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Économie

Découvrez le parcours ambitieux de la Jeune Chambre Tunisienne du Québec

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Avant Première a conversé avec deux responsables de la Jeune Chambre Tunisienne du Québec (JCTQ). Hana Ines Abbes et Madhkour Houssein bouillonnent d’idées et d’énergie à l’instar de leur organisation qui a vu le jour il y a à peine un an et demi.

La JCTQ est présidée par madame Chaima Ben Miloud, et fonctionne avec une structure solide, forte de plus de 62 membres. Alors que la prochaine année administrative pointe son nez, la chambre a déjà lancé ses filets pour rapprocher le Québec et la Tunisie. En plus de cette aventure outre-Atlantique, les membres nous ont révélé plusieurs projets très prometteurs.

Hana Ines Abbes (IA) est vice présidente principale de la JCTQ et professionnelle à l’UDEM. Elle détient un DESS en Finances et est actuellement étudiante en gestion de projet.

Ines Abbes. Vice présidente principale de la JCTQ.

Madhkour Houssein (MH) est responsable en relation publique à la JCTQ et étudiant en Sciences Juridiques.

Propos recueillis par Hanen Hattab.

HH : Depuis la création de la JCTQ en mai 2017, quelles sont les étapes accomplies dont vous êtes le plus fier ?

IA et MH : La création de la JCTQ a été notre plus grande fierté. Nous nous sommes préparés pendant 9 mois pour entre autres organiser l’événement de lancement. Beaucoup de tunisiens, des professionnels, des représentants d’associations et des étudiants, étaient présents. Tout le monde était là pour nous encourager et nous supporter. C’était un moment inoubliable. Pour nous, chaque événement et chaque action compte beaucoup et nous y mettons l’effort nécessaire pour avancer.

HH : Comment allez-vous évaluer les répercussions de vos actions dans la création d’opportunités et de relations économiques entre les québécois d’origines tunisiennes, les autres jeunes de la société québécoise et les entreprises tunisiennes qui veulent créer des partenariats avec la province ?

IA et MH : Nous faisons de l’auto-évaluation après chaque événement pour améliorer nos performances. Nous organisons des conseils d’administration (CA) mensuels pour faire une mise-à-jour des actions gérées par les différents vice-présidents. Cela nous permet présentement d’évaluer les événements fructueux et de choisir de nouveaux critères pour optimiser le ciblage des activités auxquelles on participe. L’évaluation se fait aussi une fois par an par les membres lors de l’assemblé générale.

HH : Quels sont vos objectifs pour l’année 2019 ?

IA et MH : Nous avons des objectifs pour chaque comité. Les plus importants concernent le nombre de membres et des partenaires à atteindre et la participation aux évènements d’envergure. Aussi, nous avons lancé une mission spéciale depuis la création de la JCTQ qui a des enjeux à long terme. Des jeunes tunisiens vont partir du Canada vers leur pays d’origine accompagnés de start-up. C’est une mission commerciale qu’on a nommé Forum canado-tunisien pour le jumelage des entreprises innovantes. Nous avons commencé ce projet en mois de mai et le forum ira en Tunisie le 25 novembre prochain. Dans le programme, il y a notamment des visites industrielles. Chaque start-up sera accueillie par deux ou trois consœurs tunisiennes. L’idée est de créer des partenariats, soit au niveau des ressources humaines ou au niveau des technologies. Nous collaborons dans cette mission avec l’Association Tunisienne pour l’Entreprenariat et l’Essaimage (ATUPEE) qui s’occupe de la logistique sur place. La cohorte qui partira en mois de novembre rassemble notamment des entreprises québécoises intéressées par la Tunisie.

En plus, nous allons participer au SITIC Africa-Canada les 15 et 16 octobre prochains. La Tunisie sera le pays invité d’honneur de cette édition. Ça sera aussi une occasion pour attirer les entreprises en démarrage vers l’écosystème tunisien.

Madhkour Houssein. Responsable de relation publique à la JCTQ.

HH : Êtes-vous en train de conclure de nouvelles collaborations avec des structures gouvernementales ou privées du Québec et des organismes ancrés dans la communauté tunisienne ou maghrébine ?

IA et MH : Nous sommes déjà membre du Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec (RJCCQ) et partenaire avec la banque Desjardins et nous avons réussi récemment à conclure des ententes avec la CIBC.

Dernièrement nous avons organisé l’évènement Pitchs des Entrepreneurs du Monde en collaboration avec la jeune chambre marocaine et Défis Montréal. Nous voulons mentionner à ce propos que nous avons été la première jeune chambre maghrébine.

HH : Est-ce que le RJCCQ lance aux jeunes chambres des défis bien déterminés ?

