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Chroniques

La Corruption, une forme de criminalité

Noureddine Salhi

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La Corruption, une forme de criminalité

Un triangle amoureux

Le lien étroit qui existe entre argent, pouvoir et corruption date de longtemps, ses tentacules touchent et atteignent tous les pays sans exception. Que le pays soit développé, émergent ou sous-développé, peu importe. Les transactions transfrontalières et la multiplication des relations internationales ont ajouté à la complexité du phénomène. Depuis l’avènement de la globalisation et l’augmentation du flux humanitaire à travers les pays, la corruption a pris de l’ampleur. Des intérêts, de nature contradictoire, alimentent le monstre et le rendent trop opaque pour qu’il soit déchiffré et démystifié.

Selon Transparency International (TI), la corruption est l’abus de pouvoir pour des gains personnels. La définition s’applique aux deux secteurs d’activités économiques : publique et privé. Transparency International définit son mandat comme étant « une des principales organisations de la société civile consacrée à la transparence et à l’intégrité de la vie publique et économique. L’objectif fondamental de l’organisme est un monde dans lequel le gouvernement, la politique, les entreprises et la société civile en générale, peuvent vivre sans corruption ».

L’organisme publie, annuellement, l’Index de Perception de la Corruption (IPC) (Voir ici le classement de 2016 : Index de Perception de la Corruption 2016) qui établit un classement de 200 pays, selon la perception de la corruption dans le secteur publique. Cet index fait usage de plusieurs indicateurs de sources différentes ce qui rend la comparaison plausible. Des experts en évaluation veillent sur la publication de cet index ainsi que des sondeurs professionnels avec le Global Corruption Barometer : le plus grand sondage d’opinions public sur la corruption.

Ce qui donne beaucoup de crédibilité au travail de TI, est sa division du travail sur des bases régionales en prenant soin des spécificités locales. La décentralisation est de mise. L’analyse contextuelle est cruciale pour comprendre les rapports entre corruption et inégalité, ou corruption et sous-développement mais aussi entre corruption et des secteurs spécifiques, comme la construction ou la politique municipale.

La Corruption n’a pas de nationalité

Nul n’est à l’abri. Il n’y a pas de pays qui est intrinsèquement corrompu ; mais il y a des pratiques plus répandues que d’autres, et des lois plus permissives qu’ailleurs. Il est plutôt question d’application des lois que d’une instauration de lois rigides. Voici trois exemples disparates :

Brésil, Tunisie, Québec

Quand une écrasante majorité de brésiliens se sont déclarés en faveur de la destitution de l’ancienne présidente Dilma Roussef en 2016, ils voulaient passer un message fort à leur classe politique pour dire qu’ils en avaient assez de la corruption. Ils ne voulaient pas forcément punir Roussef ainsi que son parti (Parti des Travailleurs au pouvoir depuis 8 ans à l’époque).

Un an plus tard, son successeur, Michel Temer, lutte pour sa survie politique à cause des allégations de corruption, de pots de vin et un scandale de viande périmée devenu affaire mondiale. Donc, deux présidents en l’espace d’un an font face à des accusations de corruption. C’est trop !

Temer est surtout accusé de donner des pots de vin pour acheter le silence d’un milliardaire sur un enregistrement du président, dans lequel ce dernier offre $153,000 dollars en argent liquide à l’homme d’affaire, dans une affaire qui touche le géant pétrolier brésilien Petrobras. L’enregistrement fut l’œuvre du milliardaire, Joesley Batista, un baron de la viande bovine au Brésil et président du plus grand vendeur de viande au monde, JBS. Ce secteur est éclaboussé par un scandale de corruption devenu affaire internationale, après que des rapports médiatiques ont démontré que des cargaisons de viande furent vendues tout en étant pourries. Des responsables et fonctionnaires avaient fermé les yeux sur les procédures de fraude : la couleur de la viande fùt modifiée pour couvrir les défauts, et la date d’expiration changée.

