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Classement RSF 2018 : la position peu enviable du Canada et du G7

Baba-Idriss FOFANA

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Le dernier classement de Reporter Sans Frontière (RSF) est disponible depuis le 25 avril. Dans cette édition 2018, l’Organisation non gouvernementale internationale note, dans une analyse, un « accroissement des sentiments haineux à l’encontre des journalistes », une certaine « hostilité revendiquée envers les médias » et le recule de la liberté de la presse dans le monde en général.

Dans ce classement, certains pays ont conservé leur rang de premier et de dernier, à savoir la Norvège et la Corée du Nord. En revanche, le Canada a fait mieux qu’en 2017. De la 22è place, le pays est classé 18è en 2018. Pendant ce temps, les États-Unis de Donald Trump ont « dégringolé » pour être à la 45è position en 2018 en perdant deux places, l’Allemagne de Merkel occupe la 15è place, la France de Macron fait une remontée à la 33è position, le Royaume-uni de May (40è), l’Italie de Gentiloni (46è) et le Japon de Abe ferme la marche à la 67è place pour le compte des pays du G7.

Ce tableau peu reluisant démontre à quel point ces pays réputés d’être les plus grandes puissances économiques du monde ont encore du chemin à faire en matière de liberté de la presse et de protection des sources journalistiques. Aucun d’entre eux ne figure ni dans le top 7, ni dans le top 10 du classement mondial 2018 de RSF. Même si le Canada fait mieux que la plupart de ces pays, l’Allemagne reste en tête des sept grands. Les deux pays se retrouvent donc dans le top 20.

Un G7 qui ne donne pas l’exemple !

D’ailleurs, RSF Canada parle d’« une situation toujours inquiétante, malgré des efforts récents pour améliorer la situation ». « Le Premier ministre Justin Trudeau a beau se présenter comme un farouche défenseur d’une ‘’presse libre’’, ses deux premières années au pouvoir ont été très décevantes sur ce plan », peut-on lire sur la page d’accueil du site de RSF Canada, faisant allusion au nouveau rang du Canada.

La représentation canadienne de RSF dénonce, par ailleurs, le cas d’un journaliste de Vice Media qui fait toujours face à une décision de justice l’obligeant à remettre à la gendarmerie royale l’intégralité de ses communications avec une de ses sources et d’un autre journaliste travaillant pour TheIndependent.ca, visé par des accusations civiles et pénales pour avoir couvert des manifestations dénonçant un projet hydroélectrique.

De plus, au dire de RSF Canada, la fermeture de plus de 40 journaux indépendants aurait porté une atteinte grave à la pluralité des médias dans ce pays. « Le controversé projet de loi anti-terroriste C-51 se révèle nuisible pour la liberté d’expression sur Internet, sous couvert de sécurité nationale », critique l’ONG sur son site Internet.

Ci-dessous le classement général publié par RSF :

