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Carole Poirier: La whip de l’opposition s’exprime

Saoud Maherzi

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Avant Première.

Nous avons été reçus par la députée et whip du caucus péquiste, Carole Poirier, dans son bureau de circonscription à Hochelaga-Maisonneuve pour une discussion engagée à propos des actualités du moment (de la proposition de loi d’intégration et lutte contre la discrimination à la polémique Guy Nantel), et de sa circonscription d’Hochelaga-Maisonneuve. Bonne lecture !

Avant Première (AP) : Ces derniers temps, on a parlé d’une grogne au PQ. On a dit que M. Lisée était isolé. Qu’en dit la whip ? 

Carole Poirier (CP): J’appelle ça du commérage. M. Lisée n’est pas du tout isolé. L’article auquel vous faites référence c’est qu’il y a une information qui a coulé à l’effet que dans le caucus il y a eu une forte discussion. Ça arrive, comme dans toutes les familles. Est ce que c’est la première fois que ça arrive ? Non. Est ce que c’est la dernière ? Surtout pas. Le PQ est un parti de débat, puis s’il y a un endroit où ça débat, c’est au caucus. Mais, ce qui se passe au caucus reste au caucus. Que les membres du caucus débattent fortement entre eux, c’est très sain.

AP: Vous avez proposé une loi d’intégration et lutte contre la discrimination. Que propose t-elle de nouveau ?

CP: Moi, j’ai été nommé porte parole en matière d’immigration et de communautés culturelles en octobre, l’an passé. Ce n’est pas un sujet que je connaissais vraiment. Bon, je connaissais comme tout le monde mais qu’est ce que ça veut dire ? Comment ça fonctionne ? Quelles sont les problématiques précises en tant que tel ? Pas vraiment une connaissance pour être capable d’en parler sérieusement. Donc, durant l’automne, j’ai fait une tournée de groupes de différentes communautés. J’ai beaucoup jasé avec des intervenants terrain qui vivent les problématiques de l’immigration. Je les ai écoutés. J’allais juste écouter, apprendre, analyser et en début février, on a sorti ce qu’on a appelé les 20 propositions. Les 20 propositions pour la réussite des personnes immigrantes et réfugiées. C’était assez audacieux, je dois vous avouer, mais ma profonde conviction c’est que la réussite de l’immigration passe par le travail. Ça, j’en suis convaincue à 100%. Pas juste par le travail mais comme axe principal, le travail. Et aussi, dans ce processus, quand on a déposé ces 20 propositions, sont arrivés des évènements. Est arrivée quelques jours avant la mosquée de Québec, et est arrivée cette volonté de cette consultation sur la discrimination et le racisme. Pour nous, cette consultation là, c’était inutile. Inutile parce que c’était la troisième depuis 2006. Alors à un moment donné, il faut comme arrêter de consulter puis de passer à l’action. Alors je vous dirais que si vous prenez ces 20 propositions là, il y a une partie qui viennent du plan d’action du gouvernement actuel. On n’a même pas eu besoin de se forcer, on est retourné dans leur plan d’action pour constater qu’il n’y avait rien, rien, rien qui avait été mis en place. En tout cas, des trucs significatifs. Surtout en ce qui concerne l’État. Et là on est allé voir des statistiques au niveau du gouvernement du Québec, à savoir la diversité est où dans les fonctionnaires au gouvernement du Québec ? Ben, est pas là ! C’est aussi simple que ça, est pas là ! On s’est dit en déposant ces 20 propositions là, ben si on peut donner une espèce de souffle en disant ‘’au lieu de consulter les gens encore, si on appliquait des mesures concrètes ?’’. Des trucs que le gouvernement peut faire juste par volonté politique, je pense qu’on changerait les choses. Et on est parti de ces 20 propositions. On a discuté avec la ministre de l’époque, Mme Weil, on lui a présenté les 20, et elle a fait comme ça [geste dédaigneux de la main]. Elle a rejeté ça du revers de la main. Alors, on a dit « bon, on ne s’arrêtera pas là, on est capable de continuer ». Alors moi j’ai continué à rencontrer des groupes, mais avec les 20 propositions, et les gens nous disaient « ça a ben du bon sens. C’est vers là qu’il faut aller » au lieu de la fameuse consultation. Dans cette proposition de loi, on a dit qu’on voulait avoir trois plans d’action dont un sur l’analphabétisme. Alors on a annoncé des États Généraux sur l’analphabétisme. Pourquoi ? Parce qu’un des constats, dans les personnes qui arrivent au Québec qui disent connaître le français, une grande proportion ne savent pas écrire en français. C’est beau parler, mais si je veux aller sur le marché du travail, il faut que je sache écrire. Et je regardais encore le bilan trimestriel du ministère. Dans les trois premiers mois de 2017,  42% de l’immigration qui est entrée connaissent le français. Y a donc 58% qui ne le connaissent pas. Donc ça, c’est des gens qu’il faut franciser. Donc c’est nous qui paye là. Et lors de notre congrès, il y avait une proposition qui est sur le français et qui dit que dorénavant c’est 100% de l’immigration qui devra parler français.

