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Politique

Investiture QS, Haroun Bouazzi lance une campagne aux couleurs victorieuses

Baba-Idriss FOFANA

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L'animatrice Maguy Métellus était aux commandes. Crédit photo: Alexandre Deschenes

Un mois après son saut en politique chez les « solidaires », Haroun Bouazzi s’est donné le pari de gagner son premier challenge : celui de remporter l’investiture de Québec solidaire dans la circonscription électorale de Maurice-Richard (connue sous Crémazie). Il en a fait la démonstration, samedi 24 mars, dans une salle pleine à craquer du Collège André-Grasset.

C’est au son des « doum » « boom » fredonnés par le groupe de chanteurs de powwow contemporain Buffalo Hat Singers, dans une ambiance bon enfant, que le coup d’envoi de la campagne de Haroun Bouazzi a été donné devant une centaine de personne. Un événement auquel se sont associées plusieurs voix et non des moindres pour apporter leur appui « indéfectible » à l’un des artisans de la lutte contre la discrimination, les inégalités sociales et de la lutte contre le changement climatique au Québec.

Tambours et Djembés, Chants et danses au menu..

Au nombre des soutiens, on pouvait compter sur les ‘’talents’’ de la souverainiste Maguy Métellus, l’Haïtiano-Québécoise, militante afro-féministe, pour l’animation de la rencontre. C’est d’ailleurs Maguy la diseuse qui, après lecture d’un texte poétique du premier « poète national » du Québec, Octave Crémazie [la circonscription en question porte le nom] cèdera son micro pour faire place aux prises de parole dont celle d’André Frappier.

Cet ancien candidat dans Maurice Richard aux dernières élections dit avoir ratissé [avec son équipe] tous les coins de la circonscription depuis quatre ans pour le compte de Québec solidaire. Selon lui, il ne reste plus qu’à « rebrosser les cartes et d’aller ailleurs ». « Et je pense que Haroun peut personnifier ce changement-là, et qui va permettre de s’adresser à un autre niveau et donner aussi, en même temps, une notoriété pas juste au niveau de Crémazie, mais un apport majeur à Québec solidaire sur le plan national », croit savoir M. Frappier.

Pour lui, « il y a du monde qui n’adhère pas à la souveraineté à cause de ce que le PQ en a fait ». Or, à l’en croire, QS défend un projet inclusif, antinationaliste, antiraciste, qui peut être incarné par un politicien de la trempe de Haroun Bouazzi.

« On a besoin des gens capables comme lui »

Lancement de la campagne de M. Bouazzi pour l’investiture QS dans Crémazie. Crédit: Sarra Trabelsi

« On est un projet inclusif, mais il faut aussi l’incarner. Il ne suffit pas de le dire, il faut avoir des gens qui sont capables de l’incarner et d’aller plus loin. C’est pour cela que je vous dis qu’à partir de maintenant, on a besoin d’Haroun. Il faut qu’il soit là », a martelé le Qsiste.

Dalia Gesualdi-Fecteau qui est Professeure au département des sciences juridiques de l’UQAM ne dira pas le contraire. Celle qui dit être née à Crémazie, qui y réside depuis des années et qui ne compte pas déménager, croit que sa circonscription a besoin de personnes capables de défendre les plus faibles à l’Assemblée nationale. Car, selon elle, « nos lois, nos institutions ne sont plus capables de constituer à l’heure actuelle des remparts utiles ».

« La proportion des personnes qui occupent de nouvelles formes d’emploi : travail sur appel, parcellisé à la pièce, sans garanti d’heure, sans garanti d’avoir même du travail alors qu’on occupe un emploi, augmente année après année. Ce sont largement les femmes, les personnes racisées, les personnes immigrantes qui occupent ces nouvelles formes d’emploi (…) Les travailleurs et travailleuses peinent à se reconstituer des collectifs salariés. On se retrouve de plus en plus atomisé. Le bagage professionnel d’Haroun et son bagage militant (c’est la conjonction des deux qui fait ce qu’il est) l’ont amené au carrefour de ces enjeux-là », a déclaré l’enseignante.

« Haroun est pour moi est une voix essentielle »

Lancement de la campagne de M. Bouazzi pour l’investiture QS dans Crémazie. Crédit: Baba I. Fofana

Pour Mme Gesualdi-Fecteau, le développement économique ne doit pas passer et ne doit pas se faire au péril de la dignité et de la sécurité des gens. « Haroun est pour moi  une voix essentielle du Québec contemporain et il mérite tout notre appui pour se faire entendre à Québec, à l’Assemblée nationale », a-t-elle fait valoir.