1 – Norvège
2 – Suède
3 – Pays-Bas
4 – Finlande
5 – Suisse
6 – Jamaïque
7 – Belgique
8 – Nouvelle-Zélande
9 – Danemark
10 – Costa Rica
11 – Autriche
12 – Estonie
13 – Islande
14 – Portugal
15 – Allemagne (G7)
16 – Irlande
17 – Luxembourg
18 – Canada (G7)
19 – Australie
20 – Uruguay
21 – Surinam
22 – Samoa
23 – Ghana
24 – Lettonie
25 – Chypre
26 – Namibie
27 – Slovaquie
28 – Afrique du Sud
29 – Cap-Vert
30 – Liechtenstein
31 – Espagne
32 – Slovénie
33 – France (G7)
34 – République Tchèque
35 – Organisation des États de la Caraïbe orientale
36 – Lituanie
37 – Andorre
38 – Chili
39 – Trinité-et-Tobago
40 – Royaume-Uni (G7)
41 – Burkina Faso
42 – Taïwan
43 – Corée du Sud
44 – Roumanie
45 – États-Unis (G7)
46 – Italie (G7)
47 – Belize
48 – Botswana
49 – Comores
50 – Sénégal
51 – Tonga
52 – Argentine
53 – Papouasie-Nouvelle-Guinée
54 – Madagascar
55 – Guyana
56 – Maurice
57 – Îles Fidji
58 – Pologne
59 – République Dominicaine
60 – Haïti
61 – Géorgie
62 – Bosnie-Herzégovine
63 – Niger
64 – Malawi
65 – Malte
66 – Salvador
67 – Japon (G7)
68 – Lesotho
69 – Croatie
70 – Hong Kong
71 – Mongolie
72 – Mauritanie
73 – Hongrie
74 – Grèce
75 – Albanie
76 – Serbie
77 – Chypre du nord
78 – Kosovo
79 – Sierra Leone
80 – Arménie
81 – Moldavie
82 – Côte d’Ivoire
83 – Guinée-Bissau
84 – Bénin
85 – Seychelles
86 – Togo
87 – Israël
88 – Pérou
89 – Liberia
90 – Nicaragua
91 – Panama
92 – Équateur
93 – Tanzanie
94 – Bhoutan
95 – Timor oriental
96 – Kenya
97 – Tunisie
98 – Kirghizistan
99 – Mozambique
100 – Liban
101 – Ukraine
102 – Brésil
103 – Monténégro
104 – Guinée
105 – Koweït
106 – Népal
107 – Paraguay
108 – Gabon
109 – Macédoine
110 – Bolivie
111 – Bulgarie
112 – République Centrafricaine
113 – Zambie
114 – Congo-Brazzaville
115 – Mali
116 – Guatemala
117 – Ouganda
118 – Afghanistan
119 – Nigeria
120 – Maldives
121 – Angola
122 – Gambie
123 – Tchad
124 – Indonésie
125 – Qatar
126 – Zimbabwe
127 – Oman
128 – Emirats Arabes Unis
129 – Cameroun
130 – Colombie
131 – Sri Lanka
132 – Jordanie
133 – Philippines
134 – Palestine
135 – Maroc / Sahara occidental
136 – Algérie
137 – Birmanie
138 – Inde
139 – Pakistan
140 – Thaïlande
141 – Honduras
142 – Cambodge
143 – Venezuela
144 – Soudan du Sud
145 – Malaisie
146 – Bangladesh
147 – Mexique
148 – Russie
149 – Tadjikistan
150 – Ethiopie
151 – Singapour
152 – Swaziland
153 – Brunei
154 – République démocratique du Congo
155 – Bélarus
156 – Rwanda
157 – Turquie
158 – Kazakhstan
159 – Burundi
160 – Irak
161 – Egypte
162 – Libye
163 – Azerbaïdjan
164 – Iran
165 – Ouzbékistan
166 – Bahreïn
167 – Yémen
168 – Somalie
169 – Arabie Saoudite
170 – Laos
171 – Guinée Équatoriale
172 – Cuba
173 – Djibouti
174 – Soudan
175 – Vietnam
176 – Chine
177 – Syrie
178 – Turkménistan
179 – Erythrée
180 – Corée du Nord
 
Consultez l’analyse de #RSF via https://bit.ly/2Ht4jyv

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Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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L’immigration au Québec, le PQ dévoile sa stratégie pour passer de l’échec au succès

Baba-Idriss FOFANA

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Couverture du document: Stratégie nationale sur la main-d’œuvre 2018-2023 présentée par le gouvernement québécois

Une semaine après la Coalition avenir Québec (CAQ), c’était au tour du Parti Québécois (PQ) de mettre les pieds dans le plat de l’immigration. Mardi, en direct de la permanence du parti à Montréal, les péquistes ont présenté leur stratégie « Pour passer vraiment de l’échec au succès ». Pendant ce temps, les libéraux n’ont pas chômé. Constamment critiqué au cours de cette conférence du PQ sur leur échec a trouvé des solutions sur la crise de la main-d’œuvre qui secoue le Québec, le gouvernement Couillard a profité pour dévoiler sa Stratégie nationale sur la main-d’œuvre 2018-2023.

