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Des Canadiennes sur la route d’Alyssa

Hanen Hattab

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Avant Première MTL leur a souhaité bonne route alors qu’elles s’apprêtaient à prendre l’avion de l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau. 18 Canadiennes sont parties mercredi 27 décembre rouler sur un autre tapis blanc. Une compétition automobile «rose» les attend et la douceur du climat tunisien aussi.

La 4ème édition du Rallye Alyssa-Trophée Shell Fuel Save a commencé jeudi 28 décembre à Tunis. Plus d’une trentaine d’équipages féminins venant de France, du Canada, de la Belgique, l’Algérie, le Maroc et la Tunisie sont impatients de prendre la route le 29 pour parcourir la Tunisie du nord au sud.

Le lancement de la première participation canadienne a eu lieu lors du Salon International Tourisme Voyage le 20 octobre 2017 à la Place Bonaventure. Les équipages portant la feuille d’érable sont accompagnés notamment par des médias Canadiens, à savoir, agencetourdumonde.com, Télé Québec, siegehublot.com et Tourisme Plus. Tout ce beau monde aura la chance d’admirer 1500 kilomètres de paysages pittoresques et sites archéologiques et profitera des activités culturelles organisées à cette occasion.

Comment fonctionne le Rallye Alyssa ?

« Le Rallye Alyssa-Trophée Shell Fuel Save est un rallye automobile de régularité sur routes goudronnées ouvertes. La sécurité est la principale préoccupation des organisateurs, tout comme le respect du Code de la Route, de la Prévention routière ainsi que la préservation de tous les sites, villes et villages traversés. Les Concurrentes doivent respecter une moyenne de vitesses imposées par le règlement particulier du rallye et des heures de passages. Il est nul besoin d’être une championne du volant, ni de suivre un entrainement intensif, les participantes ont pour objectif de s’approcher le plus possible d’une vitesse moyenne imposée pour effectuer un trajet défini. », indique le communiqué de presse de l’événement. L’équipage gagnant sera celui qui a le moins de pénalités.

« Le sport est bien affaire de frissons.», a dit Jean Dion (Le Devoir, 1999). Certes les frissons ne sont pas toutes les mêmes. De toute évidence, elles seront plurielles dans ce road trip de fin d’année. Pour ce sport, et particulièrement cette initiative internationale aux enjeux culturels et touristiques, l’idée est d’apprécier l’aventure en dehors des sentiers balisés.  

« C’est une action qu’on a programmée avec la participation et le soutien de Tunisair. On espère que nos invités auront l’occasion de découvrir un beau pays lors de cet événement promotionnel.», a déclaré Issam Khereddine, directeur de l’Office du Tourisme Tunisien au Canada. « Cette année c’est la grande reprise du marché canadien. On a enregistré une augmentation de 36% par rapport à l’année dernière. », s’est-il réjouit.

De gauche à droite : Audrey Rheault-Labarre, Caroline Mongrain, Hélène Frênette et Martine Bussières. Crédit photo Avant Première MTL

Les participantes avec qui on a eu le plaisir de converser ne sont pas à la recherche d’adrénaline et d’émotions exclusivement liés au challenge et à la victoire. On est à deux jours du départ et pour elles la question du stress ne se pose même pas.

« Le stress dépend de comment tu prends ça avant de partir et dans quel but tu vas là. Si tu vas là pour t’amuser ou si tu vas là pour performer. Si c’est pour performer tu vas avoir plus de stress par rapport à la conduite et tout ça. Mais si tu t’en vas là pour participer, découvrir, visiter, rencontrer les gens, puis échanger, c’est toute une autre idée là. », a dit Hélène Frênette.

« Moi j’ai zéro stress. Je m’en vais là pour m’amuser. », a-t-elle confirmé, sourire aux lèvres.

Pour Mme Frênette c’est la deuxième compétition sur le goudron nord-africain. Comme les trois autres participantes, elle a été invitée par son amie Isabelle Gagné rencontrée en 2011 sur le circuit du Cap Fémina au Maroc. Mme Gagné fait partie du comité d’organisation du rallye Alyssa basé à Montréal.

« Dans les rallyes, on fait de belles rencontres avec plusieurs personnes de partout dans le monde. Et c’est pour cette raison que j’ai décidé d’y retourner cette année. », a ajouté Mme Frênette.

« Je ne suis jamais allée au désert. Je vais réaliser le rêve de ma vie dans ce rallye. J’y vais aussi dans l’esprit de rencontrer des gens, découvrir le pays, les Tunisiens et comment ils vivent.», a expliqué Martine Bussières, la coéquipière de Mme Frênette.

« C’est le défi personnel. Nous aussi on y va pour l’aventure plus que pour l’esprit de compétition, surtout que c’est notre premier rallye. », a exprimé l’équipe formée par Caroline Mongrain et Audrey Rheault-Labarre.

