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Culture, les Québécois préfèrent les médias numériques

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La technologie semble avoir pris la relève concernant la consommation des produits culturels. Selon une étude récente, les québécois ont augmenté leurs dépenses dans l’accès aux produits culturels dématérialisés via les médias numériques.

La tendance à consommer des produits culturels dématérialisés a été constatée au Québec dans la période de 2010 à 2015. Elle figure dans le rapport publié par Statistique Québec ce mardi, 23 octobre.

Il s’agit de l’étude Optique culture, no 62 qui observe l’évolution des dépenses des ménages dans l’enveloppe « culture et médias ».

Elle a révélé que dans la culture, les québécois déboursaient plus dans les services de télécommunications qui leurs donnent accès aux produits dématérialisés. La hausse de ce montant a été recensée dans les services suivants :

  • Accès à Internet : Les dépenses par ménage ont passé de 358 $ en 2010 à 451 $ en 2015),
  • Téléphonie cellulaire : De 468 $ en 2010 à 689 $ en 2015
  • Accès au câble et autres services de télédistribution : De 488 $ en 2010 à 558 $ en 2015

Les médias numériques pour accéder aux produits gratuits

Au total, l’enveloppe destinée aux services de communication a augmenté de 384 $. Elle est passée de 1 314 $ en 2010 à 1 698 $ en 2015.

Quant à la somme globale consacrée à la consommation des produits culturels, elle n’a pas connu une grande augmentation. En effet, le taux de croissance annuel moyen est de 0,8%. L’enveloppe s’est donc stabilisée durant cette période autour de 2 700 $.

Sous ce rapport « l’ensemble des autres dépenses pour la culture et les médias a diminué de 342 $, passant de 1 395 $ en 2010 à 1 053 $ en 2015. » Dans cette catégorie, on trouve par exemple les médias matériels comme livres, DVD, et les sorties, soit, cinéma, musées, etc.

L’étude conclut, en outre, que « les produits culturels dont l’importance socioéconomique décline le plus sont ceux pour lesquels les ménages peuvent trouver des équivalents gratuits, ou moins chers, sur Internet et sur le réseau mobile. »

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Société

Les entreprises doivent-elles définir une politique des relations amoureuses entre employés?

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Beaucoup de Canadiens qui entretiennent des relations amoureuses dans le travail le cachent à leurs collègues, selon une étude dévoilée ce mardi, 25 juin. Pourquoi ont-ils gardé le secret? Le service des Ressources humaines doit-il gérer ce genre de situations?

L’étude a été réalisée par la firme de sondages Léger pour ADP Canada. Des travailleurs dans les quatre coins du pays ont été questionnés afin de brosser le portrait des relations amoureuses dans les milieux de travail.

L’étude a pour but de montrer l’importance d’établir une politique claire à ce sujet. En effet, les sondages ont montré que ces relations posent parfois problèmes.

Quand relation intime et carrière professionnelle se mêlent

Les chiffres indiquent que « près de la moitié (45 %) des personnes qui vivent une relation amoureuse au travail l’ont cachée à au moins à une personne, quand 27 % l’ont dissimulée à tous leurs collègues. »

Ces employés « sont davantage susceptibles de cacher une relation amoureuse aux Ressources humaines (37 %) ou à la direction (40 %) qu’à leurs collègues. »

Or l’étude souligne qu’il serait plus avantageux pour les entreprises de définir une politique des relations intimes. En ayant des codes à suivre, les travailleurs qui se trouvent dans cette situation peuvent se sentir plus à l’aise.

 « Les politiques de ressources humaines n’ont pas pour but de contrôler les employés, mais de les protéger» , indique Heather Haslam, vice-présidente, marketing d’ADP Canada.

À ce propos l’étude a révélé des cas problématiques où des employés ont été contraints d’entretenir des relations avec leurs collègues.

19% des personnes sondées ont déclaré avoir subis des pressions à cet effet et se sont embarquées dans cette situation afin de garder leurs emplois ou d’évoluer au sein de l’entreprise.

