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Défaite du parti libéral, faillite de Téo Taxi… que devient Alexandre Taillefer ?

Baba-Idriss FOFANA

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Alexandre Taillefer, entrepreneur, chef d’entreprise, et ancien directeur de campagne du Parti libéral du Québec (PLQ), qui a perdu la bataille électorale du 1er octobre 2018, deviendra-t-il l’ombre de lui-même ? Depuis le mardi 29 janvier 2019, investisseurs et partenaires financiers ont décidé de lui tourner le dos. Son entreprise, Téo Taxi, a mis la clé sous la porte. Environ 400 chauffeurs salariés ont été licenciés.

Un peu plus de trois mois après la défaite de l’ex-parti au pouvoir, Dominic Bécotte, PDG par intérim de Téo Taxi, entreprise fondée par Alexandre Taillefer, a confirmé la cessation des activités, mardi, au cours d’une conférence de presse. « Nous devons mettre un terme aux activités. Notre modèle d’affaires n’est pas viable dans les conditions actuelles », a laissé entendre M. Bécotte.

Dans une entrevue accordée à l’émission Gravel le matin, mercredi, le fondateur de Téo Taxi, Alexandre Taillefer a regretté son saut en politique. « Je regrette définitivement, je n’aurais pas dû faire ça. (..) Je regrette, parce que ça a nui au projet Téo. Le fait que les gens pensent qu’il y a eu du copinage politique autour de ce projet-là va avoir nui à un projet qui était très ambitieux », a confié l’ex-Dragon.

« J’ai tout perdu…»

Pendant ce temps, M. Taillefer dit avoir perdu 1,5 million de dollars dans la faillite de Téo Taxi, une responsabilité qu’il « assume » entièrement. « J’ai mis non seulement de l’argent, mais, comme on a été obligé d’en mettre plus que ce à quoi je m’attendais, j’ai eu des problèmes de liquidités. Mon REER y est passé entièrement, a soutenu l’entrepreneur au micro de Benoît Dutrizac. Vous savez, un entrepreneur, ça n’a pas de fonds de pension. Aujourd’hui, non seulement je n’ai pas de fonds de pension, mais je n’ai plus de REER », rapporte le journal de Montréal.

« L’entrepreneur Alexandre Taillefer, fondateur de Téo Taxi, parlait de 275 millions de dollars dans une entrevue à RDI économie en 2014, de 250 millions pour lancement de Téo Taxi en novembre 2015. » – Radio-Canada

Pour rappel, les investissements directs, subventions et prêts encaissés au cours des dernières années par Téo Taxi et ses filiales totaliseraient plus de 60 millions dollars depuis 2015. Parmi les aides financières publiques encaissées par Téo Taxi et ses filiales, on note 5 millions $ du ministère des Transports, en 2016, 5 millions $ du Fonds provincial de modernisation de l’industrie du taxi, 5 millions $ du ministère de l’Environnement, 4,5 millions $ du ministère de l’Économie à Téo Techno et près d’un million $ du fédéral. Investissement Québec, le bras investisseur du gouvernement du Québec, a injecté plus de 15 millions $ dans le fonds XPND Croissance, principal actionnaire de Téo Taxi.

La fermeture de Téo Taxi a ouvert la porte au chômage d’environ 400 chauffeurs salariés.

Sur le site web de Téo Taxi, dans un message d’accueil, Téo Taxi dit merci à ses clients qui ont cru en lui à travers un « projet ambitieux et porteur de changement » pour un monde plus vert et solidaire. « Grâce à vous, nous avons parcouru 24.9 millions de kilomètres et prévenu l’émission de plus de 5000 tonnes de gaz à effet de serre en 3 ans à Montréal. Malheureusement, nous devons maintenant cesser nos activités », peut-on lire.

Pour en comprendre les raisons de la cessation des activités de Téo Taxi, l’entreprise invite ses clients à lire ce MÉMOIRE. « C’est désormais avec Taxi Diamond et Taxi Hochelaga que nous poursuivrons nos efforts de modernisation et d’électrification de l’industrie du taxi afin de permettre une mobilité urbaine durable à Montréal ».

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Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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Réouverture d’une grande affaire de contrefaçons d’œuvres de Rodin

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L’affaire a commencé en 2001 lorsque le musée Rodin a déposé plainte concernant la circulation de copies illégales réalisées à partir des œuvres du sculpteur français.

Les reproductions des sculptures « Le penseur », « Le baiser », « La main de Dieu » et d’autres œuvres, ont été exposées et vendues à l’étranger comme étant des originaux.

Selon l’AFP, quatre hommes et la société italienne « Gruppo mondiale » ont comparu devant la cour d’appel de Paris, ce mercredi, 20 février. Le nombre des reproductions est impressionnant. On estime que 1.700 pièces ont été tirées à partir de 52 oeuvres de l’artiste.

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AQAADI : lueur d’espoir pour les 18 000 dossiers d’immigration annulés par Québec ?

Baba-Idriss FOFANA

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Suite à la décision du gouvernement du Québec d’annuler « 18 000 dossiers d’immigration » pour cause d’une réforme de l’Immigration à travers le nouveau projet de loi PL9, l’Association québécoise des avocats et avocates en droit de l’immigration (AQAADI) a décidé, mercredi, d’attaquer en justice cette décision qu’elle juge « illégale ». Elle souhaite que Québec revienne à de meilleur sentiment en traitant avec « urgence » ce dossier.

