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Connecter la communauté entrepreneuriale

Hanen Hattab

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Comme chaque année, depuis 2014, le Start Up Open House s’installe dans les métropoles canadiennes afin de connecter les entreprises en démarrage aux acteurs économiques susceptibles de les propulser.

Montréal possède tous les atouts pour devenir un environnement favorable à une économie entrepreneuriale créative à l’instar du “miracle israélien”, comme aiment à le décrire les auteurs du livre Start up Nation. La métropole ne manque pas d’esprits créatifs, ni de volonté. D’ailleurs, le dernier rapport, réalisé en 2016 par Start Up Ecosystem Report, témoigne non seulement de l’augmentation du nombre des entreprises en démarrage mais aussi de leur orientation vers les technologies qui façonneront la ville de demain.

Dans ce rapport, les inventeurs des styles de vie futurs ont été aussi évalués selon « la créativité (trois startups sur quatre) » et « l’innovation (une startup sur cinq possède un ou plusieurs brevets) (…), dont près de 70 % affirment être alignées avec le marché des produits et services pour « villes intelligentes ».

Comment cette effervescence est-elle en train d’évoluer ? Et quels sont les acteurs qui potentialisent ce terreau économique, en terme plus en vogue, l’écosystème entrepreneurial?

Qu’est-ce que l’écosystème entrepreneurial ?

Pour rappel, l’écosystème entrepreneurial se définit par trois éléments : le capital entrepreneurial, le savoir-faire et l’innovation. Sa cohésion est assurée, selon Start Up Ecosystem Report, par ses supporteurs à savoir les groupes d’intérêt, les incubateurs et les accélérateurs.  

Tout ce beau monde, rassemblant les entrepreneurs, les investisseurs et les supporteurs, est, depuis une poignée d’années, réuni lors d’événements de réseautages et de concours qui ne cessent de créer de nouvelles formules pour optimiser ces espaces d‘échanges.

Des spécialistes et des organisations à but non lucratifs, comme Mtl NewTech et Start Up Fest, proposent aux nouveaux entrepreneurs des programmes pour présenter et agrandir leurs entreprises et aussi pour tester et vendre leurs idées aux organismes visés.

L’exemple du Start Up Open House Montréal

La cinquième édition du Start up Open House (SOH 2017) s’est tenue cette année, le 28 septembre, partout à Montréal. Afin de s’agrandir, les entreprises en démarrage ont ouvert leurs portes, aux chercheurs d’emplois et aux grands acteurs des communautés technologiques et économiques de la métropole. Cet événement qui s’est déroulé le même jour à Toronto et Vancouver, aura lieu, notamment le 26 octobre, à Ottawa et dans la région

Crédit photo Start Up Open House

de Waterloo.

À Montréal, l’événement a commencé dans l’espace CDPQ, un hub d’investissement et d’accompagnement, avec des kiosques d’organisations spécialisées dans le développement et l’accroissement des PME. 400 entreprises en démarrage et supporteurs ont accueilli plus de 8000 visiteurs de 16 à 20 heures.

Dans le cadre du SOH 2017, Défi Montréal, le programme d’accélération des entreprises a organisé pour ses participants finissants une journée portes ouvertes, afin de tisser des relations et de présenter leurs projets au grand public.

Pour Jérôme, le CEO de Fleep, le SOH 2017 permet de parler de son entreprise et aussi d’en discuter avec des personnes « qui veulent propulser des produits innovants ». Cet événement représente aussi pour Jérôme une occasion « d’entendre les histoires inspirantes des autres entreprises et collaborer avec cet écosystème. »

Crédit photo Défi Montréal

Défi Montréal implique ses cohortes dans des concours de pitch pour la présentation de leurs concepts pendant les événements d’entreprenariat. M. Martin Duchaîne, le directeur de Défi Montréal, met l’accent dans son programme sur la cohésion de la communauté d’entrepreneurs notamment dans le paysage économique montréalais.

