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Culture

Dédicace: Le léopard n’aime pas les maladroits, 1er roman de Yvan Asselin chez MdAM Éditions

Baba-Idriss FOFANA

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Crédit photo: Baba I. Fofana/Avant-Première MTL

Maison de l’Afrique Montréal se lance dans la production et la diffusion de livres ou de documents mis en page. D’une pierre deux coups, le lancement des Éditions de la Maison de l’Afrique Mandingo (ou MdAM Éditions) s’est fait conjointement avec la dédicace du premier roman, Le léopard n’aime pas les maladroits, de Yvan Asselin, le jeudi 22 mars à Montréal.

« C’est la première fois de ma vie que j’ai autant de gens que j’aime aussi proche de moi pour un évènement comme celui-là. J’ai découvert une nouvelle fonction dans la vie, celle d’éditeur. Et comme me disait un vieil éditeur, c’est un métier qui s’apprend, ça prend 20 ans, 30 ans pour se bâtir. Et moi, tout à coup, je suis arrivé comme ça. J’ai eu quand même de l’aide, des gens qui m’ont soutenu pour ce premier roman tout en m’apprenant les règles du jeu parce qu’au Québec, c’est compliqué de publier des livres, c’est compliqué d’écrire. Il faut maîtriser tout le milieu pour en arriver à ce stade », a souligné d’entrée de jeu Yvan Asselin, auteur et patron des Éditions MdAM.

« Ça m’a pris 10 ans, mais tout a été inventé »

Yvan Asselin en séance de dédicace de Le léopard n’aime pas les maladroits. Crédit: Baba I. Fofana

De directeur général à Radio-Canada à consultant en Afrique, en passant par la création de la première télé web en Côte d’Ivoire et directeur de la Radio Okapi en RDC, M. Asselin aura travaillé 10 années avant de sortir Le léopard n’aime pas les maladroits. « Ça m’a pris 10 ans, mais tout a été inventé. C’est un vrai roman, sauf que chaque ligne, chaque période que j’évoque a été vérifiée », précise l’auteur. En dégustant ce premier roman qui transporte au cœur des croyances africaines et amérindiennes à la fin du dix-neuvième siècle, Yvan Asselin arrive à faire voyager le lecteur avec une touche d’humour exaltant.

Noir sur blanc, tout fout le camp de Michel Mbambara aux Éditions MdAM. Crédit: Baba I. Fofana

« Pour sauver son peuple de la misère qui s’annonçait après la cession du Congo au roi des Belges Léopold II en 1885, le chef de la tribu des Mbotos envoie son fils au ‘’pays des Blancs’’ découvrir les secrets de leurs richesses pour ensuite sauver son peuple de la misère qui l’attend. Caché dans la cale d’un navire en partance pour l’Europe, Auguste Mbuyi, héritier à quatorze ans des pouvoirs des sorciers du Léopard, se retrouve après de multiples péripéties en terre québécoise, à Tadoussac, dans un campement montagnais. Toute sa vie, malgré un destin hors du commun, il portera la culpabilité de son enracinement définitif au Québec. C’est son petit-fils, Victor, un enfant à la peau blanche, qui retournera dans les années 1980 au pays de ces ancêtres afin de racheter la faute de son aïeul », peut-on lire en substance dans le résumé de l’éditeur.

Taxi pour Kigali de Nathalie Blaquière aux Éditions MdAM. Crédit: Baba I. Fofana

Selon Yvan Asselin, l’idée est de « faire vivre toute l’Afrique autrement » à travers des auteurs inspirés par du vécu africain, des histoires africaines : « Il fallait trouver des gens ici qui ont quelques connaissances de l’Afrique et qui peuvent apporter quelque chose. On est au Canada et en Afrique francophone parce qu’on a l’avantage de faire partie d’un groupe que, dirige Mariam Sy Diawara, qui a la possibilité de distribuer en Afrique de l’Ouest. Nos auteurs canadiens de toutes origines sont inspirés par l’Afrique ».