IA et MH : Nous avons été choisis parmi les cinq premiers finalistes du concours de la meilleure chambre de commerce, et ce pendant la première année de création de notre JCTQ. Avec ce type de compétitions, le RJCCQ incite les chambres à avancer en agrandissant leurs réseaux et en accomplissant plusieurs réalisations.

HH : En plus des initiatives en marche pour attirer de nouveaux membres quels sont vos prochains plans pour augmenter votre effectif et faire rayonner la JCTQ ?

IA et MH : Nous avons actuellement un projet de partenariat avec le RJCCQ. Il s’agit de la Caravane Régionale d’Entrepreneuriat (CRE) qui a pour but de promouvoir les entreprises en démarrage dans quatre régions du Québec, soit, Montréal (le 1er et 2 novembre), Sept-Îles (le 11 et 12 octobre), Drummond Ville (18 et 19 octobre et Saint-Jérôme (25 et 26 octobre). Le projet organise une coupe le 18 novembre et il y aura au terme de cette action 12 gagnants. Ce type d’évènements nous permet d’élargir notre positionnement géographique et de ramener plus de membres.

Le 3 novembre, nous allons organiser une conférence sur La Synergie d’équipe donnée par un spécialiste tunisien en Intelligence Émotionnelle. Cet évènement est une occasion pour présenter la chambre et inciter les gens à y adhérer. Nous avons aussi une équipe de services aux membres chargée d’élaborer des stratégies d’acquisition de nouveaux participants. Nous sommes constamment à la recherche d’avantages et de services qui attirent les futurs membres et les incitent à joindre notre organisation.

En plus des réseaux sociaux, nous avons réussi aussi à multiplier nos apparitions médiatiques comme chez Radio Maghreb, Radio Canada, etc. Nous sommes aussi présents dans plusieurs évènements culturels pour avoir plus de visibilité.

HH : Avez-vous d’autres choses à rajouter ?

IA et MH : Nous voulons dire aux personnes qui s’intéressent à notre chambre que même si les membres qui ont le droit de vote doivent être âgés de 16 à 40 ans, nous accueillons également parmi nous les séniors. Leurs expériences nous est précieuse. On veut aussi remercier nos membres de la JCTQ et nos partenaires : Desjardins, CIBC, Défis Montréal, le RJCCQ et Média Maghreb.

Lire aussi : Interview avec M. Khémaies Jhinaoui, Ministre Tunisien des Affaires Étrangères

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  1. Pingback: Tourisme Tunisie : Nouvelle stratégie multi-médiatique au Canada - Avant Premiere Mtl

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2030 : Les défis économiques du tourisme canadien

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Le potentiel du tourisme canadien dans la croissance économique a été exploré dans une étude dont le résumé a été publié ce lundi,10 décembre, sur Destination Canada. La prochaine stratégie politique fédérale du secteur prendra en considération cette étude.

Le résumé du rapport s’intitule Exploiter le potentiel de l’économie touristique canadienne. Il propose des données qui seront utilisées par le Comité conseil sur l’emploi et l’économie du tourisme dans le cadre d’une nouvelle stratégie canadienne du secteur.

Mélanie Joly, la ministre du Tourisme, a souligné, à partir du rapport, les éventuelles retombées socio-économiques du tourisme sur la classe moyenne. En effet, le secteur pourrait générer 180 000 emplois. « L’économie touristique est l’une des plus importantes occasions de croissance pour le Canada », a-t-elle affirmé.

En se basant sur une approche comparative, l’étude a montré que « le potentiel du tourisme canadien est loin d’être pleinement exploité. »

Les valeurs à exploiter et les défis du secteur

Selon le rapport le nombre de touristes étrangers pourrait atteindre 47 millions en 2030. Cette augmentation serait en mesure de rapporter plus 25 milliards de dollars. Et ce sachant qu’en 2017, cette catégorie a généré des revenus de plus de 21 milliards de dollars au pays.

L’étude a relevé les obstacles principaux auxquels face le tourisme canadien. Pour atteindre ses objectifs économiques, le secteur doit ainsi confronter les défis suivants : La concentration de la demande, la difficulté d’accès au pays, la pénurie de main-d’œuvre, l’insuffisance des investissements et une gouvernance non intégrée.

Le rapport a notamment mis en exergue les avantages qui peuvent attirer les touristes étrangers. Le Canada doit par exemple tabler sur le fait qu’il est un pays sûr et accueillant et qu’il regorge d’une fouled’attractions naturelles, etc. De fait l’étude recommande en outre la création de nouvelles expériences liées à la nature, l’augmentation des logements touristique et le développement du transport terrestre et aérien.

