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Santé

Conditions hygiéniques alarmantes aux CHSLD

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C’est le moins qu’on puisse dire en effet ! Les chiffres publiés aujourd’hui par la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) en disent long sur les conditions hygiéniques des malades aux CHSLD.

L’alarme de la FTQ a été sonnée lundi, 10 septembre, devant l’Assemblée nationale.

Pour dépeindre la réalité des travailleurs de la santé, la fédération a révélé des chiffres révoltants sur la productivité du personnel.

Les personnes préposées aux bénéficiaires sont très submergées par le travail. La situation a des effets négatifs sur leurs qualités de vie et sur celles des patients.

« Non seulement la pénurie de personnel est plus grave que jamais, mais le taux d’absentéisme pour cause de maladie ou de blessure ne cesse de croître depuis la mise en place de la réforme Barrette », indique Sylvie Nelson, la présidente du SQEES-FTQ.

Les malades, les autres victimes de la réforme Barette

Une procédure déployée par le Syndicat québécois des employées et employés de service (SQEES), a révélé que le personnel ne parvient pas à finir toutes ses tâches.

La liste des tâches non accomplies est la suivante :

  •     543 bains
  •     542 toilettes partielles (lavage à la débarbouillette)
  •     725 lits non faits ou literies non changées
  •     657 repositionnements de bénéficiaires
  •     937 nettoyages de surfaces (tables, fauteuils roulants, etc.)
  •     761 tournées de changement de culottes d’incontinence
  •     824 promenades de résidents et résidentes
  •     503 rasages de barbe
  •     463 coupes d’ongles

« Les causes principales des tâches non faites par les personnes préposées sont le sous-effectif et le non-remplacement des absences (423 fois), ainsi que l’appel au personnel d’agence (78 fois) qui a comme conséquence de ralentir la cadence de travail. » La FTQ.

Mme Nelson a affirmé que ce n’est « qu’un mince échantillon de ce qui se passe dans nos établissements de santé ». « Le Conseil pour la protection des malades a bien raison d’aller de l’avant avec sa demande de recours collectif », a- t-elle réagi.

Pour remédier à cette situation, la FTQ propose plusieurs solutions, en outre l’élimination progressive du personnel d’agence. Sa compagne Humanisons nos tâches vise notamment le personnel travaillant dans d’autres départements.

Source : FTQ

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Santé

Une avancée montréalaise : Le sida éradiqué par un traitement anti-cancer

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Des chercheurs du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) ont prouvé que l’immunothérapie peut être utilisée dans le traitement du sida.

Chaque jour, 5 000 cas de personnes atteintes de VIH sont recensés par les autorités sanitaires mondiales. Même si les traitements de trithérapie ont augmenté l’espérance de vie, la maladie demeure incurable.

De plus, les patients doivent suivre le traitement à vie parce que le virus reste toujours présent dans certains réservoirs du corps.

Les chercheurs du CHUM ont démontré que ces cellules qui abritent le VIH sont ciblées par les immunothérapies utilisées pour guérir le cancer. Cette découverte ouvre de nouvelles perspectives de la lutte contre le sida, qui affecte 80 469 Canadiens, d’après les statistiques de 2014.

Le traitement s’attaque aux virus dormants

« Nos résultats prouvent que les immunothérapies ciblant des molécules comme PD-1 permettraient de réduire la quantité de virus qui persiste chez les personnes sous trithérapie », a expliqué Nicolas Chomont, chercheur au CRCHUM et professeur à l’Université de Montréal.

Dans une étude publiée dans la revue Nature, l’équipe du CHUM a présenté, en outre, les données d’un patient, porteur de VIH, qui a subi une immunothérapie contre un cancer de la peau.

Selon les chercheurs le traitement a eu des effets sur les cellules hôtes de l’infection. « La taille de ses réservoirs VIH a diminué de façon significative, ce qui est encourageant », a déclaré M. Chomont. Ces résultats ont invité l’équipe à explorer la piste de l’immunothérapie pour lutter contre le sida.

« L’une des prochaines étapes serait de combiner l’immunothérapie à des molécules jusqu’alors inefficaces sur les réservoirs VIH », explique M. Chomont. Le but de cette combinaison serait de « « réveiller » le virus et ainsi favoriser l’élimination des cellules infectées par le VIH », a-t-il ajouté.

Pour poursuivre cette piste, la recherche sera notamment alimentée par les résultats d’essais cliniques menés actuellement aux États-Unis sur des patients atteints d’un cancer et du VIH.

Lire aussi : Cancérologie – un nouveau mode de traitement autorisé pour enfants et jeunes adultes atteints de LAL au Québec

Le VIH touche encore plus les adolescentes 

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Agenda

Montréal, plaque tournante de la profession infirmière en Occident ?

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Le Palais des congrès de Montréal accueillera le congrès du Conseil international des infirmières (CII) et plus de 8 000 spécialistes des soins infirmiers du 1er au 5 juillet 2023. Le Canada a accueilli ce congrès d’envergure à trois reprises depuis la création du CII, dont la dernière visite remonte à 1997.

Montréal s’avère être une « destination de premier choix » pour le congrès bisannuel du CII. Avec comme cofondatrice Jeanne Mance, première infirmière laïque en Amérique, la métropole est riche d’une histoire déterminante pour la communauté infirmière.