Crédits: Avant Première.

AP : Gabriel Nadeau Dubois a dit, dans une récente interview avec AP : « il y a deux partis politiques qui récupèrent les inquiétudes (comme dans le cas des demandeurs d’asile haïtiens); qui alimentent les craintes des gens, pour marquer des points électoraux : le Parti Québécois (PQ) et la Coalition Avenir Québec (CAQ). » Que répondez-vous ?

CP : C’est un peu court et un peu simpliste comme affirmation. Moi cet été quand j’ai vu des dizaines et des dizaines de personnes passer les frontières. Ça avait commencé tout ça dès le mois de novembre. Moi j’ai commencé à questionner là dessus au mois de novembre de l’année passée. J’ai vu des gens arriver au centre Pauline Julien les mains, les pieds gelés qui avaient traversé la frontière de façon irrégulière. Pas de bottes pas de manteau là, en plein hiver dans le banc de neige. Moi pour moi, il y a quelque chose qui ne fonctionne pas là. Je ne trouve pas ça normal. Je ne dis pas qu’il ne faut pas les accueillir, ce que je dis c’est que je ne trouve pas ça normal en Amérique. Qu’on puisse accepter que des gens aient le sentiment profond qu’ils sont chassés de leur lieu de résidence, et qu’ils sont obligés d’aller se réfugier ailleurs. Ça pour moi ce n’est pas ça l’entente des pays tiers surs. L’entente des pays tiers surs devrait protéger les gens, non pas les rendre vulnérable. Alors, je trouve la déclaration de M. Nadeau Dubois simpliste, là. Nous on était plutôt alerte, il faut faire attention à ces gens là. Il faut leur donner des conditions de vie qui ont de l’allure. Pas les accueillir dans la vulnérabilité. Et c’est ce qu’on dit pour l’ensemble des immigrants d’ailleurs. Arrêtons d’accueillir les gens sans prévoir l’arrivée en tant que tel. Et on est capable de la prévoir, l’arrivée. On est capable. Faut juste se donner les moyens.

AP : Parlons de votre circonscription. Quelles sont les principaux défis que rencontre la communauté d’Hochelaga-Maisonneuve ? Et puis comment répondez-vous aux attentes des citoyens ici ?

