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Société

Croissance démographique : la population du Québec a augmenté de 85 700 personnes

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Selon les données de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), cette croissance résulte d’un accroissement naturel (naissances moins décès) de 17 600 personnes, d’un solde migratoire international de 43 500 personnes, d’une augmentation de 31 100 résidents non permanents et d’un solde migratoire interprovincial négatif de – 6 500 personnes.

La population québécoise s’est accrue de 85 700 personnes en 2017, pour atteindre 8 341 500 personnes au 1er janvier 2018. En termes relatifs, la croissance démographique atteint 10,3 pour mille (1,03 %) en 2017, comparativement à 7,6 pour mille (0,76 %) en 2016. Ces résultats sont tirés de l’édition 2018 du Bilan démographique du Québec publié jeudi 6 décembre par l’Institut de la statistique du Québec.

Les données portant sur les six premiers mois de l’année 2018 indiquent, par ailleurs, que la population du Québec éActualitétait de 8,4 millions de personnes au 1er juillet 2018. Le poids démographique du Québec dans le Canada diminue légèrement et se situe à 22,6 % au 1er juillet 2018.

Naissances, décès et espérance de vie

Le nombre de naissances est estimé à 83 900 en 2017, soit 2 400 de moins qu’en 2016. L’indice synthétique de fécondité s’est établi à 1,54 enfant par femme, comparativement à 1,59 en 2016. L’indice recule depuis le sommet récent de 1,73 enfant par femme enregistré en 2008 et en 2009.

Pour sa part, le nombre de décès est estimé à 66 300 en 2017, soit 2 700 de plus qu’en 2016. Cette augmentation s’inscrit dans une tendance générale à la hausse du nombre de décès, observée en raison du vieillissement de la population. L’espérance de vie en 2017 est de 80,6 ans chez les hommes et de 84,5 ans chez les femmes, niveaux semblables à ceux enregistrés en 2016.

Mouvements migratoires internationaux

Le solde migratoire international de 43 500 personnes enregistré au Québec en 2017 est le résultat de la différence entre les 52 400 immigrants nouvellement admis et environ 8 900 émigrants totaux ayant quitté le pays. Il s’agit d’une légère baisse par rapport au solde de 2016 (44 500 personnes).

En 2017, le Québec a accueilli 18,3 % des nouveaux arrivants au Canada, une part inférieure à son poids démographique (22,6 %). Les principaux pays de naissance des immigrants admis en 2017 sont la Chine (9,8 %), la France (8,6 %), la Syrie (7,0 %) et l’Inde (6,3 %). Près de 60 % des nouveaux arrivants étaient âgés de 20 à 44 ans.

À lire aussi : Canada : L’immigration fait passer la population à plus de 37 millions

Le nombre de résidents non permanents s’est accru de 31 100 personnes en 2017. Il s’agit de la plus importante augmentation enregistrée depuis le début de la série (juillet 1971). Les données provisoires montrent que la hausse du nombre de résidents non permanents s’est poursuivie au cours des six premiers mois de 2018, en raison de la croissance du nombre de travailleurs temporaires et de celle des demandeurs d’asile.

Solde migratoire interprovincial

Le solde migratoire interprovincial du Québec avec le reste du Canada est estimé à – 6 500 personnes en 2017, soit un taux net de migration interprovinciale de – 0,8 pour mille. Ce déficit migratoire est moins important que celui enregistré en 2016 (- 10 600 personnes).

Toutes proportions gardées, les pertes du Québec en termes de migration interprovinciale en 2017 ont été moins importantes que celles des autres provinces ayant un solde négatif, soit la Saskatchewan (- 6,2 pour mille), le Manitoba (- 4,8 pour mille), Terre-Neuve-et-Labrador (- 4,4 pour mille) et l’Alberta (- 2,0 pour mille).

Structure de la population

En 2017, la population québécoise compte 50,3 % de femmes et 49,7 % d’hommes. La part des personnes de 65 ans et plus continue d’augmenter et se situe à 18,5 %, comparativement à 15,7 % en 2011. Les 20-64 ans représentent 60,9 % de la population, alors que les moins de 20 ans comptent pour 20,6 %. L’âge médian, qui sépare la population en deux groupes égaux, est de 42,2 ans en 2017.