Pas étonnant que la question de l’immigration continue d’alimenter le débat politique au Québec. À moins de cinq mois de l’élection générale, chaque parti profite de chaque occasion pour se faire de la place. Surtout lorsque le sujet polarise, certains profitent des failles du plan de l’adversaire pour présenter leur solution. Et le Parti québécois estime que les solutions proposées par la Coalition avenir Québec, la semaine dernière, sont « insensées ». En retour, le chef Jean-François Lisée et son équipe ont annoncé avoir des « propositions réalistes et pragmatiques » pour répondre directement aux pénuries d’emplois; pour s’assurer que les candidats à l’immigration disposent d’une connaissance suffisante du français; qu’ils adhèrent aux valeurs et aux lois québécoises.

Libéraux et caquistes : Lisée enfonce le clou !

« Aujourd’hui, on a le grand plaisir de vous présenter le document le plus complet, le plus réfléchi que le Parti québécois présente sur la question de l’immigration. Une question qui est important, essentielle dont les éléments et les variables changent un petit peu. Contrairement aux discussions qu’on pouvait avoir il y a quatre ans, nous sommes en ce moment aux prises avec une pénurie de main d’œuvre notamment dans les régions québécoises. Dans la réflexion que nous devons mener pour la résolution de ses problèmes-là, nous devons nous adapter à cette nouvelle problématique tout en ayant en tête le succès du parcours de chaque nouveau québécois ainsi que le succès du français comme langue officielle et commune des québécois », a déclaré d’entrée de jeu, M. Lisée.

Notre solution à nous, elle est pragmatique, elle est réaliste, elle ne dépend pas de l’avis du gouvernement fédéral. Elle dépend entièrement de notre capacité d’agir pour le français, notre capacité d’agir pour les régions, notre capacité d’agir pour assurer le succès de chaque immigrant qu’on reçoit.

   – Jean-François Lisée, chef du PQ

Selon lui, les propositions de son parti « pour vraiment passer de l’échec aux succès », sont un ‘’contraste énorme’’ entre un bilan de 15 ans de gouvernement libéral qui a « échoué à répondre aux besoins de main d’œuvre en région, échoué à retenir les nouveaux Québécois ». « Le gouvernement libéral a échoué aussi à sélectionner les immigrants francophones, son objectif c’est d’avoir seulement 15% des travailleurs qualifiés qui ne connaissent pas le français. Or, il y en a plus de 40% qui ne le connaissent pas. Et au total dans l’immigration québécoise, il y a 60% des nouveaux arrivants qui ne connaissent pas le français au point d’entrée. Comme vous le savez, seulement une minorité d’entre eux prennent des cours de francisation et 90% de ceux qui prennent les cours de francisation échouent », a-t-il affirmé.

La ‘’voie rapide’’ pour l’obtention du CSQ…

Enfonçant le clou, le chef péquiste croit savoir que la solution n’est pas de faire venir 50 000 ou 55 000 immigrants chaque année au Québec. Car, a-t-il déploré, « on a beau en faire venir 50 000 ou 55 000, si le tiers ou la moitié quitte après quelques années, c’est un échec complet pour la société d’accueil et pour ces candidats à l’immigration ». Pour Jean-François Lisée, la proposition de la CAQ en la matière est « irréalisable » puisqu’il repose entièrement sur la volonté d’un autre gouvernement du Canada de créer une nouvelle catégorie d’immigrant temporaire de trois ans qui, après, pourrait devenir sans statut s’il ne passe pas un des trois tests de la CAQ. « C’est un programme qui ne se réalisera jamais. S’il se réalisait, ça empirerait la situation notamment du français », a laissé entendre M. Lisée.

Ainsi, le Parti québécois se propose d’améliorer la régionalisation de l’immigration et faire en sorte que 25% des nouveaux Québécois puissent s’installent en région si le PQ gagne l’élection du 1er octobre prochain. A cet effet, les péquistes entendent utiliser la ‘’voie rapide’’ qui existe déjà pour sélectionner des travailleurs temporaires.

Stratégie en région, face au vieillissement de la population !

