Suivez-nous

Théâtre

Découvrir la relève du théâtre montréalais aux Auditions générales

Avatar

Publié

le

La 34e édition des Auditions générales du Théâtre de Quat’Sous se tiendra les 26 et 27 mai prochains.

Cet événement représente une occasion pour les finissants des écoles de théâtre de pouvoir se faire connaître du milieu professionnel. Il se propose comme un tremplin professionnel dans le paysage culturel québécois.

Cette année, le Théâtre de Quat’Sous accueillera 83 participants. Ils se partageront les blocs horaires, regroupés en duos, trios ou quatuors et interpréteront chacun deux scènes de registre différent, extraites de pièces de théâtre ou de scénarios de film.

« Pour la première fois de leur vie, de jeunes acteurs et actrices fouleront la scène d’un théâtre institutionnel. Ce qui me touche par dessus tout, c’est que cette sortie dans la vie professionnelle s’effectue sur la scène du Théâtre de Quat’Sous, au rapport si intime et si particulier avec le public – presque mystique ! » souligne Olivier Kemeid, directeur artistique.

Créées en 1985 par Pierre Bernard, Suzanne Léveillé et Andrée Lachapelle, les Auditions générales sont devenues un rendez-vous incontournable pour nombre de professionnels du théâtre, de la télévision et du cinéma.

Elles permettent à de jeunes artistes émergents, finissants des écoles de théâtre de se faire connaitre par les employeurs du milieu culturel. Pour une quatrième année, Diversité artistique Montréal intègre les Auditions générales.

Création de La Jeune Troupe du Quat’Sous

Pour la saison 2019-2020 du Théâtre de Quat’Sous, Olivier Kemeid a prévu une nouveauté importante qui découlera des Auditions Générales : la création et la mise sur pieds de La Jeune Troupe du Quat’Sous. Le projet réunit des interprètes issus des Auditions générales, donc de la relève, choisis par le comité d’artistes associés.

Des metteurs en scène du comité travailleront avec cette troupe tout au long de la saison prochaine. Mani Soleymanlou accompagnera la troupe pour une activité prévue pour le 4 mai 2020 dans le cadre des Salons de la découverte.

Pour plus d’infos ici

Lire aussi : Montréal : Revivre l’ambiance du XVIIIe siècle grandeur nature

Lire la suite
Publicité
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Théâtre

La 2e édition des Laboratoires ouverts sur la diversité et les peuples autochtones présente Médée-Yaa

Avatar

Publié

le

Accompagnée par la chorale Afrika Intshiyetu vibrant au rythme de sons percussifs, Nelly Zarfi monte Médée-Yaa.

Nelly Zarfi signe sa première adaptation, production et performance solo en français.

L’artiste revisite le mythe grec qu’elle déplace sur les rives du fleuve Volta, dans l’empire ashanti, sur le continent africain.

Genèse

Au printemps 2018, Nelly Zarfi est choisie pour participer au 1er Atelier ouvert sur la diversité, organisé conjointement par Diversité Artistique Montréal (DAM), l’Union des artistes (UDA) et le Théâtre du Nouveau Monde (TNM).

Comédienne franco-ghanéo-algéro-espagnole établie à Montréal, elle se démarque aux yeux de Lorraine Pintal qui lui propose dès lors une résidence d’artiste.

Le projet de stage à la direction artistique, accepté au programme démART du Conseil des arts de Montréal, s’est construit autour de trois principaux champs d’action : l’observation et l’accompagnement des productions mises en scène par Lorraine Pintal, Le Mystère Carmen et Lysis ainsi que la création, devant public, d’une œuvre personnelle.

Exploration du mythe de Médée

Le métissage culturel de Nelly Zarfi est au cœur d’une esthétique éclatée où se mêlent l’Ancien et le Nouveau, le Profane et le Sacré, l’Ici et l’Ailleurs.

Elle voit le théâtre comme une aire de jeu intrinsèquement politique qui divertit, stimule l’imaginaire, favorise l’introspection et le dialogue.

Dans un monde en mutation où les frontières identitaires se décloisonnent, son travail cherche à donner une voix à ceux dont on a étouffé la parole, invisibilisé les histoires et ignoré les sensibilités.

Son projet de création s’est donc porté sur ses ancêtres et le désir de leur rendre hommage à travers la vie de l’impératrice ashanti, Yaa-Asantewaa. En phase avec cette reine mère prête à se sacrifier pour la dignité de son peuple, Lorraine Pintal propulse la recherche sur les traces de Médée.

Des mots d’Euripide, Sophocle, Corneille, Heiner Müller, Jean Anouilh, Dario Fo, Marie Cardinal, Laurent Gaudé et Michel Azama est née Médée‑Yaa.

Cette œuvre est présentée dans le cadre des Laboratoires du TNM ouverts sur la diversité et les peuples autochtones qui se tiendront les 31 mai et le 1e juin dans la salle de répétition du TNM.

Cette expérience théâtrale sera suivie d’une discussion entre le public et les artistes.

  • Adaptation et création Nelly Zarfi
  • Avec Nelly Zarfi (Médée‑Yaa), Daniel Hidalgo (Jason) et la chorale Afrika Intshiyetu (Chœur)
  • Percussionniste Normand Bock / Chorégraphe Geneviève Lefebvre / Direction artistique à la photographie Moridja Kitenge Banza / Contribution à l’espace scénique Guy Musghagalusa, galeriste.