« La moitié de nos 25 conférenciers sont des anciens qui ont réussi et qui viennent expliquer dans leurs domaines de spécialités leurs recettes et comment ils ont fait. Cela permet d’avoir un transfert de compétences, des recettes à succès des anciens vers les nouveaux. », a précisé M. Duchaîne.

« La communauté, c’est la base de tout. Le secret de la Silicon Valley est ce qu’ils appellent « high density and high intensity », c’est le créneau des gens qui ont des atomes crochus, qui connaissent ce milieu et qui peuvent travailler ensemble et se soutenir les uns les autres », a expliqué M. Duchaîne.  

Défi Montréal au Start Up House

Crédit photo:

Hanen Hattab est doctorante en sémiologie à l’UQAM. Ses recherches portent sur les pratiques d’art et de design subversifs et contre culturels comme le vandalisme artistique, le sabotage et les détournements culturels dans l’illustration, les arts graphiques et la sculpture.

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Réouverture d’une grande affaire de contrefaçons d’œuvres de Rodin

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L’affaire a commencé en 2001 lorsque le musée Rodin a déposé plainte concernant la circulation de copies illégales réalisées à partir des œuvres du sculpteur français.

Les reproductions des sculptures « Le penseur », « Le baiser », « La main de Dieu » et d’autres œuvres, ont été exposées et vendues à l’étranger comme étant des originaux.

Selon l’AFP, quatre hommes et la société italienne « Gruppo mondiale » ont comparu devant la cour d’appel de Paris, ce mercredi, 20 février. Le nombre des reproductions est impressionnant. On estime que 1.700 pièces ont été tirées à partir de 52 oeuvres de l’artiste.

Lire aussi : Échec de la vente aux enchères des tableaux d’Hitler

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AQAADI : lueur d’espoir pour les 18 000 dossiers d’immigration annulés par Québec ?

Baba-Idriss FOFANA

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Suite à la décision du gouvernement du Québec d’annuler « 18 000 dossiers d’immigration » pour cause d’une réforme de l’Immigration à travers le nouveau projet de loi PL9, l’Association québécoise des avocats et avocates en droit de l’immigration (AQAADI) a décidé, mercredi, d’attaquer en justice cette décision qu’elle juge « illégale ». Elle souhaite que Québec revienne à de meilleur sentiment en traitant avec « urgence » ce dossier.

L’affaire des 18 139 dossiers fait grand bruit non seulement au Québec mais ailleurs dans le monde. Estimés à entre 50 000 et 60 000 personnes, ces candidats à l’immigration ont vu leur « rêve brisé » depuis quelques jours. Cette décision qualifiée « d’inhumaine et d’inacceptable » a été rejetée à l’unanimité par l’opposition québécoise depuis l’introduction du projet de loi PL9 le 7 février dernier par le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI).

Le projet de loi PL9 de la discorde…

Le 14 février dernier, dans une lettre ouverte adressée au ministre québécois de l’Immigration, 94 avocats en droit de l’immigration issus de de l’AQAADI, s’étaient opposés à la volonté du gouvernement Legault de jeter 18 000 dossiers d’immigration à la poubelle, tout en l’invitant à changer d’avis. « Dans le meilleur intérêt de tous, nous vous demandons officiellement de traiter ces dossiers, de rassurer la population, et ce, tout en travaillant ensemble à parfaire le nouveau système sans préjudicier nos candidats actuels. Qu’on en prenne plus ou qu’on en prenne moins, avant toute chose, l’important c’est d’en prendre soin », avaient suggéré les avocats signataires.

« Le PL9 vise à accroître la prospérité socio-économique du Québec et à répondre adéquatement aux besoins du marché du travail par une intégration réussie des personnes immigrantes ; à offrir les bases légales nécessaires pour améliorer la francisation, l’intégration et l’adéquation entre les besoins de main-d’œuvre du Québec et le profil des candidats sélectionnés. »

Le ministre Québécois de l’Immigration, Simon Jolin Barrette, avait émis une « fin de non-recevoir » à cette requête des avocats, voulant plutôt contacter les candidats pour leur fait part des programmes disponibles notamment le Programme d’expérience québécoise (PEQ) et la déclaration d’intérêt à travers le portail Arrima. Or, d’après les révélations de M. Barrette, plus de 91 000 personnes ont fait une demande d’immigration par le biais d’Arrima sans avoir reçu un retour de la part du MIDI en six mois. Et ce, pendant que le Québec fait face à une pénurie de main-d’oeuvre sans « précédent ».