CP : C’est le plus beau comté du Québec. Les défis sont nombreux, c’est un quartier en transformation. C’est un quartier qui a vu son bâti se transformer. Vous savez, dans les années 70-80, on a vécu nous aussi la mondialisation. Donc le départ des grandes entreprises qui étaient établies ici. De grandes usines qui employaient des milliers de personnes. Tout ça a disparu en l’espace d’une vingtaine d’années. Et en même temps on a vu les taux d’intérêts hypothécaires grimper follement. Donc perte d’emploi, les gens vont vivre ailleurs. Les taux d’intérêts montent. Il y a des propriétaires qui n’ont plus les moyens de garder leur parc immobilier. J’ai vu des propriétaires remettre les clés à la Caisse Populaire et dire : « Je ne suis plus capable. Garde les meubles, moi je ne suis plus capable ». J’ai assisté à l’époque à des rencontres de directeurs de caisses, de banques assis tous ensemble en disant « qu’est ce qu’on fait ? on n’est plus capable là. Il y a quelque chose qui va péter. » Et le mouvement populaire – parce que Hochelaga Maisonneuve, c’est un quartier ouvrier, un mouvement populaire, du monde qui se retrousse les manches qui disent solidairement « on va s’en sortir », ça c’est extraordinaire. Sont nés ici les plus beaux mouvements de solidarité – les premiers CLSC dans les années 70, les premières cuisines collectives, y en a 5000 au Québec aujourd’hui, les entreprises d’économie sociale en insertion à l’emploi qui ont créé le chantier d’économie sociale etc. donc je suis très fière. Mais ça c’est né de la réaction des citoyens à des problématiques qu’ils vivaient et de cette nécessaire solidarité qu’on devait avoir entre nous. Alors là, on passe ces années là, on se lève les manches dans les années 90, et on se dit qu’il faut impulser quelque chose. Et là on se met à transformer nos vieilles usines en immeubles à logements. Certaines en condos, certaines en logement social. Mixité. Le nombre de condos s’est installé de façon importante, particulièrement dans les vieilles usines.  Et là s’est créé une autre catégorie de citoyens, des gens un peu plus fortunés, plus scolarisés qui demandaient autre chose comme offre de commerces. Et là, la rue Ontario s’est transformée qui est notre artère commerciale. Et là on a vu apparaître les petits cafés, les petits restaurants un peu plus branchés. C’est devenu un peu plus attrayant. C’est le même phénomène que le Plateau a vécu, que Rosemont a vécu, que Petite Patrie aussi. Et on vit exactement la même chose. Bon, c’est de la gentrification qui est nommée. Moi je vais appeler ça de la revitalisation. Parce qu’on était tellement bas là que ce mouvement là qui s’est installé de revitalisation du quartier a créé de la gentrification. Mais c’était un mouvement de revitalisation. La volonté populaire était de la revitalisation. Mais la revitalisation comme partout dans le monde donne bien souvent de la gentrification où là tu vas attirer des propriétaires dans un quartier où on était presque à 90% locataires.

AP : Donc la volonté populaire ouvrière de base a en quelque sorte expulsé les ouvriers.  

CP : Non. L’effet condo partout fait monter le prix des loyers. Mais aussi l’économie montréalaise qui fait monter les loyers. Et là comme on a une classe populaire qui a des revenus plus modestes, ben quand on augmente les loyers de ces gens là, c’est aussi les chasser. Alors ils vont se déplacer. Ils se sont beaucoup déplacés à l’Est où les loyers étaient encore moins chers. Et là on voit que ça bouge, ça s’en va encore plus à l’Est. Ce qui est totalement triste, ce qui est totalement inacceptable.

Crédits: Avant Première.

AP : Que pensez-vous de la polémique actuelle à propos de l’humoriste Guy Nantel ?

CP : Écoutez, moi la liberté d’expression je trouve ça important. Je trouve ça tellement important. Que ce soit un humoriste, que ce soit quiconque, je trouve ça important. J’ai tellement peur à (de) la rectitude politique. J’ai peur de ça. Et si on se met à aseptiser tout ce qu’on dit, ça n’existe plus la liberté de parole. Alors c’est ce que je pense de ce qu’a fait Guy Nantel. Je vais lui laisser son droit de parole.

AP : Une dernière déclaration ?