« Le meilleur de l’Afrique en partage »

Mariam Sy Diawara, fondatrice et Présidente de la Maison de l’Afrique-Mandingo. Crédit: MAM

Pour sa part, Mariam Sy Diawara, fondatrice et Présidente de la Maison de l’Afrique-Mandingo, dont la mission est de « faire vivre l’Afrique à Montréal » et pour slogan « le meilleur de l’Afrique en partage » a dit sa joie d’accueillir le lancement de la nouvelle maison d’édition MdAM. Reprenant un pan de son discours du 5 novembre 2009, lors de l’inauguration de Maison de l’Afrique-Mandingo [encore d’actualité selon elle], Mme Sy Diawara a parlé de son engagement visant à l’intégration « la meilleure possible » des Africains de toutes les origines au Canada, « afin que chacun de vous puisse dire parmi vous et un jour parmi nous ».

Également promotrice du plus grand événement sur le numérique en Afrique francophone dont Africa Web Festival [conçu à Montréal], elle entend continuer à œuvrer pour « le meilleur de l’Afrique en partage » à travers des “idées et des actions de tous et de toutes”.

Par ailleurs, le patron de la maison des Éditions MdAM a annoncé son intention d’éditer 10 ouvrages par an. Profitant de l’occasion, M. Asselin a levé le voile sur les prochaines parutions [au moins neuf livres] dont Taxi pour Kigali de Nathalie Blaquière ; Noir sur blanc, tout fout le camp de Michel Mbambara ; Un enfant qui rêvait en rouge d’Iman Eyitayo et La vieille qui dessinait sa vie de Aziz Farez.

"LE LEOPARD N'AIME PAS LES MALADROITS"

Posted by Maison de l'Afrique Montréal on Saturday, March 24, 2018

Les Éditions MdAM sont ouverts à six collections ou genres : Fiction, comme le roman Le léopard n’aime pas les maladroits; Témoignages, pour des aventures qui méritent davantage d’être connu ; Idées, pour les intellectuels qui veulent contribuer au développement en Afrique ; Nature, Environnement et Cuisine, qui vise à promouvoir des recettes africaines.

Crédit photo:
Crédit photo: Baba I. Fofana/Avant-Première MTL

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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Culture

Cinq artistes québécois en lice pour le prestigieux prix Sobey

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La Fondation Sobey pour les arts et le Musée des beaux-arts du Canada ont dévoilé ce mardi, 16 avril, la liste du Prix Sobey pour les arts 2019, considéré comme le plus prestigieux en art contemporain canadien.

Les 25 artistes visuels canadiens nominés par des leaders de communautés artistiques d’un océan à l’autre, ont été sélectionnés pour concourir pour le grand prix de 100 000 $ CA.

Les membres du jury 2019 sont :

  • Peter Dykhuis, directeur/conservateur de la Dalhousie Art Gallery, pour les provinces Atlantiques,
  • Jo-Ann Kane, conservatrice de la Collection Banque Nationale, pour la région du Québec,
  • Swapnaa Tamhane, commissaire, artiste et auteure pour l’Ontario,
  • Lindsey Sharman, conservatrice de du Musée des beaux-arts de l’Alberta, pour la région des Prairies et du Nord,
  • Nigel Prince, directeur de la Contemporary Art Gallery, pour la Côte Ouest et le Yukon et membre du jury international,
  • Henriette Bretton-Meyer, conservatrice du Kunsthal Charlottenborg de Copenhague, au Danemark.

Les prix

Le grand prix de 100 000 $ CA est remis au lauréat, 25 000 $ CA vont à chacun des quatre finalistes et 2000 $ CA sont accordés aux vingt artistes figurant dans la liste préliminaire.

Outre les prix en argent, trois des 25 artistes seront choisis par le jury du Prix Sobey pour les arts pour participer au Programme de résidences Sobey, un programme de résidences internationales dont la durée varie de trois à six mois. Enfin, l’un des finalistes sera sélectionné par Fogo Island Arts en vue de participer à une résidence annuelle.

Les cinq artistes québécois en lice pour le grand prix sont :

  • Marie-Michelle Deschamps
  • Nicolas Grenier
  • Caroline Monnet
  • Celia Perrin Sidarous
  • Sabrina Ratté

Le dévoilement de la liste des finalistes aura lieu le 12 juin, le nom des artistes en résidence suivra le 18 septembre.

L’exposition des cinq finalistes du Prix Sobey pour les arts sera présentée à l’Art Gallery of Alberta à Edmonton du 5 octobre 2019 au 5 janvier 2020.

