Suivez-nous

Actualités

Déchets plastiques : le Canada interdit les plastiques à usage unique néfastes et met en garde les entreprises

Avatar

Publié

le

Chaque année, les Canadiens jettent plus de 3 millions de tonnes de déchets plastiques. Cela représente une perte de valeur pouvant atteindre 8 milliards de dollars par année et constitue un important gaspillage de ressources et d’énergie, selon le gouvernement. Tout en annonçant l’interdiction des plastiques à usage unique néfastes pour l’environnement, le Canada tiendra les entreprises responsables de leurs déchets plastiques.

La pollution plastique est un enjeu d’envergure mondiale auquel les Canadiens veulent s’attaquer.  Alors que moins de 10 % du plastique utilisé au Canada est recyclé, si le pays n’agit pas, la valeur estimée des matériaux de plastique jetés par les Canadiens atteindra 11 milliards de dollars chaque année d’ici 2030. « Nous sommes à la croisée des chemins. Nous ne pouvons plus fermer les yeux sur ce problème », a indiqué le gouvernement à l’occasion de l’adoption, lundi, des nouvelles mesures pour réduire les déchets plastiques, encourager l’innovation et promouvoir d’autres produits abordables et sécuritaires.

« Les Canadiens constatent de leurs propres yeux les conséquences de la pollution plastique. Ils en ont assez de voir les déchets plastiques polluer nos plages, nos parcs, nos rues et nos côtes. Nous avons la responsabilité de travailler avec nos partenaires pour réduire la pollution plastique, protéger l’environnement, créer des emplois et faire croître notre économie. Nous devons à nos enfants de garder l’environnement propre et sûr pour des générations à venir. »

– Justin Trudeau, premier ministre du Canada 

De concert avec les gouvernements et les entreprises à travers le pays, le gouvernement du Canada prévoit :

  • interdire les plastiques à usage unique qui nuisent à l’environnement dès 2021 (sacs de plastique, pailles, ustensiles, assiettes et bâtonnets à mélanger) lorsque les données scientifiques et les circonstances le justifient, et adopter d’autres mesures pour réduire la pollution issue des produits et emballages en plastique;
  • travailler avec les provinces et territoires afin d’établir des normes et des cibles pour les entreprises qui fabriquent des produits en plastique ou utilisent des emballages en plastique. En vertu de ces mesures, ces entreprises seront responsables de la gestion de leurs déchets.

Ces mesures s’appuieront sur des données et pourront ressembler aux mesures adoptées par l’Union européenne et d’autres pays. Elles aideront également le Conseil canadien des ministres de l’Environnement à élaborer un plan d’action pour assurer la Stratégie visant l’atteinte de zéro déchet de plastique.

Éliminer 1,8 million de déchets plastiques et créer 42 000 nouveaux emplois

En améliorant la gestion des déchets plastiques et en investissant dans des solutions innovatrices, les Canadiens pourront éliminer 1,8 million de tonnes de pollution causée par le carbone. Chose qui pourrait également générer des milliards de dollars de revenus et créer environ 42 000 nouveaux emplois.

Rappelons que le Canada possède la plus longue côte du monde et le quart des ressources d’eau douce de la planète. Environ le tiers des plastiques utilisés au Canada consistent en produits et en emballages à usage unique ou à courte durée de vie. Jusqu’à 15 milliards de sacs de plastique sont utilisés chaque année, et près de 57 millions de pailles sont utilisées quotidiennement au Canada. Le pays entend se positionner comme un chef de file pour réduire la pollution plastique.

À lire : La pollution plastique a atteint les zones les plus profondes des océans

Au cours des 25 dernières années, près de 800 000 bénévoles ont ramassé plus de 1,3 million de tonnes de kilogrammes de déchets du littoral canadien dans le cadre du programme Grand Nettoyage des rivages canadiens de l’organisme Ocean Wise et du Fonds mondial pour la nature, avec le soutien du gouvernement du Canada. Les articles le plus fréquemment trouvés sur les côtes canadiennes consistent en produits à usage unique ou à courte durée de vie, souvent fabriqués en plastique.