L’affaire des 18 139 dossiers fait grand bruit non seulement au Québec mais ailleurs dans le monde. Estimés à entre 50 000 et 60 000 personnes, ces candidats à l’immigration ont vu leur « rêve brisé » depuis quelques jours. Cette décision qualifiée « d’inhumaine et d’inacceptable » a été rejetée à l’unanimité par l’opposition québécoise depuis l’introduction du projet de loi PL9 le 7 février dernier par le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI).

Le projet de loi PL9 de la discorde…

Le 14 février dernier, dans une lettre ouverte adressée au ministre québécois de l’Immigration, 94 avocats en droit de l’immigration issus de de l’AQAADI, s’étaient opposés à la volonté du gouvernement Legault de jeter 18 000 dossiers d’immigration à la poubelle, tout en l’invitant à changer d’avis. « Dans le meilleur intérêt de tous, nous vous demandons officiellement de traiter ces dossiers, de rassurer la population, et ce, tout en travaillant ensemble à parfaire le nouveau système sans préjudicier nos candidats actuels. Qu’on en prenne plus ou qu’on en prenne moins, avant toute chose, l’important c’est d’en prendre soin », avaient suggéré les avocats signataires.

« Le PL9 vise à accroître la prospérité socio-économique du Québec et à répondre adéquatement aux besoins du marché du travail par une intégration réussie des personnes immigrantes ; à offrir les bases légales nécessaires pour améliorer la francisation, l’intégration et l’adéquation entre les besoins de main-d’œuvre du Québec et le profil des candidats sélectionnés. »

Le ministre Québécois de l’Immigration, Simon Jolin Barrette, avait émis une « fin de non-recevoir » à cette requête des avocats, voulant plutôt contacter les candidats pour leur fait part des programmes disponibles notamment le Programme d’expérience québécoise (PEQ) et la déclaration d’intérêt à travers le portail Arrima. Or, d’après les révélations de M. Barrette, plus de 91 000 personnes ont fait une demande d’immigration par le biais d’Arrima sans avoir reçu un retour de la part du MIDI en six mois. Et ce, pendant que le Québec fait face à une pénurie de main-d’oeuvre sans « précédent ».

18 000 dossiers d’immigration «encombrants»

Au départ, le gouvernement s’était engagé à payer 19 millions de dollars pour se débarrasser des 18 000 dossiers d’immigration devenus « encombrants » pour mettre en branle la réforme promise par la Coalition avenir Québec (CAQ). Mais les avocats en droit de l’Immigration, tout comme les partis d’opposition, ont soutenu qu’il est « plus judicieux d’investir » ce même montant pour « étudier rapidement » les dossiers en question.

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Pour forcer le gouvernement a traité les 18 000 dossiers, l’Association québécoise des avocats et avocates en droit de l’immigration a décidé de le poursuivre devant la justice. Est-ce que ce recours est déjà un « soulagement » pour les personnes concernées? Sans connaître l’issue de cette bataille judiciaire qui va se déclencher, tout porte à croire que Québec est tiraillé de tous les côtés sur sa nouvelle vision de l’immigration.

Rappelons qu’au lendemain du dépôt du projet de loi PL9 sur l’immigration par le gouvernement dirigé par François Legault, le gouvernement fédéral dirigé par Justin Trudeau a dit « non » à Québec qui réclamait plus de pouvoir en matière de sélection des immigrants.

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STM : les salariés des services d’entretien sommés de cesser tout ralentissement de travail

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À la suite de l’audience publique tenue les 14 et 15 février derniers, le Tribunal administratif du travail (TAT) déclare que le ralentissement de travail et d’activités exercé par les employés des services d’entretien de la Société de transport de Montréal (STM) est illégal.

Le Syndicat du transport de Montréal (qui représente les personnes salariées des services d’entretien), ainsi que ses membres, ses représentants ou ses mandataires ont été sommés de prendre « immédiatement » les mesures requises pour que cesse tout ralentissement de travail et d’activités concerté. De plus, TAT ordonne que les membres du Syndicat fournissent le travail habituel requis par l’employeur en exécutant toutes et chacune de leurs tâches usuelles, sans moyen de pression.     

Le Tribunal retient que les données présentées par l’employeur démontrent une diminution du nombre d’autobus disponibles, et ce, malgré le nombre d’heures travaillées supérieur à celui des autres années.

Par exemple, le 4 février dernier, sur 1800 autobus de la STM, 1 270 étaient disponibles alors que 1 424 sont requis en cette période de l’année. Le 8 février également, le directeur général de la STM, Luc Tremblay, avait reconnu à l’émission Gravel le matin, que près du tiers de tous les autobus de la STM sont en réparation.

Le Tribunal précise dans sa décision que le procureur syndical a fait un travail considérable pour mettre en relief les différents éléments susceptibles d’affecter le nombre d’autobus en circulation. Cette preuve pourrait expliquer une certaine variation, mais pas de l’ampleur de celle qui est constatée.

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Enfin, le Tribunal autorise le dépôt de sa décision au greffe de la Cour supérieure du district de Montréal et il rappelle aux parties que ce dépôt confère à l’ordonnance le même effet que s’il s’agissait d’un jugement de la Cour. Le défaut de s’y conformer peut-être sanctionné par une procédure d’outrage au Tribunal.

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