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Construire sur Mars, c’est déjà possible !

Hanen Hattab

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Crédit photo Pixabay

Quatre ingénieurs de l’Université de Californie San Diego ont créé des briques à partir de composants imitant le sol de la planète Mars dans une étude financée par la NASA.

Aucun autre matériau n’a été nécessaire pour assurer la cohésion des blocs. De plus, les briques étaient incroyablement dures et plus solides que le béton armé.

Les ingénieurs ont utilisé un marteau hydraulique afin de compacter une composition chimique similaire au sol martien. Elle est composée de graines provenant de la terre, ayant la même grandeur et la même forme que leurs analogues de la planète rouge.

De la prospective architecturale lunaire à la prospective martienne

Cette découverte va ouvrir la voie à la construction de structures habitables qui abriteront les chercheurs en mission sur la planète. Ils n’auront qu’à transporter des marteaux hydrauliques.

« Il est vraiment facile de faire fonctionner un marteau sur Mars », a déclaré Jon Rask, spécialiste des sciences de la vie à la NASA qui n’a pas participé à l’étude, à The Verge. « Vous pouvez déjà imaginer un explorateur de Mars entrain de manipuler un marteau pour créer des blocs de construction ».

L’équipe a déjà fait des expériences avec le sol lunaire, lorsque la NASA prévoyait de retourner à la lune. Le sol lunaire nécessite un liant ; mais comme celui-ci devait être expédié de la Terre, l’équipe a fait plusieurs études afin de réduire la quantité de liant nécessaire pour fabriquer des matériaux de construction, de 15 à 3 %.

Lorsque la NASA a focalisé, depuis 2010, sur l’exploration de Mars, l’équipe a réorienté ses études afin d’utiliser les composants du sol Martien. Ils ont d’abord essayé de construire des briques en utilisant la même méthode et en ayant recours à 6% de liant. Et quand cette expérience a bien fonctionné, ils ont décidé de tester la composition sans l’ajout du liant.

Des structures habitables imprimées en 3D

Cette découverte a permis aux chercheurs de penser qu’il existe déjà un ingrédient dans le sol martien qui participe à compacter la composition. Ils ont finalement découvert qu’il s’agit de l’oxyde de fer : le composé chimique qui donne au sol martien sa fameuse couleur rouge. Lorsque l’oxyde de fer est écrasé, il peut craquer facilement, formant des fractures avec des surfaces très propres et plates, selon Qiao. Et lorsque ces surfaces sont fermement pressées ensemble, elles forment des liens extra forts.

Qiao pense que la meilleure façon de fabriquer des structures habitables est la construction additive permettant de déposer lentement des couches de sol. C’est la même chose que l’impression en 3D, et cela pourrait faciliter la construction de structures assez grandes sur la planète rouge. Par ailleurs l’équipe doit expérimenter cette méthode parce que leur étude a permis de tester des petites briques et non pas la superposition de grandes couches.

Hanen Hattab est doctorante en sémiologie à l’UQAM. Ses recherches portent sur les pratiques d’art et de design subversifs et contre culturels comme le vandalisme artistique, le sabotage et les détournements culturels dans l’illustration, les arts graphiques et la sculpture.

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HighTech

Cette Intelligence Artificielle concocte des cocktails bien frappés

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À l’instar des machines à café automatisées, les robots barman promettent de servir des cocktails aux saveurs bien dosées, comme si ils étaient soigneusement préparés par un mixologiste.

Certains attendront la démocratisation de l’appareil dispendieux. D’autres trouveront absurde que les boissons de la machine puissent égaler en inventivité les créations de leur barman préféré.

Ceci étant dit, le marché des robots barman passe au cocktail 2.0. Eh oui, cet article vous parle de la deuxième génération des machines à cocktail, lancée par l’entreprise Barsys.

En plus de bien doser et d’économiser les alcools et les boissons utilisés, la technologie dispose d’un système de détection de verre qui permet d’évaluer la contenance.

Une application qui propose une centaine de cocktails

Dans quelques jours, Barsys lance son mélangeur à cocktail robotisé 2.0. Comme la première machine, la nouvelle version propose des cocktails automatisés frais et des recettes de boissons personnalisables.

Désormais, il est possible de contrôler l’appareil grâce au Bluetooth. L’application, qui connecte le robot à un appareil mobile, propose une centaine de cocktails en fonction des liqueurs et des boissons disponibles. De plus, Barsys 2.0 utilisera l’intelligence artificielle pour obtenir les meilleures saveurs.

Cette technologie coutera la modique somme de1500 $ US, sachant que les concurrents de l’entreprise comme Drinkworks, propose le robot barman à 299 $. Or Barsys espère que sa machine intéressera notamment les bars et les restaurants.

L’entreprise table sur le fait que la technologie permet de réduire les pertes des ingrédients grâce à des coulées très précises. Son argument commercial vise en outre à rassurer les mixologistes. Car, le robot leur donnera plus de temps pour interagir avec les clients.