« On considère que la voie la plus facile pour sélectionner des gens qui répondent à nos besoins en main d’œuvre ici au Québec, c’est en passant directement par les employeurs. Les employeurs sélectionnent déjà aujourd’hui des travailleurs temporaires et grâce au Programme pour une expérience québécoise (PEC). Ce programme a fait ses preuves, on souhaite le rendre permanent pour être en mesure de répondre aux besoins en main d’œuvre », a annoncé la députée péquiste Catherine Fournier, également porte-parole du parti en matière de diversité.

Le principe du programme qui est la voie rapide pour l’obtention d’un CSQ, on souhaite également l’appliqué pour les étudiants étrangers de sorte que quelqu’un qui voudrait rester au Québec après ses études puissent obtenir plus rapidement son CSQ, parce que quand ça prend trop de temps, ça décourage et la personne peut finalement retourner dans son pays d’origine. Alors nous on souhaite garder ces talents chez nous. 

   – Catherine Fournier, députée péquiste

Abordant la question démographique, notamment le vieillissement de la population confronté à la pénurie de main-d’œuvre dans les régions, le porte-parole péquiste en matière de développement des régions et de décentralisation, Sylvain Gaudreault, a dénoncé le faible nombre de point accordé aux immigrants qui envisagent s’installer au Québec. « C’est une aberration de constater aujourd’hui que 90% de l’immigration s’installent dans la grande région métropolitaine et que dans la grille de sélection actuelle un immigrant qui veut travailler en région reçoit seulement deux points de plus sur les 99 points que s’il dit qu’un emploi est valable pour lui à Montréal ».

J’ai immigré de l’Asie, je suis née pendant la guerre du Vietnam. Il y a une quarantaine d’année que je suis au Québec. À mon arrivée, j’ai été adoptée par une famille qui était en région, en Montérégie. J’ai fait mes études à Rimouski, j’ai fait toute ma carrière en région. Ma municipalité où je travaille en ce moment, sur 6 employés il y a 3 qui sont issus de l’immigration et ils sont à des postes assez stratégiques.

   – Ève-Mary Thaï Thi Lac, vice-présidente du PQ

Le PQ souhaite donc « doubler le nombre de point pour l’immigrant qui souhaite s’installer en région », étendre à toutes les régions le programme « un emploi en sol québécois » initié par la Fédération des chambres de commerce (FCC) et qui vise à encourager les personnes déjà installées à Montréal, à partir en région. « Ça date de l’automne dernier, c’est un projet pilote qui marche bien. Déjà, il y a eu 2500 emplois disponibles dans différentes régions du Québec. Mais le problème, ce programme ne s’applique pas dans certaines régions, nous allons le pérenniser et l’étendre dans toutes les autres régions où le programme ne s’applique pas encore », a indiqué M. Gaudreault, tout en annonçant l’ouverture des bureaux du ministère de l’Immigration qui ont été fermés dans les régions depuis l’arrivée des libéraux au pouvoir. « Ce qui est complètement absurde », a-t-il critiqué.

CV cachés pour aider au recrutement des immigrants qualifiés!

Le débat sur l’immigration ne peut épargner toutes ces personnes qui sont déjà surplace au Québec et qui peinent à avoir un emploi dans leur domaine de compétence. Sur la question, le président du Comité de la diversité du PQ et candidat dans Saint-Henri Sainte-Anne, Dieudonné Ella Oyono, pense qu’il y a de « l’espoir ». Présent au Québec depuis 18 ans, cet économiste dit avoir travaillé avec ses diplômes obtenus à l’extérieur du Québec que ce soit au gouvernement ou à la Ville de Montréal. « Les diplômes que j’ai eu à l’extérieur ont été reconnus », a-t-il avoué.

L’idée, ce n’est pas d’offrir des emplois à ceux qui ne les méritent pas mais donner la possibilité d’avoir une entrevue. Au cours de toute ma carrière, ceux qui ont eu la chance d’avoir une entrevue ont été recrutés parce que les gens que le Québec va chercher à l’étranger sont compétents. – Dieudonné Ella Oyono, président du Comité de la diversité au PQ

Néanmoins, M. Oyono reconnaît également que depuis ces 15 dernières années, sous les libéraux, « les gens n’ont même pas la chance d’aller en entrevue, parce qu’on ne reconnaît pas leur diplôme et leur compétence acquise à l’extérieur ». Pire, précise le péquiste de la diversité, on leur exige une expérience québécoise qu’ils n’ont pas. « C’est pour cela, il y a quelques semaines, le Parti québécois a déposé le projet de loi 998. En gros, c’est un problème qui se doit d’être réglé et l’une des façons de le régler, ce sont les CV anonymes », a-t-il fait valoir.

