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Climatosceptique, Donald Trump pris dans un piège de l’Accord de Paris !

Baba-Idriss FOFANA

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|Crédit Photo : TJEERD ROYAARDS/alternatives-economiques|

Le président des États-Unis s’est encore donné en spectacle en retirant son pays de l’Accord de Paris (ADP). Si les réactions ne se sont pas fait attendre pour tirer sur Donald Trump, il faut souligner que « l’homme fort du monde » est pris dans un « piège » selon les textes prévus par l’ADP.

Donald Trump vient d’exécuter une promesse de campagne. Alors qu’approuvé par l’ensemble des 195 délégations, le 12 décembre 2015, dont les États-Unis, et entré en vigueur le 4 novembre 2016, M. Trump avait dénoncé l’ADP avant de devenir président de la République officiellement le 20 janvier dernier. Il avait promis de retirer les États-Unis. C’est une chose faite. Mais, à en croire les textes, le président américain ne pourra en sortir avant le mois de novembre 2020, date qui coïncidera avec la prochaine élection présidentielle. Afin de se retirer de l’accord, un pays doit le signifier par écrit, au secrétariat de la Convention-cadre climat de l’ONU (CCNUCC) qui compte 196 États ; il ne peut toutefois le faire que trois ans après l’entrée en vigueur des accords.

Patron et ex-patron de l’ONU floués ?

On se souvient encore que l’ex-patron de l’ONU, Ban Ki-moon, qui s’était déclaré convaincu, le 11 novembre 2016, que le président-élu américain Donald Trump ne remettra pas en cause l’accord de Paris sur la lutte contre le réchauffement climatique malgré ses « déclarations inquiétantes ». Peine perdue ! Le climatosceptique a retiré les États-Unis de l’Accord de Paris (ADP), le jeudi 1er juin 2017, estimant que ça « désavantageait les États-Unis », et a annoncé que le pays cesserait la mise en application du texte.

Un « acte grave » qui a fait réagir plusieurs citoyens et dirigeants au monde, dont la dernière est la sortie du Secrétaire général de l’ONU. « On ne peut pas arrêter » la lutte contre le réchauffement climatique, a prévenu le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, appelant tous les pays signataires à « rester engagés » envers l’Accord de Paris. « Le changement climatique est indéniable et constitue l’une des plus fortes menaces au monde, actuellement et pour le futur de notre planète », a déclaré M. Guterres, en marge du Forum international de Saint-Pétersbourg. Dans la foulée, le successeur de Ban Ki-moon prévient que « Ceux qui échoueront à faire le pari de l’économie verte connaîtront un avenir gris ». Une raison de plus, pour la société américaine dans son ensemble – les villes, les États, les entreprises – de rester engagée », dans une volonté de se diriger vers une économie propre.

De leurs côtés, les États démocrates de New York, Californie et Washington, ont déclaré qu’ils allaient former une « alliance pour le climat » et s’engager à respecter les engagements de la COP21. Dans un communiqué commun rendu public, ce jeudi 1er juin, les gouverneurs Andrew Cuomo (New York), Jerry Brown (Californie) et Jay Inslee (Washington) assurent être « déterminés à atteindre l’objectif américain de réduction de 26 à 28% des émissions de gaz à effet de serre, par rapport à 2005 » et combattre « la décision dangereuse de la Maison Blanche de se retirer de l’accord de Paris ».

Une vague de réactions négatives, un front commun !

Par ailleurs, Paris, Berlin et Rome ont publié un communiqué conjoint pour condamner cette décision de Donald Trump et tout en précisant que l’accord est « irréversible » et ne peut être renégocié, en réponse au président américain qui s’est dit ouvert à négocier une nouvelle entente « dans des termes justes pour les ÉtatsUnis ». Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, a téléphoné à M. Trump pour lui exprimer « sa déception », et « la volonté soutenue du Canada de travailler à l’échelle internationale pour lutter contre le changement climatique ».

Même son de cloche avec le Brésil, l’Argentine et le Mexique qui ont également déploré la décision américaine. Le Mexique continuera à « encourager la coopération internationale, sans restriction, pour que l’Accord de Paris s’applique en totalité ». Le changement climatique « est un fait établi basé sur des preuves scientifiques », insiste le voisin septentrional des États-Unis. « Même sans les États-Unis, 70 % des émissions mondiales restent concernées par cet accord », a déclaré le premier ministre australien.

Rappelons que l’Accord de Paris est le premier accord universel sur le climat. Il fait suite aux négociations qui se sont tenues lors de la Conférence de Paris sur le climat (COP21) de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. Signé par 195 pays le 12 décembre 2015, et entré en vigueur le 4 novembre 2016, l’accord vise à fixer des objectifs de réduction des émissions de CO2 afin de contenir le réchauffement climatique.

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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Les vélos électriques d’UBER roulent à Montréal

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Uber a lancé ce mercredi, 26 juin, son service de vélos électriques en libre-service JUMP à Montréal.

La métropole fait place aux vélos à assistance de pédalage de JUMP utilisés dans plus d’une vingtaine de villes aux États-Unis et en Europe.

« Nous sommes très heureux de lancer les services de vélos électriques de JUMP à Montréal en grande première canadienne », a déclaré Jean-Christophe de Le Rue, directeur des Affaires publiques pour Uber au Québec.

