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Politique provinciale

Compensation des salaires des députés, Québec solidaire dit niet à la CAQ, PQ et PLQ

Baba-Idriss FOFANA

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Québec solidaire (QS) ne compte pas appuyer le projet de loi de la Coalition avenir Québec, du Parti libéral et du Parti québécois, qui vise la compensation des pertes salariales subies par les député-es depuis l’imposition de l’allocation de dépenses par Ottawa, « tant et aussi longtemps qu’ils n’accepteront pas de créer un comité indépendant et exécutoire pour revoir l’ensemble de la rémunération », a prévenu le parti.

L’allocation annuelle de 17 650 $ accordée pour les frais de repas et d’hébergement, entre autres, sera majorée pour couvrir l’impôt fédéral. Le revenu net des députés demeurera donc le même, annonce le gouvernement québécois. 

En point de presse mercredi, la formation de gauche a indiqué qu’il n’est pas normal que les député-es de l’Assemblée nationale continuent de se voter eux même des améliorations salariales. « Je pense que bien des gens seront d’accord avec nous (..) Même s’il s’agit de compensations, lorsque les députés votent leur propre salaire, ils sont en conflit d’intérêts », a déclaré Gabriel Nadeau-Dubois (GND).

À lire : Aux dirigeants d’entreprises, Québec solidaire dit « Plus jamais ça »

Le leader parlementaire de Québec solidaire, GND, réclame plutôt la mise sur pied d’un comité de rémunération indépendant pour trancher sur la compensation des pertes salariales subies par les députés québécois. « Nous déposerons un seul amendement à ce projet de loi: celui d’inscrire dans la Loi l’obligation de mettre sur pied un comité de rémunération indépendant doté de pouvoirs exécutoires », a laissé entendre le député de Gouin.

QS exige un comité indépendant pour parler de compensation!

Comme pour se venger, les solidaires rappellent qu’à deux reprises, les autres partis ont refusé la proposition de QS de mener une réforme de l’ensemble des conditions de travail des député-es à travers un comité indépendant et exécutoire comme le proposait Claire L’Heureux-Dubé en 2013. « La CAQ, le PLQ et le PQ ont même refusé l’ultime compromis proposé, celui de compenser temporairement les pertes salariales des député-es jusqu’à ce que le comité indépendant rende ses conclusions », a-t-on appris.

« À Québec solidaire, nous n’avons pas peur de la transparence, et les conditions de travail des élus ne devraient pas être cachées aux citoyens et citoyennes. »

Gabriel Nadeau-Dubois, leader parlementaire de Québec solidaire

Pour Gabriel Nadeau, il y a de quoi à faire le ménage dans les conditions salariales des députés au Québec, parce qu’il y a là-dedans des « avantages douteux » comme leur régime de retraite, auquel les parlementaires ne cotisent qu’à hauteur de 21 %, et leurs assurances collectives, pour lesquelles il juge leurs « cotisations ridicules ».

À lire aussi : 83 % des entreprises de 200 employés offrent un régime de retraite à leurs employés au Québec

D’après lui, le Québec est aussi la seule province à encore offrir un système d’allocations non imposables aux élu-es. « Je ne comprends pas pourquoi les autres partis s’entêtent à refuser d’ouvrir les livres. Ont-ils peur d’ouvrir une boîte de Pandore? », a interrogé le jeune élu de Gouin, avant de rassurer qu’à Québec solidaire, « nous n’avons pas peur de la transparence ».

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

Formations

Réforme de l’immigration : des étudiants étrangers seront rapatriés du Québec ?

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Après avoir baissé le seuil d’immigration de 52 000 en 2018 à 40 000 en 2019, et annulé 18 000 dossiers de demandes d’immigration, le gouvernement du Québec est passé à une autre étape de sa vaste réforme de l’immigration depuis sa prise de fonction le 1er octobre 2018. Cette fois-ci, des milliers d’étudiants étrangers semblent être touchés par ce qui a été annoncé le 30 octobre dernier.

Depuis le 1er novembre 2019, la réforme de l’immigration a pris un virage à 360° à l’heure au Québec. Le gouvernement dirigé par François Legault, chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), n’y est pas allé de main morte pour « briser le rêve » de milliers d’étudiants étrangers qui avaient l’intention de rester dans la Belle Province après leurs études.

Désormais, les étudiants étrangers, mais aussi les travailleurs temporaires, devront détenir un diplôme ou avoir une expérience d’emploi dans des domaines définis par le gouvernement, en lien avec la pénurie de main-d’œuvre, afin d’avoir accès au Programme de l’expérience québécoise (PEQ). Par le passé, aucune distinction n’était faite selon le domaine de formation ou le travail occupé.

