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Monde du travail

Conflit de travail à l’Université de Montréal, la situation continue à se détériorer

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Le conflit de travail entre l’Université de Montréal et les 18 techniciens en mécanique du bâtiment et mécaniciens en machines fixes s’envenime davantage, alerte le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), le plus grand syndicat affilié à la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ).

La situation se serait récemment aggravée alors que les représentants de l’employeur ont informé la partie syndicale que l’université allait supprimer leurs assurances collectives, et ce, même si le syndicat se disait prêt à en assumer les coûts.

« Cette nouvelle étape dans ce conflit de travail qui s’étire démontre que l’Université de Montréal, malgré le prestige qui caractérise l’institution, est prête à utiliser des moyens révoltants pour faire plier les grévistes.  » – Syndicat

À lire : La grève a généré une perte de 270 M$ à Postes Canada

Alors que l’Université de Montréal prône l’excellence et l’éthique dans son discours officiel, « mais ses représentants en relations de travail utilisent des méthodes dignes d’une époque révolue », estime Sylvain Chicoine, président du Syndicat des employés d’entretien de l’Université de Montréal (SEEUM-SCFP1186). « Ils menacent non seulement les employés, mais leurs familles qui n’auront plus de couverture d’assurance maintenant. C’est immoral! », a dénoncé M. Chicoine.

Le Tribunal avait donné en partie raison au syndicat…

Il y a quelques semaines, le Tribunal administratif du travail avait donné en partie raison au syndicat qui alléguait que l’employeur avait contrevenu aux dispositions anti-briseurs de grève du Code du travail. Celui-ci avait ordonné à l’Université de Montréal de cesser d’embaucher un sous-traitant pour accomplir des tâches similaires à celles qui sont normalement effectuées par ses ouvriers présentement en grève.

Comptant plus de 119 300 membres au Québec, le SCFP représente quelque 9980 membres dans les universités, principalement des employés de soutien.

À en croire le syndicat, les 18 employés spécialisés sont sans convention collective depuis avril 2015 et en grève depuis le 14 mars dernier. Les points d’achoppement principaux sont la sous-traitance, la demande de l’employeur pour conclure une convention de longue durée sans offrir en retour une compensation monétaire et la possibilité d’accumuler les heures supplémentaires dans une banque de temps.

À lire aussi : Justice sociale : une lutte mi-figue, mi-raisin au Québec

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SPGQ : «le gouvernement Legault fait preuve de mépris envers ses employés»

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Le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) s’indigne des propos du premier ministre, François Legault, qui dit ne plus avoir d’argent pour augmenter les salaires des employés de l’État malgré les milliards de surplus engrangés par le gouvernement.

« Le premier ministre fait preuve de mépris envers les employés de l’État qui s’échinent au quotidien à rendre des services essentiels à la population québécoise, indique Line Lamarre, présidente du SPGQ. C’est tout à fait indigne d’un gouvernement de traiter de cette façon les salariés chargés de mettre en œuvre ses politiques. »

Déjà, les syndiqués ont dû se contenter d’un maigre montant forfaitaire de 250$ cette année pendant qu’une majorité de salariés québécois, selon l’Institut du Québec, encaissent des augmentations d’environ 5 % en 2019. 

D’après l’Institut de la statistique du Québec, le personnel professionnel de l’État accusait l’an dernier un retard de la rémunération globale de 9,9 % avec le réseau universitaire, de 17,7 % avec les entreprises publiques, de 16,4 % avec l’administration fédérale et de 22,7 % avec l’administration municipale.

Le SPGQ met en garde le gouvernement

Ce n’est pas en offrant des augmentations de salaire équivalentes à l’inflation que le gouvernement parviendra à régler ses problèmes de plus en plus criants d’attraction et de rétention de la main-d’œuvre. C’est le maintien de l’expertise gouvernementale qui est en jeu!

« Les offres faméliques du premier ministre François Legault sont une insulte à l’intelligence des employés de l’État », estime Mme Lamarre. Elle ajoute que “ces offres sont d’autant plus dérangeantes qu’elles arrivent alors que les négociations ne sont même pas commencées.”