Lire aussi : Montréal : Cinq endroits où chiller et travailler cet été

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Technologie de l'information

Toronto Pearson, premier aéroport au Canada à offrir une technologie aux voyageurs atteints d’une perte de la vue

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Toronto Pearson a annoncé qu’il offre désormais le service Aira, une technologie d’assistance de premier plan qui vise à aider les voyageurs atteints d’une perte de vision à se déplacer dans l’aéroport de façon autonome. 

Au moyen de l’application Aira pour téléphone mobile iPhone ou Android, les passagers peuvent communiquer avec un agent humain spécialement formé et obtenir de l’aide lors de leurs déplacements dans l’aéroport. Toronto Pearson est le premier aéroport au Canada à offrir Aira à ses passagers. « À Toronto Pearson, notre vision consiste à être le meilleur aéroport au monde, ce qui commence par le fait de veiller à ce que nos passagers – tous nos passagers – puissent se déplacer dans l’aéroport de façon autonome », a déclaré Kurush Minocher, directeur associé, Développement des passagers.

« Nous sommes fiers d’offrir à Toronto Pearson le service d’Aira, qui est facile à utiliser. Les passagers atteints d’une perte de vision ont désormais davantage de choix pour se déplacer dans l’aéroport, de leur lieu d’arrivée à la porte d’embarquement. »

– Kurush Minocher, directeur associé, Développement des passagers

Aira fonctionne au moyen d’un téléphone intelligent ou de lunettes intelligentes facultatives dotées d’un dispositif vidéo, mettant les passagers atteints d’une perte de vision en lien avec des agents Aira qui œuvrent à distance. Grâce aux lunettes intelligentes ou à l’appareil photo du téléphone, les professionnels qualifiés d’Aira offrent un accès sur demande et personnalisé à de l’information visuelle qui aide les passagers à se déplacer dans l’aéroport. Le service Aira est accessible dans les aérogares 1 et 3, ainsi que dans le stationnement de Toronto Pearson.

Aira, une application pour téléphones mobiles, fournit des services d’aide aux passagers atteints de cécité ou d’une basse vision.

« La mission d’Aira consiste à rendre l’information accessible instantanément, n’importe quand et n’importe où, a souligné Suman Kanuganti, président et fondateur d’Aira. Nous sommes heureux d’accueillir Toronto Pearson à titre de premier partenaire d’accès au moyen d’Aira dans un aéroport au Canada ».

Aira est un service offert par abonnement, mais les passagers atteints d’une perte de vision pourront se servir de la technologie Aira gratuitement à Toronto Pearson; il suffit de disposer d’un téléphone intelligent et de l’application Aira, qui peut être téléchargée gratuitement à partir de Google Play ou de l’App Store d’Apple (des frais d’utilisation de données peuvent s’appliquer).

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Technologie de l'information

SCALE AI : plus de 20 000 professionnels et spécialistes seront formés à l’utilisation de l’intelligence artificielle au Québec

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Afin de soutenir les entreprises et les travailleurs dans un contexte où l’intelligence artificielle est appelée à transformer le monde du travail, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, annonce qu’une aide financière de 23,4 millions de dollars, répartie jusqu’en 2023, est attribuée à SCALE AI, un pôle d’investissement axé sur l’application de l’intelligence artificielle.

SCALE AI (Supply Chain And Logistic Excellence Artificial Intelligence) compte soutenir des projets de formation d’une valeur totale de 46,8 millions de dollars sur une période de 4 ans, à raison de 11,7 millions de dollars par année. Ainsi, l’aide du gouvernement représente 50 % de l’investissement global, ce qui correspond à 5 580 000 $ pour chaque année financière de 2019-2020 à 2022-2023.

Dans un premier temps, le projet visera la formation d’une cinquantaine de spécialistes, qui, par la suite, offriront un apprentissage sur mesure à des entreprises pour mettre en œuvre des projets d’accroissement de la productivité liés à l’utilisation de l’intelligence artificielle. 

Formation sur mesure avec SCALE AI

Ensuite, une formation standardisée sera donnée à des travailleurs provenant de divers milieux de travail. Celle-ci sera offerte par des universités, des cégeps, des OBNL et des formateurs privés à tout travailleur souhaitant développer des compétences liées à l’intelligence artificielle. Au terme du projet, plus de 20 000 professionnels et spécialistes auront suivi ces formations.

Ce projet permettra d’adapter les compétences de la main‑d’œuvre actuelle et de répondre aux exigences liées aux transformations de l’économie en plus d’offrir un accompagnement aux entreprises dans la mise en place de solutions pour compenser la rareté de la main-d’œuvre et accroître leur productivité.

Adapter les compétences de la main‑d’œuvre

SCALE AI a été créé en 2018 dans le cadre de la création des « superamas » (supergrappes) par le gouvernement fédéral. Il est composé de 78 entreprises de toutes tailles et de tous les secteurs d’activité et compte 40 partenaires provenant de différents milieux, tels que des institutions universitaires, des associations professionnelles, des partenaires gouvernementaux, des incubateurs et des sociétés de capital de risque. Plus de 1 150 scientifiques en sciences des données, en intelligence artificielle et en recherche opérationnelle participent à ce consortium.

À lire : Collective[i] s’installe à Montréal, la confirmation du leadership québécois en intelligence artificielle

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