À lire aussi : Montréal, classée 1ère en Amériques dans l’accueil des congrès

La métropole est d’ailleurs première au Canada pour le nombre de centres de recherche et pour les montants engagés en recherche universitaire. Plus de 10 milliards de dollars ont aussi été investis récemment dans des infrastructures de pointe comme des centres de recherche et de nouveaux hôpitaux (Montréal International). L’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec est le plus imposant de la province avec plus de 75 000 membres (Offices des professions du Québec).

N°1 au Canada en nombre de centres de recherche…

Selon Claire Betker, présidente de l’Association des infirmières et infirmiers du Canada, « Montréal est l’une des villes les plus captivantes à visiter dans le monde, en plus d’être un foyer d’excellence en pratique infirmière clinique, en sciences, en enseignement et en leadership pour nos collègues en soins infirmiers et pour les étudiants en sciences infirmières à l’échelle mondiale ».

La présence de ces professionnels en provenance de tous les continents générera des retombées économiques estimées à près de 21,4 M$ pour la métropole et le Québec, ce qui correspond à 22 400 nuitées dans les hôtels du Grand Montréal.

Pour Tourisme Montréal, la tenue d’un tel congrès d’envergure internationale est une excellente nouvelle pour Montréal! « La synergie et le travail d’équipe de l’ensemble des partenaires ont mené à ce succès. L’équipe du Conseil international des infirmières peut compter sur notre entière collaboration pour assurer le succès de leur événement, en plus d’offrir une expérience de séjour des plus mémorables aux délégués dans notre métropole! », affirme Yves Lalumière, président-directeur général de Tourisme Montréal.

Source : Palais des congrès de Montréal

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Économie

Déclaration de revenus, réclamez un crédit d’impôt pour une gamme de frais médicaux

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Selon l’Agence du revenu du Canada (ARC), lors de votre déclaration de revenus, vous pourriez être en mesure de réduire le montant de votre impôt fédéral à payer en demandant un crédit d’impôt non remboursable pour toute une gamme de frais médicaux.

Pour réclamer des frais médicaux pour vous ou votre époux ou conjoint de fait, vos enfants à charge (enfants de moins de 18 ans) et certaines autres personnes à charge, il vous faudra, évidemment, remplir certaines conditions.

Les frais médicaux que vous pouvez réclamer doivent :

  • être admissibles – l’Agence du revenu du Canada (ARC) publie une liste des frais médicaux les plus courants qui pourraient être admissibles;
  • avoir été payés par vous ou votre époux ou conjoint de fait;
  • avoir été payés dans une période de 12 mois se terminant en 2018 et ne pas avoir été réclamés en 2017.

L’ARC prévient qu’avant de produire votre déclaration, assurez-vous que les frais médicaux que vous réclamez sont admissibles. Si vous réclamez des frais non admissibles (p. ex., des frais d’adhésion à un club d’athlétisme ou à un centre de conditionnement physique, ou l’achat de médicaments en vente libre), l’ARC pourrait modifier votre déclaration en conséquence.

Remboursement des frais de déplacement

Avez-vous voyagé au moins 40 kilomètres (aller seulement) à partir de votre domicile pour obtenir des soins médicaux qui ne sont pas offerts où vous habitez? Si oui, vous pourriez être en mesure de demander le remboursement des frais de transport en commun (p. ex., taxi, autobus, train). Lorsque le transport en commun n’est pas facilement accessible, vous pourriez plutôt réclamer les frais d’utilisation d’un véhicule.

Si vous avez un faible revenu d’emploi ou un revenu d’un travail indépendant et que vos frais médicaux sont élevés, vous pourriez avoir droit à un supplément remboursable pour frais médicaux. Ce supplément pourrait réduire le montant d’impôt fédéral que vous payez jusqu’à concurrence de 1 222 $.

Avez-vous voyagé au moins 80 kilomètres (aller seulement) à partir de votre domicile pour obtenir des soins médicaux qui ne sont pas offerts où vous habitez? Si oui, vous pourriez être en mesure de demander le remboursement des frais d’hébergement, de repas et de stationnement, en plus de vos frais de transport.

Est-ce que quelqu’un a voyagé avec vous? Si oui, vous pourriez être en mesure de demander le remboursement des frais de transport et de déplacement de cette personne. Pour présenter cette demande, un professionnel de la santé doit attester par écrit que vous étiez incapable de vous déplacer seul pour obtenir des services médicaux.

Nouveau cette année : les dépenses liées aux animaux…

Le crédit d’impôt pour frais médicaux a été élargi pour autoriser les dépenses liées aux animaux de service spécialement dressés pour exécuter des tâches précises pour un patient souffrant d’une déficience mentale grave, l’aidant ainsi à gérer sa déficience.

Les dépenses admissibles effectuées en 2018 comprennent le coût de l’animal, ses soins et son entretien (aliments et soins vétérinaires) et les frais de déplacement raisonnables du patient vers une école, une institution ou un autre établissement offrant une formation pour le dressage de ces animaux.

Les dépenses admissibles comprennent aussi les frais d’hébergement et de pension raisonnables versés pour la fréquentation à temps plein par le patient d’une école, d’une institution ou d’un autre établissement offrant une formation pour le dressage de ces animaux.

Source : Agence du revenu du Canada

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