S’adressant à l’auditoire, le candidat à l’investiture de Québec solidaire s’est dit guidé par une « aspiration profonde », tout comme ceux et celles venus le soutenir pour « un Québec juste, égalitaire inclusif et bien sûr solidaire ». « Nous sommes ici parce que nous voulons une économie qui ne laisse plus les grandes firmes, les grandes compagnies privées, prendre à notre place des décisions fondamentales qui ont un impact sur nos vies et notre environnement », a dénoncé l’économiste Haroun Bouazzi.

Lui qui a longtemps travaillé comme architecte d’affaires pour de grande institution financière, a reconnu que « les inégalités ne cessent d’augmenter », parce que « depuis 30 ans, le 1% le plus riche a vu ses revenus augmenter de 70%, alors que ceux des 99% n’a augmenté que de 9% ». « Nous sommes ici parce qu’il y a des Québécois et des Québécoises qui travaillent à plein temps et que l’on garde sous le seuil de pauvreté pendant qu’une poignée de dirigeants qui, en seulement quelques heures de travail, obtiennent le revenu d’une année », s’est indigné le coprésident de Amal-Québec.

« La CAQ, un cocktail effrayant du PQ+PLQ. Il faut les empêcher… »

Haroun Bouazzi, économiste. Crédit: Alexandre Deschenes

Bouazzi s’est également dit conscient de la « gravité de la situation qui menace la cohésion sociale, l’avenir de nos enfants ». C’est pourquoi, il a appelé tous les militants QS à « rêver » avec lui. Car du rêve, dira-t-il, naît l’ambition et de cette ambition naîtra le changement tant souhaité par Québec solidaire pour gouverner le Québec. Mais avant, il a demandé à ‘’barrer la route’’ à tous les adversaires de Québec solidaire.

D’un côté, a-t-il fait remarquer, il y a le Parti libéral qui a « confisqué le pouvoir » en mettant de l’avant « la vision des intérêts du monde des affaires qui ne fait qu’augmenter les inégalités »; de l’autre côté, il y a le Parti québécois « qui ne mérite plus de revenir au pouvoir » pour avoir « perdu son âme progressiste » en s’étant « enfoncé dans des calculs mesquins » et « crée une distinction entre le bon Québécois et le mauvais Québécois ». Quant à la CAQ, a poursuivi le Qsiste, « nous devons absolument les empêcher d’arriver au pouvoir », parce que « c’est un cocktail effrayant des deux premiers ».

Soulignons que plusieurs témoignages [via vidéo] en faveur de Haroun Bouazzi ont émaillé ce lancement de campagne: Nathalie Laurencelle, maman confrontée au défi d’élever seule deux enfants autistes ; Alaeddine Ben Abdallah, professeur de francisation ; Anne Latendresse, professeure au Département de géographie de l’UQAM et enfin l’intervention de Karel Mayrand, Écologiste et auteur, ont fait l’unanimité autour de la candidature de Haroun Bouazzi.

Crédit photo:
L'animatrice Maguy Métellus était aux commandes. Crédit photo: Alexandre Deschenes

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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  1. Pingback: « Et enfin il y a la CAQ que nous devons empêcher d’accéder au pouvoir parce qu’elle nous propose un effrayant cocktail des deux autres… » – Haroun Bouazzi

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Actualités

L’état d’urgence décrété aux États-Unis pour construire le « mur de la division »

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En conférence de presse vendredi 15 février, le président américain, Donald Trump est finalement passé de la parole à l’acte en annonçant une « urgence nationale » pour recouvrer la somme de 5,7 milliards $ US afin de construire le mur qu’il a promis lors de la campagne présidentielle de 2016 à la frontière USA-Mexique.

Après le shutdown, paralysie partielle des activités gouvernementales, qui a duré 35 jours, le plus long de l’histoire des États-Unis, Donald Trump n’avait pas dit son dernier mot. À couteaux tirés avec les démocrates depuis son élection le 20 janvier 2017, le N°1 des républicains mène une bataille sans merci pour la construction d’un mur à la frontière mexicaine. Cette barrière devrait pouvoir empêcher, selon le président milliardaire, les migrants illégaux, les trafiquants de drogues et autres criminels d’entrée dans son pays.

« L’état d’urgence est une mesure prise par un gouvernement en cas de péril imminent dans un pays. Certaines libertés fondamentales peuvent être restreintes, comme la liberté de circulation ou la liberté de la presse. »

Wikipedia

Alors que M. Trump avance que le « fatidique mur » devrait coûter 5,7 milliards de dollars américains, le promoteur laisse entendre qu’il nécessiterait en réalité 23 milliards de dollars. L’opposition démocrate, détenant la majorité au Congrès, n’entendait pas fait de cadeau au locataire de la Maison-Blanche, estimant que le « mur Trump » va coûter cher aux contribuables américains. Pour elle, il n’y a pas de menace à la sécurité des États-Unis à la frontière avec le Mexique comme tente de démontrer le président mais plutôt une crise humanitaire.