Dans d’autres contrées lointaines, en Tunisie, se dresse un projet de loi qui peine à passer les lectures nécessaires pour être enchâssé dans la juridiction nationale. La Loi de la Réconciliation Économique permettrait aux hommes d’affaires, accusés de corruption sous l’ancien régime autocrate de la Tunisie, de révéler les fonds volés et les retourner à la caisse de l’état. Si remboursé, l’argent pourrait combler une partie des besoins du pays en matière de développement et de création d’emploi.

Toutefois, le projet de loi peine à avoir l’approbation nécessaire car comme les hommes d’affaires en question seront blanchis après le passage de la loi, plusieurs y voient comme une offre d’amnistie. Une partie de la population en Tunisie voit le projet de loi comme une trahison de l’esprit de la Révolution de 2011. Selon eux, « tourner la page nécessite un compte-rendu et une justice vraie : les hommes d’affaires corrompus de l’ancien régime doivent retourner l’argent illégal et faire face à la justice ».

Trois milliards de dollars pourraient trouver leur chemin vers la caisse de l’état tunisien, si le projet de loi passe.

Pour terminer les exemples illustrant la corruption à travers les pays et les différents systèmes, j’ai choisi le Canada : un pays qui se classe 9éme moins corrompu selon Transparency International et qui est signataire de plusieurs conventions de lutte contre la corruption. Deux événements méritent une mention dans notre article :

1 – Le mémoire : La lutte contre la corruption au Canada (et au niveau international), présenté à la Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction par Transparency International Canada Inc.

2 – le projet de loi no 26 (2015, chapitre 6) au Québec : Loi visant principalement la récupération de sommes payées injustement à la suite de fraudes ou de manœuvres dolosives, dans le cadre de contrats publics. Deux documents importants ont été publiés en 2014.

Avec en place des outils pareils et des études sérieuses, le Canada réussit à limiter drastiquement les méfaits de la corruption. En 2016, la municipalité de Laval, au nord de Montréal et la troisième en termes de population, a su traduire en justice et récupérer des fonds volés à son ancien maire et de ses aides dans des stratagèmes de corruption : l’effort de la municipalité visait à récupérer $12.8 dollars en contrats publics gonflés.

Des accusations de fraude, de corruption et de gangstérisme ont été portées contre les malfaiteurs alors que Laval réussit dans sa quête de prendre possession des fonds. Avec l’argent, la municipalité a mis sur pied le Fonds Place du Souvenir dont la mission est d’aider les enfants de milieux défavorisés. Des membres de l’équipe actuelle de la ville de Laval vont gérer le fonds de 10 millions de dollars qui devrait générer $ 600,000 dollars par année.

La corruption est un crime et par conséquence, il doit être combattu et ses instigateurs punis. Le prix à payer outrepasse les gains politiques. La corruption atteint la société dans sa fin primordiale : la paix et l’harmonie sociale. La transparence et la bonne gouvernance sont des atouts dans la lutte contre ce phénomène de corruption.,

Pour finir, selon les Nations Unis, la lutte contre cette forme de criminalité est une affaire de tous : les pouvoirs publics, le secteur privé, les organisations non gouvernementales, les médias et les citoyens du monde entier.

Crédit photo:

Noureddine Salhi originaire de la Médina de Tunis ou il a fait ses études primaires, secondaires et universitaires, Il obtient une license en lettres anglaises et travaille pour l'ERTT (L'Établissement de la radiodiffusion-télévision tunisienne) avant d'immigrer au Canada en 2000. Il est actif dans les médias et anime des émissions avec Media Maghreb sur les ondes de la radio du Moyen Orient. Il vient d'obtenir une maîtrise en administration publique -gestion internationale.

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Chroniques

Trump vs Trudeau, bravo capitaine Canada

Baba-Idriss FOFANA

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canoe.ca

Même si tu n’aimes pas le lièvre, reconnais au moins qu’il court vite. C’est tout comme Justin Trudeau, face à un Donald Trump. Le numéro 1 Canadien a frappé là où ça fait plus mal lors du Sommet du G7 à La Malbaie. Une contre-offensive, appréciée au pays, qui va certainement donner des points au fils de Pierre Elliott Trudeau.