Au Québec ce phénomène est moins présent par rapport à la moyenne canadienne. « 96,5 % des répondants ont indiqué ne jamais avoir subi de pression pour entretenir une relation amoureuse au travail (contre 91 % dans le reste du Canada) »

Lire aussi : JIF 2019 : un Fonds canadien pour lutter contre le harcèlement et la violence en milieu de travail

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Société

Loi sur la laïcité de l’État : un « permis général » de discriminer au Québec ?

Baba-Idriss FOFANA

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Finalement, la Loi sur la laïcité de l’État est passée le dimanche 16 juin 2019 comme « lettre à la poste » à l’Assemblée nationale du Québec. Bien évidemment sous le bâillon imposé par le gouvernement dirigé par la Coalition avenir Québec (CAQ). Mais, la Commission des droits de la personne et des droits la jeunesse (CDPDJ) a tenu à faire une mise en garde contre toutes situations de discrimination.

Les sorties du Parti libéral du Québec (PLQ) et de Québec solidaire (QS) à l’effet de freiner la CAQ dans son « élan laïque » n’ont pas eu gain de cause. Le projet de loi sur la laïcité (PL 21) est devenue Loi. Dimanche soir, vers 22h30, 73 députés ont voté en faveur de cette loi et 35 autres ont voté contre.

Désormais, cette Loi interdit le port de signes religieux chez les enseignants et les directeurs des écoles publiques, tout comme chez d’autres agents de l’État en position d’autorité (policiers, gardiens de prison, avocats et juges). Tous les employés qui occupaient ces fonctions lors du dépôt projet de loi à la fin mars bénéficient d’un droit acquis, une mesure communément appelée « clause grand-père »

La Loi sur la laïcité de l’État contient une clause dérogatoire qui a pour effet de la soustraire à l’application des chartes canadienne et québécoise des droits de la personne.

Même si plusieurs dispositions de la loi sont contraires à la Charte québécoise des droits et libertés de la personne et « enfreignent certaines obligations internationales liant le Québec », puisque le législateur a fait le choix d’utiliser la clause dérogatoire, la CDPDJ se voit dans l’obligation de se conformer à la Loi. Toutefois, « la Loi sur la laïcité de l’État ne doit pas être vue comme un permis général de discriminer », a prévenu la Commission qui entend être « particulièrement vigilante » à cet égard.

Des dispositions de La Loi sur la laïcité sont contraires à la Charte…

D’ailleurs, la Commission dénonce la banalisation, perceptible dans certains commentaires, des atteintes aux droits et libertés protégés par la Charte québécoise, ainsi que par le malaise exprimé par certains par rapport à l’expression publique de la religion. Cela se traduit, selon la CDPDJ, notamment par des commentaires stigmatisants et parfois discriminatoires sur les réseaux sociaux et médiatiques : « Il sera donc primordial de redoubler les efforts de sensibilisation et d’éducation pour atténuer les effets de la loi sur la cohésion sociale au sein de la société québécoise ».

« Maintenant que la Loi est en vigueur, qu’adviendra-t-il des ambitions de toutes les personnes qui se sont investies et ont étudié pendant plusieurs années pour enseigner? Ou que dire encore de ceux et celles qui ont accumulé des dizaines d’années d’expertise pour devenir directeurs et directrices d’école? » – Philippe-André Tessier, président de la CDPDJ

Malgré tout, l’organisme gouvernemental rassure qu’elle n’arrêtera pas de défendre les droits de chaque personne au Québec, peu importe leur genre, leur âge, leur orientation sexuelle, leurs croyances ou leur religion. « Refuser un emploi ou une promotion à une personne en raison de sa religion est une discrimination », a rappelé Philippe-André Tessier, président de la Commission des droits de la personne et des droits la jeunesse.

« Notre nous, celui de tous les Québécois, a volé en éclats »

M. Tessier ajoute que dans les cas où la Loi sur la laïcité de l’État s’applique, bien que la Commission ne puisse faire enquête, elle pourra répertorier les situations qui lui seront rapportées, lui permettant notamment de documenter et d’analyser l’impact de cette loi sur les personnes directement visées et, plus généralement, sur le climat social.

