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Économie

Danièle Henkel, le Pouvoir de renforcer les femmes entrepreneures

Baba-Idriss FOFANA

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Photo Facebook Daniele Henkel

La femme d’affaires québécoise, Danièle Henkel, vient d’être promue au titre de championne canadienne de l’Initiative de financement en faveur des femmes entrepreneurs par Affaires mondiales Canada. Elle a été invitée à se joindre au Women’s Enterprise Leadership Group par Jim Yong Kim, président du Groupe de la Banque mondiale.

C’est une haute renommée pour Danièle Henkel. Celle qui n’est plus a présenté au Québec comme au Canada, est une ex-dragonne [Dans l’oeil du dragon], cheffe d’entreprise, fondatrice de Daniele Henkel Inc., conférencière et auteure. Connue pour son engagement sans faille en faveur de l’entrepreneuriat féminin, Mme Henkel va appuyer l’Initiative de financement en faveur des femmes entrepreneures (We-Fi). Ce programme qui vient en aide aux femmes entrepreneures dans les pays en développement.

« Je suis devenue femme d’affaires après avoir réalisé ma carrière de femme! Je suis d’abord une épouse, une mère, une grand-mère… Aujourd’hui, je suis une femme qui fait des affaires. » – Danièle Henkel

L’annonce a été faite, mardi 12 juin, par la ministre fédérale du Développement international et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau. « Je félicite Mme Henkel d’avoir été choisie comme championne du renforcement du pouvoir économique des femmes dans les pays en développement. Nous savons que la pleine participation des femmes à nos économies profite à tous. Faire progresser l’égalité des genres et donner aux femmes la capacité de diriger et de gérer leurs propres entreprises les aidera à sortir leurs familles et leurs communautés de la pauvreté. Je suis ravie de voir comment We-Fi appuiera les femmes dans leur leadership, les aidera à éliminer des obstacles et, par conséquent, transformera leur vie », a déclaré Mme Bibeau à la conférence internationale du Forum économique des Amériques à Montréal.

Le programme We-Fi, dirigé par la Banque mondiale, vise à libérer le potentiel des femmes entrepreneures en s’attaquant aux obstacles persistants auxquels sont confrontées les petites et moyennes entreprises dirigées par des femmes, l’accent étant particulièrement mis sur les États fragiles et à faible revenu.

We-Fi aidera les femmes des pays en développement à créer des emplois et à bâtir des économies qui profitent à tous, et contribuera à faire en sorte que les femmes aient une chance réelle et équitable de réussir.

« Aux côtés d’autres dirigeantes des secteurs public et privé, Mme Henkel travaillera à promouvoir le renforcement du pouvoir économique des femmes en mettant en valeur des solutions innovantes et en mobilisant un soutien international pour aider les femmes à la tête d’entreprises à réaliser leur plein potentiel. Mme Henkel a été choisie pour assumer ce rôle par Affaires mondiales Canada, et elle a été invitée à se joindre au Women’s Enterprise Leadership Group par Jim Yong Kim, président du Groupe de la Banque mondiale », peut-on lire dans un communiqué émis par le Cabinet de de la ministre du Développement international et de la Francophonie.

Originaire du Maroc, Danièle Henkel est une femme d’affaires prospère, qui ne doit sa réussite qu’à elle-même et qui a eu une grande influence sur le développement entrepreneurial du Québec et des femmes. Elle a dû relever de nombreux défis professionnels et personnels dans le passé (déracinement, immigration et émancipation) et a inspiré nombre de femmes entrepreneures à persévérer malgré les obstacles qui se dressaient devant elles.

Rappelons que l’appui du Canada à We-Fi est dans la droite ligne de la Politique d’aide internationale féministe du Canada, qui vise à accroître le soutien aux femmes entrepreneures et à favoriser une croissance inclusive dans les pays en développement. Étant entendu que les femmes entrepreneures jouent un rôle essentiel pour assurer la résilience de leurs familles, le Canada ne pouvait qu’accompagner cette initiative à portée mondiale.

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Photo Facebook Daniele Henkel

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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Économie

Baisse des prestataires de l’assurance-chômage

Redaction Avant Premiere

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Le Canada observe une baisse du nombre des personnes qui touchent l’assurance chômage depuis avril 2016, d’après l’Enquête sur la Population Active, dont les résultats ont été publiés aujourd’hui, 21 juin 2018, par Statistique Canada.

