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Politique

Couillard – Trudeau, ça chauffe dans la maison !

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| Photo: Jacques Boissinot - La Presse canadienne |

Alors que le « débat constitutionnel » a refait surface, les deux chefs de gouvernement provincial et fédéral sont acculés de part et d’autre. Et les sorties de Couillard et Trudeau n’en finissent pas pour calmer les esprits.

Il est de plus en plus question de l’importance de la province du Québec dans le Canada. Alors que jeudi 1er juin, le premier ministre québécois, Philippe Couillard, annonçait sa « stratégie pour que le Québec retourne dans le giron constitutionnel » dans un document de 200 pages. Comme grandes lignes, il s’agit, entre autres, de : la reconnaissance constitutionnelle de la Nation québécoise ; la participation du Québec à la nomination de ses trois juges de la Cour suprême ; un droit de véto sur les modifications constitutionnelles ; l’entente sur l’immigration enchâssée dans la constitution et l’encadrement du pouvoir fédéral de dépenser.

À chaud, le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a réagi en laissant entendre, sourire au visage : « On ne couvre pas la constitution ». Si bien que le ministre de la Santé du Québec n’a pas manqué de faire savoir, samedi 3 juin, qu’il « se sent en exil » au Canada « sur le plan constitutionnel ». Car, dira-t-il, « le Québec n’a toujours pas adhéré à la Constitution de 1982 ». C’était en marge du conseil général qui réunit 300 militants libéraux pour discuter du militantisme où plusieurs élus ont commenté la stratégie du gouvernement Couillard qui déposait, jeudi, sa position constitutionnelle.

Trudeau : « On ne rouvre pas la constitution » !

Au moment où une partie de l’opposition, notamment le Parti québécois (PQ), Québec solidaire (QS) soutienne que « le débat constitutionnel n’est pas une priorité » pour le Parti libéral du Québec (PLQ) actuellement au pouvoir. Le président du Conseil du Trésor, le ministre Pierre Moreau, a riposté, lors de la rencontre des Libéraux, pour dire que la « politique d’affirmation » de jeudi n’est pas un appel à la réouverture du débat constitutionnel, mais le début d’une « conversation ». Il a rappelé à l’opposition que « cette réflexion avait été promise par le premier ministre durant la campagne électorale, ce n’est pas de l’artifice, les gens doivent savoir quelle est la position du gouvernement sur la question constitutionnelle ».

Malgré tout, le nouveau député de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, est revenu à la charge mercredi 7 juin. Alors qu’il faisait sa première intervention en chambre, le jeune élu de 27 ans a interpellé le premier ministre Couillard sur sa démarche constitutionnelle dévoilée la semaine dernière. « Alors que le premier ministre veut entamer un dialogue avec le ‘‘rest of Canada’’, il n’a pas cru bon, d’abord, d’en débattre avec son propre peuple, le peuple québécois. […] Est-ce que le premier ministre peut s’engager à impliquer la population québécoise en amont avant d’entreprendre sa grande entreprise de séduction pancanadienne? » lui avait demandé Gabriel Nadeau-Dubois.

Couillard : « Il n’y a pas un Québécois qui veut vraiment ça » !

En retour, Philippe Couillard a admis que le Québec a les moyens de devenir souverain, mais seulement au prix d’une dizaine d’années de pauvreté. « Quel est le degré d’oppression, d’humiliation, de souffrance, au Québec, qui nécessiterait d’assécher nos services publics pendant, probablement, au moins une dizaine d’années —Mme Marois était très généreuse avec ses cinq ans — de sacrifier nos programmes sociaux, de nous trouver en état de pauvreté plutôt que d’être citoyens d’un membre du G7 ? » a-t-il déclaré au Salon bleu. « Voyons donc ! Il n’y a pas un Québécois qui veut vraiment ça », a-t-il ajouté en réponse à une question du nouveau député de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois. Même si celui-ci s’est dit « heureux » d’entendre le premier affirmer que « le Québec avait les moyens d’être un État indépendant ». « À notre connaissance, il ne l’avait jamais reconnu aussi clairement que ça », dit-il.