Face à l’intransigeance, Trump utilise sa pièce maîtresse!

Face à l’intransigeance des démocrates, Donald Trump s’est rabattu sur sa plus belle carte qu’il n’avait pas encore joué : l’invocation de l’état d’urgence, une procédure exceptionnelle qui lui permet de contourner le Congrès pour arriver à ses fins. « Le président signera la loi sur le financement du gouvernement fédéral et, comme il l’a déjà dit, agira aussi par décrets – avec en particulier l’urgence nationale – afin de mettre fin à la crise de sécurité nationale et humanitaire à la frontière », avait annoncé jeudi Sarah Sanders, porte-parole de la Maison-Blanche.

À lire aussi : Trump ironise sur le froid

Déjà, Reuters rapporte que la présidente du Congrès, Nancy Pelosi, et le leader de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, ont fait savoir, avant même que M. Trump n’ait terminé sa conférence de presse, qu’il s’agit là d’un « coup violent » porté à la Constitution, qui accorde au Congrès le pouvoir de décider de l’utilisation des fonds publics, et qu’ils entendent s’adresser aux tribunaux.

Pour le moins que l’on puisse dire, la construction de ce mur [si elle devrait se concrétiser] à la frontière mexicaine va accentuer la division déjà palpable aux États-unis, surtout entre républicains et démocrates.

À lire aussi : Trump vs Trudeau, bravo capitaine Canada

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Politique

Québec «hanté et tourmenté» par les 18 000 dossiers d’immigration annulés!

Baba-Idriss FOFANA

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Depuis l’annonce de l’annulation de 18 000 demandes d’immigration en souffrance, le 25 janvier dernier, le gouvernement de François Legault, qui a promis une réforme de l’Immigration au Québec à travers son projet de loi N°9, fait l’objet de critique de part et d’autre. Face à quoi, le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI) s’est engagé à contacter les candidats évincés pour les informer des programmes disponibles, notamment pour le Programme d’expérience québécoise (PEQ) et Arrima.

La décision du gouvernement dirigé par la Coalition avenir Québec (CAQ) d’annuler 18 000 dossiers d’immigration en attente fait des vagues. Des candidats [à l’immigration] en question aux hommes politiques québécois issus de l’opposition en passant par des avocats en immigration, c’est un « mécontentement total ». Le Parti libéral du Québec (PLQ) n’a pas hésité a parlé d’un projet de loi « inhumain » la semaine dernière. « L’amateurisme du gouvernement Legault se fait de plus en plus sentir », a twitté Dominique Anglade, députée de Saint-Henri-Saint-Anne, critique officielle en matière d’économie et d’immigration au PLQ.

Le « nouveau visage » de l’Immigration au Québec…

Tout comme l’ancien parti au pouvoir, le Parti québécois (PQ) et Québec solidaire (QS) dénoncent le « nouveau visage » de l’Immigration du gouvernement Legault. « M. Legault a rêvé pendant 15 ans de devenir PM [premier ministre]. Est-il fier que l’un des premiers gestes que son gouvernement va poser, c’est de briser le rêve d’intégration de milliers de Québécois-es? », s’interroge Manon Massé, députée de Ste-Marie-St-Jacques et porte-parole de QS, ex-candidate au poste de premier ministre.

À lire aussi : Immigration : Québec élimine 18 000 dossiers d’environ 60 000 personnes ?

De son côté, Catherine Fournier, chargée des questions d’immigration au PQ, estime que « la moindre des choses serait de traiter les dossiers des milliers de demandeurs qui sont DÉJÀ au Québec, qui parlent DÉJÀ français et qui ont DÉJÀ un travail ». « Ces gens ne devraient pas avoir à subir cette incertitude et à replonger dans cette bureaucratie », écrit la jeune élue péquiste de Marie Victorin sur son compte Twitter.

Un peu de « respect et de dignité » pour les 18 000 dossiers!

Malgré tout, le ministre québécois de l’Immigration Simon Jolin-Barrette n’entend pas reculer sur l’annulation des 18 000 dossiers en cause. Après avoir annoncé le remboursement des frais de CSQ [Certificat de sélection du Québec], le MIDI compte cette fois-ci contacter les candidats évincés afin de les informer des programmes disponibles et des nouvelles règles.