À travers le PEQ, les étudiants étrangers qui avaient terminé leurs études et obtenu leurs diplômes pouvaient faire une demande de Certificat de sélection du Québec (CSQ). Ce document qui permettait de faire une demande accélérée de Résidence permanente au Canada étaient délivré en un mois contre deux ans pour des candidats à l’immigration hors du Québec.

« La Liste des domaines de formation a été mise à jour le 1er novembre 2019. Cette mise à jour s’applique à toutes les demandes de sélection présentées au ministre, dans le cadre du Programme régulier des travailleurs qualifiés qu’elles aient été présentées avant ou après le 1er novembre 2019 », a indiqué le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI) sur son site web.

Étudiants, ce qui sera pris en compte à partir du 1er novembre 2019!

À partir du 1er novembre 2019, les diplômes du Québec admissibles au PEQ sont :

  • le baccalauréat (1er cycle universitaire);
  • la maîtrise;
  • le doctorat;
  • le diplôme d’études collégiales (DEC) techniques;
  • le diplôme d’études professionnelles (DEP) lequel, seul ou avec une attestation de spécialisation professionnelle (ASP) obtenue consécutivement, sanctionne 900  heures ou plus de formation;
  • l’attestation de spécialisation professionnelle (ASP) sanctionnant 900 heures ou plus de formation;
  • l’attestation d’études collégiales (AEC) sanctionnant 900 heures ou plus de formation.

Par ailleurs, les candidats doivent avoir complété au moins 900 heures d’études à temps plein au Québec ou, si leur attestation ou diplôme sanctionne plus de 1 800 heures d’études, elles doivent avoir séjourné au Québec pendant au moins la moitié de la durée de leur programme d’études.

Enfin, pour les formations d’une durée de 900 heures à moins de 1 800 heures, les candidats doivent détenir une expérience de travail de 6 mois à temps plein, au Québec, acquise après leur programme d’études et dans leur domaine de formation.

Prioriser les besoins du marché au détriment de…

Rappelons qu’en 2018, près de 11 000 personnes ont bénéficié du PEQ, dont plus de 5100 diplômés. En 2019, le compteur s’est arrêté début juin, au moment de la suspension du programme, à 8052 CSQ délivrés, dont 3226 diplômés. Pendant ce temps, plus de 48 000 étudiants étrangers ont été recensés dans des universités québécoises cet automne.

D’une même voix, le Parti libéral (PLQ), Québec solidaire (QS) et le Parti québécois (PQ) ont pourtant réclamé « un recul complet » du gouvernement. Mais, le premier ministre François Legault est intraitable sur la question. Le chef caquiste croit qu’à un moment donné, « il faut prioriser, se concentrer sur l’économie et répondre aux besoins du marché du travail ».

Alors que le gouvernement Legault prétend répondre en priorité, aux « besoins du marché du travail » à travers ces réformes de l’immigration, faut-il craindre que ses décisions [de plus en plus critiquées par tous les partis politiques d’opposition et le monde universitaire] pourraient nuire à l’image du Québec et à l’attractivité de ses universités?

À lire : Immigration : bonne nouvelle pour les étudiants étrangers au Canada

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Eau potable : Québec baissera de moitié la norme de concentration maximale de plomb

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À la suite de l’annonce du gouvernement du Québec d’abaisser de moitié la norme de concentration maximale de plomb acceptable dans l’eau potable et de revoir les méthodes d’échantillonnage, conformément aux recommandations de Santé Canada, l’Union des municipalités du Québec (UMQ) insiste sur l’importance d’assurer la qualité de l’eau potable que consomment les citoyennes et citoyens. 

L’UMQ annonce qu’elle offre sa collaboration à l’élaboration de la stratégie d’intervention gouvernementale à cet effet dans les prochains mois. « La qualité de l’eau potable est une priorité pour les gouvernements de proximité, qui assument la responsabilité du réseau public de conduites d’eau. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les municipalités sont à pied d’œuvre jour après jour et investissent déjà pour moderniser leur réseau d’aqueduc », a déclaré le président de l’UMQ et maire de Drummondville, monsieur Alexandre Cusson.

L’eau potable qui sort des usines de traitement est exempte de plomb!

L’Union tient à rassurer la population : l’eau potable qui sort des usines de traitement est exempte de plomb et d’excellente qualité. Ce sont plutôt les composantes physiques de la plomberie qui peuvent occasionner le problème de contamination qui affecte certains quartiers dans un nombre limité de municipalités aux prises avec un réseau d’aqueduc vieillissant.

