, qui sont 21 à travers le Québec. Ils étaient 11 à l’occasion des élections générales de 2014.

Candidatures par tranche d’âge

L’âge moyen des candidates et candidats est de 45 ans. C’est dans la tranche d’âge des 50 à 59 ans où l’on trouve le plus de candidatures, soit 25 % des candidates et candidats.

Nombre et pourcentage de candidatures par tranche d’âge et par genre

18 à 29 ans

30 à 39 ans

40 à 49 ans

50 à 59 ans

60 ans et plus

Femmes

73

76

81

88

57

Hommes

95

113

125

144

88

Total

168

189

206

232

145

 

Les femmes candidates

Pourcentage de candidatures féminines au sein des partis qui étaient représentés à l’Assemblée nationale

Parti politique

Candidatures féminines

Candidatures masculines

Pourcentage de candidatures

féminines

Coalition avenir Québec – L’équipe François Legault

65

60

52,0 %

Parti libéral du Québec / Quebec Liberal Party

55

70

44,0 %

Parti québécois

51

74

40,8 %

Québec solidaire

66

59

52,8 %

 

S’informer sur les candidatures dans sa circonscription

Il est possible de trouver le nom des personnes candidates dans sa circonscription en consultant la page « S’informer » du site Web www.elections.quebec. Une carte d’information avec le nom des candidates et des candidats de sa circonscription ainsi que l’adresse de son lieu de vote le jour des élections sera transmise par la poste à la fin du mois de septembre.

Voir aussi : Statistiques sur les candidatures

Source : Élections Québec

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Élections Québec 2018

François Legault : ce chef caquiste va-t-il redoubler la classe?

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CHRONIQUE – Il y a quatre ans, François Legault, chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), créée en 2011, avait promis « donner toute sa vie » pour gagner les élections générales québécoises de 2014. Mais, il a été défait par les libéraux (41,52 %) et les péquistes (25,38 %) pour se retrouver à la troisième place avec 23,05 %. Cette année, à l’approche des élections générales du 1er octobre 2018, M. Legault devient de moins en moins convaincant. Si l’on n’y prend garde, il risque même de ‘’redoubler la classe’’ comme au précédent scrutin du 7 avril 2014.

Bien que favoris dans les sondages depuis plusieurs mois, rien n’est encore gagné pour la CAQ. Surtout, après le premier Débat des chefs, nombre d’observateurs de la scène politique ont réalisé que François Legault n’avait pas le coffre d’un futur premier ministre du Québec. À la suite du débat organisée par Radio-Canada, plusieurs personnes ont estimé que « seul le chef du Parti québécois a été à la hauteur ». Depuis lors, Jean-François Lisée, qui a toujours été classé 3è par les Instituts de sondage, se dit confiant de sa remontée.

S’il y a un parti dont Jean François Lisée veut casser l’électorat pour remonter, c’est bien la CAQ, dont le patron est un transfuge du Parti québécois (PQ).

Alors que les libéraux et les caquistes se disputent la seconde place du débat des chefs pour n’avoir « pas tellement » convaincu les Québécois, la CAQ court le risque de perdre plusieurs points avant le 1er octobre prochain. Cela s’explique en partie par les lacunes du chef caquiste François Legault sur plusieurs questions. Sa non maîtrise de certains dossiers notamment l’immigration, qui fait partie des enjeux de cette élection, M. Legault a finalement démontré aux yeux de tous qu’il est un géant aux pieds d’argile.

Du pain bénit pour le PQ de Lisée… et le PLQ de Couillard!

Le week-end dernier, un journaliste a donné du fil à retordre au numéro 1 de la CAQ. François Legault, qui a bâti toute une stratégie autour de l’immigration [que son parti a présenté en mai dernier], s’est montré incapable de dire comment fonctionne le système d’immigration. Lui qui veut coûte que coûte réduire le seuil d’immigration au Québec, de 50 000 à 40 000, d’imposer un test de français et un autre test de valeurs ne sait rien du processus d’obtention du Certificat de sélection du Québec (CSQ), ni de la Résidence permanente encore moins de la Citoyenneté canadienne. Ces lacunes béantes du patron caquiste tombent comme du pain bénit pour son adversaire péquiste. « Un seul mot me vient à l’esprit : incompétence », a écrit le chef péquiste, Jean-François Lisée, sur Twitter.