En attendant que les ‘’rêves péquistes’’ se réalisent, ceux qui gouvernent encore le Québec ont dévoilé, mardi 22 mai, la Stratégie nationale sur la main-d’œuvre 2018-2023. Selon le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais, elle résulte d’une vision concertée de l’ensemble des partenaires du marché du travail. La Stratégie annonce plus de 1,3 millions de postes à pouvoir d’ici 10 ans, pour 1,3 milliard de dollars d’investissement sur cinq ans dont près de 400 millions de dollars pour « améliorer la flexibilité et l’agilité des compétences ».

Cette annonce gouvernementale, pour en finir avec la pénurie de main-d’oeuvre, porte à croire que le Québec devra maintenir voire augmenter le nombre d’immigrant a accueilli dans la province. Or, il se trouve que la CAQ et le PQ sont prêts à réduire le taux actuel lorsqu’ils parviendront au pouvoir. Cela dit, le dernier mot le dernier mot reviendra au parti qui aura gagné le scrutin du 1er octobre 2018.

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Couverture du document: Stratégie nationale sur la main-d’œuvre 2018-2023 présentée par le gouvernement québécois
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Montréal mise sur un groupe de leaders pour attirer les congrès internationaux

Redaction Avant Premiere

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Palais des congrès de Montréal (Groupe CNW/Palais des congrès de Montréal)

La mission du groupe sera d’établir des liens avec des influenceurs qui contribueront activement à confirmer des congrès internationaux d’envergure à Montréal, au Palais des congrès.

Un prestigieux comité d’experts a été réuni, le 3 mai, par le Palais des congrès de Montréal. Ce groupe de leaders représentent huit des principaux secteurs d’activités de la métropole au sein du nouveau Comité stratégique multisectoriel.

Ce prestigieux comité d’experts regroupe les membres suivants :

  • Frank Béraud, président-directeur général de Montréal InVivo
  • Mathieu Charbonneau, directeur général de CargoM
  • James J. Clark, professeur au département de génie électrique de l’Université McGill
  • Fabrice Labeau, premier vice-principal exécutif adjoint intérimaire – études et vie étudiante – à l’Université McGill
  • Marie Larue, présidente-directrice générale de l’Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail
  • Maryse Lassonde, directrice scientifique du Fonds de recherche du Québec – Nature et technologies
  • Serge Marchand, directeur scientifique du Fonds de recherche du Québec – Santé
  • Louise Poissant, directrice scientifique du Fonds de recherche du Québec – Société et culture

Selon le classement publié par l’International Congress and Convention Association, Montréal accueille le plus grand nombre d’événements internationaux en Amérique du Nord.

  Un prestigieux comité stratégique multisectoriel est mis en place  (Groupe CNW/Palais des congrès de Montréal)

Ces dirigeants de haut niveau deviennent ainsi des collaborateurs d’une grande importance dans l’identification d’un chercheur, d’un scientifique ou d’un influenceur du monde des affaires qui pourrait faire la différence dans les discussions entourant le choix de la destination du prochain congrès d’une association internationale ciblée.

Montréal est reconnue comme une grande ville internationale de savoir et attire des congrès internationaux qui permettent aux chercheurs et spécialistes d’ici d’échanger avec leurs pairs venus de tous les continents. Le Palais des congrès de Montréal travaille en très étroite collaboration avec ses Ambassadeurs et partenaires afin de valoriser les grands secteurs de l’économie montréalaise et québécoise.

Par ailleurs, finaliste au prix du Meilleur centre de congrès au monde (AIPC) et détenteur de la plus importante certification mondiale de l’industrie en normes de qualité, le Palais des congrès de Montréal possède tous les atouts nécessaires pour recevoir des congrès majeurs avec le professionnalisme et la créativité qui caractérisent la métropole.