Durant l’épreuve le groupe visitera les côtes de Carthage, Tabarka, les sites archéologiques de Dougga et Mactaris, le Cap Bon, les oasis des montagnes Tamerza et Chebika, etc. Les sept jours de la virée seront appréciés, espérant, dans la convivialité et la bonne humeur qu’ont connus les éditions précédentes.

« Ce que j’ai aimé, c’est qu’on conduira en avant midi. On arrête en après-midi, puis après on a tout le restant de la journée pour aller visiter et explorer. Les horaires sont bien parce que la journée ou on roule le plus, on fait seulement 300 kilomètres », a indiqué Mme Bussières.

« C’est accès sur la sécurité routière, donc on ne sera pas obliger de rouler vite ce qui est bien parce qu’on va profiter des paysages. On ne sera pas pressé par le temps. »

Il fera entre 15 et 22 degrés pendant le rallye. En souhaitant que cette température clémente procurera zénitude et complicité requises pour gagner, on vous donne rendez-vous dans une semaine pour le compte rendu de ce doux périple.

Madame Hélène Frênette, participante au Rallye Alyssa-Trophée Shell Fuel fait part de son enthousiasme de sillonner la Tunisie, lors du départ des équipes québécoises de l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau à Montréal vers la Tunisie.

Monsieur Issam Khereddine, directeur de l’Office National du Tourisme Tunisien au Canada, présente le Rallye Alyssa-Trophée Shell Fuel lors du départ des équipes québécoises de l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau à Montréal vers la Tunisie.

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Hanen Hattab est doctorante en sémiologie à l’UQAM. Ses recherches portent sur les pratiques d’art et de design subversifs et contre culturels comme le vandalisme artistique, le sabotage et les détournements culturels dans l’illustration, les arts graphiques et la sculpture.

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1 Commentaire

1 Commentaire

  1. Gémond-tlili

    8 Jan 2018 à 5:31

    Très bel article ! Bravo !!!

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L’entrepreneuriat à Montréal attire les immigrants

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Selon une étude, publiée ce mardi, 25 septembre, par la Ville de Montréal, la métropole est un milieu propice à l’entrepreneuriat.

Un chiffre clé du sondage effectué pour réaliser cette étude montre l’ancrage de la culture entrepreneuriale dans la métropole.

En effet, 36,7% des répondants montréalais ont déclaré que l’entrepreneuriat représenterait leur choix optimal de carrière.

Les immigrants sont aussi attirés par l’entrepreneuriat que les natifs d’ici

L’étude est titrée « Portrait du dynamisme entrepreneurial ». Elle met en exergue l’indice entrepreneurial, à savoir les intentions d’entreprendre.

« Le nombre de gens qui passent du rêve à la réalité d’entreprendre est significativement plus élevé sur le territoire montréalais que dans le reste du Québec. » Robert Beaudry, responsable du développement économique et commercial et des relations gouvernementales au comité exécutif.

La métropole occupe la première place au Québec concernant le nombre de personnes ayant l’intention de se lancer en affaires. Le taux, en hausse par rapport 2014 (22,5%), se chiffre à 25,7%. Dans le reste de la province, il s’élève à 19,6%.

« Cette tendance est particulièrement notable chez les immigrants », indique M. Beaudry. « L’entrepreneuriat semble être un formidable vecteur d’intégration », a-t-il précisé.

Par ailleurs, l’étude mentionne aussi que les immigrants ont confié qu’ils se trouvent face au « manque de soutien conseil, technique et financier. »

L’étude indique aussi que Montréal attire aussi les jeunes et les femmes qui souhaitent se lancer en affaires. En effet, « 7,4 femmes pour 10 hommes ont l’intention de se lancer en affaires. » Ailleurs au Québec, on compte 6,2 femmes pour 10 hommes. Quant aux jeunes, l’étude révèle que « le tiers des entrepreneurs actuels se sont lancés en affaires avant l’âge de 35 ans. »

Les initiatives de la Ville de Montréal

Afin d’encourager à la création d’entreprises, la Ville déploie les actions suivantes :

  • Le plan d’action Entreprendre Montréal
  • La mise en place de l’École des Entrepreneurs du Québec à Montréal
  • Le lancement d’Expo Entrepreneurs

Lire aussi : Immigrants investisseurs, Québec ouvre un nouveau programme et offre 1900 places

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Facebook ne soutient plus les campagnes électorales

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Facebook a déclaré ce jeudi, 20 septembre, qu’il changera les modalités des services offerts aux partis politiques pendant les élections.

Après le scandale de Cambridge Analytica, Facebook a décidé de revoir ses rapports avec les partis politiques.