La seule question à laquelle le chef de la Coalition avenir Québec a pu répondre, avec difficulté était sur la prétendue « citoyenneté québécoise » évoquée par François Legault lors du débat des chefs. Et ce lorsqu’il a menacé « d’expulser des gens qui ne sont pas encore citoyens québécois », si ces derniers ne réussissent pas un test de français et des valeurs après trois années de présence dans la province.

« Les critères pour devenir citoyens canadiens?… Pour l’instant, c’est un peu flou, mais c’est à peu près ça! »

– François Legault, chef de la Coalition avenir Québec.

Alors, un journaliste demande à M. Legault « si être citoyen du Québec ça existe? ». Dans sa première réponse, il fait du coq à l’âne. « Ce qu’on dit là, c’est qu’il y a une entente entre le gouvernement fédéral et le gouvernement du Québec. C’est le gouvernement du Québec qui donne les certificats de sélection ». Puis, le journaliste se sent obligé de couper le chef de la CAQ en lui disant ceci : ma question, c’est de savoir si on peut devenir citoyen du Québec?  « Pas pour l’instant, mais l’immigration économique est décidée par le gouvernement du Québec, avant de devenir citoyen canadien résident au Québec. Pour ça, nous avons dit, il va y avoir deux conditions : réussir un test de français, réussir un test des valeurs, ce qui existe dans six à sept pays d’Europe », a répondu M. Legault.

La suite des questions posées à François Legault sur l’immigration :

⤵️          ⤵️          ⤵️

Journaliste : Est-ce que vous êtes au courant comment fonctionne l’immigration?

François Legault : C’est quelqu’un qui réussit un test, c’est deux tests, après un mois il reçoit son Certificat de sélection du Québec (CSQ), puis il reçoit ensuite sa citoyenneté. Nous on veut laisser une chance aux nouveaux arrivants, en leur disant : « on vous donne jusqu’à trois ans pour apprendre le français et réussir le test. Si la personne veut le faire plus rapidement, c’est parfait.

Journaliste : Quels sont les critères pour devenir citoyen canadien actuellement?

François Legault : Si on regarde actuellement là, d’abord il y a une enquête de sécurité qui est faite. Quand c’est dans la sélection économique, on regarde les qualifications pour voir si ça répond au besoin du marché du travail. Quand ils [les immigrants] sont au Québec, ça donne des points de parler français. Pour l’instant, c’est un peu flou, mais c’est à peu près ça.

Journaliste : C’est un peu flou pour vous ou de manière générale?

François Legault : C’est un peu flou de façon générale. La preuve, 58% des immigrants qui sont arrivés au Québec l’année dernière [en 2017] ne parlait pas français.

Journaliste : Mais ces personnes-là, M. Legault, ne sont pas citoyens canadiens. Ils sont résidents permanents québécois.

François Legault : Oui, mais ils vont devenir citoyens.

Journaliste : Mais comment devient-on citoyen du Canada, c’est ça ma question?

François Legault : Quand c’est dans l’immigration économique, ça passe par un certificat de sélection qui mène vers une résidence permanente.

Journaliste : Savez-vous combien de temps il faut rester au Québec, au Canada pour devenir citoyen canadien?

François Legault : Il y a quelques mois.

Journaliste : La réponse, c’est trois ans minimums avec la résidence permanente.

Au dire d’une québécoise devenue récemment citoyenne canadienne, « si ce gars-là passe le test de la citoyenneté, il ne le réussira jamais, parce que ça se voit qu’il ne sait rien de la politique canadienne ». C’est peu de le dire!

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