On sort d’une bouillante fin de semaine. En cause, Donald Trump s’est virevolté face à des propos qu’aurait tenu Justin Trudeau après son départ précipité du Sommet du G7, samedi 9 juin, à Charlevoix au Québec. Le président américain [qui se trouvait à bord d’Air Force One, en route vers Singapour], a donc fait un retournement de situation en annonçant le retrait de son soutien à la déclaration commune du G7. On peut en déduire que ce rassemblement de 48 heures a finalement accouché d’une souris. Qu’à cela ne tienne!

De toute évidence ce G7 présageait des tensions après l’imposition des barrières tarifaires par l’administration Trump, une semaine avant. Le premier ministre Trudeau qui n’avait pas digéré l’argument de « menace à la sécurité nationale » avancé par Washington avait bien avant refusé de se rendre aux États-Unis pour participer à une rencontre. Jugeant que la clause crépusculaire souhaitée par les Américains n’avait pas de sens, M. Trudeau attendait M. Trump, au Québec, pour lui dire de vive voix que la politique commerciale protectionniste qu’il veut imprimer sera désastreuse et pour les États-Unis et pour le Canada.

Trump était fier de Trudeau pendant le Sommet !

Or, les choses se sont bien déroulées entre Trudeau et Trump pour le peu de temps que les deux hommes ont passé [ensemble] lors de ce Sommet. Ils ont même eu un tête-à-tête d’une quinzaine de minutes au premier jour de la rencontre. Cela a été l’occasion pour le numéro 1 Canadien dire ce qu’il avait envie de dire à son invité en ce qui concerne la question tarifaire et l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA). Malgré tout, le président américain n’a pas manqué d’éloge à l’endroit du premier ministre canadien. En conférence de presse, le patron de la Maison-Blanche avait félicité son hôte qui présidait le G7, allant jusqu’à lui donner une « bonne note ».

À ce stade, on croyait que tout était beau jusqu’à la sortie du communiqué final le lendemain, puisque tout le Groupe des 7 était unanime sur les 7 grands points adoptés au cours du Sommet. Ceux qui avaient parié sur l’échec de ce sommet, au début, étaient un peu surpris à la fin. Mais, il a fallu des « interprétations de mots » côté américain pour que le ‘’petit succès’’ du G7 se transforme en un ‘’grand échec’’[c’est selon].

Un des conseillers en économie de Donald Trump a cru bon de dire que Justin Trudeau venait de les « poignarder dans le dos », quand le premier ministre canadien tenait sa conférence à la fin de la rencontre. En fait, il n’y avait rien de nouveau sous le soleil, puisque M. Trudeau n’a fait que réitérer les mêmes propos qu’il tenait bien avant le Sommet, à savoir qu’il juge « insultante » la raison invoquée par Washington pour justifier des tarifs de 10% et de 25% sur les métaux canadiens, soit la « sécurité nationale ».

Et pour finir, le président américain est lui-même revenu à la charge, avec un tweet enflammé, sur son réseau social préféré. « Le premier ministre du Canada Justin Trudeau a agi de façon si docile et si douce pendant notre rencontre du G7 […] pour dire ensuite qu’il ne se laisserait pas bousculer. Très malhonnête et faible », a écrit Donald Trump, samedi 9 juin, sur Twitter.

Ces propos ‘’très durs’’ du président américain à l’endroit du premier ministre canadien, ont suscité des indignations ailleurs comme au Canada. Certains politiciens ont même dénoncé « l’obsession » de Donald Trump vis-à-vis de la relation commerciale entre le Canada et les États-Unis, quand plusieurs chefs de partis d’opposition canadiens se sont rangés du côté de Trudeau.