Lire la suite
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Actualités

La CAQ mène le Québec droit dans le mur, prévient Manon Massé

Avatar

Publié

le

À l’occasion de la fin de session parlementaire, Québec solidaire a dressé ce vendredi matin son bilan. Si Gabriel Nadeau-Dubois parle de « trahison de la classe moyenne », pour les promesses non tenues, Manon Massé laisse entendre qu’avec la CAQ, « le Québec fonce droit dans le mur encore plus vite qu’avec les libéraux ».

Pour les porte-parole de Québec solidaire, deux constats s’imposent : le gouvernement dirigé par la Coalition avenir Québec (CAQ) a non seulement démontré son absence totale de leadership en matière environnementale, il a également rompu ses promesses économiques en menant une guerre contre la classe moyenne québécoise.

« François Legault sent la pression »

« On a dit que l’environnement allait être notre priorité numéro un, et nous avons tenu promesse. François Legault sent la pression. Il a été forcé de répondre à nos questions quasiment tous les jours de la session parlementaire, et son parti a fini par se sentir obligé de convoquer ses troupes pour ébaucher un simili-plan environnemental à la va-vite. Mais la CAQ a échoué tous les tests. Avec eux, le Québec fonce droit dans le mur encore plus vite qu’avec les libéraux. La climato-passivité du gouvernement met notre avenir et celui de nos jeunes qui sont dans la rue chaque vendredi en danger », a martelé Mme Massé.

Celle qui a représenté Québec solidaire aux débats des chefs d’octobre 2018 a lancé un ultimatum au premier ministre Legault avant de menacer de « bouleverser son travail » à l’Assemblée nationale et dans la rue.

« On a lancé un ultimatum à M. Legault : son gouvernement doit déposer un plan de réduction des GES pour atteindre les cibles de GIEC, faire valider ce plan par un expert indépendant et mettre fin à l’exploration et à l’exploitation des hydrocarbures en sol québécois d’ici le 1er octobre 2020, sans quoi il devra payer un prix politique important. Nous n’avons pas peur de bouleverser son travail à l’Assemblée nationale et dans la rue, car nous avons l’appui de la population », a prévenu Manon Massé, députée de Sainte-Marie–Saint-Jacques.

Il n’y a pas qu’en matière d’environnement que la CAQ n’a pas fait ses preuves, estime Gabriel Nadeau-Dubois (GND). Sur le plan économique, le député de Gouin soutient que François Legault a « brisé ses promesses » en laissant tomber la classe moyenne qui travaille fort au détriment des multinationales.

« Pendant toute la campagne électorale, le premier ministre n’a pas arrêté de promettre des jobs payantes. Il s’est présenté comme le grand champion de la classe moyenne. Le retournement est pour le moins spectaculaire. Depuis Duplessis, jamais nous n’avons vu un premier ministre être aussi peu gêné de prendre le camp des multinationales contre la classe moyenne », a déploré le leader parlementaire de Québec solidaire.

Sur « la planète Legault », les Québécois gagnent trop d’argent…

GND a dénoncé « la planète de François Legault » sur laquelle le PDG d’Alcoa mérite un salaire de 13 millions de $ US, et le PDG d’Investissement Québec le million par année. « Sur la planète de François Legault, les Québécoises et les Québécois gagnent trop d’argent, mais le PDG d’Alcoa, lui, mérite son salaire à 13 millions de $ US, et le PDG d’Investissement Québec mérite son million par année. Main dans la main avec ses amis PDG, François Legault est en guerre contre la classe moyenne », a-t-il critiqué.

À lire : Tarification sociale des transports, QS insiste sur l’importance de la gratuité

Pendant ce temps, le gouvernement Legault veut utiliser le bâillon, une procédure spéciale pour faire adopter les projets de loi sur la laïcité (PL21) et l’immigration (PL9) face aux parlementaires qui feraient « obstruction » aux travaux en Commission.

