Suivez-nous

Le POT au Canada

Cannabis comestible, l’industrie du Québec se prépare

Publié

le

Biscuits, chocolats et bière brassée avec de la marijuana ne tarderont pas à se trouver sur les rayons des magasins. La province s’organise pour instaurer l’écosystème des produits dérivés à base de cannabis en s’inspirant des voisins.

Alors que la loi C-45 sera adoptée cet octobre, les aliments à base de cannabis seront légalisés après un an. Ainsi, cette période permettra aux entreprises québécoises de se préparer au nouveau marché.

Un écosystème en marche

Des acteurs de l’industrie alimentaire du Québec se réuniront prochainement pour s’y mettre. Le 31 octobre prochain se tiendra un événement sur l’encadrement, la réglementation, la R&D dans ce nouveau secteur.

C’est un rendez-vous organisé par le Conseil de la transformation alimentaire du Québec (CTAQ). Les participants auront notamment l’occasion de découvrir les dernières tendances en la matière.

« L’approche concertée est dorénavant plus que nécessaire afin de se préparer à l’ouverture du marché aux produits comestibles avec du cannabis. » Sylvie Cloutier, présidente-directrice générale du CTAQ.

Produits dérivés à base de cannabis : S’inspirer des voisins

L’événement titré « Go / No Go : Écosystème du cannabis comestible » tirera profit de l’expérience américaine. L’état du Colorado a particulièrement une longueur d’avance dans la production de ces produits.

Parmi les conférenciers américains qui seront présents à l’événement :

  • Mme Peggy Moore, présidente du conseil d’administration de la Cannabis Business Alliance du Colorado. Elle est aussi propriétaire de Love’s Oven, une entreprise de transformation de produits comestibles médicaux.
  • Mme Keri-Jon Wilson fondatrice de Pot&Pan Artisan Edibles à Portland, Maine. L’entreprise fabrique des produits comestibles au cannabis sur mesure pour une clientèle vulnérable.

Les participants profiteront notamment des présentations qui expliciteront le cadre de la réglementation au Québec.

Pour en savoir plus sur : Go / No go : Écosystème du cannabis comestible

Lire aussi : Cannabis : la SQDC confirme l’ouverture de 14 succursales au Québec, dont trois à Montréal

Lire la suite
Publicité
2 Commentaires

2 Comments

  1. Pingback: Légalisation du cannabis : l’opposition municipale s’inquiète - Avant Premiere Mtl

  2. Pingback: Le cannabis, comme un feu de paille au Québec - Avant Premiere Mtl

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le POT au Canada

Québec – Sensibilisation des jeunes sur 4 sphères de risques liés à l’usage de cannabis

Publié

le

Une nouvelle campagne d’information et de sensibilisation a été lancée lundi 4 février sur les quatre sphères de risques liés à l’usage de cannabis. Celle-ci s’adresse principalement à deux groupes de population, soit les jeunes âgés de 15 à 17 ans et les jeunes adultes qui ont entre 18 et 34 ans.

La campagne, qui porte la signature générique « Impossible que le cannabis fasse ça. Mais il y a de vrais risques », met en opposition de faux et de vrais risques associés à la consommation de la substance. Elle vise à attirer l’attention des jeunes, grâce à des images surprenantes, dans le but de leur communiquer ensuite de l’information sur les conséquences que le cannabis peut avoir sur leur santé.

L’accent de la campagne est mis sur les quatre sphères de risques qui font consensus chez les experts en ce qui a trait au cannabis :

  • le risque de développer une dépendance;
  • le risque de nuire au développement du cerveau;
  • les risques liés à la santé mentale;
  • les risques liés au mélange avec d’autres substances.

À lire aussi : Produits à base de cannabis : le Canada envisage une réglementation stricte

« Notre gouvernement s’est engagé à déployer tous les efforts possibles pour mieux protéger la population, et tout particulièrement les adolescents et les jeunes adultes, contre les effets néfastes du cannabis. »

– Lionel Carmant, ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux.

Selon M. Carmant, la nouvelle campagne de sensibilisation été conçue pour mieux rejoindre les jeunes, qui sont « plus vulnérables devant les risques réels que représente le cannabis », bien qu’il soit maintenant légal. « Ainsi, fait valoir le ministre, nous prenons des moyens efficaces pour contrer la banalisation du cannabis et mieux conscientiser nos jeunes aux risques qu’ils courent lorsqu’ils en consomment ».

À lire aussi : À deux mois de la légalisation, Québec déclenche une grosse campagne

En plus de panneaux d’affichage, des publicités seront diffusées à la télévision, à la radio numérique, au cinéma et sur le Web. La campagne incitera également les personnes issues des groupes ciblés à s’informer en consultant le site Québec.ca/cannabis.