CP : Moi je pense que faire de la politique c’est la chose la plus merveilleuse. Il faut y croire, il faut avoir des aspirations il faut avoir des valeurs. Je crois profondément que le Québec doit devenir un pays. Je suis venu en politique parce que j’y crois. Je crois qu’on a tous les attributs au Québec. On a les ressources, tant les ressources humaines que les ressources naturelles pour faire de ce bel environnement que nous avons un pays fort agréable à vivre. Et actuellement, il y a quelqu’un d’autre qui prend les décisions à notre place et ça pour moi c’est inadmissible. J’ai un collègue qui s’en va à la COP 23 avec le Québec, avec le gouvernement du Québec, parce que le gouvernement amène tout le temps un parlementaire de l’opposition. Mon collègue est fier parce que nous, le Québec, on va aller parler d’électrification des transports, on va aller parler d’hydroélectricité. De quoi va aller parler le Canada ? Il va aller parler des sables bitumineux. Ils n’ont aucune ambition en matière environnementale. Le Canada est zéro en matière environnementale. Ils n’ont fait aucun progrès. Nous on se bat comme des diables dans l’eau bénite au Québec. On s’est payé Hydro Québec, les québécois. Pendant ce temps là, le Canada donne des prêts à Terre-Neuve pour nous concurrencer une ligne hydroélectrique pour vendre aux États-Unis. Alors moi je ne pense pas que le Québec a encore quelque chose à faire dans ce pays là qu’est le Canada. Et en sortir au plus vite pour être bien surs que le Québec puisse continuer à avoir cette belle qualité de vie là qu’on a.

Crédits: Avant Première.

Diplômé de HEC Montréal, Saoud a écrit depuis 2013 dans divers médias. Il dédie le plus clair de son temps libre à la lecture, l’écriture et à la boxe trouvant une cohérence dans l'unité de ces activités. "Find what you love and let it kill you" - Bukowski

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DEO, ce Québécois d’origine gabonaise devient président du PQ

Baba-Idriss FOFANA

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À 45 ans, Dieudonné Ella Oyono (DEO) a été choisi pour diriger la présidence du Parti québécois (PQ). De président du conseil exécutif du PQ dans Pointe-aux-Trembles, DEO succèdera officiellement à Gabrielle Lemieux, présidente sortante du conseil exécutif national dudit parti, lors du prochain congrès extraordinaire du parti le 10 novembre 2019.

Il est sans doute une étoile montante au sein du Parti québécois. Lui, c’est Dieudonné Ella Oyono. L’auteur de Comment tomber en amour avec son nouveau pays? est passé haut les mains le 10 octobre dernier lors de l’élection du président du PQ. « Cette victoire est une marque de confiance totale des membres du Parti qui croient en mon leadership, mon pragmatisme et ma capacité à rassembler », a-t-il commenté.

Confiance, Leadership, Pragmatisme…

Seul candidat en lice, DEO avait placé sa campagne sous le sceau du « rassemblement » des indépendantistes pour la « reconquête » du pouvoir d’État en 2022. Et cette candidature a séduit plus d’un au parti bleu. « Je suis très heureux d’arriver à la tête d’un grand parti qui offre une alternative crédible au statu quo du fédéralisme c’est-à-dire l’indépendance. Un projet de société emballant et rassembleur pour relever les défis de notre temps dont la crise climatique », a confié M. Oyono à Avant-Première MTL au soir de sa victoire.

« Les défis sont nombreux : moderniser le fonctionnement du PQ, organiser la course à la chefferie et reprendre le pouvoir en 2022. »

– Dieudonné Ella Oyono, président élu du Parti québécois

Celui qui prend la tête du PQ est loin d’être un parvenu sur la scène. Arrivé au Québec en 2001 pour poursuivre un doctorat en économie à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), DEO a franchi plusieurs autres étapes de sa vie québécoise en 18 ans.

Que peut DEO à la tête de la présidence du PQ ?