Lire aussi : L’exposition >HUM(AI)N au Centre Phi

Lire la suite

Théâtre

À la recherche d’une éternité retrouvée dans Les sonnets de Shakespeare

Hanen Hattab

Publié

le

Patrick R.Lacharité s’est donné comme projet de consacrer le verbe shakespearien. Pour cela, il a fallu faire bouger les lisières de l’art dramatique en jetant des ponts entre l’œuvre anglo-saxonne et les codes de l’érotisme actuels.

R.Lacharité et le dramaturge William Durbau ont sondé les valeurs des tragédies shakespeariennes pour interroger l’idée insaisissable de l’éternité, la luxure et l’amour. Or l’éternité ou tout autre élan vers un Autre désiré, inconnu ou infini ne sont-ils pas des quêtes dont on ne peut échapper ? Ne sont-ils pas des propensions à aller vers des ailleurs déconcertants ? Ce sont des cogitations qui ont animé Les sonnets de Shakespeare et qui selon l’équipe créative de Nous serons éternels font échos aux questionnements du monde contemporain.

La relecture de ce corpus classique est semble-t-il une occasion de miner les principes de l’interprétation théâtrale traditionnelle tournée vers son univers diégétique. Le résultat est un jeu de miroir entre les arts de la scène d’hier et la représentation d’aujourd’hui, celle dispensée des règles du genre.

Ce retour vers le passé s’est fait en compagnie de La Fratrie, une pléiade d’acteurs qui sait créer l’ordre et l’entropie en un claquement de doigts. Quand ils sont pris par la verve, ils vous emmènent dans un voyage vertigineux vers les subjectivités indomptables du dramaturge anglais.

Photographe : Maxim Paré Fortin

Dans un style éclectique et frais

Dans un tableau bucolique, feutré et imbibé de sonorités sombres et cadencées, le public a retrouvé l’ordre vertical de la société sous la monarchie et les éléments naturels et symboliques des tragédies emblématiques comme Macbeth, Roméo et Juliette, ou encore Hamlet.

Ce qu’on découvre sur scène, ce n’est pas seulement un palimpseste de dialogues ou de scènes mais surtout des héros d’antan livrés seuls à leurs pensées intimes ou à leurs destins maudits.

Les chorégraphies sensuelles et les scènes absurdes se réalisent avec des personnages et des situations anachroniques.

Les Sonnets du poète ont été réappropriés au niveau du verbe et aussi de la structure dramaturgique.

Les gestes et les passages d’un état à un autre étaient en effet aussi intempestifs et fougueux que les sentiments exprimés dans les vers shakespeariens.

Nous serons éternels a retourné avec passion la plume majestueuse du dramaturge anglais, à la recherche d’une matière pensante universelle.

Pour s’inscrire dans la filiation des créateurs qui subliment l’intime et l’existentiel, R.Lacharité et sa fratrie ont projeté les soubresauts émotionnels dans un style jeune et débridé.

« Nous serons éternels » joue à La Chapelle jusqu’à dimanche 28 avril.

Lire aussi : Montréal : des installations RV vous plongent dans des peintures célèbres

Lire la suite

Théâtre

Florent Siaud ressuscite les entéléchies de Britannicus

Hanen Hattab

Publié

le

Au terme d’un travail laborieux qui a duré deux ans sur un texte coriace, le metteur en scène Florent Siaud a dévoilé au public du Théâtre du Nouveau Monde (TNM) le Britannicus du XXIe siècle.

Le choix de respecter la langue de Racine et les passions que confinent l’alexandrin a été audacieux et mû par une volonté de confronter le verbe d’aujourd’hui à celui du XVIIe siècle, a confié M. Siaud dans un article de La Presse Plus.

L’équipe derrière ce travail magistral a ancré la tragédie romaine intemporelle dans l’air du temps en lui donnant une dimension performative.

Outre l’énergie mesurée et fraîche insufflée par les acteurs dans l’histoire, la scénographie multidimensionnelle et sobre a réinventé la dramaturgie du Britannicus de Racine.

Le narrateur, un élément significatif de la scénographie

Un élément clé s’est ajouté au récit en faisant son apparition graduellement.

Initialement installée comme un décor de plafond, une composition en origami s’est déployée au fil des actes en se montrant réactive à ce qui se déroule sur scène de plusieurs manières.

Prenant finalement la forme d’un rideau aux mouvants organiques et caléidoscopiques, la surface recevait des projections lumineuses qui accentuent l’ambiance aux couleurs ocre doré.

Crédit photo Yves Renaud

Les images projetées des portraits rapprochés des personnages narrateurs ( participants) sur la surface mettaient à nu leurs expressivités et leurs psychologies débordantes.

Ce dispositif présentant une iconographie théâtrale évanescente et fluide a fait suite à une ambiance lumineuse révélant les silhouettes et les visages des acteurs sous les contrastes dramatiques du clair-obscur.

Dans cette ambiance à la fois minimaliste et riche par ses facettes lumineuses et sa trame sonore syncrétique, les interprètes Marc Béland (Narcisse), Francis Ducharme (Néron) et Sylvie Drapeau (Agrippine) ont déchargé avec aisance et lascivité discrète la violence et la volonté de puissance des personnages tragiques.  

Alors que l’œuvre du poète français se veut, entre autres, une interrogation des rapports de pouvoirs entre les individus, le Britannicus du TNM a ravivé les entéléchies de ces caractères humains par sa scénographie enveloppante, les gestes épurés et vigoureux et les intonations à la fois actuelles et inactuelles par l’action du vers racinien.  

Britannicus joue au TNM du 26 mars au 20 avril.

Infos et billetterie

Lire aussi : Yoko Ono expose à Montréal

Lire la suite

Nous suivre sur Facebook

Publicité

en-avant