Lire la suite

Actualités

Politiques favorables à la famille : le Canada classé 19e sur 41 pays riches, révèle l’UNICEF

Avatar

Publié

le

Le Canada se classe au 19e rang en ce qui concerne les congés rémunérés offerts aux mères et parmi les derniers du classement en ce qui a trait aux congés rémunérés à l’usage exclusif des pères et des deuxièmes parents, révèle un nouveau rapport de l’UNICEF qui classe 41 pays riches selon leurs politiques favorables à la famille.

Selon le nouveau rapport de l’UNICEF intitule, Are the world’s richest countries family-friendly? Policy in the OECD and EU, la Suède, la Norvège, l’Islande, l’Estonie et le Portugal offrent les meilleures politiques favorables à la famille parmi les 31 pays riches pour lesquels des données sont disponibles. La Suisse, la Grèce, Chypre, le Royaume-Uni et l’Irlande arrivent en dernière position.

Pendant ce temps, le Canada se classe au milieu du peloton parmi les autres pays riches en ce qui a trait aux politiques favorables à la famille, selon des données de 2016 provenant de l’OCDE et d’Eurostat. « Les politiques canadiennes en matière de congé parental et de services d’éducation et de garde de la petite enfance n’incluent pas tous les enfants », affirme Rowena Pinto, la chef des programmes d’UNICEF Canada.

Des enfants et des parents exclus de façon « disproportionnée »

Au dire de Mme Pinto, les enfants adoptés, les enfants autochtones et les enfants vivant dans une famille à faible revenu ou dont les parents occupent un emploi précaire au Canada sont exclus de façon disproportionnée de ces politiques en raison des critères d’admissibilité rigides et du faible salaire gagné par leurs parents. « Nous devons rendre ces politiques pleinement inclusives et équitables », recommande la chef des programmes d’UNICEF Canada.

À lire : Nouvelle prestation parentale de cinq semaines au Canada à compter du 17 mars 2019

Le document canadien d’accompagnement intitulé Politiques favorables à la famille dans les pays riches : comment le Canada se compare-t-il au reste du monde?, souligne que le Canada offre 15 semaines de prestations de maternité (offertes exclusivement aux mères biologiques), 35 semaines de prestations parentales (offertes à l’un ou l’autre parent) et, à compter de 2019, 5 semaines de prestations de paternité (offertes exclusivement au père ou au deuxième parent) pour un total de 55 semaines. Celles-ci sont rémunérées au taux de 55 % de la rémunération hebdomadaire moyenne assurable, jusqu’à concurrence d’un montant maximal ajusté annuellement. Pour être admissible, le parent doit avoir accumulé au moins 600 heures d’emploi assurable au cours des 52 semaines précédentes ou une rémunération de 6 888 $ s’il est travailleur autonome, à laquelle s’ajoutent d’autres conditions.

Le Québec plus « généreux » en matière de Politiques favorables à la famille

Bien que le Canada arrive parmi les derniers du classement en ce qui a trait au congé rémunéré réservé aux pères ou aux deuxièmes parents, précise l’UNICEF, les classements sont fondés sur les politiques en vigueur en 2016.

En 2019, le Canada a instauré une option de congé « à usage exclusif », soit un congé de 5 semaines offert exclusivement aux deuxièmes parents à un taux de rémunération de 55 % (ou 8 semaines à un taux de rémunération inférieur, soit 33 %). Le Canada se classerait donc environ au 16e rang, soit un rang médian.

Mais à l’échelle du pays, le Québec offre aux nouvelles mères et aux nouveaux pères les prestations de congé parental les plus généreuses. Dans cette province canadienne, un régime d’assurance parentale distinct prévoit un régime de base de 18 semaines de prestations de maternité, 32 semaines de prestations parentales et 5 semaines de prestations de paternité pour un total de 55 semaines rémunérées à 70 %, comparativement à 55 % pour le reste du Canada.