Avant d’être désigné président du comité de la diversité du Parti québécois en 2018, et candidat du PQ dans Saint-Henri-Saint-Anne, il a exercé pendant 10 ans en tant qu’économiste au gouvernement du Québec. Alors qu’il est actuellement commissaire au développement économique à la Ville de Montréal en plus d’être chargé de cours en économie à l’Université du Québec à Montréal, M. Oyono vient d’ajouter une nouvelle corde à son arc.

En attendant son officialisation à la tête de la présidence du PQ le 10 novembre prochain, Dieudonné Ella Oyono annonce déjà les couleurs de sa mandature : moderniser le fonctionnement du PQ, organiser la course à la chefferie et reprendre le pouvoir en 2022.

DEO parviendra-t-il à relever ce défi en trois ans, sachant que le PQ bat de l’aile depuis les dernières élections provinciales du 1er octobre 2018 ? Seul le temps nous le dira!

À lire : Dieudonné Ella Oyono : Moi président du Parti québécois ?

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Les Prix du Québec : voici les récipiendaires des prix culturels et scientifiques 2019

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Le ministre de l’Économie et de l’Innovation et ministre responsable de la région de Lanaudière, Pierre Fitzgibbon, et la ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy, ont dévoilé les récipiendaires des Prix du Québec 2019.

« Les Prix du Québec mettent en lumière les découvertes, les réalisations et l’esprit d’innovation de nos plus grands chercheurs. Je suis très impressionné par le parcours de ces gens d’exception, qui contribuent à façonner le Québec d’aujourd’hui grâce à leur rigueur, à leur engagement et à leur savoir-faire », a déclaré M. Fitzgibbon.

Ces prix représentent la plus haute distinction décernée par le gouvernement du Québec en science et en culture. Ils soulignent la carrière remarquable de personnes qui contribuent à l’essor de leur domaine d’activité, repoussent les limites de la connaissance et participent au rayonnement du Québec à l’échelle internationale.

Les récipiendaires des Prix du Québec font briller le Québec!

« Les récipiendaires des Prix du Québec culturels sont des exemples d’engagement, de discipline et de créativité qui suscitent admiration et fierté, et qui inspirent les nouvelles générations de Québécois. Ils contribuent, par leur talent, à faire briller le Québec ici et hors de nos frontières et ils méritent qu’on leur accorde cette distinction », a fait valoir Mme Roy.

Les récipiendaires des prix culturels 2019 sont :

  • Pauline Vaillancourt, prix Albert-Tessier – Audiovisuel et arts de la scène;
  • Hélène Dorion, prix Athanase-David – Littérature;
  • Angèle Dubeau, prix Denise-Pelletier – Arts d’interprétation
  • Jean-Claude Poitras, prix Ernest-Cormier – Aménagement du territoire, architecture et design;
  • Hélène Cajolet-Laganière, prix Georges-Émile-Lapalme – Langue française;
  • Jocelyn Bérubé, prix Gérard-Morisset – Patrimoine;
  • Raymond Saint-Pierre, prix Guy-Mauffette – Radio, télévision, presse écrite et médias numériques;
  • Luc Courchesne, prix Paul-Émile-Borduas – Arts visuels, métiers d’art et arts numériques.

Les récipiendaires des prix scientifiques 2019 sont :

  • Réjean Hébert, prix Armand-Frappier – Création ou développement d’institutions de recherche ou administration et promotion de la recherche;
  • Claudia Mitchell, prix Léon-Gérin – Sciences humaines et sociales;
  • Karim Zaghib, prix Lionel-Boulet – Recherche et développement en milieu industriel;
  • Francine Descarries, prix Marie-Andrée-Bertrand – Innovation sociale;
  • Sylvain Moineau, prix Marie-Victorin – Sciences naturelles et génie;
  • Stanley Nattel, prix Wilder-Penfield – Recherche biomédicale;
  • Maxime Descoteaux, prix Relève scientifique.

