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Crise humanitaire : l’UNICEF demande 4 milliards $ pour sauver 41 millions d’enfants

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Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) a lancé mardi, 29 janvier, un appel de fonds de 3,9 milliards de dollars pour soutenir son travail pour les enfants vivant en situation de crise humanitaire.

L’organisme a averti aujourd’hui que des millions d’enfants qui vivent dans des pays touchés par un conflit ou une catastrophe n’ont pas accès aux services de protection essentiels à leur survie, ce qui met en danger leur sécurité, leur bien-être et leur avenir. « Actuellement, des millions d’enfants qui vivent en situation de conflit ou de catastrophe sont exposés à des degrés horribles de violence et souffrent de détresse et de traumatismes. Les retombées de notre travail de protection de l’enfant sont réelles », a alerté Henrietta Fore, directrice générale de l’UNICEF.

34 millions d’enfants en situation de conflit ou de catastrophe

Selon Mme Fore, lorsque des enfants ne disposent pas de lieux où jouer en toute sécurité, lorsqu’ils ne peuvent pas être réunis avec leur famille, lorsqu’ils ne reçoivent aucun soutien psychosocial, ils ne peuvent pas guérir des blessures invisibles de la guerre. L’UNICEF estime que plus de 34 millions d’enfants qui vivent en situation de conflit ou de catastrophe n’ont pas accès aux services de protection de l’enfance, dont 6,6 millions d’enfants au Yémen, 5,5 millions d’enfants en Syrie et 4 millions d’enfants en République démocratique du Congo.

Les contraintes en matière de financement, de même que d’autres problèmes, notamment le non-respect croissant des parties belligérantes à l’égard du droit international et leur refus d’accorder un accès à l’aide humanitaire, limitent considérablement la capacité des organismes humanitaires de protéger les enfants.

Pour sa part, le directeur des programmes en situation d’urgence de l’UNICEF estime qu’il est essentiel d’apporter à ces enfants l’aide dont ils ont besoin, mais sans une action internationale importante et soutenue, beaucoup d’entre eux continueront de passer entre les mailles du filet. « La communauté internationale doit s’engager à soutenir la protection des enfants en situation d’urgence », a déclaré Manuel Fontaine.

Quel engagement de la communauté internationale ?

Le rapport Action humanitaire pour les enfants de l’UNICEF fait état de l’appel de fonds de l’organisme pour 2019 et de ses objectifs visant à procurer un accès à de l’eau potable, à de la nourriture, à une éducation, à des soins de santé et à des services de protection à 41 millions d’enfants dans 59 pays du monde. Le financement des programmes de protection de l’enfant représente 385 millions de dollars de l’appel total, dont près de 121 millions de dollars seront impartis aux services de protection pour les enfants dont la vie est bouleversée en raison de la crise en Syrie.

L’année 2019 marque le 30e anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant des Nations Unies (la Convention) et le 70e anniversaire des Conventions de Genève. Aujourd’hui, pourtant, un plus grand nombre de pays sont aux prises avec un conflit interne ou international qu’à tout autre moment au cours des trois dernières décennies, ce qui menace la sécurité et le bien-être de millions d’enfants.

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Réouverture d’une grande affaire de contrefaçons d’œuvres de Rodin

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L’affaire a commencé en 2001 lorsque le musée Rodin a déposé plainte concernant la circulation de copies illégales réalisées à partir des œuvres du sculpteur français.

Les reproductions des sculptures « Le penseur », « Le baiser », « La main de Dieu » et d’autres œuvres, ont été exposées et vendues à l’étranger comme étant des originaux.

Selon l’AFP, quatre hommes et la société italienne « Gruppo mondiale » ont comparu devant la cour d’appel de Paris, ce mercredi, 20 février. Le nombre des reproductions est impressionnant. On estime que 1.700 pièces ont été tirées à partir de 52 oeuvres de l’artiste.

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AQAADI : lueur d’espoir pour les 18 000 dossiers d’immigration annulés par Québec ?

Baba-Idriss FOFANA

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Suite à la décision du gouvernement du Québec d’annuler « 18 000 dossiers d’immigration » pour cause d’une réforme de l’Immigration à travers le nouveau projet de loi PL9, l’Association québécoise des avocats et avocates en droit de l’immigration (AQAADI) a décidé, mercredi, d’attaquer en justice cette décision qu’elle juge « illégale ». Elle souhaite que Québec revienne à de meilleur sentiment en traitant avec « urgence » ce dossier.

L’affaire des 18 139 dossiers fait grand bruit non seulement au Québec mais ailleurs dans le monde. Estimés à entre 50 000 et 60 000 personnes, ces candidats à l’immigration ont vu leur « rêve brisé » depuis quelques jours. Cette décision qualifiée « d’inhumaine et d’inacceptable » a été rejetée à l’unanimité par l’opposition québécoise depuis l’introduction du projet de loi PL9 le 7 février dernier par le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI).