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Palais des congrès de Montréal (Groupe CNW/Palais des congrès de Montréal)
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Économie collaborative – les failles du modèle québécois

Baba-Idriss FOFANA

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Baba I. Fofana/Avant-Première MTL

À l’image de Uber et Airbnb, les plateformes collaboratives tentent de révolutionner le modèle capitaliste dans le monde. Le Québec entend se positionner comme un « acteur majeur » dans le modèle d’économie de partage avec ses coopératives, mais la province peine à se définir. Résultat : le terme « économie collaborative » est utilisé à toutes les sauces par les médias et les start-ups. Pour comprendre, Espaces temps a accueilli, vendredi 4 mai, dans le Mile End, un panel dans le cadre de ses rendez-vous mensuels Matinées numériques Montréal.

« Lorsqu’on demande aux gens s’ils sont prêts pour l’innovation tout le monde répond oui. Mais la bonne question serait de demander jusqu’où les gens sont prêts à tolérer des bouleversements dans la société? », s’est voulu plus concret l’entrepreneur social Guillaume Lavoie, fondateur de Mission Leadership Québec et du Collège néo-classique.

Selon M. Lavoie qui a développé le premier cours au Canada sur l’économie collaborative et les politiques publiques [qu’il enseigne à l’ÉNAP], les sociétés les plus innovantes sont appelées à vivre avec les bouleversements en permanence. Si Uber et Airbnb sont des plateformes collaboratives qui font « peur » de plus en plus, « c’est parce que leur modèle d’affaire bouleverse ».

La vérité, aujourd’hui, c’est que la France est l’endroit dans le monde le plus favorable à l’émergence des startups collaboratives. Ils se sont développé une zone de tolérance. Cela fait prendre conscience au Québec (..).  – Guillaume Lavoie, président du Groupe de travail sur l’économie collaborative (GTEC)

Pour Guillaume Lavoie, il n’y a pas de définition définitive en économie collaborative, ni de définition partagée en économie de partage. Le mot partage, selon lui, est fort. Et là-dessus, rappelle-t-il, le débat a dérapé au Québec, parce que parler de partage fait penser à communautaire, à sans but lucratif, à valeur sociale, à égalité. « Or, partage ne veut pas dire ‘’gentil’’, ça ne veut pas dire ‘’égalitaire’’, ça ne veut pas non plus dire ‘’équitable’’ », a précisé l’expert qui présidente également le Groupe de travail sur l’économie collaborative (GTEC) créé par le gouvernement du Québec.

Selon M. Lavoie, le 2è actif des familles québécoises ne sert à rien 85% du temps. Photo: Baba I. Fofana/Avant-Première MTL

M. Lavoie croit savoir que ce n’est pas le modèle économique qui manque au Québec. Mais, dit-il, il y a trois freins importants, « profondément engagés » dans la société. Le premier blocage se situe au niveau du manque de financement parce que l’actif n’est pas visible lorsqu’on parle de plateforme collaborative. Déplorant la mauvaise compréhension modèle collaboratif par le secteur financier, il souligne que plusieurs « champions québécois » s’en vont s’installer à San Francisco pour bénéficier de millions de dollars en financement. « Et ça fonctionne très bien là-bas parce qu’ils ont une culture de l’économie collaborative ».

Les plateformes collaboratives nous apportent un choix supplémentaire, très souvent environnemental au regard de la productivité de nos actifs. – Yves Boulet, directeur Projets stratégiques CDRQ

Le deuxième frein serait l’absence de partenaire assureur. D’après M. Lavoie, sans partenaire assureur, il n’y a pas d’économie collaborative. « Ce qui est surprenant, dira-t-il, c’est que le Québec est une terre de grande compagnie d’assurance ». Il cite alors la MAIF, une société d’assurance mutuelle française, comme la meilleure compagnie d’assurance au monde pour l’économie collaborative.