Lire la suite

Cannabis

La SQDC a vendu 5,7 tonnes de pot en 3 mois

Publié

le

La Société québécoise du cannabis (SQDC) a publié ce mercredi, 23 janvier, son premier bilan après trois mois d’activités. Les premiers chiffres du pot légal sont en outre attendus par les investisseurs qui lorgnent cette nouvelle économie.

Est-ce que vous vous rappelez des files d’attentes devant les magasins de pot à Montréal pendant la première semaine d’ouverture ? Ceux qui se posaient des questions sur les recettes de la SQDC, auront de quoi se faire une petite idée avec les quelques chiffres annoncés aujourd’hui.

Il faut savoir d’abord que les succursales de la province ont effectué 860 000 transactions.

L’entreprise a totalisé 40 M$ de revenu en vendant 5,7 tonnes de pot.

À cette étape, le défi principal de cette économie naissante demeure l’approvisionnement. En effet, la SQDC a souligné que la demande est encore plus importante que la production autorisée.

Elle a rappelé aussi que même si elle a lancé l’appel d’offres en décembre pour avoir plus de fournisseurs, « aucun volume additionnel important ne sera disponible avant la fin du printemps 2019. »  

Du nouveau sur les points de vente

La société a annoncé qu’une nouvelle succursale ouvrira ses portes à Gatineau, au 73 boulevard de la Gappe. Par ailleurs, elle a annulé l’ouverture de la boutique initialement prévue au 830 rue Sainte-Catherine Est à Montréal.

Cette décision a été prise afin de se conformer aux dispositions prévues dans le projet de loi 2 Loi resserrant l’encadrement du cannabis, concernant les distances séparatrices entre les succursales et les établissements d’enseignement collégiaux et universitaires.

Notons que l’adresse de la succursale annulée est très proche de l’Université du Québec à Montréal.

Lire aussi : Cannabis récréatif – jusqu’au 15 janvier pour ajouter une clause d’interdiction de fumer dans un logement

Lire la suite

Actualités

Cannabis récréatif – jusqu’au 15 janvier pour ajouter une clause d’interdiction de fumer dans un logement

Publié

le

La légalisation du cannabis récréatif, qui est en vigueur depuis le 17 octobre 2018 au Canada, a plusieurs incidences sur les droits et obligations des parties à un bail de logement. Comme pour la cigarette, il est permis pour un locateur d’inclure dans un bail en vigueur et dans les nouveaux baux des clauses interdisant de fumer du cannabis.

L’article 107 de la Loi encadrant le cannabis récréatif prévoit que, pour une durée limitée, un locateur peut modifier un bail de logement en cours afin d’inclure une clause interdisant de fumer du cannabis.

À lire aussi : Le cannabis, comme un feu de paille au Québec


Un modèle d’avis est disponible ici

Par la même occasion, le ministère québécois des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) rappelle qu’il est prévu par la Loi encadrant le cannabis que les locateurs ont 90 jours suivant son entrée en vigueur pour transmettre un avis de modification à leurs locataires afin d’ajouter au bail en cours une clause relative à l’interdiction de fumer du cannabis. Les locateurs qui le souhaitent ont donc jusqu’au 15 janvier 2019 pour se prévaloir de cette disposition.

Il est prévu que les avis envoyés entre le 17 octobre 2018 et le 15 janvier 2019 ne pourront être contestés par les locataires que pour des raisons médicales.

Les locataires qui souhaitent informer leurs locateurs de leur refus doivent le faire dans les 30 jours suivant la réception de l’avis. Ces derniers pourront alors s’adresser à la Régie du logement pour qu’elle statue sur la modification des conditions du bail. En l’absence de refus, l’interdiction de fumer du cannabis sera réputée inscrite au bail en cours 30 jours après la réception par le locataire de l’avis de modification.

Troubles de voisinage avec la fumée secondaire

Qu’il s’agisse de tabac ou de cannabis, la fumée secondaire peut parfois déranger les autres occupants d’un immeuble.


Un modèle de réponse est disponible ici.

Même si, en vertu de son bail, un locataire possède le droit de fumer du cannabis dans son logement, il demeure soumis à l’obligation de ne pas troubler la jouissance des autres locataires de l’immeuble. Il faut savoir que cette obligation s’applique aussi lorsqu’il s’agit de cannabis thérapeutique.

À lire aussi : Produits à base de cannabis, le Canada envisage une réglementation stricte

Tout locataire qui occasionne des troubles de jouissance aux autres locataires peut s’exposer à certains recours par son locateur devant la Régie du logement, y compris possiblement un recours en résiliation de son bail.

Source : MAMH/ Régie du logement

Lire la suite

en-avant