Le projet de loi PL9 de la discorde…

Le 14 février dernier, dans une lettre ouverte adressée au ministre québécois de l’Immigration, 94 avocats en droit de l’immigration issus de de l’AQAADI, s’étaient opposés à la volonté du gouvernement Legault de jeter 18 000 dossiers d’immigration à la poubelle, tout en l’invitant à changer d’avis. « Dans le meilleur intérêt de tous, nous vous demandons officiellement de traiter ces dossiers, de rassurer la population, et ce, tout en travaillant ensemble à parfaire le nouveau système sans préjudicier nos candidats actuels. Qu’on en prenne plus ou qu’on en prenne moins, avant toute chose, l’important c’est d’en prendre soin », avaient suggéré les avocats signataires.

« Le PL9 vise à accroître la prospérité socio-économique du Québec et à répondre adéquatement aux besoins du marché du travail par une intégration réussie des personnes immigrantes ; à offrir les bases légales nécessaires pour améliorer la francisation, l’intégration et l’adéquation entre les besoins de main-d’œuvre du Québec et le profil des candidats sélectionnés. »

Le ministre Québécois de l’Immigration, Simon Jolin Barrette, avait émis une « fin de non-recevoir » à cette requête des avocats, voulant plutôt contacter les candidats pour leur fait part des programmes disponibles notamment le Programme d’expérience québécoise (PEQ) et la déclaration d’intérêt à travers le portail Arrima. Or, d’après les révélations de M. Barrette, plus de 91 000 personnes ont fait une demande d’immigration par le biais d’Arrima sans avoir reçu un retour de la part du MIDI en six mois. Et ce, pendant que le Québec fait face à une pénurie de main-d’oeuvre sans « précédent ».

18 000 dossiers d’immigration «encombrants»

Au départ, le gouvernement s’était engagé à payer 19 millions de dollars pour se débarrasser des 18 000 dossiers d’immigration devenus « encombrants » pour mettre en branle la réforme promise par la Coalition avenir Québec (CAQ). Mais les avocats en droit de l’Immigration, tout comme les partis d’opposition, ont soutenu qu’il est « plus judicieux d’investir » ce même montant pour « étudier rapidement » les dossiers en question.

À lire aussi : Québec «hanté et tourmenté» par les 18 000 dossiers d’immigration annulés!

Pour forcer le gouvernement a traité les 18 000 dossiers, l’Association québécoise des avocats et avocates en droit de l’immigration a décidé de le poursuivre devant la justice. Est-ce que ce recours est déjà un « soulagement » pour les personnes concernées? Sans connaître l’issue de cette bataille judiciaire qui va se déclencher, tout porte à croire que Québec est tiraillé de tous les côtés sur sa nouvelle vision de l’immigration.

Rappelons qu’au lendemain du dépôt du projet de loi PL9 sur l’immigration par le gouvernement dirigé par François Legault, le gouvernement fédéral dirigé par Justin Trudeau a dit « non » à Québec qui réclamait plus de pouvoir en matière de sélection des immigrants.

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STM : les salariés des services d’entretien sommés de cesser tout ralentissement de travail

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À la suite de l’audience publique tenue les 14 et 15 février derniers, le Tribunal administratif du travail (TAT) déclare que le ralentissement de travail et d’activités exercé par les employés des services d’entretien de la Société de transport de Montréal (STM) est illégal.

Le Syndicat du transport de Montréal (qui représente les personnes salariées des services d’entretien), ainsi que ses membres, ses représentants ou ses mandataires ont été sommés de prendre « immédiatement » les mesures requises pour que cesse tout ralentissement de travail et d’activités concerté. De plus, TAT ordonne que les membres du Syndicat fournissent le travail habituel requis par l’employeur en exécutant toutes et chacune de leurs tâches usuelles, sans moyen de pression.     

Le Tribunal retient que les données présentées par l’employeur démontrent une diminution du nombre d’autobus disponibles, et ce, malgré le nombre d’heures travaillées supérieur à celui des autres années.

Par exemple, le 4 février dernier, sur 1800 autobus de la STM, 1 270 étaient disponibles alors que 1 424 sont requis en cette période de l’année. Le 8 février également, le directeur général de la STM, Luc Tremblay, avait reconnu à l’émission Gravel le matin, que près du tiers de tous les autobus de la STM sont en réparation.

Le Tribunal précise dans sa décision que le procureur syndical a fait un travail considérable pour mettre en relief les différents éléments susceptibles d’affecter le nombre d’autobus en circulation. Cette preuve pourrait expliquer une certaine variation, mais pas de l’ampleur de celle qui est constatée.

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Enfin, le Tribunal autorise le dépôt de sa décision au greffe de la Cour supérieure du district de Montréal et il rappelle aux parties que ce dépôt confère à l’ordonnance le même effet que s’il s’agissait d’un jugement de la Cour. Le défaut de s’y conformer peut-être sanctionné par une procédure d’outrage au Tribunal.

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