Toutefois, le premier ministre québécois a révélé que la majorité des citoyens de la province ne serait pas prête à quitter la fédération canadienne. « […] L’option que Québec solidaire et l’opposition officielle véhiculent, en tout respect, a excessivement très, très, très peu de chances d’un jour en venir à la réalité pour une raison désespérément simple : il n’y aura pas de majorité de Québécois et de Québécoises prêts à abandonner leur citoyenneté canadienne. C’est aussi simple que ça », a martelé Philippe Couillard. Qui, une semaine après avoir rendu publique sa politique sur « la place du Québec au sein du Canada », est quand même passé de la parole aux actes en modifiant, dès aujourd’hui, jeudi 8 juin, la structure gouvernementale.

De la parole à l’acte, les lignes bougent…

Couillard se serait entretenu avec les sous-ministres du gouvernement pour leur enjoindre de créer dans chacun de leur ministère une unité de « relations canadiennes », et ce, dès cet été. À en croire l’agence de presse, La Presse canadienne, « ces unités, bientôt présentes dans tous les ministères, auront le mandat de multiplier les initiatives du Québec visant à assurer sa présence d’un bout à l’autre du pays, dans tous les secteurs d’activités. Les ministères devront participer à tous les colloques, congrès, forums ou autres activités susceptibles d’offrir une tribune au Québec, où il pourra afficher ses idées et sa différence ».

Pour finir, le premier ministre du Canada aurait mis ‘’de l’eau dans son vin’’ en assouplissant sa ‘’ligne dure’’ envers Philippe Couillard. En conférence de presse à La Malbaie ce jeudi, en vue du sommet du G7 de 2018, Justin Trudeau s’est montré un peu plus ouvert aux « propositions pour améliorer le fonctionnement du pays » faites par le gouvernement Couillard, tout en refusant la conclusion ultime, c’est-à-dire des négociations assorties de conditions pour réintégrer le Québec dans la Constitution de 1982. « Je suis fier de cette réflexion qui nous amène à réfléchir (sic) à comment les Québécois peuvent encore plus se sentir chez eux au sein du pays », a-t-il déclaré après avoir précisé qu’il avait lu et étudié le document de 200 pages du Québec de « façon approfondie». M. Trudeau a dit être content de travailler avec le gouvernement Couillard pour « améliorer notre fonctionnement », tout en ajoutant, comme il l’avait dit plusieurs fois, « cela ne passe pas par des négociations constitutionnelles ».

Ces propositions et réactions des deux premiers ministres vont-elles calmer les esprits au sein de l’opposition ? En attendant, la vie suit son cours dans les 10 province du Canada. Et comme on le dit, le temps n’est que l’autre nom de Dieu.

Crédit photo:
| Photo: Jacques Boissinot - La Presse canadienne |

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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Économie

Jeunesse francophone, Près de 5 millions de dollars pour propulser l’entrepreneuriat

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Stimuler la fibre entrepreneuriale chez la jeunesse francophone en mettant à leur disposition de nouveaux outils qui visent à faciliter la réalisation de leur projet d’affaires. C’est le pari du premier ministre désigné du Québec. L’annonce a été faite vendredi 11 octobre à Erevan, en Arménie, à l’occasion à l’occasion de la nomination du nouveau Secrétaire général de la Francophonie.

Une Initiative québécoise en matière de créativité entrepreneuriale jeunesse en Francophonie verra le jour. La mise en œuvre de cette initiative sera assurée par les Offices jeunesse internationaux du Québec (LOJIQ), regroupement d’organismes de mobilité internationale jeunesse, avec un soutien financier de 4 565 000 $ sur quatre ans.

Lire aussi : LOJIQ s’implique pour aider de jeunes Québécois à changer le monde

Axée sur la valeur ajoutée, cette initiative offrira des occasions uniques à de jeunes Québécoises et Québécois qui désirent démarrer une entreprise ou développer leur marché à l’international. Elle constituera une contribution tangible du Québec à la réussite de la Stratégie jeunesse de la Francophonie.

