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Défense – Armée, le Canada prépare quelque chose de grand

Baba-Idriss FOFANA

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|Le ministre de la Défense nationale, Harjit S.Sajjan / Photo : Radio-Canada/Michel Corriveau|

Un rapport du Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense vient de tomber. Le document révèle ce que le Canada devrait faire et ne pas faire en matière de défense pour son Armée. De quoi s’agit-il?

Attendu depuis quelques mois, le premier ministre Justin Trudeau devrait dévoiler, sous peu, la politique de défense canadienne préparée par son gouvernement. En attendant, un rapport sénatorial, rendu public, réclame des investissements majeurs dans l’équipement militaire, et ce, au moment où le gouvernement fait face aux pressions de Washington et de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) pour accroître son budget en défense.

Ce rapport qui s’intitule « Réinvestir dans les forces armées canadiennes : un plan pour l’avenir », y va d’une trentaine de recommandations, notamment : l’acquisition d’une flotte de 120 avions de chasse, de 12 nouveaux sous-marins, de 18 navires de combat de surface, etc. Le document recommande aussi au gouvernement libéral d’abandonner son projet de remplacement provisoire des CF-18, annoncé en novembre dernier. Le Comité sénatorial soutient en être arrivé à cette recommandation à la suite de témoignages d’experts. « Les coûts, à long terme, surpasseraient toute économie à court terme et l’acquisition de ces avions réduirait l’interopérabilité avec les alliés du Canada », écrit-il.

Et l’achat des 18 nouveaux avions de combats ?

Alors que Ottawa veut acquérir 18 nouveaux avions de combat Super Hornet de Boeing sur une base intérimaire, jusqu’à ce qu’il décide du remplacement permanent de la flotte vieillissante de CF-18, le rapport sénatorial demande plutôt, au gouvernement Trudeau, de « lancer immédiatement un processus concurrentiel » en vue de remplacer sa flotte d’avions et de prendre une décision d’ici la fin juin 2018. Les membres du comité suggèrent d’opter pour le controversé F-35, pourtant rejeté par les libéraux lors de la dernière campagne électorale.

Le rapport du Comité sénatorial vient tout de même ajouter de la pression sur Ottawa, à quelques semaines du prochain sommet de l’OTAN auquel doit participer le premier ministre Trudeau. Les pays membres se sont engagés à consacrer 2 % de leur PIB en dépenses militaires. Avec environ 1 %, le Canada est loin de la cible, sans compter que le dernier budget a confirmé le report des dépenses d’acquisitions dans le secteur militaire. Or, il se dit encore, que même avec un financement accru, le Canada n’atteindra pas cette cible.

Interrogé, le ministre de la Défense Harjit Sajjan n’a pas voulu se positionner face aux recommandations du comité sénatorial, tout en soutenant que des précisions viendront bientôt : « Nous nous sommes penchés sur toutes les capacités nécessaires pour répondre aux besoins des Forces, ici comme à l’étranger », a affirmé le ministre Sajjan, à propos de l’élaboration de la politique de défense.

Rappelons qu’en fevrier, le ministre de la Défense du Canada a laissé entendre que le gouvernement pourrait augmenter ses dépenses militaires, au lendemain de sa rencontre à Washington avec son homologue, James Mattis, Secrétaire américain à la Défense. Occasion au cours de laquelle Harjit Sajjan a toutefois souligné qu’il est important de se questionner sur l’usage que font les pays de leur armée.

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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Les vélos électriques d’UBER roulent à Montréal

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Uber a lancé ce mercredi, 26 juin, son service de vélos électriques en libre-service JUMP à Montréal.

La métropole fait place aux vélos à assistance de pédalage de JUMP utilisés dans plus d’une vingtaine de villes aux États-Unis et en Europe.

« Nous sommes très heureux de lancer les services de vélos électriques de JUMP à Montréal en grande première canadienne », a déclaré Jean-Christophe de Le Rue, directeur des Affaires publiques pour Uber au Québec.

Les vélos seront disponibles en libre-service, en tout temps, dans près de 9 arrondissements de la ville dès aujourd’hui.

Une nouvelle façon d’utiliser le vélo en libre-service

Voici comment utiliser le nouveau vélo :

La première chose à faire, télécharger l’application d’UBER. L’option des vélos JUMP se trouve en haut de l’écran. Elle présente une carte qui permet d’identifier le vélo le plus proche et de le réserver pendant une durée de temps limité à 15 minutes avant de le déverrouiller et commencer son trajet.