Le SPGQ s’inquiète aussi grandement de l’idée du premier ministre d’offrir des rémunérations différenciées. « Nous craignons qu’encore une fois les corps d’emploi majoritairement féminins soient pénalisés dans cet exercice », note Mme Lamarre. 

Déjà, le syndicat constate que les professionnelles sont victimes de discrimination systémique. Le gouvernement devrait tout mettre en œuvre pour assurer aux femmes une véritable équité plutôt que d’augmenter ces injustices.

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Monde du travail

Movember, des Canadiens craignent de discuter de santé mentale au travail pour ne pas mettre leur emploi en danger

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Selon une nouvelle étude de Movember, un Canadien sur quatre (28 pour cent) craint que son emploi ne soit menacé s’il discute de sa santé mentale au travail.

Les chiffres publiés par Movember avant la Journée mondiale de prévention du suicide qui se trouve être demain (10 septembre) ont révélé qu’en dépit d’une sensibilisation croissante à la crise de la santé mentale masculine, un tiers des hommes ont déclaré qu’ils seraient réticents à parler de leurs problèmes si cela avait un impact négatif sur leur carrière.

L’étude, menée par Ipsos MORI, portait sur 1 000 Canadiens âgés de 18 à 75 ans. Elle a révélé que 42 pour cent des hommes seraient inquiets de voir leurs collègues faire des commentaires négatifs à leur insu s’ils discutaient de problèmes de santé mentale au travail.

En outre, 33 % des hommes pensent que s’ils mentionnaient avoir de la difficulté à surmonter un problème, cela pourrait les empêcher d’obtenir une promotion au travail.

La majorité des Canadiens sont au courant de la disponibilité de congés liés à la santé mentale dans leur milieu de travail, un peu plus de la moitié (54 %) des hommes ayant un emploi ont dit qu’ils pourraient s’absenter du travail s’ils avaient des problèmes de santé mentale ou autres problèmes personnels. Cependant, cette étude montre que la stigmatisation entourant la santé mentale empêche toujours les hommes de parler de leurs problèmes et de demander de l’aide quand ils en ont besoin.

Beaucoup d’hommes craignent!

« Bien que nous ayons fait de grands progrès en commençant à parler ouvertement de ce que nous ressentons, beaucoup d’hommes craignent qu’un problème de santé mentale personnel ne soit révélé, surtout en milieu de travail », dit Brendan Maher, directeur mondial de la santé mentale et de la prévention du suicide de Movember, habitant en Australie.

« Nous devons trouver des moyens efficaces de lutter contre cette stigmatisation afin que les hommes ne soient pas découragés d’obtenir l’aide dont ils ont besoin. Au travail, cela peut commencer par des dirigeants qui encouragent les conversations sur les choses difficiles et rappellent au personnel que personne ne sera pas rabaissé et que chacun sera soutenu s’il a des difficultés. »

Movember s’engage à s’attaquer à la crise de la santé mentale

Movember s’engage à s’attaquer à la crise de la santé mentale des hommes en investissant dans des programmes de santé mentale et en encourageant les hommes à parler ouvertement de leurs problèmes.

Trois morts sur quatre du suicide sont des hommes et demeurent la principale cause de décès chez les hommes de moins de 44 ans. Les facteurs de risque qui augmentent la vulnérabilité d’un homme à une mauvaise santé mentale et au suicide comprennent une rupture conjugale, un stress aigu, une humeur dépressive persistante et un isolement social.

Pour coïncider avec la Journée mondiale de prévention du suicide, la campagne Man of More Words de Movember vise à encourager les hommes à s’ouvrir quand ils traversent une période difficile. Par le biais d’une série de vidéos et de messages sur les médias sociaux, l’organisme de bienfaisance partage l’histoire d’hommes qui ont bénéficié d’avoir parlé.

L’étude de Movember montre également que plus des trois quarts des Canadiens interrogés (80 pour cent) croient que parler ouvertement est un moyen efficace de s’attaquer aux problèmes.