Source : ISQ

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Éducation

Garderie éducative : 2 500 nouvelles places seront subventionnées au Québec

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Photo : Fbiyay

Pour mieux répondre aux besoins de garde des familles et pour permettre au plus grand nombre possible d’enfants d’avoir accès à une place subventionnée dans un service de garderie éducatif à l’enfance, le gouvernement du Québec annonce la mise en œuvre de « mesures concrètes ».

Un appel de projets devrait être lancé bientôt pour répondre notamment aux besoins urgents de certaines clientèles. Il s’agit de 2 500 nouvelles places subventionnées qui seront octroyées « rapidement et qui seront destinées en priorité » à des poupons, pour créer de nouveaux groupes dans des installations existantes et pour répondre aux besoins des parents-étudiants.

42 000 enfants sur la liste d’attente….

Selon le ministre de la Famille, en ce moment, près de 11 000 places subventionnées en installation octroyées en 2011 et 2013 ne sont toujours pas créées et la réalisation de bon nombre d’entre elles est jugée incertaine. M. Lacombe entend prendre les moyens nécessaires pour accélérer la réalisation de ces places dans le but de les rendre disponibles le plus rapidement possible.

« Environ 42 000 enfants sont présentement en attente d’une place sur le guichet unique La Place 0-5. Pendant ce temps, l’offre de près de 11 000 places tarde à se concrétiser. Notre gouvernement choisit de passer à l’action et de mettre en place un plan concret pour redresser cette situation, qui dure depuis trop longtemps. »

– Mathieu Lacombe, ministre de la Famille

D’après le ministre, chaque demandeur doit donc s’engager formellement à concrétiser son projet de service de garde dans un délai maximal de 24 mois et à franchir une étape charnière après 6 mois. « Si l’une de ces conditions n’est pas respectée, les places seront récupérées, puis offertes de nouveau. Ce délai est nécessaire et raisonnable, considérant qu’en moyenne le temps de réalisation est de 18 à 24 mois », a-t-il prévenu.

À lire aussi : Garderie : près de 1700 nouvelles places subventionnées à travers le Québec

Au printemps prochain, le ministère de la Famille annonce qu’une mise à jour des cartes du modèle d’estimation de la demande et de l’offre de services de garde éducatifs à l’enfance sera effectuée en fonction des données actualisées. Cela permettra d’obtenir une évaluation encore plus juste des taux de couverture de la demande de places en services de garde éducatifs à l’enfance sur tout le territoire québécois.

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Actualités

AQAADI : lueur d’espoir pour les 18 000 dossiers d’immigration annulés par Québec ?

Baba-Idriss FOFANA

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Suite à la décision du gouvernement du Québec d’annuler « 18 000 dossiers d’immigration » pour cause d’une réforme de l’Immigration à travers le nouveau projet de loi PL9, l’Association québécoise des avocats et avocates en droit de l’immigration (AQAADI) a décidé, mercredi, d’attaquer en justice cette décision qu’elle juge « illégale ». Elle souhaite que Québec revienne à de meilleur sentiment en traitant avec « urgence » ce dossier.

L’affaire des 18 139 dossiers fait grand bruit non seulement au Québec mais capte aussi l’attention ailleurs dans le monde. Estimés à entre 50 000 et 60 000 personnes, ces candidats à l’immigration ont vu leur « rêve brisé » depuis quelques jours. Cette décision qualifiée « d’inhumaine et d’inacceptable » a été rejetée à l’unanimité par l’opposition québécoise depuis l’introduction du projet de loi PL9 le 7 février dernier par le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI).

Le projet de loi PL9 de la discorde…

Déjà le 14 février dernier, dans une lettre ouverte adressée au ministre québécois de l’Immigration, 94 avocats en droit de l’immigration issus de de l’AQAADI, s’étaient clairement opposés à la volonté du gouvernement Legault de jeter 18 000 dossiers d’immigration à la poubelle, tout en l’invitant à changer d’avis. « Dans le meilleur intérêt de tous, nous vous demandons officiellement de traiter ces dossiers, de rassurer la population, et ce, tout en travaillant ensemble à parfaire le nouveau système sans préjudicier nos candidats actuels. Qu’on en prenne plus ou qu’on en prenne moins, avant toute chose, l’important c’est d’en prendre soin », avaient suggéré les avocats signataires.

