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Politique

Dépôt du projet de Loi sur la protection des langues autochtones

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En ce début de 2019, l’Année internationale des langues autochtones, Ottawa a déposé le projet de la Loi sur la protection des langues autochtones.

C’est un pas important qui concrétise l’engagement du premier ministre Justin Trudeau de promulguer la loi qui encadre la préservation de la richesse linguistique des autochtones.

Peuples autochtones, Peuples marginalisés au Canada…

Dans son discours du 6 décembre 2016, le premier ministre avait rappelé que les pensionnats et des décisions gouvernementales « ont été utilisés pour éliminer les langues et les cultures autochtones. » C’est pour cela que le projet de la loi soutiendra les appels à l’action nos 13, 14 et 15 de la Commission de vérité et réconciliation du Canada.

« Pour vraiment faire avancer le processus de réconciliation, nous devons renverser les dommages à long terme qu’ils ont causés. » Justin Trudeau.

Un projet élaboré en collaboration avec les peuples autochtones

La loi C-91, présentée ce mardi 5 février, par Pablo Rodriguez, le ministre du Patrimoine canadien et du Multiculturalisme, vise à revitaliser et à protéger les langues autochtones à travers plusieurs mécanismes législatifs. Le projet a été élaboré en collaboration avec les peuples autochtones.

« Je tiens à souligner le travail extraordinaire de l’Assemblée des Premières Nations, l’Inuit Tapiriit Kanatami et le Ralliement national des Métis. Il me tarde de poursuivre cet important travail avec eux, au cours des prochains mois », a déclaré M. Rodriguez.

En annonçant que 2019 sera l’Année internationale des langues autochtones, l’ONU a indiqué que les trois quarts des 90 langues autochtones vivantes au Canada sont « en danger». À ce propos, la nouvelle loi vise à « faire avancer les objectifs énoncés dans la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones », peut-on lire dans le communiqué de Patrimoine Canadien. Entre autres le projet initiera l’ouverture d’un bureau du commissaire aux langues autochtones.

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Environnement

Ottawa soutient la planification des infrastructures et la mise en place de solutions propres

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Ottawa et la Fédération canadienne des municipalités (FCM) ont annoncé ce lundi, 22 juillet, un investissement de plus de 2,4 millions de dollars à 51 nouveaux projets dans plusieurs collectivités du pays.

La somme octroyée par Ottawa aujourd’hui s’inscrit dans le cadre du Fonds municipal vert, et du Programme de gestion des actifs municipaux.

Selon François-Philippe Champagne, ministre de l’Infrastructure et des Collectivités, ces investissements serviront à aider les municipalités canadiennes à mieux planifier, construire et entretenir les infrastructures publiques.

À ce propos, Bill Karsten, président de la Fédération canadienne des municipalités, a indiqué que les municipalités sont propriétaires de plus de 60 pour cent des infrastructures publiques. Les projets sélectionnés proposent des outils innovants qui offrent des solutions environnementales tout en ayant des enjeux socio-économiques.

Les solutions participeront à réduire la pollution, améliorer l’efficacité énergétique et trouver de nouvelles utilisations pour leurs infrastructures publiques.

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 « Les investissements consacrés aux infrastructures vertes contribuent à faire croître notre économie, à créer de bons emplois de classe moyenne pour les Canadiens et à bâtir un avenir qui soit sous le signe de l’énergie propre », a affirmé Amarjeet Sohi, ministre des Ressources naturelles du Canada.

Au Québec, les données numériques pour aider à la prise de décision

D’après le communiqué d’Infrastructure Canada, au Québec, la Ville de Victoriaville utilise ses fonds du Programme de gestion des actifs municipaux pour améliorer sa capacité de collecter des données sur l’état de ses bâtiments et de ses égouts. Cette étude aidera la collectivité à prendre des décisions plus éclairées en ce qui a trait à ses investissements en infrastructure.

Lire aussi : Zones inondables : « le gouvernement renvoie la balle aux municipalités »

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Actualités

Huawei Canada : implantation d’accès Internet haute vitesse sans fil dans 70 collectivités éloignées

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L’entreprise de télécommunications Huawei Canada a annoncé qu’elle unira ses efforts à ceux de la société ICE Wireless and Iristel afin de brancher plus de 70 collectivités rurales éloignées d’ici 2025, notamment 20 collectivités en Arctique et 50 autres dans le nord-est du Québec. 