Le recul est chiffré à -3,4% en mois d’avril par rapport au mois de mars.

Chez les jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans, la diminution (-6,3 %) est plus importante que chez les hommes (-5,0 %).

« Les baisses les plus marquées en avril ont été observées chez les prestataires dont le dernier emploi était dans les catégories des sciences naturelles et appliquées (-24,4 %), des métiers, du transport et de la machinerie (-20,1 %), de la fabrication et des services publics (-19,9 %), ainsi que des ressources naturelles (-19,8 %) » Statistique Canada.

Toutes les provinces ont connu cette baisse mensuelle. Au Québec, elle représente 3,7 %. À l’année, le nombre des prestataires a diminué dans la province de 100 200.

Cette baisse a connu un bond à l’été 2017. Statistique Canada note que le nombre de chômeurs au Québec diminue aussi. En avril 2018, il s’est chiffré à 5,4 %.

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Économie

ICLEI Montréal 2018, les maires.esses du monde ensemble vers la ville durable

Hanen Hattab

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Crédit photo Avant Première MTL

Le sens scientifique du terme symbiotique convient pour décrire le mouvement vers lequel tend une grande plateforme sur le développement durable qui se tient du 19 au 22 juin 2018 au Palais des Congrès.

Il s’agit du congrès mondial ICLEI « Les Gouvernements Locaux pour le Développement Durable », un événement international qui réunit les experts et les visionnaires des quatre coins du globe pour réfléchir ensemble sur la croissance économique et urbaine des villes et des régions à la lumière des contextes environnementaux et sociaux.

Chacun expose l’expérience de sa ville ou sa communauté et tous interagiront pour rendre le monde meilleur. ICLEI Montréal 2018 vise à orienter ses actions d’ici 2024.

Les 1000 participants et acteurs dans le développement durable, provenant de plus de 130 villes de 52 pays, se pencheront sur l’économie circulaire, la résilience, la mobilité et les énergies propres.

Les changements climatiques sont certes au cœur du débat. L’objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre d’au moins 55 % de l’Accord de Paris sur le climat met les villes face à des défis d’ordres technique et politique.

À ce propos Martin Frick, directeur principal de la Coordination des politiques et des programmes à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), a souligné lors de son intervention dans le panel « Atteindre les objectifs de développement durable grâce aux solutions novatrices et aux mesures locales collectives » que le rôle crucial des villes et des régions serait d’influencer la politique nationale dans le sujet du développement durable.

M. Martin Frick sur l’écran à droite. Crédit photo Avant-Première MTL

Plusieurs maires. esses ont fait remarquer que les études engagées afin de rendre leurs villes durables confirment l’urgence de déployer des stratégies d’éco-mobilité.

Janet Sanez Cid, mairesse adjointe à la Mairie de Barcelone, s’est réjouie de présenter la solution Super Blocks, dont le premier modèle a été implanté en 1993. Le plan urbain déployé a pour but de résoudre les problèmes du transport terrestre. En plus de réduire la pollution et le trafic, le plan a considérablement amélioré la qualité de vie dans la ville selon Mme Sanez Cid.

Si l’action visée par ICLEI Montréal 2018 porte sur plusieurs préoccupations, William Peduto, maire de Pittsburgh en Pennsylvanie, apporte une réponse à la question de l’éco-gestion des impératifs socio-économiques d’une collectivité. L’approche holistique de sa ville qui s’intitule “Le système des systèmes” est la première dans son genre aux États-Unis.

Le Living Building est un concept architectural et urbain qui en adoptant l’approche du système des systèmes se présente comme étant un bâtiment autonome et écologique. Il est à la fois un espace de vie zéro déchet et énergétiquement auto-suffisant.

Le hall d’exposition du ICLEI Montréal 2018. Crédit photo Avant-Première MTL

L’implication des générations actuelles et à venir dans la gestion des ressources fait partie des actions à entreprendre. Du côté canadien, Lisa Helps, la mairesse de Victoria propose de sensibiliser davantage les citoyens. Pour atteindre les objectifs de 100% d’énergies renouvelables et 80% de réduction des émissions carbone en 2050, votés en août 2016, la ville vise à changer les comportements en rendant publiques les données sur la consommation énergétique.