Jeunesse francophone : entre talent, créativité et compétences!

Le premier ministre François Legault veut encourager les jeunes à devenir des créateurs de richesse et d’emplois, et l’Initiative québécoise en matière de créativité entrepreneuriale jeunesse en Francophonie servira de bougie d’allumage pour atteindre cet objectif. « Le développement de l’entrepreneuriat chez les jeunes constitue un des piliers de la croissance économique du Québec », a souligné celui qui a soutenu le choix de la Rwandaise Louise Mushikiwabo à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Le Québec appuie la mise en œuvre de la Stratégie économique pour la Francophonie et la Stratégie jeunesse de la Francophonie par des mesures concrètes en faveur de l’entrepreneuriat jeunesse.

Au dire de M. Legault, « le Québec doit miser sur sa jeunesse, son talent, sa créativité et ses compétences », en soutenant sa relève entrepreneuriale. « C’est au moyen d’une telle initiative que nous participons activement à développer notre économie, à accroître nos exportations, à assurer la pérennité de nos entreprises, tout en misant sur les échanges pour faire naître l’innovation et la coopération au sein de la Francophonie », a fait valoir le premier ministre désigné du Québec.

LOJIQ est reconnu en tant qu’acteur de la mise en œuvre de la Politique internationale du Québec et de la Stratégie d’action jeunesse.

Ce programme qui sera mis en place en faveur des jeunes francophone vient bonifier le volet Mentorat d’affaires, par l’ajout de stages préparatoires aux missions économiques, commerciales ou multisectorielles du gouvernement du Québec. Concrètement, à l’aide de ce programme, les jeunes entrepreneurs pourront élargir leur réseau et propulser leur entreprise vers de nouveaux marchés au sein de l’espace francophone.

Lire aussi : Francophonie, Michaëlle Jean s’accroche-t-elle au pouvoir?

Pour rappel, LOJIQ est un regroupement d’organismes de mobilité internationale jeunesse, soit l’Office franco-québécois pour la jeunesse et l’Office Québec-Monde pour la jeunesse. Ce regroupement a été mis en place en 2007 pour présenter une offre de service unifiée et poursuivre les objectifs de développement professionnel et personnel des jeunes adultes québécois dans un contexte canadien et sur la scène internationale.

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Opinions

Coup de force à la Francophonie, Michaëlle Jean s’accroche-t-elle au pouvoir?

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OPINION – La veille du XVIIe Sommet de la Francophonie, qui s’ouvre à Erevan en Arménie les jeudi 11 et vendredi 12 octobre 2018, pour la succession de la Secrétaire générale sortante, Michaëlle Jean, lève un coin du voile sur des pratiques qui ne ressemblent qu’aux francophones.

Après le départ d’Abdou Diouf à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), suite au XVe Sommet tenu du 30 novembre 2014 à Dakar au Sénégal en 2014, la guerre de succession fait rage à la tête de l’OIF. Est-ce qu’il faut parler de démocratie dans le choix du Secrétaire général de la Francophonie? À vrai dire, chaque quatre ans, le citoyen lambda francophone se perd dans les tournures que prennent les termes « élection », « nomination » et « consensus ». Il va sans dire qu’il y a ‘’tout un micmac politique’’ pour pouvoir installer celui qu’on veut à la tête de l’Institution tout comme à la tête de certains États.

Au XVe Sommet de Dakar, tout se passait dans les couloirs sous la houlette du Canada et surtout de la France. À la fin de la journée, c’était Michaëlle Jean sur les cinq…

Selon ce qui je sais, la Francophonie en tant qu’Institution est dirigée par un Secrétaire général, qui est élu pour un mandat de quatre ans [renouvelable] par les chefs d’État et de gouvernement des pays membres et observateurs. Doit-je croire que l’ancien président sénégalais, Abdou Diouf, qui a successivement géré l’OIF de 2002 à 2014, a été maintenu au pouvoir pendant 12 ans [trois mandats] par la volonté des chefs d’États et de gouvernements qui composent l’Organisation?