Brendan Maher ajoute : « Nous demandons à tous d’être un « homme de plus de mots ». Nous savons qu’il peut parfois être difficile d’avoir de telles conversations, mais il est essentiel que les gens s’adressent à quelqu’un lorsqu’ils traversent une période difficile. Cela pourrait aussi signifier tendre la main à un ami qui, à votre avis, traverse une période difficile – et prendre le temps de s’arrêter et de l’écouter vraiment. »

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À lire : Québec : le travail et les études causent des problèmes de santé mentale

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Labour Day : « nous célébrons les travailleurs qui ont bâti notre pays », dit Justin Trudeau

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Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a fait aujourd’hui une déclaration à l’occasion du Labour Day ou la fête du Travail, célébrée chaque premier lundi de septembre.

« En cette fête du Travail, nous célébrons les travailleurs qui ont bâti notre pays et rendu les milieux de travail d’un océan à l’autre plus sécuritaires, plus équitables et plus justes.

« Cette année marque le 100e anniversaire de la grève générale de Winnipeg, l’une des grèves les plus importantes de notre histoire. Elle a suscité un mouvement ouvrier qui s’est battu, avec succès, pour obtenir les avantages sociaux et les protections dont les travailleurs profitent aujourd’hui. Qu’il s’agisse des soins de santé universels, des salaires justes, des fins de semaine ou des vacances payées, ce mouvement a transformé la vie de millions de Canadiens et a aidé à renforcer notre économie et la classe moyenne.

Protection des droits à la négociation collective et l’abrogation des lois antisyndicales

« Un siècle plus tard, les travailleurs canadiens continuent de bâtir un pays plus fort et un avenir meilleur. Notre gouvernement est fier d’être leur allié et leur partenaire. Depuis 2015, le gouvernement du Canada a franchi des pas importants pour appuyer les travailleurs canadiens, grâce en partie aux travailleurs et aux syndicats à travers le pays qui ont milité pour ces changements. Ensemble, nous avons protégé les droits à la négociation collective et abrogé les lois antisyndicales adoptées en 2014 et 2015. En collaboration avec nos partenaires provinciaux, nous avons renforcé le Régime de pensions du Canada. Nous avons adopté un nouveau règlement pour interdire l’usage futur de l’amiante et une loi visant à protéger les employés contre le harcèlement et la violence. Nous avons aussi rendu les milieux de travail plus sécuritaires. De plus, au cours des quatre dernières années, plus d’un million de nouveaux emplois ont été créés d’un océan à l’autre.

Des investissements dans la formation professionnelle

« Notre gouvernement a également réalisé des investissements sans précédent dans la formation professionnelle. Ces investissements aideront les Canadiens à acquérir les compétences et l’expérience dont ils ont besoin pour réussir dans un marché du travail qui évolue rapidement et une économie mondiale de plus en plus concurrentielle. Dans le cadre du budget de 2019, nous avons annoncé la nouvelle Allocation canadienne pour la formation afin d’accorder aux travailleurs le temps et l’argent nécessaires pour améliorer leurs compétences ou en acquérir de nouvelles. Nous avons également pris des mesures pour rendre les études postsecondaires plus abordables, promouvoir les carrières de qualité dans les métiers spécialisés et veiller à ce qu’à l’avenir, chaque étudiant qui souhaite faire un stage puisse en trouver un.

« Les travailleurs canadiens sont au cœur de notre réussite, et ils seront la pierre angulaire de notre avenir. Nous défendrons toujours les travailleurs et leurs familles. Ensemble, nous allons veiller à ce qu’ils aient le soutien dont ils ont besoin pour réussir dans les emplois d’aujourd’hui et de demain.

« Au nom du gouvernement du Canada, Sophie et moi souhaitons à tous les Canadiens une bonne fête du Travail, en toute sécurité. »

Ce document se trouve également à l’adresse : http://pm.gc.ca

Source : Cabinet du Premier ministre du Canada

À lire : À Ottawa, le premier ministre Trudeau annonce des changements…

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