Le lauréat du grand prix sera connu le 15 novembre 2019 lors d’un gala organisé par le Musée des beaux-arts de l’Alberta.

Le nom du gagnant de la résidence au Fogo Island Arts sera dévoilé dans les semaines suivant le gala.

Lire aussi : Montréal : des installations RV vous plongent dans des peintures célèbres

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Cinéma

Voici les films en tête des nominations du gala Québec Cinéma

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Québec Cinéma a dévoilé ce jeudi, 11 avril, les finalistes aux prix Iris 2019. Cette année, la grande fête du cinéma québécois dédiera une journée entière à la célébration et au rayonnement du talent de celles et ceux qui sont à l’origine des films d’ici.

Dès 16 h le dimanche 2 juin, Karine Gonthier-Hyndman et Guillaume Lambert donneront le coup d’envoi des festivités avec le Gala Artisans Québec Cinéma, en direct sur ICI ARTV et au RadioCanada.ca/galaquebeccinema.

La fête se poursuivra à 20 h, avec le Gala Québec Cinéma animé par Guylaine Tremblay et Édith Cochrane, en direct sur ICI TÉLÉ et sur Radio-Canada.ca/galaquebeccinema.

Ce sont 46 longs métrages de fiction, 35 longs métrages documentaires, 25 courts métrages d’animation et 25 courts métrages de fiction qui ont été évalués au cours des dernières semaines pour la nomination d’un total de 188 finalistes.

Rappelons que, pour les Iris de la catégorie long métrage de fiction, plus de 1 200 membres votants issus de l’industrie cinématographique ont allié leur voix à celles du jury, lors d’un premier tour de vote pondéré à 50/50.

1991 et À tous ceux qui ne me lisent pas, en tête des nominations du gala Québec cinéma

Ségolène Roederer, la directrice générale de Québec Cinéma s’est réjouie de la forte réponse des membres votants au nouveau système de votation pour le choix des finalistes. « 1200 votes, c’est énorme et cela montre l’intérêt du milieu pour son Gala », a-t-elle indiqué.

 En plus des finalistes qui comptent les films 1991 de Ricardo Trogi et À tous ceux qui ne me lisent pas de Yan Giroux, le public découvrira les œuvres qui se sont démarquées dans les catégories du Prix du public, Meilleur premier film, documentaire, des films qui ont brillé à l’internationale, court métrage et Iris Hommage 2019.

Lire aussi : Karine Gonthier-Hyndman et Guillaume Lambert animeront Le Gala Artisans Québec Cinéma

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Culture

La BAnQ donne accès à 250 000 images aériennes du territoire québécois

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Les Québécois ont « dorénavant accès aux images de Pierre Lahoud qui documentent de façon magistrale notre histoire nationale récente », a déclaré aujourd’hui Jean-Louis Roy, président-directeur général de BAnQ ».

Pierre Lahoud est photographe et historien du patrimoine qui a traversé la province en avion pour y capter des paysages inédits pendant plus de quarante ans.

Il avait confié dans un article du Devoir en 2016 : « je n’ai jamais vu autant de changements dans le paysage que depuis les dix dernières années. […] Et dire qu’il y en a encore qui ne croient pas au réchauffement de la planète. »

À quoi ressemble le Québec entre 1985 et 2008?

Le fond photographique acquis par la BAnQ est sous la forme de diapositives créées entre 1985 et 2008. Elles couvrent l’ensemble des régions administratives du Québec.

« En quatre décennies, il survole plusieurs fois le territoire de la province de l’Abitibi aux Îles-de-la-Madeleine et de l’Estrie au Nunavik », explique le communiqué de la BAnQ.

L’héritage de Lahoud illustre à travers des photographies aériennes l’évolution du territoire habité et naturel du Québec. On peut y découvrir les transformations des villes et des villages, les modifications de l’aménagement du territoire, et ce, sur une période d’un peu plus de 20 ans. Ils comportent notamment des informations rares sur le contexte de création des documents.

Les 250 000 photographies peuvent être consultées à la BAnQ Québec, pavillon Louis-Jacques-Casault du Campus de l’Université Laval, 1055, avenue du Séminaire, à Québec.

Les archives photographiques de l’historien Pierre Lahoud.
Crédits photo Pierre Lahoud.
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