La cérémonie de remise des prix aura lieu le 6 novembre à 16 h à l’hôtel du Parlement. Les récipiendaires recevront une médaille créée par la joaillière Catherine Villeneuve, une bourse de 30 000 $ et un parchemin calligraphié. Le lauréat du prix Relève scientifique obtiendra quant à lui une bourse de 5 000 $ et un certificat de reconnaissance, tandis que les deux finalistes, Julie Hlavacek-Larrondo et Laurent Turcot, recevront chacun une somme de 2 000 $.

À lire : Coopération climatique : Québec remporte un prestigieux prix des Nations Unies

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Leadership : voici le portrait d’un PDG moderne, selon un sondage de Plan International Canada

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Faites la connaissance d’un bon leader : confiant, intelligent et organisé – et un homme – pour la majorité des jeunes au Canada et selon un nouveau sondage sur le leadership mené par Plan International Canada, qui a confirmé que seulement 10 pour cent des jeunes canadiens imaginent une femme quand ils pensent à un PDG.

Le sondage, mandaté pour souligner la Journée internationale des filles, a révélé que les filles et les garçons croient que la principale qualité qu’un leader devrait posséder est la confiance, suivie de l’intelligence et d’un excellent sens de l’organisation. Toutefois, bien que 75 pour cent des filles et des jeunes femmes aient confiance en leur capacité à diriger, seulement 55 pour cent se disent confiantes et 81 pour cent doutent au moins occasionnellement qu’elles ont ce qu’il faut pour être de bonnes dirigeantes.

Les résultats indiquent que, malgré le progrès, les stéréotypes et les perceptions liés au genre représentent encore des obstacles au leadership pour les filles. Près de six filles sur dix disent ressentir occasionnellement la pression de changer la façon dont elles agissent pour atteindre leurs aspirations à devenir leaders (57 pour cent), et les garçons ont davantage tendance à décrire les filles comme étant attentionnées (54 pour cent) ou émotives (53 pour cent) plutôt que confiantes (32 pour cent).

Les filles et les jeunes femmes sont prêtes et aptes à diriger, mais…

« Pour la deuxième année consécutive, notre sondage démontre clairement que les filles et les jeunes femmes à l’échelle du pays sont prêtes et aptes à diriger, mais les perceptions les empêchent encore d’agir », affirme Caroline Riseboro, présidente et chef de la direction de Plan International Canada. « Bien que les filles aient confiance en elles, nous devons changer le statu quo afin qu’elles aient droit à un soutien indéfectible dans tous les domaines de leur vie et qu’elles puissent atteindre leurs aspirations en matière de leadership, peu importe leur nature. »

« Le décalage entre l’ambition et la façon dont les filles et les jeunes femmes évaluent leurs capacités à diriger est complexe, mais on peut lui donner un sens lorsqu’on tient compte des barrières systémiques et de la socialisation des sexes dans le développement des attitudes et des perceptions à un jeune âge », affirme Saadya Hamdani, directrice, Égalité des sexes chez Plan International Canada. « Le problème n’est pas lié à une question de potentiel ou de capacités des filles, il est attribuable aux environnements sociaux et institutionnels dans lesquels elles doivent évoluer. »

Défier la norme lors de la Journée Internationale des filles 2019

Dans le cadre de la Journée internationale des filles 2019, Plan International Canada invite tous les Canadiens à appuyer les filles en route vers le leadership en testant leurs connaissances, en partageant de l’information qui défie les normes sociales et en favorisant l’accès à des ressources – comme l’éducation et le développement des compétences – afin d’aider les filles à prendre des décisions qui leur permettront de réaliser leurs aspirations à devenir des leaders. Les Canadiens peuvent s’impliquer de plusieurs façons pour défier la norme lors de la Journée Internationale des filles 2019 :

