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Carole Poirier: La whip de l’opposition s’exprime

Saoud Maherzi

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Avant Première.

Nous avons été reçus par la députée et whip du caucus péquiste, Carole Poirier, dans son bureau de circonscription à Hochelaga-Maisonneuve pour une discussion engagée à propos des actualités du moment (de la proposition de loi d’intégration et lutte contre la discrimination à la polémique Guy Nantel), et de sa circonscription d’Hochelaga-Maisonneuve. Bonne lecture !

Avant Première (AP) : Ces derniers temps, on a parlé d’une grogne au PQ. On a dit que M. Lisée était isolé. Qu’en dit la whip ? 

Carole Poirier (CP): J’appelle ça du commérage. M. Lisée n’est pas du tout isolé. L’article auquel vous faites référence c’est qu’il y a une information qui a coulé à l’effet que dans le caucus il y a eu une forte discussion. Ça arrive, comme dans toutes les familles. Est ce que c’est la première fois que ça arrive ? Non. Est ce que c’est la dernière ? Surtout pas. Le PQ est un parti de débat, puis s’il y a un endroit où ça débat, c’est au caucus. Mais, ce qui se passe au caucus reste au caucus. Que les membres du caucus débattent fortement entre eux, c’est très sain.

AP: Vous avez proposé une loi d’intégration et lutte contre la discrimination. Que propose t-elle de nouveau ?

CP: Moi, j’ai été nommé porte parole en matière d’immigration et de communautés culturelles en octobre, l’an passé. Ce n’est pas un sujet que je connaissais vraiment. Bon, je connaissais comme tout le monde mais qu’est ce que ça veut dire ? Comment ça fonctionne ? Quelles sont les problématiques précises en tant que tel ? Pas vraiment une connaissance pour être capable d’en parler sérieusement. Donc, durant l’automne, j’ai fait une tournée de groupes de différentes communautés. J’ai beaucoup jasé avec des intervenants terrain qui vivent les problématiques de l’immigration. Je les ai écoutés. J’allais juste écouter, apprendre, analyser et en début février, on a sorti ce qu’on a appelé les 20 propositions. Les 20 propositions pour la réussite des personnes immigrantes et réfugiées. C’était assez audacieux, je dois vous avouer, mais ma profonde conviction c’est que la réussite de l’immigration passe par le travail. Ça, j’en suis convaincue à 100%. Pas juste par le travail mais comme axe principal, le travail. Et aussi, dans ce processus, quand on a déposé ces 20 propositions, sont arrivés des évènements. Est arrivée quelques jours avant la mosquée de Québec, et est arrivée cette volonté de cette consultation sur la discrimination et le racisme. Pour nous, cette consultation là, c’était inutile. Inutile parce que c’était la troisième depuis 2006. Alors à un moment donné, il faut comme arrêter de consulter puis de passer à l’action. Alors je vous dirais que si vous prenez ces 20 propositions là, il y a une partie qui viennent du plan d’action du gouvernement actuel. On n’a même pas eu besoin de se forcer, on est retourné dans leur plan d’action pour constater qu’il n’y avait rien, rien, rien qui avait été mis en place. En tout cas, des trucs significatifs. Surtout en ce qui concerne l’État. Et là on est allé voir des statistiques au niveau du gouvernement du Québec, à savoir la diversité est où dans les fonctionnaires au gouvernement du Québec ? Ben, est pas là ! C’est aussi simple que ça, est pas là ! On s’est dit en déposant ces 20 propositions là, ben si on peut donner une espèce de souffle en disant ‘’au lieu de consulter les gens encore, si on appliquait des mesures concrètes ?’’. Des trucs que le gouvernement peut faire juste par volonté politique, je pense qu’on changerait les choses. Et on est parti de ces 20 propositions. On a discuté avec la ministre de l’époque, Mme Weil, on lui a présenté les 20, et elle a fait comme ça [geste dédaigneux de la main]. Elle a rejeté ça du revers de la main. Alors, on a dit « bon, on ne s’arrêtera pas là, on est capable de continuer ». Alors moi j’ai continué à rencontrer des groupes, mais avec les 20 propositions, et les gens nous disaient « ça a ben du bon sens. C’est vers là qu’il faut aller » au lieu de la fameuse consultation. Dans cette proposition de loi, on a dit qu’on voulait avoir trois plans d’action dont un sur l’analphabétisme. Alors on a annoncé des États Généraux sur l’analphabétisme. Pourquoi ? Parce qu’un des constats, dans les personnes qui arrivent au Québec qui disent connaître le français, une grande proportion ne savent pas écrire en français. C’est beau parler, mais si je veux aller sur le marché du travail, il faut que je sache écrire. Et je regardais encore le bilan trimestriel du ministère. Dans les trois premiers mois de 2017,  42% de l’immigration qui est entrée connaissent le français. Y a donc 58% qui ne le connaissent pas. Donc ça, c’est des gens qu’il faut franciser. Donc c’est nous qui paye là. Et lors de notre congrès, il y avait une proposition qui est sur le français et qui dit que dorénavant c’est 100% de l’immigration qui devra parler français.