Pour en savoir plus sur ICLEI Montréal 2018 ICI

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Économie

Immigration Canada, Visa permanent pour jeunes entrepreneurs en démarrage

Baba-Idriss FOFANA

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Canada Top Immigration

Alors que les États-Unis veulent supprimer le programme International Entrepreneur Rule facilitant l’accès aux immigrants qui cherchent à construire et à développer des start-ups à fort potentiel, le Canada a rendu permanent cette année 2018 le Programme de visa en démarrage d’entreprise.

Le programme est unique en ce qu’il offre aux candidats retenus une résidence permanente au Canada, que l’entreprise réussisse ou non. Des programmes similaires existent dans d’autres pays, à l’image de l’International Entrepreneur Rule des États-Unis, qui n’offre qu’une résidence temporaire au départ. « Le plan d’innovation et de compétences de notre gouvernement a identifié le développement de l’entrepreneuriat et la croissance des startups comme vitaux pour l’économie canadienne. Le Programme des visas pour les jeunes entrepreneurs appuie ce programme », a déclaré le ministre fédéral de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Ahmed Hussen.

Il faut dire que le secteur entrepreneurial est dynamique au Canada. Selon le rapport mondial 2016-2017 de Global Entrepreneurship Monitor, le Canada affiche, avec la Suède et le Luxembourg, le plus haut taux d’activité entrepreneuriale dans le secteur des technologies de l’information et des communications (TIC).

En offrant la possibilité à des jeunes aux idées novatrices, de s’installer dans un environnement propice à la créativité, c’est aussi une manière pour le Canada d’attirer les créateurs d’emplois et de favoriser la richesse.

Lancé en 2013 dans le cadre d’un projet pilote de cinq ans, le visa de démarrage a finalement été rendu permanent par le gouvernement canadien en mars dernier. Il cible les entrepreneurs immigrants qui possèdent les compétences et la capacité nécessaires pour mettre sur pied au Canada des entreprises qui : innovent; peuvent créer des emplois pour les Canadiens; peuvent soutenir la concurrence sur le marché mondial. Entre autres critères, les entrepreneurs immigrants devraient obtenir l’appui d’une organisation désignée au Canada, avant d’être approuvés.

Pendant ce temps, aux États-Unis, depuis l’arrivée de Donald Trump au pouvoir les Républicains regardent d’un mauvais œil la Règle de l’Entrepreneur International introduite sous l’ère Obama. Et depuis quelques temps, le Department of Homeland Security (DHS) aurait proposé d’éliminer ce programme offrant la résidence temporaire à des entrepreneurs immigrés ayant des idées de start-up prometteuses.

Cette proposition de suppression de l’International Entrepreneur Rule a été dénoncée par la National Venture Capital Association de Washington, DC, qualifiant cela comme “une erreur majeure”. « Cette décision de se débarrasser de la Règle Internationale de l’Entrepreneur envoie un message effrayant aux entrepreneurs et aux investisseurs du monde entier, dont l’Amérique n’a pas besoin ou ne veut pas », a déclaré dans un communiqué Linda Moore, présidente et chef de la direction de Technet, un réseau national bipartite de PDG et de cadres supérieurs de la technologie aux États-Unis qui se dit «la voix de l’économie de l’innovation ».

Une fois de plus, cette fermeture de la porte Étasunienne aux immigrants entrepreneurs pourraient faire rediriger ceux-ci vers le Canada à travers son programme de visa de démarrage.

Notons que ce programme n’est qu’une des nombreuses options pour les entrepreneurs qui caressent l’idée de s’établir au Canada. Car, plusieurs provinces et de territoires canadiens ont aussi des volets d’immigration axés sur les entrepreneurs qui font partie du Programme des candidats des provinces (PCP) du Canada. On pourrait citer la Colombie-Britannique, la Saskatchewan, le Manitoba, l’Ontario, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, l’Île-du-Prince-Édouard, les Territoires du Nord-Ouest et le Yukon. Non sans indiquer que le Québec a également un programme dédié aux entrepreneurs qui veulent immigrer dans la province.

Pour en savoir plus sur vos options d’immigration pour les entreprises canadiennes, remplissez gratuitement l’évaluation de l’immigration des entreprises canadiennes via le lien suivant : www.canadavisa.com

Crédit photo:
Canada Top Immigration
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