À lire : Laïcité : l’Archevêque de Montréal met en garde Québec contre un recul des libertés…

C’est le lieu de rappeler que la Commission avait recommandé au gouvernement de ne pas adopter plusieurs dispositions de la loi jugées discriminatoires envers une partie de la population québécoise.

« On ajoute non seulement l’insulte à l’injure avec ces amendements, mais on ajoute l’inacceptable. Des mesures disciplinaires, des surveillants de l’application de la loi, c’est difficile d’aller plus loin dans la honte et la tristesse. Le Québec se souviendra qu’à partir d’aujourd’hui, notre nous, celui de tous les Québécois et Québécoises, a volé en éclats », avait déclaré, dans les minutes qui ont suivi l’adoption de la Loi, Hélène David, porte-parole du Parti libéral (PLQ) en matière de laïcité.

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Éducation

Cette université montréalaise a honoré sa 50 000e ingénieure

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Polytechnique Montréal a remis un 50 000e diplôme et un doctorat honoris causa à Rubén Caballero et à Hélène Desmarais.

En 2018-19, Polytechnique aura délivré 1 604 diplômes dont 938 baccalauréats en ingénierie, 17 baccalauréats ès sciences, 35 diplômes d’études supérieures spécialisées, 291 maîtrises en sciences appliquées et 215 maîtrises en ingénierie, et conféré le titre de Ph. D. à 108 finissants.

Ceci porte à 50 762 le nombre de diplômés de l’université depuis sa création en 1873. Un chiffre rond, et pas des moindres, a été franchi, une occasion que Polytechnique a saisi pour honorer des membres remarquables de sa communauté.

La finissante au baccalauréat en génie informatique, Eva Terriault, est l’étudiante que le hasard a favorisée pour la remise du 50 000e diplôme par la première école d’ingénierie francophone d’Amérique.

De gauche à droite : Pierre Langlois, directeur de département et professeur titulaire au Département de génie informatique et génie logiciel de Polytechnique Montréal; Eva Terriault ; Yves Boudreault, directeur des études de l’ingénieur à la Direction de la formation et de la recherche et professeur agrégé au Département de génie informatique et génie logiciel de Polytechnique Montréal (Photo : Service de photographie Patrick)

L’ingénieure a reçu sa distinction lors des cérémonies de collation des grades.

50 000 est plus qu’un chiffre pour l’université. En effet, avec plus de 50 000 diplômés, Polytechnique a formé 22 % des membres de l’Ordre des ingénieurs du Québec.

D’autres récompenses

En franchissant ce cap digne de mention pour Polytechnique, la jeune diplômée ajoute son nom à la liste de femmes ingénieures, dont la doyenne a été Gabrielle Bodis, laquelle a reçu le titre d’ingénieure il y a 60 ans.

Ambitieuse et déterminée, Eva Terriault caresse le rêve de devenir astronaute. Au cours de ses études, elle a dirigé le comité Élikos, formé d’étudiants concepteurs de drones autonomes, qui a décroché la première place à l’International Aerial Robotics Competition. 

De gauche à droite : Alexandre Chabot, secrétaire général de l’Université de Montréal; Michèle Thibodeau-DeGuire, principale et présidente du conseil d’administration de Polytechnique Montréal; Guy Breton, recteur de l’Université de Montréal; Hélène Desmarais, récipiendaire d’un doctorat honoris causa; Louis Roquet, chancelier de l’Université de Montréal; Philippe A. Tanguy, directeur général de Polytechnique Montréal. (Photo : Service de photographie Patrick)

Au cours des mêmes cérémonies et sur recommandation de Polytechnique Montréal, l’Université de Montréal a décerné un doctorat honoris causa à Rubén Caballero, ingénieur québécois et membre fondateur de l’équipe du iPhone, et à Hélène Desmarais, femme d’affaires à la carrière prolifique. 

Lire aussi : Sommet de Montréal sur l’innovation où comment faire avancer la science au bénéfice de la société

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