Lire aussi : Tourisme au Québec : une année exemplaire

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Économie

Québec : Hausse de l’emploi et du taux de chômage en novembre 2018

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En novembre, l’emploi a progressé au Québec (+ 25 800; + 0,6 %) par rapport à octobre. Le taux de chômage s’est accru de 0,2 point de pourcentage et se fixe à 5,4 %.

C’est ce qui ressort de l’analyse des données sur l’emploi et la population active diffusée par l’Institut de la statistique du Québec, à partir des résultats de l’Enquête sur la population active de Statistique Canada.

L’emploi à temps plein est en hausse de 32 000, tandis que celui à temps partiel fléchit de 6 200. Le secteur privé connaît un gain de 21 800 emplois, et le secteur public, de 8 500 emplois. Les travailleurs indépendants enregistrent une diminution de 4 500 emplois. Le taux d’activité augmente à 64,5 % (+ 0,4 point), et le taux d’emploi, à 61,0 % (+ 0,3 point) en novembre.

À lire aussi : 100 000 postes vacants au 2e trimestre 2018 au Québec

Au Canada, l’emploi augmente de 94 100 (+ 0,5 %). Les plus fortes variations à la hausse s’observent au Québec (+ 25 800), en Ontario (+ 20 200), en Alberta (+ 23 700) et en Colombie-Britannique (+15 900). Le taux de chômage canadien se replie de 0,2 point de pourcentage pour se fixer à 5,6 % en novembre.

L’emploi en forte progression au Canada

Au cours des onze premiers mois de 2018, comparativement à la même période de l’année précédente, l’emploi au Québec s’est accru de 42 600 (+ 1,0 %). Au cours de cette période, l’emploi à temps plein a augmenté de 65 500, alors que celui à temps partiel a reculé de 22 800. Selon l’ISQ, Depuis le début de l’année 2018, le taux de chômage au Québec se fixe en moyenne à 5,4 %.

Évolution de l’emploi et de la tendance-cycle, Québec, novembre 2017 à novembre 2018.

Pour rappel, l’Institut de la statistique du Québec publie mensuellement les Résultats de l’Enquête sur la population active pour le Québec à partir des données diffusées par Statistique Canada. Les estimations mensuelles tirées de l’Enquête sur la population active sont fondées sur un échantillon et ainsi sujettes à une certaine variabilité plus importante que les tendances observées sur de plus longues périodes, plus particulièrement lorsqu’elles sont ventilées selon des sous-catégories comme le sexe, l’âge, les régions, les industries, etc.

Source : ISQ

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Économie

Canada : nouveau programme d’insertion professionnelle des nouvelles arrivantes

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Ce mercredi, 5 décembre, le ministère de l’immigration a annoncé le lancement d’un nouveau programme d’emploi destiné aux nouvelles arrivantes.

D’après les statistiques de 2016, le taux de chômage des nouvelles arrivantes (9,7 %) est supérieur à leurs homologues masculins (8,5 %). Selon Ahmed Hussen, ministre de l’Immigration, les femmes « se heurtent souvent à de multiples obstacles à l’emploi. » Le nouveau projet pilote du ministère de l’immigration vise à réduire les inégalités dans la recherche et l’évolution professionnelle de la femme.

Il s’agit d’un programme pilote qui dure trois ans. Il a pour but d’optimiser l’accès à l’emploi et l’avancement professionnel des nouvelles arrivantes. Et ce en intervenant dans les quatre champs d’action suivants :

  • La discrimination fondée sur le sexe ou sur la race
  • La précarité d’emploi
  • Les faibles revenus
  • L’absence de services de garde d’enfants abordables et insuffisance de soutiens sociaux.

Maryam Monsef, ministre de la Condition féminine, a souligné l’importance socio-économique de l’avancement professionnel des arrivantes racialisées. Cela contribuera à « pallier les graves pénuries de main-d’œuvre qui sévissent partout au Canada », a-t-elle rappelé.

Appels aux prestataires de services aux nouvelles arrivantes

Le projet sera doté d’une enveloppe qui s’élève environ à 7 M$. Afin de déployer le programme, le ministère a fait un appel, aujourd’hui, aux prestataires de services qui ne bénéficient pas de ses subventions. Ces derniers sont invités à proposer des programmes et des services innovants qui aident les femmes dans leurs processus de recherche d’emploi. Les outils peuvent notamment servir à renforcer les organisations dirigées par ces femmes.

Le ministère propose aussi de modifier les ententes en cours avec certains fournisseurs afin qu’ils bénéficient de financement pouvant atteindre 5 M$. La somme leur permettra d’élargir leurs offres dans le cadre de ce programme.

Lire aussi : Canada : Pénurie de main-d’œuvre, quels sont les postes demandés ?

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