Le troisième frein a levé pour l’émergence des plateformes d’économie collaborative au Québec est d’ordre règlementaire. En la matière, Guillaume Lavoie note qu’il y a un travail à faire. Car pour lui, on ne peut pas appliquer une même loi sur l’économie en général et la transférée à l’économie collaborative. Tout comme il serait impossible, selon lui, d’appliquer la réglementation du taxi à Uber parce qu’il y a un qui présente une offre fermée et l’autre une offre ouverte. « Il faut réglementer les deux. Mais n’oublions jamais que le contexte réglementaire très sévère, flou ou hostile, n’est pas un frein pour les gros joueurs mais pour les jeunes pousses qui ne seront pas capables de pénétrer le marché », a prévenu l’entrepreneur social engagé.

Au dire de M. Lavoie, il faut prendre conscience qu’il est impossible d’encadrer quelque chose qu’on n’est pas prêt à permettre. À l’inverse, poursuit-il, ce serait irresponsable de permettre une pratique sans être capable de l’encadrer.

« On n’investit pas dans ce qu’on comprend mal, on n’assure pas ce qu’on ne comprend pas. Réglementer quelque chose qu’on comprend mal, ça donne de très mauvais résultats ».

Selon lui la promesse générale de l’économie collaborative, c’est de voir une entreprise, une ville être plus productive, plus durable et plus entrepreneuriale. « Productivité, développement durable, entrepreneuriat, ça m’apparaît trois axes ou le Québec peut mieux faire », dit Guillaume Lavoie.

À l’en croire, “le deuxième actif des familles québécoises ne sert à rien 85% du temps”. Il encourage les Québécois à maximiser le potentiel réel des actifs qui existent : les matériels roulants, les outils, les meubles etc.

« À la maison, 85% de tout ce qu’on possède nous sert moins d’une fois par mois. Nous sommes une société magnifiquement productrice et très pauvrement productive. Tous les jours au Québec, dans chaque période de 24h, il y a 25 millions de sièges de voitures vident en mouvement. À Montréal, c’est 15 millions de sièges vident dans une journée », a révélé l’expert en économie collaborative. 

Productivité, développement durable, entrepreneuriat : trois axes ou le Québec peut mieux faire !

Pour sa part, le directeur Projets stratégiques pour la Coopérative de développement régional du Québec (CDRQ), Yves Boulet, se dit tout à fait d’accord sur l’amélioration de la productivité dans une perspective économique des plateformes collaboratives. Il souligne que « les plateformes collaboratives nous apportent un choix supplémentaire, très souvent environnemental au regard de la productivité de nos actifs ».

M. Boulet soutient que Montréal pourrait devenir un « choix majeur » dans ce type d’économie si la province mise sur la dynamique des coopératives.» Il relève à cet effet qu’au cours des cinq dernières années, « la coopération » a eu une augmentation de son chiffre d’affaire de 20% plus élevé que la croissance du PIB. « Au Québec, on a une présence relativement forte et structurée en matière de coopérative. Le mouvement coopératif est très dynamique. (..) Montréal est une ville dynamique et il y a une masse de chercheurs en intelligence artificielle », fait-il valoir.

Plateformes collaboratives, en attendant une compréhension collective au Québec

Le Québec veut s’inspirer du modèle d’économie collaborative français. Photo: Baba I. Fofana/Avant-Première MTL

En même temps, Yves Boulet qui a été qui a été l’un des instigateurs du Laboratoire d’économie coopérative et collaborative à Maison de la coopération de Montréal, souligne une réalité. « Des études démontrent assez clairement qu’une coopérative après son démarrage a un taux de survie [après trois ans, cinq ans, 10 ans] nettement supérieur aux entreprises en général. Cependant, a-t-il indiqué, ce serait limitatif si on ne pense pas à sur le long terme, si on reste dans le partage sans utiliser des plateformes collaboratives ».

De son côté, Guillaume Lavoie ne démord pas en disant que « les coopératives ont encore du chemin à faire ». Mais l’expert se montre quand même optimiste. « Ce ne sont pas des freins pour toujours, c’est là où je vois tranquillement un changement de culture. Plus on va augmenter notre compréhension collective sur le fonctionnement de l’économie collaborative au Québec, plus tous les morceaux vont bien s’aligner ».

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