Crédits: Avant Première.

AP : Gabriel Nadeau Dubois a dit, dans une récente interview avec AP : « il y a deux partis politiques qui récupèrent les inquiétudes (comme dans le cas des demandeurs d’asile haïtiens); qui alimentent les craintes des gens, pour marquer des points électoraux : le Parti Québécois (PQ) et la Coalition Avenir Québec (CAQ). » Que répondez-vous ?

CP : C’est un peu court et un peu simpliste comme affirmation. Moi cet été quand j’ai vu des dizaines et des dizaines de personnes passer les frontières. Ça avait commencé tout ça dès le mois de novembre. Moi j’ai commencé à questionner là dessus au mois de novembre de l’année passée. J’ai vu des gens arriver au centre Pauline Julien les mains, les pieds gelés qui avaient traversé la frontière de façon irrégulière. Pas de bottes pas de manteau là, en plein hiver dans le banc de neige. Moi pour moi, il y a quelque chose qui ne fonctionne pas là. Je ne trouve pas ça normal. Je ne dis pas qu’il ne faut pas les accueillir, ce que je dis c’est que je ne trouve pas ça normal en Amérique. Qu’on puisse accepter que des gens aient le sentiment profond qu’ils sont chassés de leur lieu de résidence, et qu’ils sont obligés d’aller se réfugier ailleurs. Ça pour moi ce n’est pas ça l’entente des pays tiers surs. L’entente des pays tiers surs devrait protéger les gens, non pas les rendre vulnérable. Alors, je trouve la déclaration de M. Nadeau Dubois simpliste, là. Nous on était plutôt alerte, il faut faire attention à ces gens là. Il faut leur donner des conditions de vie qui ont de l’allure. Pas les accueillir dans la vulnérabilité. Et c’est ce qu’on dit pour l’ensemble des immigrants d’ailleurs. Arrêtons d’accueillir les gens sans prévoir l’arrivée en tant que tel. Et on est capable de la prévoir, l’arrivée. On est capable. Faut juste se donner les moyens.

AP : Parlons de votre circonscription. Quelles sont les principaux défis que rencontre la communauté d’Hochelaga-Maisonneuve ? Et puis comment répondez-vous aux attentes des citoyens ici ?