Selon Bloomberg, le réseau social continuera de proposer ses services aux compagnes et organisations politiques. Il sera, par ailleurs, plus distant.

En effet, l’entreprise veut éviter de se salir les mains sur la question de la protection des informations personnelles des abonnés.

Le réseau de Zuckerberg va, pour ce faire, cesser de fournir des conseils stratégiques ciblés. Il réduira notamment ses visites aux quartiers généraux des partis politiques, comme c’est le cas pendant 2016.

Pour rappel, le PDG de la plateforme avait promis aux parlementaires américains de s’assurer de protéger les données des utilisateurs pendant les élections, partout dans le monde.

Facebook avait admis aussi avoir fourni un soutien particulier à l’équipe de Trump en 2016.

Est-ce parce ce qu’il était un gros client ?

Dans une analyse interne de Facebook, obtenue par Bloomberg en 2018, un scientifique de l’entreprise a expliqué que la propagande de Trump était plus élaborée que celle de Clinton.

De juin à novembre 2016, l’équipe du locataire de la maison blanche s’est bien servie des outils de la plateforme.

Alors que la campagne de Trump a déboursé 44 millions de dollars sur les publicités de la plateforme, Clinton a seulement dépensé 28 millions de dollars.

Les élections 2020 se dérouleront elles sans le soutien de Facebook ?

Afin d’adopter une approche plus neutre, l’entreprise se concentrera sur l’interface de son portail politique. Elle optimisera l’accés aux informations dont les clients ont besoin.

Cependant, les campagnes et les organisations peuvent toujours contacter directement l’entreprise. Ils pourront recevoir des formations de base sur l’utilisation des annonces et demander de l’aide pour les faire approuver.

Lire aussi : Le niet à la neutralité du net…

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Éthique et Intelligence Artificielle : ses usages au Canada

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La question éthique est-elle prise en considération dans les entreprises canadiennes qui manipulent l’Intelligence Artificielle (IA) ? Un rapport réalisé par SAS, Accenture Applied Intelligence, Intel et Forbes Insights a tenté d’apporter un éclairage sur le sujet.

© SAS, Accenture, Intel 2018

Le rapport est basé sur un sondage réalisé en juillet 2018. 305 chefs d’entreprise de partout dans le monde y ont participé. L’échantillon canadien a été important : 44 entreprises du pays ont répondu au sondage.

Selon l’étude, publiée ce jeudi 20 septembre, les entreprises qui utilisent l’IA représentent 72% des organisations dans le monde. Au Canada, ils représentent 68%.

À l’échelle mondiale, 70% des entreprises offrent une formation en éthique à leurs technologues. Et 63% ont des comités d’éthique qui observent l’utilisation de l’IA.

Au Canada, le nombre des entreprises qui ont adopté une démarche éthique est un peu plus faible :

  • Formation en éthique des technologues : 67%
  • Comités d’éthique pour examiner l’utilisation de l’IA : 73%

Quels sont les enjeux d’une démarche éthique en IA ?

Comme l’indiquent les chiffres présentés ci-haut, l’étude s’est intéressée aux méthodes d’intervention des entreprises afin de sensibiliser ses collaborateurs sur l’éthique. Or, Rumman Chowdhury, chef de l’IA chez Accenture, souligne que « les organisations doivent aller au-delà des codes d’éthique directionnels. »

© SAS, Accenture, Intel 2018

« Elles doivent fournir des lignes directrices prescriptives, précises et techniques pour élaborer des systèmes d’IA sûrs, transparents, explicables et responsables », a-t-il précisé.

L’étude a observé le déploiement d’une démarche éthique qui a notamment des enjeux sociaux. Il s’agit de la surveillance des résultats obtenus par l’IA.

Ce volet de l’étude interroge donc l’implication de l’humain dans les activités qui ont recours à l’IA.

74 % des entreprises ont déclaré avoir adopté une surveillance étroite de leurs activités. Et ce grâce « au moins à un examen ou une évaluation hebdomadaire des résultats. »

Les taux des entreprises canadiennes qui ont recours à ce processus sont les suivants :

  • Examens/évaluations hebdomadaires des résultats de l’IA par des chefs de file de l’IA : 55%
  • Examens/évaluations hebdomadaires des résultats de l’IA par le reste des adoptants de l’IA : 42%

L’étude veut montrer aussi que cette démarche éthique impacte les relations entre une entreprise et ses partenaires.

« La capacité à comprendre comment l’intelligence artificielle prend des décisions renforce la confiance et permet une surveillance humaine efficace. » Yinyin Liu, responsable de la science des données chez Intel AI.

Pour consulter le rapport : Critical mass: Managing AI’s unstoppable progress

Lire aussi : Forum sur l’intelligence artificielle, Montréal entame le débat sur l’éthique

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