Trop de micmacs pour le choix du SG de l’OIF

En 2014, Michaëlle Jean, candidate au poste de Secrétaire générale de la Francophonie, a gagné parce que les Africains (les pays) n’auraient pas réussi à s’entendre sur une candidature. Pourtant, Agustin Nze Nfumu (Guinée équatoriale), Henri Lopes (Congo-Brazzaville), Pierre Buyoya (Burundi), Jean-Claude de l’Estrac (Maurice) avaient tous battus campagne à l’image de la Canadienne Michaëlle Jean qui avait parcouru les cinq continents afin de rallier les voix en sa faveur. Mais au final, il n’y avait pas eu d’élection à Dakar. J’étais à Dakar, quand on nous disait que tout se passait dans les couloirs. Bien entendu, le Canada et la France étaient à la manœuvre des tractations pour pouvoir aboutir au « fameux consensus ». À cet instant, la voix de l’Afrique portait peu. Allez comprendre le « passage en force » qui s’est produit ce jour du 30 novembre 2014.

À lire aussi : Sacrifier la Francophonie sur l’autel des intérêts !

Si le choix du patron de la Francophonie se fait par « nomination » ou par « consensus », pourquoi laisser certains déposer leur candidature, aller en campagne pour un poste qu’ils n’auront pas? Puisque que le dernier mot ne revient qu’aux grands commanditaires de la Francophonie.

Plusieurs mois avant la tenue de ce 17e Sommet de la Francophonie à Erevan, des enquêtes journalistiques ont révélé « la mauvaise gestion financière de Michaëlle Jean ». Depuis lors, les mêmes qui avaient placé leur confiance en elle en 2014 se sont montrés déçus, au point de parler d’un changement à la tête du Secrétariat général de l’OIF. C’est clair! Mais disons le tout net, le bilan de Mme Jean n’est pas seulement le côté sombre des finances. Il y a mieux ailleurs, mais bon…

L’Afrique, le [vieux] berceau et l’avenir de la Francophonie

Sauf que pour ce changement, l’Afrique a été repositionnée comme étant l’endroit du monde où il y a le plus de francophones. Étant le berceau et l’avenir de la francophonie, il fallait que le prochain patron de l’OIF vienne du continent noir. C’est l’argument phare des adversaires de Mme Jean.

Pour ce faire, la France avait alors annoncé officiellement qu’elle allait soutenir une candidature venant de l’Afrique au Sommet de 2018. Cela n’a pas tardé. Lors d’une visite du président rwandais Paul Kagamé à l’Élysée, le chef de l’État français Emmanuel Macron, a dit clairement que la France soutenait la candidature de la Rwandaise Louise Mushikiwabo à la Francophonie malgré le « rejet de la langue française » au second plan par ce pays.

À lire aussi : Francophonie sans frontières tisse sa toile à Montréal

Pendant ce temps, le Canada n’avait peut-être pas l’intention de faire du « suivisme ». Mais le gouvernement Trudeau avait plutôt annoncé officiellement – lors de la déclaration de soutien de la France à la candidature rwandaise -, que si l’actuelle Secrétaire générale de la Francophonie était candidate à sa succession en 2018, le Canada comptait la soutenir « quand même ». Ainsi, le pays semblait [dès lors] endosser « la mauvaise gestion financière » de Michaëlle Jean révélée par des médias canadiens.

La démocratie, les petits calcules et les intérêts…

Puis patatras! Aux dernières nouvelles, c’est-à-dire à 48 heures du XVIIe Sommet de la Francophonie, le Canada a décidé de lâcher [ou sacrifier] sa candidate en se ralliant à la France comme d’habitude. Comme quoi, les Canadiens auraient appris que « les chances de Michaëlle Jean sont très minces » pour être réélue à la tête de l’OIF. Du coup, le Canada [y compris le Québec] estime qu’il faille se joindre à à la candidature africaine qui fait consensus à savoir celle de Louise Mushikiwabo. Quel revirement de dernière minute!