18 000 dossiers d’immigration «encombrants»

Au départ, le gouvernement s’était engagé à payer 19 millions de dollars pour se débarrasser des 18 000 dossiers d’immigration devenus « encombrants » pour mettre en branle la réforme promise par la Coalition avenir Québec (CAQ). Mais les avocats en droit de l’Immigration, tout comme les partis d’opposition, ont soutenu qu’il est « plus judicieux d’investir » ce même montant pour « étudier rapidement » les dossiers en question.

À lire aussi : Québec «hanté et tourmenté» par les 18 000 dossiers d’immigration annulés!

Pour forcer le gouvernement a traité les 18 000 dossiers, l’Association québécoise des avocats et avocates en droit de l’immigration a décidé de le poursuivre devant la justice. Est-ce que ce recours est déjà un « soulagement » pour les personnes concernées? Sans connaître l’issue de cette bataille judiciaire qui va se déclencher, tout porte à croire que Québec est tiraillé de tous les côtés sur sa nouvelle vision de l’immigration.

Rappelons qu’au lendemain du dépôt du projet de loi PL9 sur l’immigration par le gouvernement dirigé par François Legault, le gouvernement fédéral dirigé par Justin Trudeau a dit « non » à Québec qui réclamait plus de pouvoir en matière de sélection des immigrants.

À lire aussi : Portail Arrima : Québec a reçu près de 100 000 demandes d’immigration, aucun candidat invité en 6 mois…

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STM : les salariés des services d’entretien sommés de cesser tout ralentissement de travail

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À la suite de l’audience publique tenue les 14 et 15 février derniers, le Tribunal administratif du travail (TAT) déclare que le ralentissement de travail et d’activités exercé par les employés des services d’entretien de la Société de transport de Montréal (STM) est illégal.

Le Syndicat du transport de Montréal (qui représente les personnes salariées des services d’entretien), ainsi que ses membres, ses représentants ou ses mandataires ont été sommés de prendre « immédiatement » les mesures requises pour que cesse tout ralentissement de travail et d’activités concerté. De plus, TAT ordonne que les membres du Syndicat fournissent le travail habituel requis par l’employeur en exécutant toutes et chacune de leurs tâches usuelles, sans moyen de pression.     

Le Tribunal retient que les données présentées par l’employeur démontrent une diminution du nombre d’autobus disponibles, et ce, malgré le nombre d’heures travaillées supérieur à celui des autres années.

Par exemple, le 4 février dernier, sur 1800 autobus de la STM, 1 270 étaient disponibles alors que 1 424 sont requis en cette période de l’année. Le 8 février également, le directeur général de la STM, Luc Tremblay, avait reconnu à l’émission Gravel le matin, que près du tiers de tous les autobus de la STM sont en réparation.

Le Tribunal précise dans sa décision que le procureur syndical a fait un travail considérable pour mettre en relief les différents éléments susceptibles d’affecter le nombre d’autobus en circulation. Cette preuve pourrait expliquer une certaine variation, mais pas de l’ampleur de celle qui est constatée.

À lire aussi : Métro de Montréal : un renfort de 153 nouvelles voitures de type Azur

Enfin, le Tribunal autorise le dépôt de sa décision au greffe de la Cour supérieure du district de Montréal et il rappelle aux parties que ce dépôt confère à l’ordonnance le même effet que s’il s’agissait d’un jugement de la Cour. Le défaut de s’y conformer peut-être sanctionné par une procédure d’outrage au Tribunal.

À lire aussi : Licenciements, ADT Canada reconnue coupable d’action antisyndicale

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