À en croire M. Barrette, « ces derniers pourront voir leur dossier placé traité en ‘’priorité’’, s’ils remplissent les trois conditions à savoir : être déjà sur place au Québec, parler français et avoir un emploi depuis au moins un an », a-t-il laissé entendre mardi lors d’une mêlée de presse après le dépôt du projet de loi sur la reforme de l’Immigration. « Au lieu d’utiliser 19 millions de dollars pour rembourser les CSQ, monsieur Jolin-Barrette devrait plutôt embaucher des fonctionnaires au Ministère pour traiter les dossiers et accorder à ces gens-là le respect et la dignité auxquels ils ont droit », propose pour sa part Andrés Fontecilla, député de Laurier-Dorion, responsable QS en matière d’immigration.

Malgré tout, le gouvernement Legault veut aller de l’avant…

Sachant qu’un dossier de candidature à l’immigration peut inclure plus d’une personne, les 18 000 dossiers pourraient toucher entre 50 à 60 000 personnes. Du total des dossiers rejetés, le MIDI avance que 3 700 dossiers visent près de 5 700 personnes ayant déjà un statut de travailleur temporaire au Québec. « NE PAS traiter les 18 000 dossiers touchant 50 000 personnes est une erreur d’un point vue économique et humain », persiste à dire Mme Anglade sur son compte twitter.

À lire aussi : Arrima Québec : ouverture du portail d’immigration en ligne

À cette allure qui du gouvernement, des 18 000 candidatures à l’immigration ou de l’opposition québécoise l’emportera? En attendant, tout porte à croire que cette nouvelle affaire « hante et tourmente » le gouvernement Legault, qui depuis son entrée en scène en octobre 2018, fait face à de nombreuses critiques en matière de gouvernance et de réforme dans plusieurs secteurs : immigration, éducation etc.

À lire aussi : Immigration au Québec, la CAQ veut tout changer…

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Politique

Loi sur l’équité salariale : vers des changements pour favoriser des conditions salariales équitables au Québec

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Afin de se conformer à la décision de la Cour suprême du Canada, rendue le 10 mai 2018, le gouvernement du Québec dépose un projet de loi visant à favoriser l’atteinte de conditions de travail équitables pour l’ensemble des travailleuses et des travailleurs.

Le projet de loi concerne principalement l’évaluation du maintien de l’équité salariale. Il vise à rendre le processus d’évaluation de l’équité salariale conforme à la décision de la Cour suprême du Canada; favoriser la participation des personnes salariées lors d’une évaluation du maintien de l’équité salariale et encadrer le traitement d’une plainte.

Permettre aux femmes de faire valoir leurs droits plus efficacement…

Selon le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale Jean Boulet, qui en a fait l’annonce hier, mardi 12 février, fait valoir que les changements proposés à la Loi sur l’équité salariale permettront aux personnes salariées, particulièrement les femmes, de faire valoir leurs droits plus efficacement et ils permettront de soutenir davantage les employeurs dans la réalisation de l’évaluation du maintien de l’équité salariale. « Je suis persuadé que ces modifications feront en sorte que l’ensemble des travailleuses et des travailleurs visés par la Loi auront un traitement juste et équitable », a-t-il assuré.

Actuellement, si l’employeur constate des écarts salariaux au moment d’évaluer le maintien de l’équité salariale, ils sont corrigés uniquement pour le futur.

Le gouvernement du Québec a jusqu’au 10 mai 2019 pour apporter les modifications à la Loi sur l’équité salariale. Ce projet de loi lui permettrait donc de se conformer à la décision de la Cour suprême du Canada qui a conclu à l’inconstitutionnalité de certaines dispositions de la Loi, notamment sous le motif qu’elles créent un régime discriminatoire envers les personnes salariées puisqu’elles ne prévoient pas la correction des écarts salariaux à partir de la date des événements ayant mené à ces écarts.

Corriger des écarts salariaux entre des catégories d’emploi

Rappelons que la Loi sur l’équité salariale vise à corriger des écarts salariaux entre des catégories d’emploi à prédominance féminine et des catégories d’emplois à prédominance masculine équivalentes dans une même entreprise. Elle prévoit la réalisation, par les employeurs engageant 10 personnes salariées ou plus, d’un exercice initial d’équité salariale. Tous les cinq ans, ils doivent en évaluer le maintien. Les employeurs sont tenus de prévoir une série d’affichages pour informer les salariés des travaux réalisés.

À lire aussiQuébec : comprendre et atteindre l’équité salariale

Par ailleurs, le nouveau projet de loi prévoit que les employeurs corrigent un écart salarial pour la période passée, soit la période entre la date de l’événement ayant mené à un écart salarial et la date de l’affichage. La CNESST aurait quant à elle le pouvoir de déterminer les rajustements à verser pour corriger des écarts salariaux survenus dans le passé pour des cas faisant l’objet d’une plainte ou d’une enquête de sa propre initiative.

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