CP : C’est le plus beau comté du Québec. Les défis sont nombreux, c’est un quartier en transformation. C’est un quartier qui a vu son bâti se transformer. Vous savez, dans les années 70-80, on a vécu nous aussi la mondialisation. Donc le départ des grandes entreprises qui étaient établies ici. De grandes usines qui employaient des milliers de personnes. Tout ça a disparu en l’espace d’une vingtaine d’années. Et en même temps on a vu les taux d’intérêts hypothécaires grimper follement. Donc perte d’emploi, les gens vont vivre ailleurs. Les taux d’intérêts montent. Il y a des propriétaires qui n’ont plus les moyens de garder leur parc immobilier. J’ai vu des propriétaires remettre les clés à la Caisse Populaire et dire : « Je ne suis plus capable. Garde les meubles, moi je ne suis plus capable ». J’ai assisté à l’époque à des rencontres de directeurs de caisses, de banques assis tous ensemble en disant « qu’est ce qu’on fait ? on n’est plus capable là. Il y a quelque chose qui va péter. » Et le mouvement populaire – parce que Hochelaga Maisonneuve, c’est un quartier ouvrier, un mouvement populaire, du monde qui se retrousse les manches qui disent solidairement « on va s’en sortir », ça c’est extraordinaire. Sont nés ici les plus beaux mouvements de solidarité – les premiers CLSC dans les années 70, les premières cuisines collectives, y en a 5000 au Québec aujourd’hui, les entreprises d’économie sociale en insertion à l’emploi qui ont créé le chantier d’économie sociale etc. donc je suis très fière. Mais ça c’est né de la réaction des citoyens à des problématiques qu’ils vivaient et de cette nécessaire solidarité qu’on devait avoir entre nous. Alors là, on passe ces années là, on se lève les manches dans les années 90, et on se dit qu’il faut impulser quelque chose. Et là on se met à transformer nos vieilles usines en immeubles à logements. Certaines en condos, certaines en logement social. Mixité. Le nombre de condos s’est installé de façon importante, particulièrement dans les vieilles usines.  Et là s’est créé une autre catégorie de citoyens, des gens un peu plus fortunés, plus scolarisés qui demandaient autre chose comme offre de commerces. Et là, la rue Ontario s’est transformée qui est notre artère commerciale. Et là on a vu apparaître les petits cafés, les petits restaurants un peu plus branchés. C’est devenu un peu plus attrayant. C’est le même phénomène que le Plateau a vécu, que Rosemont a vécu, que Petite Patrie aussi. Et on vit exactement la même chose. Bon, c’est de la gentrification qui est nommée. Moi je vais appeler ça de la revitalisation. Parce qu’on était tellement bas là que ce mouvement là qui s’est installé de revitalisation du quartier a créé de la gentrification. Mais c’était un mouvement de revitalisation. La volonté populaire était de la revitalisation. Mais la revitalisation comme partout dans le monde donne bien souvent de la gentrification où là tu vas attirer des propriétaires dans un quartier où on était presque à 90% locataires.

AP : Donc la volonté populaire ouvrière de base a en quelque sorte expulsé les ouvriers.  

CP : Non. L’effet condo partout fait monter le prix des loyers. Mais aussi l’économie montréalaise qui fait monter les loyers. Et là comme on a une classe populaire qui a des revenus plus modestes, ben quand on augmente les loyers de ces gens là, c’est aussi les chasser. Alors ils vont se déplacer. Ils se sont beaucoup déplacés à l’Est où les loyers étaient encore moins chers. Et là on voit que ça bouge, ça s’en va encore plus à l’Est. Ce qui est totalement triste, ce qui est totalement inacceptable.

Crédits: Avant Première.

AP : Que pensez-vous de la polémique actuelle à propos de l’humoriste Guy Nantel ?

CP : Écoutez, moi la liberté d’expression je trouve ça important. Je trouve ça tellement important. Que ce soit un humoriste, que ce soit quiconque, je trouve ça important. J’ai tellement peur à (de) la rectitude politique. J’ai peur de ça. Et si on se met à aseptiser tout ce qu’on dit, ça n’existe plus la liberté de parole. Alors c’est ce que je pense de ce qu’a fait Guy Nantel. Je vais lui laisser son droit de parole.

AP : Une dernière déclaration ?