Des plans visent également d’autres collectivités situées à Terre-Neuve-et-Labrador. « Nous croyons fermement que tous les Canadiens devraient pouvoir se brancher au réseau mobile de 4e génération, peu importe où ils vivent au pays – même s’ils sont dans une région où il pourrait ne pas être économiquement viable d’offrir un accès Internet haute vitesse », a affirmé Eric Li, président de Huawei Canada.

Bien que la majorité des Canadiens ont un accès Internet haute vitesse, cela n’est pas toujours le cas de ceux vivant dans des régions à faible densité de population. Tant le gouvernement du Canada que l’Organisme des Nations unies (ONU) ont souligné l’importance de travailler à l’offre d’un accès Internet haute vitesse universel d’ici 2030 – ce qui améliorera l’inclusion sociale et économique. 

Offrir Internet haute vitesse dans les régions éloignées d’ici 2030 avec Huawei Canada ?

« Huawei Canada est actif au Canada depuis plus de dix ans et emploie plus de 1 100 employés au pays. La plupart d’entre nous en sont à anticiper la technologie sans fil de 5e génération, mais il faut garder en tête que de nombreuses régions éloignées n’ont toujours pas d’accès fiable au réseau mobile de 3e ou 4e génération. Ce projet aidera le Canada à respecter l’engagement qu’il a pris auprès de l’ONU quant à la prestation d’un service Internet haute vitesse à tous les Canadiens d’ici 2030 », a expliqué Alykhan Velshi, vice-président des affaires commerciales de Huawei Canada.

Huawei Canada a fait produire trois courts-métrages dressant le portrait de plusieurs résidents du nord dans leur collectivité respective – qui dépendent toutes d’un accès Internet pour faire prospérer et connaître leurs petites entreprises.

Pour sa part, Jean-François Dumoulin, vice-président des affaires réglementaires et gouvernementales auprès de la société Ice Wireless and Iristel, indique qu’il faut miser sur de l’équipement à haute fiabilité et à la fine pointe de la technologie dans le but de réduire au minimum la nécessité d’une intervention physique et d’éviter les pannes qui plongeraient de nouveau les collectivités dans la grande solitude. « C’est justement pour cela que nous avons décidé de collaborer avec Huawei Canada », a-t-il précisé.

À lire : Le sort de la directrice financière de Huawei scellé par la justice canadienne

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Politique municipale

Zones inondables : « le gouvernement renvoie la balle aux municipalités »

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L’arrondissement de Pierrefonds-Roxboro a exprimé aujourd’hui, 22 juillet, son mécontentement à l’encontre du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation concernant la gestion des demandes des résidents des zones inondables.

Le 15 juillet dernier, le ministère des Affaires municipales a révisé sa cartographie des zones inondables (ZIS), délimitant le territoire sur lequel il est interdit de reconstruire.

En annonçant cette mesure, adoptée suite aux crues printanières, le gouvernement a déclaré aussi que les municipalités seront désormais responsables de recueillir et de traiter les demandes des citoyens.

Or, l’arrondissement de Pierrefonds-Roxboro rappelle que lors du dépôt de la première cartographie, cette tâche incombait à Québec, qui demandait aux citoyens d’envoyer leurs demandes de révision directement au gouvernement.

Des municipalités sans les ressources nécessaires

Submergé par les demandes des citoyens depuis l’annonce, l’arrondissement de Pierrefonds-Roxboro a dénoncé ce lundi, 22 juillet, cette situation, rappelant que le ministère n’a pas encadré les municipalités pour ce faire.

« Encore une fois, le gouvernement renvoie la balle aux municipalités sans nous outiller avec les moyens nécessaires afin de répondre aux demandes et aux inquiétudes des citoyens », a précisé Dimitrios (Jim) Beis, le maire de l’arrondissement de Pierrefonds-Roxboro.

M. Beis a affirmé notamment que l’arrondissement a appris cette nouvelle au même temps que les citoyens. « Le gouvernement du Québec démontre encore qu’il travaille à reculons, sans consulter les municipalités qui sont les premières concernées », a-t-il commenté.

L’arrondissement a déclaré en outre qu’il ne possède pas les données et les ressources humaines pour traiter les demandes des résidents qui souhaitent que leur domicile soit retiré de la ZIS. Et ce, sachant que « le gouvernement remet la responsabilité entière à l’Administration des municipalités de certifier si une adresse a réellement été inondée ou pas, ce qui va au-delà de l’expertise et du mandat de l’arrondissement. »

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