Au fond, c’est le premier ministre canadien qui sort ‘’grand gagnant’’ dans cette histoire. Donald Trump a démontré aux yeux du monde qu’il gouverne les États-Unis avec ses émotions. Et Justin Trudeau a prouvé qu’il n’avait pas ‘’froid aux yeux’’ face à lui et qu’il était capable de défendre les intérêts du Canada jusqu’au bout. C’est aussi ça, le rôle d’un bon capitaine.

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canoe.ca
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Super Gassa-man : les mots manquent, tu nous as séduis !

Baba-Idriss FOFANA

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Entretien entre le président français et Mamoudou Gassama, lundi 28 mai, à l'Élysée. Photo: Facebook Emmanuel Macron

Pour sauver un enfant de quatre ans, Mamoudou Gassama, ce jeune Malien de 22 ans, arrivé en France en septembre dernier, était prêt à donner sa vie. En plus de ses muscles, il lui a fallu de l’amour, de la détermination pour pouvoir réaliser le geste héroïque du samedi 26 mai à Paris. Et c’est ce qui manquent de plus en plus dans ce monde où chacun s’isole, devient méchant et antipathique à la fin.

La vidéo a fait le tour du monde en un temps record dimanche 27 mai. Pourtant, la scène s’est déroulée un samedi sur Rue Marx Dormoy dans le 18è arrondissement à Paris. L’acte héroïque du jeune Gassama était presque passé inaperçu, car aucun média n’en avait fait cas le jour-j. Heureusement, oui il faut le dire ainsi, il y a un dieu pour les pauvres. Et pour couronner avec l’adage qui dit “le bienfait n’est jamais perdu”, quelqu’un a eu le réflexe de filmer la scène avant que la France et le monde entier ne sache que le Spider-man existe en vrai.

Ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise !

Oui! Visionnez et revisionner la vidéo, ça sort de l’ordinaire. On voit un enfant accroché au balcon au 4è étage d’un immeuble. On entend des cris de partout, des bruits de klaxon, une certaine panique. Malgré la scène effroyable et ne pouvant contenir son émotion, un jeune homme sort de la foule et prend d’assaut l’immeuble. En 30 secondes, il réussit a escaladé à mains nues le bâtiment et parvient à extraire le bambin du danger sous des applaudissements.

Pourquoi Mamoudou Gassama a-t-il risqué sa vie pour sauver quelqu’un qu’il ne connaît pas ? Sachant qu’il est un sans-papier ou clandestin (c’est selon), qui a quitté son Mali natal pour aller se chercher [comme on le dit dans le jargon des aventuriers africains] derrière l’eau ou en occident. Le jeune homme de 22 ans n’avait pas droit à l’erreur en France. Surtout dans un pays où il est en situation irrégulière, toute sa famille compte sur lui.  Aller risquer sa vie en escaladant des balcons, à plusieurs niveaux, sans aucune forme de protection contre une chute, cela demande beaucoup de courage mais plus d’amour envers autrui. Et cette empathie, le “jeune courage” l’a exprimé en disant qu’il ne voulait pas que quelque chose arrive à cet enfant. 

Mamoudou Gassama = Super-héros

Certains diront que l’acte posé par Gassama est tout simplement un beau geste humain qui ne demandait pas de mettre en avant son statut de sans-papier aux fins de récupération politique. C’est sûr que les hommes politiques ou certains politiciens profitent toujours de certaines situations pour se donner de la côte. Mais le fait d’être reçu par le président de la République, qui décide de lui accorder la citoyenneté française [après la régularisation de son statut], en plus le travail de sapeur-pompier, Mamoudou Gassama n’aurait pas demander mieux que ça. Ce geste républicain n’a rien d’une récupération politique. Au contraire, ça ressemble plus à une reconnaissance de la Nation à l’endroit d’un individu qui a fait preuve de bravoure en sauvant une vie fragile.