CP : Moi je pense que faire de la politique c’est la chose la plus merveilleuse. Il faut y croire, il faut avoir des aspirations il faut avoir des valeurs. Je crois profondément que le Québec doit devenir un pays. Je suis venu en politique parce que j’y crois. Je crois qu’on a tous les attributs au Québec. On a les ressources, tant les ressources humaines que les ressources naturelles pour faire de ce bel environnement que nous avons un pays fort agréable à vivre. Et actuellement, il y a quelqu’un d’autre qui prend les décisions à notre place et ça pour moi c’est inadmissible. J’ai un collègue qui s’en va à la COP 23 avec le Québec, avec le gouvernement du Québec, parce que le gouvernement amène tout le temps un parlementaire de l’opposition. Mon collègue est fier parce que nous, le Québec, on va aller parler d’électrification des transports, on va aller parler d’hydroélectricité. De quoi va aller parler le Canada ? Il va aller parler des sables bitumineux. Ils n’ont aucune ambition en matière environnementale. Le Canada est zéro en matière environnementale. Ils n’ont fait aucun progrès. Nous on se bat comme des diables dans l’eau bénite au Québec. On s’est payé Hydro Québec, les québécois. Pendant ce temps là, le Canada donne des prêts à Terre-Neuve pour nous concurrencer une ligne hydroélectrique pour vendre aux États-Unis. Alors moi je ne pense pas que le Québec a encore quelque chose à faire dans ce pays là qu’est le Canada. Et en sortir au plus vite pour être bien surs que le Québec puisse continuer à avoir cette belle qualité de vie là qu’on a.

Crédits: Avant Première.

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Avant Première.

Diplômé de HEC Montréal, Saoud a écrit depuis 2013 dans divers médias. Il dédie le plus clair de son temps libre à la lecture, l’écriture et à la boxe trouvant une cohérence dans l'unité de ces activités. "Find what you love and let it kill you" - Bukowski

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Remaniement à Ottawa, Trudeau prépare sa réélection en 2019

Redaction Avant Premiere

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Les changements intervenus au Conseil des ministres du gouvernement canadien/Capture d'écran Facebook Trudeau

Comme annoncé depuis quelques jours par les médias, le premier ministre canadien, Justin Trudeau, a effectivement procédé mercredi à un changement au sein de l’équipe gouvernementale. Tout porte à croire que ce remaniement ministériel annonce les couleurs des futures batailles électorales de 2019, lors desquelles le chef du Parti libéral du Canada va tenter de se faire réélire.

Au total, on dénombre 34 ministres dans le nouveau gouvernement fédéral avec cinq entrants. Fait notable dans le Conseil des ministres, il y a une parité qui saute aux yeux : 17 ministères sont détenus par des femmes et 17 autres par des hommes.

Les changements au Conseil des ministres sont les suivants :