À lire aussi : Paternité : l’engagement des pères du Québec auprès de leurs enfants

Source : Régime québécois d’assurance parentale (RQAP)

Le régime du Québec contient également un critère d’admissibilité plus souple et plus accessible, soit un revenu gagné de 2 000 $, une prestation maximale beaucoup plus élevée et aucune période d’attente. Ainsi, le Québec se classerait au 17e rang pour les congés rémunérés offerts aux mères et au 15e rang pour les congés rémunérés offerts aux pères ou aux deuxièmes parents.

Source : UNICEF Canada

Lire la suite

Actualités

Québec finance 50 jeunes francophones pionniers de l’entrepreneuriat de 30 pays d’Afrique subsaharienne et des Caraïbes

Avatar

Publié

le

La Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Louise Mushikiwabo, a effectué une visite au Québec du 9 au 11 juin. Au cours d’une activité organisée par Les Offices jeunesse internationaux du Québec, le Secrétariat à la jeunesse du ministère du Conseil exécutif et le ministère québécois des Relations internationales et de la Francophonie, Québec a annoncé une contribution financière de 320 000 $ à l’endroit de jeunes entrepreneurs francophones.

Un peu plus de 150 jeunes étaient réunis le mardi 11 juin dans la nouvelle agora de l’Assemblée nationale du Québec sous le thème « Activité et inspiration jeunesse » afin de mettre en valeur des initiatives québécoises qui pourraient inspirer les actions de la Francophonie.

Inspirer les actions de l’OIF par des initiatives québécoises

Lors de cette activité, la ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Nadine Girault, a annoncé une contribution financière du gouvernement du Québec de 320 000 $ pour appuyer l’OIF dans le programme « 50 jeunes pionniers de l’entrepreneuriat francophone ». « Dans tous les gouvernements et États membres de l’OIF, ce qui est gage de succès et de prospérité, c’est l’impulsion de sa jeunesse. Sa fièvre, son audace, sa créativité et sa volonté de faire les choses différemment et d’innover », a-t-elle souligné.

Les participants de l’activité jeunesse organisée à l’occasion de la visite de la secrétaire générale de la Francophonie (Groupe CNW/Cabinet de la ministre des Relations internationales et de la Francophonie)

Cette somme permettra l’accompagnement de 50 jeunes entrepreneurs à la tête d’entreprises à fort potentiel de croissance de 30 pays membres d’Afrique subsaharienne et des Caraïbes. Grâce à du mentorat et à des programmes de formation d’universités de calibre mondial, ces jeunes recevront l’appui nécessaire pour amener leurs entreprises au niveau supérieur.

« Les frontières que nous connaissions, qu’elles aient été physiques ou psychologiques, n’existes plus à l’ère du numérique. Notre rôle est de nourrir l’ambition des jeunes, qui peuvent bénéficier de cet avantage certain qu’est la langue française, notre langue commune, qui peut apporter une différence pour leur avenir, où qu’ils soient dans l’espace francophone. »

– Nadine Girault, ministre des Relations internationales et de la Francophonie

La ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Nadine Girault, a rappelé que ce n’est pas un hasard, mais un choix stratégique qui a été fait tout au cours de cette première visite officielle de Mme Mushikiwabo valoriser le nouveau visage de la Francophonie québécoise.

La jeunesse, le nouveau visage de la Francophonie québécoise

Soulignant que d’accepter de passer le flambeau à la relève constitue souvent un défi, la ministre Girault a affirmé qu’il y avait là une occasion unique pour le Québec de participer au repositionnement de la Francophonie.

Compte tenu du fait que les priorités du gouvernement du Québec et de la nouvelle secrétaire générale étaient en phase, notamment quant à la modernisation de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et sur les plans de l’éducation, de la jeunesse et de l’économie, la ministre a exprimé que le temps était venu d’offrir une place prépondérante aux jeunes, cette génération qui est mieux formée, mieux équipée à l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle.

À lire : Près de 5 millions de dollars pour propulser l’entrepreneuriat des jeunes francophones


Lire la suite
Publicité

Nous suivre sur Facebook

en-avant