Cette problématique est complexe puisque la responsabilité des conduites d’eau est partagée entre les propriétaires privés, les institutions, les municipalités et les autres paliers de gouvernement. Le plan d’action que devront mettre en place les municipalités pour réduire la présence de plomb dans l’eau potable permettra par ailleurs de mieux documenter l’état de la situation sur leur territoire et d’agir en ce sens.

« Au cours des quatre prochaines années, ce sont plus de 8 milliards $ qui seront investis par les municipalités dans leurs conduites d’eau, en collaboration avec les autres paliers de gouvernement. »

– Alexandre Cusson, président de l’UMQ et maire de Drummondville

« Afin que la stratégie d’intervention gouvernementale porte ses fruits et atteigne les résultats escomptés, il s’avère essentiel que Québec établisse, avec les partenaires municipaux, un calendrier de mise en œuvre et un cadre financier qui tiennent compte des différentes réalités municipales en termes de ressources humaines, matérielles et financières, tout en gardant le cap sur l’objectif de maintenir et d’améliorer la qualité de l’eau potable au Québec », a conclu M. Cusson.

L’UMQ, la voix des gouvernements de proximité

Depuis maintenant 100 ans, l’UMQ rassemble les gouvernements de proximité de toutes les régions du Québec. Sa mission est d’exercer un leadership fort pour des gouvernements de proximité autonomes et efficaces. Elle mobilise l’expertise municipale, accompagne ses membres dans l’exercice de leurs compétences et valorise la démocratie municipale. Ses membres, qui représentent plus de 85% de la population et du territoire du Québec, sont regroupés en caucus d’affinité : municipalités locales, municipalités de centralité, cités régionales, grandes villes et municipalités de la Métropole.

Source : Union des municipalités du Québec

À lire : Ce quizz te permettra d’évaluer ta consommation d’eau

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DEO, ce Québécois d’origine gabonaise devient président du PQ

Baba-Idriss FOFANA

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À 45 ans, Dieudonné Ella Oyono (DEO) a été choisi pour diriger la présidence du Parti québécois (PQ). De président du conseil exécutif du PQ dans Pointe-aux-Trembles, DEO succèdera officiellement à Gabrielle Lemieux, présidente sortante du conseil exécutif national dudit parti, lors du prochain congrès extraordinaire du parti le 10 novembre 2019.

Il est sans doute une étoile montante au sein du Parti québécois. Lui, c’est Dieudonné Ella Oyono. L’auteur de Comment tomber en amour avec son nouveau pays? est passé haut les mains le 10 octobre dernier lors de l’élection du président du PQ. « Cette victoire est une marque de confiance totale des membres du Parti qui croient en mon leadership, mon pragmatisme et ma capacité à rassembler », a-t-il commenté.

Confiance, Leadership, Pragmatisme…

Seul candidat en lice, DEO avait placé sa campagne sous le sceau du « rassemblement » des indépendantistes pour la « reconquête » du pouvoir d’État en 2022. Et cette candidature a séduit plus d’un au parti bleu. « Je suis très heureux d’arriver à la tête d’un grand parti qui offre une alternative crédible au statu quo du fédéralisme c’est-à-dire l’indépendance. Un projet de société emballant et rassembleur pour relever les défis de notre temps dont la crise climatique », a confié M. Oyono à Avant-Première MTL au soir de sa victoire.

« Les défis sont nombreux : moderniser le fonctionnement du PQ, organiser la course à la chefferie et reprendre le pouvoir en 2022. »

– Dieudonné Ella Oyono, président élu du Parti québécois

Celui qui prend la tête du PQ est loin d’être un parvenu sur la scène. Arrivé au Québec en 2001 pour poursuivre un doctorat en économie à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), DEO a franchi plusieurs autres étapes de sa vie québécoise en 18 ans.

Que peut DEO à la tête de la présidence du PQ ?

Avant d’être désigné président du comité de la diversité du Parti québécois en 2018, et candidat du PQ dans Saint-Henri-Saint-Anne, il a exercé pendant 10 ans en tant qu’économiste au gouvernement du Québec. Alors qu’il est actuellement commissaire au développement économique à la Ville de Montréal en plus d’être chargé de cours en économie à l’Université du Québec à Montréal, M. Oyono vient d’ajouter une nouvelle corde à son arc.

En attendant son officialisation à la tête de la présidence du PQ le 10 novembre prochain, Dieudonné Ella Oyono annonce déjà les couleurs de sa mandature : moderniser le fonctionnement du PQ, organiser la course à la chefferie et reprendre le pouvoir en 2022.

DEO parviendra-t-il à relever ce défi en trois ans, sachant que le PQ bat de l’aile depuis les dernières élections provinciales du 1er octobre 2018 ? Seul le temps nous le dira!

À lire : Dieudonné Ella Oyono : Moi président du Parti québécois ?

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