Les vélos seront disponibles en libre-service, en tout temps, dans près de 9 arrondissements de la ville dès aujourd’hui.

Une nouvelle façon d’utiliser le vélo en libre-service

Voici comment utiliser le nouveau vélo :

La première chose à faire, télécharger l’application d’UBER. L’option des vélos JUMP se trouve en haut de l’écran. Elle présente une carte qui permet d’identifier le vélo le plus proche et de le réserver pendant une durée de temps limité à 15 minutes avant de le déverrouiller et commencer son trajet.

Il n’y a aucun frais pour déverrouiller les vélos et les utilisateurs seront chargés 30 cents par minute. Arrivé à destination, pas besoin de chercher une station UBER, il suffit de l’attacher à un support à vélo adapté et de le verrouiller moyennant des câbles antivol rattachés directement au vélo.

« Les utilisateurs qui ne respectent pas les règles appropriées de stationnement des vélos feront face à des avertissements, surcharges de 25$ et même la suspension du compte », indique l’entreprise.

Les vélos JUMP sont équipés d’un moteur de 350 watts qui délivre une assistance de pédalage électrique pouvant aller jusqu’à 32 km/h.

Vous pouvez gagner un casque gratuit

À l’occasion du lancement, des ambassadeurs JUMP vont distribuer aujourd’hui des centaines de casques gratuits partout dans la métropole.

Lire aussi : Navettes gratuites pour visiter le Parc des Îles-de-Boucherville

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Montréal : Un nouveau projet de lutte contre l’isolement social des aînés

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Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS) a lancé le projet Pour une communauté bienveillante envers ses aînés.

Le Plateau-Mont-Royal et Saint-Louis-du-Parc, dont la population est constituée à 70 % de personnes socialement défavorisées, comptent le plus haut taux de personnes âgées vivant seules à Montréal.

Ces faubourgs bénéficieront du programme déployé par le CIUSSS afin d’instaurer une structure de gériatrie sociale. Le projet s’ajoute à d’autres initiatives mises en œuvre récemment, dont le projet pilote de la Fondation AGES, annoncé le 3 juin dernier.

« La gériatrie sociale permet de rejoindre les aînés directement dans leur communauté, et c’est ce qui fait toute la différence lorsqu’il est question de briser leur isolement social et de favoriser leur vieillissement actif », a expliqué Marguerite Blais, ministre responsable des Aînés et des Proches aidants.

Sortir les aînés de leur isolement quotidien

Le projet Pour une communauté bienveillante envers ses aînés vise à veiller à l’intégration sociale des aînés vulnérables et isolés dans leurs milieux de vie.

Pour ce faire, un réseau de partenaires sera créé en vue d’entrer en contact avec ces personnes, « d’intervenir pour améliorer leur qualité de vie, de les accompagner vers les services appropriés ainsi que de favoriser leur autonomie et leur participation sociale », indique le communiqué du Cabinet de la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants.

Ce mardi, 25 juin, Québec a doté le CIUSSS, d’une aide financière de 400 000 $, qui contribuera à déployer le projet.

Lire aussi : Résidences privées pour aînés : la pénurie de préposé aux bénéficiaires fait rage au Québec

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La rue Amherst change de nom lors de la Journée nationale des peuples autochtones

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À l’occasion de Journée nationale des peuples autochtones, la Ville de Montréal donne à la rue Amherst le nouveau toponyme de rue Atateken.

« Remplacer un toponyme montréalais critiqué depuis de nombreuses années par un nom rassembleur qui invite à la paix et au partage entre les cultures autochtones et allochtones incarne bien l’esprit de Montréal dans son programme de réconciliation », a déclaré Valérie Plante la mairesse de Montréal.

En effet, le nom Amherst réfère à Jeffrey Amherst, un officier de l’armée britannique et un administrateur colonial, dont l’histoire est associée à l’utilisation des armes biologiques contre les Amérindiens. Le changement du toponyme crée des controverses depuis 2009. 

Un nouveau chapitre est donc entamé avec le nouveau nom qui souligne la culture autochtone. L’approbation de rebaptiser la rue s’inscrit dans le cadre de l’initiative « Montréal, métropole de réconciliation ».

« atateken » signifie « fraternité »

« Le retrait du nom de Jeffrey Amherst de la rue montre la volonté de travailler ensemble non seulement pour la réconciliation, mais avec des valeurs et des croyances communes. J’espère que les Montréalaises et les Montréalais adopteront ce nouveau mot de la même manière qu’il a été développé à travers nos valeurs et nos croyances communes », a souligné Hilda Nicholas, directrice du centre culturel de Kanehsatake, membre de la communauté de Kanehsatake et du comité de toponymie autochtone.

Le nouveau toponyme est on ne peut plus symbolique. ATATÉ: KEN est un « mot, en langue kanien’kéha (mohawk), qui signifie « frères et sœurs » et porte en lui la notion de relations et d’égalité entre les personnes », indique Mme Plante.

La Ville de Montréal a annoncé que le changement de toponyme sera fait d’ici la fin de l’été. « Comme le veut l’usage, pour faciliter le repérage des citoyens, les deux plaques toponymiques cohabiteront ensuite pendant plusieurs semaines. »

Lire aussi : Montréal : La danse rassemble une musulmane et un juif dans le festival Tangente

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