  • Dominic LeBlanc, actuellement ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne, devient ministre des Affaires intergouvernementales et du Nord et du Commerce intérieur. Le ministre LeBlanc occupera également la fonction de président du Conseil privé de la Reine pour le Canada. Il veillera à la mise en œuvre des priorités et des engagements nationaux qui reposent sur des relations étroites avec les autres ordres de gouvernement, à la création d’emplois, à la croissance économique et à l’amélioration du commerce interprovincial. En plus de co-diriger la Stratégie de croissance pour l’Atlantique, il sera responsable des besoins et des priorités des habitants du Nord, y compris la décentralisation.
  • James Gordon Carr, actuellement ministre des Ressources naturelles, devient ministre de la Diversification du commerce international. La prospérité du Canada est liée au commerce progressiste et aux opportunités économiques au-delà de nos frontières. Le ministre Carr travaillera pour aider les Canadiens et les entreprises canadiennes à être concurrentiels et à réussir à travers le monde, en plus de diversifier nos marchés.
  • Mélanie Joly, actuellement ministre du Patrimoine canadien, devient ministre du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie. La ministre Joly favorisera l’expansion du tourisme au Canada et développera le plein potentiel économique de ce secteur clé de notre économie. Elle veillera également à la participation forte et soutenue du Canada au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie tout en assurant la protection et la promotion de nos deux langues officielles.
  • Amarjeet Sohi, actuellement ministre de l’Infrastructure et des Collectivités, devient ministre des Ressources naturelles. Le ministre Sohi soutiendra les importantes industries des ressources du Canada et les aidera à innover pour favoriser la croissance économique à long terme et à exporter leurs produits vers de nouveaux marchés internationaux. Il dirigera également d’importants projets liés aux oléoducs, notamment en veillant à l’achèvement du projet d’agrandissement du réseau Trans Mountain.
  • Carla Qualtrough, actuellement ministre des Services publics et de l’Approvisionnement, devient ministre des Services publics et de l’Approvisionnement et de l’Accessibilité. Elle continuera de veiller à ce que les processus du gouvernement du Canada à l’égard des services et de l’approvisionnement soient modernes et rentables. Elle assumera également de nouvelles responsabilités liées à l’élimination des obstacles qui empêchent la pleine participation de tous les Canadiens au sein de nos communautés et dans nos milieux de travail.
  • François-Philippe Champagne, actuellement ministre du Commerce international, devient ministre de l’Infrastructure et des Collectivités. Le ministre Champagne mettra en œuvre le plan d’investissement sans précédent du gouvernement du Canada en matière d’infrastructure pour que les communautés partout au pays aient les outils dont elles ont besoin pour réussir, prospérer et innover.
  • Pablo Rodriguez, actuellement whip en chef du gouvernement, devient ministre du Patrimoine canadien et du Multiculturalisme. Le ministre Rodriguez aidera à assurer la vitalité des arts, de la culture et du patrimoine du Canada tout en faisant la promotion de la diversité et de l’inclusion qui font la force de notre pays.
  • Bill Blair, actuellement secrétaire parlementaire de la ministre de la Justice et procureure générale du Canada et de la ministre de la Santé, devient ministre de la Sécurité frontalière et de la Réduction du crime organisé. Il veillera à ce que la gestion de nos frontières favorise les déplacements et le commerce légitimes, en plus d’assurer la sécurité des Canadiens et d’offrir à tous un traitement équitable et conforme à nos lois. Il jouera un rôle important dans la coordination des efforts visant à réduire la violence liée aux armes à feu et à contrer le crime organisé. Le ministre Blair continuera de diriger le processus de légalisation et de réglementation stricte du cannabis. Il sera également le ministre responsable de la migration irrégulière.
  • Mary Ng, devient ministre de la Petite Entreprise et de la Promotion des exportations. Elle aidera les entrepreneurs et les entreprises du Canada à croître, à être concurrentiels et à réussir, au Canada comme à l’étranger. La ministre Ng sera aussi responsable de la Banque de développement du Canada.
  • Filomena Tassi, actuellement whip adjointe du gouvernement, devient ministre des Aînés. La ministre Tassi aidera le gouvernement à mieux comprendre les besoins de nos aînés et s’assurera de l’élaboration de programmes et de services qui répondent aux besoins de la population vieillissante du Canada. Ces efforts permettront d’offrir une plus grande sécurité et une meilleure qualité de vie aux aînés et aux futurs retraités du Canada.
  • Jonathan Wilkinson, actuellement secrétaire parlementaire de la ministre de l’Environnement et du Changement climatique, devient ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne. Le ministre Wilkinson travaillera à protéger et à promouvoir les océans, les littoraux, les cours d’eau et les pêches vitales du Canada afin d’assurer leur santé pour le bien des générations à venir, tout en offrant des opportunités économiques importantes aux citoyens et aux communautés côtières. Le ministre Wilkinson veillera à mettre en œuvre le Plan de protection des océans sans précédent du gouvernement et à trouver de nouvelles façons de mettre en valeur nos océans et nos cours d’eau.