D’autres diront que chaque jour des pompiers jouent gros pour sauver des vies. Effectivement, c’est vrai mais le jeune Gassama n’a jamais été pompier dans sa vie. Il l’a lui-même dit sur des plateaux de télévision française que « c’est la première fois d’escalader un mur ». D’ailleurs, on pourrait dire aussi que si c’étaient des pompiers, ils auraient réfléchi un peu comment procéder pour atteindre l’enfant soit en passant par les escaliers pour fracasser la porte ou en posant une échelle de secours. Et tout ça se serait fait en combien de temps? Or, l’acte spontané du jeune Gassama a payé puisqu’il n’a pas fait de calcul en se jetant à l’eau. Sous le regard de toute une foule émotive au bas de l’immeuble [regardant l’enfant sans être capable de réagir], il a pris son courage à deux mains, il s’est fixé un objectif : celui de sauver un enfant. En le faisant, il ne s’attendait certainement pas à une telle reconnaissance sur les médias sociaux, les médias traditionnels et de la part des autorités françaises et celles de son pays d’origine.

Qui ne risque rien n’a rien !

Faut il le rappeler, le jeune Gassama a quitté le Mali en 2013 pour rejoindre l’Italie par bateau en passant par la Libye avant d’atterrir dans l’ombre en France en septembre 2017. Il en a donc vu des vertes et des pas mûres. Mais, aujourd’hui, grâce à son humanisme et à son audace, le sans-papier est célébré en tant qu’un héros sous les feux des projecteurs à l’invitation du président Emmanuel Macron au palais de l’Élysée. Comme quoi, qui ne risque rien n’aura jamais rien. Il faut savoir oser !

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Entretien entre le président français et Mamoudou Gassama, lundi 28 mai, à l'Élysée. Photo: Facebook Emmanuel Macron
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Le droit d’importuner !

Saoud Maherzi

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Photo libre de droit

Se moquer des noirs, des juifs, des arabes, avoir des positions fondamentalement de droite, être religieux, être nationaliste, revendiquer les valeurs d’un pays. Parler avec rudesse, vulgarité, ne pas considérer les susceptibilités des uns et des autres en se positionnant dans le débat public. Écrire des articles remettant en question l’Islam, ou toute religion, faire un spectacle qui ridiculise la culture du viol. Revendiquer le droit à une identité, critiquer le multiculturalisme.

Il ne s’agit pas d’être d’accord avec ces actions, il ne s’agit pas de les avaliser. Il s’agit de leur laisser une place dans l’espace public. C’est la liberté d’expression de chacun d’exposer sa pensée, d’exprimer son art, quelque soit sa position, quelque soit le message.

La nouvelle gauche militante – héritière des mouvements sociaux des années 1960 (Mai 68, Woodstock, mobilisation étudiante contre la guerre du Vietnam, etc.) et de leurs implications idéologiques et philosophiques – a adopté de nouvelles méthodes dans sa lutte. Il s’agit de l’attaque de toute expression intellectuelle, journalistique, politique, artistique ou populaire d’une position qui déroge à la sienne. Elle appelle au boycott : à la censure : à l’annulation de spectacle, de conférence, de publication ; et utilise même parfois la violence ou l’intimidation pour empêcher qu’une personne ou un groupe de personnes ne s’expriment. Elle impose que certains mots soient bannis, que d’autres soient utilisés. Tout cela au nom du Bien supposé de sa doctrine. Il suffit de lire George Orwell pour comprendre les conséquences de cette police de la pensée citoyenne. ‘’Le crime de penser n’entraîne pas la mort. Le crime de penser est la mort’’ (1984).

Un récent reportage de Radio Canada, à propos de la liberté d’expression sur les campus, a montré à quel point cette idéologie est présente et fait loi dans les universités. Là où les débats sont censés former la jeunesse, la développer humainement et intellectuellement, le politiquement correct impose le silence et le délit de parole.

Les groupes qui revendiquent la lutte contre le fascisme, contre la haine, pour les droits humains ont cessé de débattre et préfèrent faire taire. Ce n’est ni juste, ni intelligent.

Chacun a le droit de poser des paroles, d’exprimer une position qui dérange. C’est un droit que d’importuner?.  

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