  • Testez vos connaissances : Faites tomber vos propres préjugés en obtenant les faits véridiques à propos des droits et du leadership des filles au Canada et autour du monde et en participant au jeu Fact or Fact Check Game, qui peut être téléchargé en ligne, ou en participant, en personne, en vous rendant au CF Toronto Eaton Center les 11 et 12 octobre. Pour plus d’informations, visitez le www.plancanada.ca/day-of-the-girl
  • Entamez une conversation au sujet du leadership chez les filles : Parlez des faits à des amis, des membres de votre famille ou des collègues et de l’importance d’appuyer les jeunes filles. Encouragez-les à passer à l’action. Trouvez des outils pratiques pour déclencher une conversation au www.plancanada.ca/day-of-the-girl
  • Donnez : Beaucoup de filles canadiennes interrogées croient que l’éducation est le plus important outil pour réaliser leurs objectifs en matière de leadership. Malheureusement, plus de 130 millions de filles n’ont pas accès à ce précieux outil. Du 10 au 12 octobre, textez POWER au 30333 pour faire un don de 10 $ afin d’envoyer 100 fillettes réfugiées sud-soudanaises à une école de l’Ouganda pour qu’elles aient accès à une éducation qui les aidera à réaliser leur plein potentiel. L’argent supplémentaire recueilli sera investi dans des projets en urgent besoin de fonds chapeautés par Plan International Canada.

Autres résultats du sondage :

Sur le leadership :

  • Les filles canadiennes ont le plus souvent décrit un bon leader en utilisant les mots confiance (76 pour cent); organisation (76 pour cent); soutien (69 pour cent) et intelligence (67 pour cent).
  • Les filles ont le plus souvent affirmé que l’éducation est l’outil dont elles ont besoin pour atteindre leurs aspirations à devenir leaders (20 pour cent), et le plus souvent dit qu’elles y ont accès (24 pour cent).

Sur les perceptions :

  • Cinquante-trois pour cent des garçons et des jeunes hommes interrogés ont qualifié les filles d’émotives, mais seulement 10 pour cent ont utilisé cet adjectif pour décrire un bon leader.
  • Cinquante-sept pour cent des garçons et des jeunes hommes interrogés ont choisi le mot fort pour décrire un bon leader, mais seulement 31 pour cent d’entre eux ont décrit les filles comme étant fortes.
  • Près de la moitié des filles canadiennes (49 pour cent) croient que les sports de gars sont plus valorisés que les sports de filles à leur école secondaire.
  • Plus de sept filles canadiennes sur 10 (72 pour cent) croient que les filles et les femmes font plus ou relativement plus de tâches ménagères à la maison que les gars et les hommes.

Sur le mentorat :

  • Parmi les filles canadiennes ayant affirmé avoir un mentor, 76 pour cent ont affirmé que leur mentor est une femme.
  • Les filles ont tendance à affirmer que les femmes sont souvent plus ou relativement plus accessibles (79 pour cent) que les hommes en position de pouvoir (57 pour cent).
  • Trois filles canadiennes sur dix (32 pour cent) ont révélé qu’elles ne parlent jamais de leurs aspirations à devenir leader avec leur famille ou des adultes de confiance.
  • Près de huit filles canadiennes sur dix (78 pour cent) ont révélé que leurs pairs de sexe féminin soutiennent ou soutiennent quelque peu leurs aspirations à accéder à une position de leadership (78 pour cent).

Au sujet de ce sondage

Entre le 15 septembre et le 24 septembre 2019, Nanos a mené un sondage en ligne auprès de 1 145 filles et 1 065 garçons canadiens âgés entre 14 et 24 ans. Les participants ont répondu à un sondage en ligne. Les résultats ont été vérifiés et pondérés statistiquement selon les dernières données de recensement, et l’échantillon a été géographiquement stratifié pour être représentatif du Canada. Aucune marge d’erreur ne s’applique à ce sondage.

Joignez-vous en ligne aux conversations sur la Journée internationale de la fille de Plan International Canada:

Mots-clics : #Jourdelafille | #Défierlanorme

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