En plus de ces changements, certains ministres seront désormais désignés comme suit :

  • Carolyn Bennett devient ministre des Relations Couronne-Autochtones. La ministre Bennett poursuivra le travail important qu’elle réalise afin de renouveler la relation de nation à nation, d’Inuit à État et de gouvernement à gouvernement entre le Canada et les peuples autochtones.
  • Scott Brison devient président du Conseil du Trésor et ministre du Gouvernement numérique. Le ministre Brison poursuivra le travail qu’il réalise en vue de transformer les services numériques du gouvernement pour qu’ils soient adaptés aux gens qui les utilisent et pour mieux servir les Canadiens.
  • Marie-Claude Bibeau devient ministre du Développement international. La ministre Bibeau continuera de positionner le Canada en tant que leader du développement international, tout en veillant à réduire la pauvreté et les inégalités dans le monde et à encourager l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des filles.
  • Kirsty Duncan devient ministre des Sciences et des Sports. La ministre Duncan continuera de soutenir l’écosystème des sciences, de la recherche et de l’innovation de calibre mondial du Canada, tout en faisant la promotion de la santé et du bien-être des Canadiens au moyen des sports et des loisirs.
  • Bardish Chagger devient leader du gouvernement à la Chambre des communes. Dans le cadre de cette fonction, elle continuera de coordonner les activités quotidiennes du gouvernement à la Chambre et de gérer le programme législatif.

« Le gouvernement du Canada s’engage à faire croître l’économie, à renforcer la classe moyenne et à créer de nouvelles opportunités pour tous. Les nouvelles responsabilités de notre équipe reposent sur les assises économiques solides du Canada. Ces changements encouragent la croissance économique et la réussite de notre pays et reflètent l’évolution de l’économie mondiale », peut-on lire en substance dans le communiqué du Cabinet du premier ministre Trudeau.

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Les changements intervenus au Conseil des ministres du gouvernement canadien/Capture d'écran Facebook Trudeau
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Gaspillage : 2 millions de tonnes d’aliments sont jetés chaque année au Canada

Baba-Idriss FOFANA

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DH.be

Une campagne pancanadienne visant la réduction du gaspillage alimentaire des ménages canadiens intitulée J’aime manger, pas gaspiller Canada, aura lieu concomitamment le mercredi 18 juillet dans trois grandes villes du pays.

Selon RECYC-QUÉBEC, le gaspillage alimentaire se définit généralement par toute nourriture destinée à la consommation humaine qui est perdue ou jetée tout au long de la chaîne alimentaire, que ce soit au champ, dans le transport, lors de leur transformation, à l’épicerie, dans les restaurants et hôtels ou encore à la maison.

À l’échelle du Canada, ce sont près de 2,2 millions de tonnes d’aliments encore comestibles qui sont jetés chaque année, une perte qui se chiffre à plus 17 milliards de dollars. Un ménage canadien moyen gaspille 140 kg de nourriture chaque année, ce qui pourrait être évité.

Les Canadiens gaspilleraient, eux, environ 40 % de leur nourriture. Ceux qui sont le plus à blâmer ne sont ni les commerçants ni les restaurants, mais bien les particuliers dans leur demeure, révèlent les statistiques.

En 2016, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) indiquait qu’en moyenne, le tiers des aliments produits annuellement dans le monde se retrouvent dans les dépotoirs.

Au Canada, 63 % des résidus alimentaires qui sont mis à la poubelle ou au compostage par les citoyens à la maison auraient pu être consommés. Cela correspond à 47 % de la valeur de tous les aliments qui sont gaspillés tout au long de la chaîne alimentaire, de la fourche à la fourchette.  – RECYC-QUÉBEC

Pendant ce temps, l’insécurité alimentaire dans le monde s’aggrave. Le Rapport sur « L’État de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde », publié en septembre 2017 par La FAO, le FIDA, l’OMS, le PAM et l’UNICEF révélait que 815 millions de personnes souffraient de la faim en 2016, soit une augmentation de 38 millions de personnes par rapport à 2015 et une quasi constance depuis 1990. En son temps, le CCFD-Terre Solidaire (ONG française de développement) mettait en garde contre les fausses solutions tout en appelant à la responsabilité politique des États.