« Le PL9 vise à accroître la prospérité socio-économique du Québec et à répondre adéquatement aux besoins du marché du travail par une intégration réussie des personnes immigrantes ; à offrir les bases légales nécessaires pour améliorer la francisation, l’intégration et l’adéquation entre les besoins de main-d’œuvre du Québec et le profil des candidats sélectionnés. »

Le ministre Québécois de l’Immigration, Simon Jolin Barrette, avait émis une « fin de non-recevoir » à cette requête des avocats, voulant plutôt contacter les candidats pour leur fait part des programmes disponibles notamment le Programme d’expérience québécoise (PEQ) et la déclaration d’intérêt à travers le portail Arrima. Or, d’après les révélations de M. Barrette, plus de 91 000 personnes ont fait une demande d’immigration par le biais d’Arrima sans avoir reçu un retour de la part du MIDI en six mois. Et ce, pendant que le Québec fait face à une pénurie de main-d’oeuvre sans « précédent ».

18 000 dossiers d’immigration «encombrants»

Au départ, le gouvernement s’était engagé à payer 19 millions de dollars pour se débarrasser des 18 000 dossiers d’immigration devenus « encombrants » pour mettre en branle la réforme promise par la Coalition avenir Québec (CAQ). Mais les avocats en droit de l’Immigration, tout comme les partis d’opposition, ont soutenu qu’il est « plus judicieux d’investir » ce même montant pour « étudier rapidement » les dossiers en question.

À lire aussi : Québec «hanté et tourmenté» par les 18 000 dossiers d’immigration annulés!

Pour forcer le gouvernement a traité les 18 000 dossiers, l’Association québécoise des avocats et avocates en droit de l’immigration a décidé de le poursuivre devant la justice. Est-ce que ce recours est déjà un « soulagement » pour les personnes concernées? Sans connaître l’issue de cette bataille judiciaire qui va se déclencher, tout porte à croire que Québec est tiraillé de tous les côtés sur sa nouvelle vision de l’immigration.

Rappelons qu’au lendemain du dépôt du projet de loi PL9 sur l’immigration par le gouvernement dirigé par François Legault, le gouvernement fédéral dirigé par Justin Trudeau a dit « non » à Québec qui réclamait plus de pouvoir en matière de sélection des immigrants.

À lire aussi : Portail Arrima : Québec a reçu près de 100 000 demandes d’immigration, aucun candidat invité en 6 mois…

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Société

Quand les Québécois quittent leurs villes, ce n’est pas en direction de Montréal

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Le phénomène d’exode indique peu ou prou où les gens pensent trouver le meilleur cadre de vie. Pour ce qui est du Québec, depuis quelques temps, Montréal et les régions éloignées, connaissent des vagues de départ de leurs populations.

Les dernières statistiques révèlent que Montréal n’a pas été convoitée autant que les régions voisines. En effet, les Laurentides, Lanaudière et la Montérégie se trouvent en 2017-2018 en tête de liste des régions qui ont attiré le plus les Québécois.

Montréal attire de moins en moins les Québécois

Il faut préciser d’abord que selon le bulletin Coup d’œil sociodémographique, publié ce mercredi, 20 février, par l’Institut de la statistique du Québec, 200 000 personnes ont changé de région administrative de résidence au Québec entre juillet 2017 et juillet 2018.

Les chiffres indiquent que ce ne sont pas seulement les régions des grands centres et la Côte-Nord qui connaissent une fuite de la population. Montréal aussi a perdu durant cette période près de 24 000 personnes, l’équivalent de – 1,24 % de sa population. Il s’agit de la perte la plus importante depuis 2009-2010. Par ailleurs, Laval observe un taux d’attraction de la population positif qui se chiffre à 0,06 %, environ 250 personne.

Plus de gens qui débarquent aux Laurentides

On trouve les Laurentides en tête de liste des régions qui ont accueilli de nouveaux habitants. La région a reçu 6 300 personnes en 2017-2018. Cela correspond à un taux net de migration interrégionale de 1,05 %. La Montérégie se classe en deuxième position avec un taux qui s’élève à 0,58 %. Les deux régions gagnent en échanges migratoires pour la quatrième année consécutive.

L’Estrie, la Capitale-Nationale, la Chaudière-Appalaches, la Mauricie, le Centre-du-Québec et l’Outaouais ont aussi connu un bilan d’exode positif.

Pour ce qui est des régions qui perdent de la population c’est la Côte-Nord qui a vu plus de départs. Durant l’année passée, 900 résidents l’ont quitté.

Lire aussi : Croissance démographique : la population du Québec a augmenté de 85 700 personnes

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