Il n’y a aucun frais pour déverrouiller les vélos et les utilisateurs seront chargés 30 cents par minute. Arrivé à destination, pas besoin de chercher une station UBER, il suffit de l’attacher à un support à vélo adapté et de le verrouiller moyennant des câbles antivol rattachés directement au vélo.

« Les utilisateurs qui ne respectent pas les règles appropriées de stationnement des vélos feront face à des avertissements, surcharges de 25$ et même la suspension du compte », indique l’entreprise.

Les vélos JUMP sont équipés d’un moteur de 350 watts qui délivre une assistance de pédalage électrique pouvant aller jusqu’à 32 km/h.

Vous pouvez gagner un casque gratuit

À l’occasion du lancement, des ambassadeurs JUMP vont distribuer aujourd’hui des centaines de casques gratuits partout dans la métropole.

Lire aussi : Navettes gratuites pour visiter le Parc des Îles-de-Boucherville

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Montréal : Un nouveau projet de lutte contre l’isolement social des aînés

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Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS) a lancé le projet Pour une communauté bienveillante envers ses aînés.

Le Plateau-Mont-Royal et Saint-Louis-du-Parc, dont la population est constituée à 70 % de personnes socialement défavorisées, comptent le plus haut taux de personnes âgées vivant seules à Montréal.

Ces faubourgs bénéficieront du programme déployé par le CIUSSS afin d’instaurer une structure de gériatrie sociale. Le projet s’ajoute à d’autres initiatives mises en œuvre récemment, dont le projet pilote de la Fondation AGES, annoncé le 3 juin dernier.

« La gériatrie sociale permet de rejoindre les aînés directement dans leur communauté, et c’est ce qui fait toute la différence lorsqu’il est question de briser leur isolement social et de favoriser leur vieillissement actif », a expliqué Marguerite Blais, ministre responsable des Aînés et des Proches aidants.

Sortir les aînés de leur isolement quotidien

Le projet Pour une communauté bienveillante envers ses aînés vise à veiller à l’intégration sociale des aînés vulnérables et isolés dans leurs milieux de vie.

Pour ce faire, un réseau de partenaires sera créé en vue d’entrer en contact avec ces personnes, « d’intervenir pour améliorer leur qualité de vie, de les accompagner vers les services appropriés ainsi que de favoriser leur autonomie et leur participation sociale », indique le communiqué du Cabinet de la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants.

Ce mardi, 25 juin, Québec a doté le CIUSSS, d’une aide financière de 400 000 $, qui contribuera à déployer le projet.

Lire aussi : Résidences privées pour aînés : la pénurie de préposé aux bénéficiaires fait rage au Québec

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La rue Amherst change de nom lors de la Journée nationale des peuples autochtones

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À l’occasion de Journée nationale des peuples autochtones, la Ville de Montréal donne à la rue Amherst le nouveau toponyme de rue Atateken.

« Remplacer un toponyme montréalais critiqué depuis de nombreuses années par un nom rassembleur qui invite à la paix et au partage entre les cultures autochtones et allochtones incarne bien l’esprit de Montréal dans son programme de réconciliation », a déclaré Valérie Plante la mairesse de Montréal.

En effet, le nom Amherst réfère à Jeffrey Amherst, un officier de l’armée britannique et un administrateur colonial, dont l’histoire est associée à l’utilisation des armes biologiques contre les Amérindiens. Le changement du toponyme crée des controverses depuis 2009. 

Un nouveau chapitre est donc entamé avec le nouveau nom qui souligne la culture autochtone. L’approbation de rebaptiser la rue s’inscrit dans le cadre de l’initiative « Montréal, métropole de réconciliation ».

« atateken » signifie « fraternité »

« Le retrait du nom de Jeffrey Amherst de la rue montre la volonté de travailler ensemble non seulement pour la réconciliation, mais avec des valeurs et des croyances communes. J’espère que les Montréalaises et les Montréalais adopteront ce nouveau mot de la même manière qu’il a été développé à travers nos valeurs et nos croyances communes », a souligné Hilda Nicholas, directrice du centre culturel de Kanehsatake, membre de la communauté de Kanehsatake et du comité de toponymie autochtone.

Le nouveau toponyme est on ne peut plus symbolique. ATATÉ: KEN est un « mot, en langue kanien’kéha (mohawk), qui signifie « frères et sœurs » et porte en lui la notion de relations et d’égalité entre les personnes », indique Mme Plante.

La Ville de Montréal a annoncé que le changement de toponyme sera fait d’ici la fin de l’été. « Comme le veut l’usage, pour faciliter le repérage des citoyens, les deux plaques toponymiques cohabiteront ensuite pendant plusieurs semaines. »

Lire aussi : Montréal : La danse rassemble une musulmane et un juif dans le festival Tangente

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