Le gaspillage alimentaire = 815 millions de personnes dans la faim

La campagne pancanadienne J’aime manger, pas gaspiller Canada vise à aider les Canadiens à gaspiller moins de nourriture en leur fournissant des idées simples et pratiques pour réduire le gaspillage alimentaire à la maison.

À Montréal, l’événement se tient le mercredi 18 juillet 2018 à 13 h à la salle Mont-Royal du 6ème étage de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ), sur la rue Saint-Denis.

À cette occasion, prendront la parole :

Sophie Langlois-Blouin, vice-présidente des opérations, RECYC-QUÉBEC

Bob Long, coprésident du groupe de travail sur les aliments, Conseil national zéro déchet

Christopher Kranjec, leader de marché, Walmart Canada

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DH.be
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Projet d’immigration de l’Atlantique, le Canada augmente le quota pour 2018

Redaction Avant Premiere

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IRCC/Immigration Canada

Le gouvernement du Canada a décidé d’augmenter de 500 le nombre d’immigrants qualifiés et de membres de leurs familles qui peuvent obtenir la résidence permanente dans le cadre du Projet pilote d’immigration des provinces canadiennes de l’Atlantique en 2018.

Cette année, ce sont 2 500 personnes qui bénéficieront de ce programme. L’annonce de cette augmentation a été faite mardi 10 juillet par le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté du Canada (IRCC) après une rencontre avec les premiers ministres des quatre provinces de l’Atlantique : Nouvelle-Écosse, Nouveau-Brunswick, Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve-et-Labrador.

« Les provinces nous ont dit qu’elles avaient besoin de plus d’espace pour s’assurer qu’elles ont les gens dont elles ont besoin pour continuer à développer leurs entreprises ici au Canada atlantique”, a déclaré le ministre Ahmed Hussen, ajoutant que cette augmentation reflète « l’utilisation et l’intérêt importants » du Projet pilote d’immigration de l’Atlantique (PPIA) auprès des entreprises des quatre provinces en 2018.

L’un des principaux avantages du PPIA est que les employeurs désignés n’ont pas à passer par le processus d’évaluation de l’impact sur le marché du travail pour les emplois approuvés dans le cadre du programme pilote.

En date du 31 mai 2018, M. Hussen a indiqué qu’il y avait 1 000 employeurs désignés sous l’AIPP d’un an, ce qui permet aux employeurs autorisés de recruter des travailleurs étrangers expérimentés pour combler les écarts de main-d’œuvre et accélérer leur travail et celui de leurs familles.

Projet d’immigration pour travailleurs étrangers !

À en croire le ministre fédéral de l’Immigration, ces 1 000 employeurs représentaient le double du nombre prévu dans le cadre de l’AIPP en 2017, qui avaient déjà émis 2 000 offres d’emploi aux immigrants qualifiés admissibles et aux diplômés internationaux des universités de la région du Canada atlantique en 2018.

IRCC dit avoir reçu 900 demandes de résidence permanente dans le cadre de l’AIPP depuis son introduction. Les objectifs d’admission par le biais de l’AIPP sont fixés à 1 000 pour 2018, 2 000 pour 2019 et 4 000 pour 2020.

Pour être admissibles, les travailleurs étrangers doivent avoir une offre d’emploi à temps plein d’un employeur désigné et posséder au moins une année d’expérience de travail rémunéré à temps plein (ou à temps partiel) dans une profession désignée A ou niveau de compétence B selon la Classification nationale des professions (CNP) du Canada. La liste complète des conditions d’admissibilité est disponible via le lien suivant : https://www.canadavisa.com/atlantic-immigration-pilot-program.html 

Crédit photo:
IRCC/Immigration Canada
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