La posture [géopolitique] du Canada, à la recherche d’appuis africains pour obtenir un siège au Conseil de sécurité de l’ONU, en dit long sur son revirement de dernière minute.

Loin de dénoncer la candidature de Mme Mushikiwabo qui fait d’ailleurs polémique en France ou d’admettre « la mauvaise gestion » de Mme Jean à la Francophonie, Institution dont le nom fait plus de bruit que ses actions aujourd’hui, ces micmacs autour du changement révèle un mal francophone. Ce qui se trame avant, pendant et après le Sommet de la Francophonie est bien à l’image de ce qui se passe dans certains pays [anti-démocratiques] lorsqu’il est question d’élection ou d’alternance. Je suis persuadé que le manque de transparence et les petits calculs sont de véritables problèmes susceptibles de compromettre l’évolution de toute organisation.

À lire aussi : Francophonie : Québec finance TV5 Monde 

Si la Francophonie était un pays, je dirai que ces “méthodes” visant à “installer” ou à “renverser” ces dirigeants, sont anti-démocratiques. D’autant plus qu’on ne peut pas parler d’élection et demander le retrait d’une candidature [celle de Michaëlle Jean]  pour des interêts géopolitiques. Pour moi, parler d’élection et vouloir l’unanimité autour d’une candidature [pour ne pas aller aux urnes], cela rime à tout sauf à la démocratie. En un mot, c’est une dictature qui ne dit pas son nom.

Pour ma part, j’ose croire que ce 17e Sommet sera l’occasion de (re)voir et de repenser le modèle actuel de la Francophonie institutionnelle et son fonctionnement au risque de ternir l’image de cette d’une organisation censée promouvoir la diversité, la langue française et fédérer plus de 300 millions de personnes dans l’espace francophone à travers des actions concrètes.

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Actualités

Vision 2025, nouvelle stratégie de l’industrie aérospatiale au Canada

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L’Association des industries aérospatiales du Canada (AIAC) a lancé ce mardi, 9 octobre, une nouvelle initiative stratégique. Il s’agit de Vision 2025 qui rassemblera les acteurs de l’industrie afin d’inscrire le secteur dans une perspective économique commune.

Depuis très longtemps, le Canada n’a pas déployé un plan d’investissement à long terme visant l’industrie de l’aérospatiale. Or plusieurs indicateurs montrent le potentiel du secteur.

M. Jean Charest, qui dirigera cette nouvelle initiative de l’industrie aérospatiale, met l’accent sur l’importance du secteur dans l’économie canadienne. En effet, sa part de contribution à l’économie est estimée à 25G$. De plus, en 2017, le PIB manufacturier du secteur s’est classé parmi les plus élevés au monde.

Assurer la croissance de l’Industrie aérospatiale : l’enjeu principal de Vision 2025

Charest a précisé que Vision 2025 œuvrera à « stimuler l’innovation, les activités commerciales et les emplois. » L’initiative permettra de réaliser ces objectifs en déployant une stratégie commune à tous les acteurs.

Rappelons que l’industrie spatiale canadienne se classe 5e au monde et qu’elle crée près de 190 000 emplois. Aussi, il a été important de mentionner que le contexte mondial est actuellement très concurrentiel. Ainsi, selon M. Jim Quick, président de l’AIAC, « le Canada ne peut se permettre aucune complaisance. »

Les pistes d’avenir pour l’industrie spatiale canadienne

Vision 2025 rassemblera notamment des représentants du secteur de l’éducation et des gouvernements. Les rencontres débuteront à l’automne et l’hiver 2018-2019.

Les échanges auront lieu dans les villes où l’industrie est présente, soit, Toronto, Montréal, Vancouver et Halifax. Au terme des dialogues entre les différents acteurs, un rapport sera rédigé afin d’identifier les priorités de la stratégie nationale de l’aérospatiale.

Vision 2025 participe aussi Sommet de l’aérospatiale canadienne qui se déroulera les 13 et 14 novembre, à Ottawa.

Source : AIAC

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