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Économie

Desjardins : les données personnelles de près de 3 millions de clients volées par un employé

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Le Mouvement Desjardins a été victime d’une fuite de données personnelles de 2,9 millions de membres personnels et corporatifs. Selon certaines informations, il y aurait un risque de vol d’identité des 40 % de clients touchés. Il s’agit notamment des noms, prénoms, dates de naissance, numéros d’assurance sociale, adresses, numéros de téléphone, courriels ainsi que d’autres renseignements portant sur les « habitudes transactionnelles ».

Le pirate à l’origine de la fuite serait un employé, un spécialiste des données, au Mouvement Desjardins. L’employé malveillant a été congédié et le stratagème qu’il aurait mis au point a été démantelé, a rassuré en conférence de presse ce jeudi, Guy Cormier, président et chef de la direction de Desjardins.

Une « situation très sérieuse », selon l’AMF!

Après en avoir été informée, l’Autorité des marchés financiers (AMF) dit s’être « rapidement enquise » des impacts potentiels de la situation et des mesures déployées par Desjardins afin d’y répondre efficacement. « L’Autorité a été rapidement avisée de l’incident tôt après sa découverte par Desjardins. L’Autorité est satisfaite des gestes posés jusqu’ici par Desjardins afin de protéger l’intérêt de ses membres et leurs actifs. Elle demeure confiante que les dirigeants de l’institution ont pris la situation en charge avec la rigueur, la transparence et la célérité que commande la situation, et que la collaboration offerte aux autorités policières est pleine et entière », a déclaré l’AMF dans un communiqué.

L’Autorité rappelle que le Mouvement Desjardins communiquera individuellement avec les membres affectés par la fuite et que des informations générales sur la situation sont disponibles sur le site Internet dédié au www.desjardins.com/renseignements-personnels.

Si l’AMF souligne qu’il s’agit d’une « situation très sérieuse », qu’elle suit de près. En raison de l’obligation légale de confidentialité à l’égard de ses travaux de surveillance prudentielle et des enquêtes policières toujours en cours, l’Autorité précise qu’elle n’émettra pas d’autres commentaires sur cette situation. « Cet incident majeur qui frappe aujourd’hui le Mouvement Desjardins met en perspective le risque omniprésent qui pèse désormais sur toutes les organisations en matière de risques liés à la sécurité de l’information », a-t-elle prévenu.

Les clients de Desjardins seront remboursés si…

Ainsi, l’Autorité insiste auprès des institutions financières qu’elle encadre sur l’importance que celles-ci évaluent adéquatement les risques associés à leurs technologies de l’information et qu’elles renforcent les mesures touchant la protection des renseignements personnels et la cybersécurité. « L’Autorité s’est donc assurée que Desjardins avait déployé immédiatement les mesures de renforcement additionnelles requises à la lumière de la faille découverte dans le cadre de cet incident », nous dit-on.

Le Mouvement Desjardins affirme que le nombre de fraudes répertoriées dans son réseau n’a pas augmenté depuis le vol. Il assure néanmoins qu’« advenant une perte financière liée à cette situation, les membres et les clients touchés seront remboursés ».

À lire : Fraude financière : Trois millions dollars ont été soutirés aux Québécois en 2018

Monde du travail

Contestation de l’assurance-emploi : le retour du tribunal tripartite salué par les organisations syndicales

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Les organisations syndicales FTQ, CSN, CSQ et CSD applaudissent la décision du gouvernement fédéral de remettre sur les rails le tribunal tripartite d’appel de contestation de l’assurance-emploi pour 2021. 

Ce tribunal, selon les organisations syndicales, avait été aboli par l’ancien gouvernement conservateur par pure idéologie. Sur ce tribunal décisionnel tripartite, maintenant appelé Commissions d’appel de l’assurance-emploi, siègeront des représentants du gouvernement, des employeurs et des organisations syndicales.

Dans un rapport publié en 2017, la firme KPMG, chargée d’évaluer le travail du Tribunal de la sécurité sociale (TSS) des conservateurs, avait conclu à l’inefficacité de ce dernier quant aux délais d’attente, à l’équité, à la transparence, à l’accessibilité et à la protection des chômeurs et chômeuses, en plus d’être plus couteux que l’ancien système.

Le gouvernement fédéral de rétablir le tribunal tripartite de contestation de l’assurance-emploi

« Face à ce constat d’échec, il devenait plus qu’important que l’actuel gouvernement agisse positivement afin de permettre aux travailleuses et aux travailleurs ayant perdu leur emploi d’être enfin traités de façon équitable, avec justice et respect, même si nous aurions préféré que cette nouvelle réforme soit effective plus rapidement », a déclaré le secrétaire général de la FTQ, Serge Cadieux.

« La CSN partage l’avis de la FTQ et aurait souhaité que l’on redonne une voix aux travailleuses et aux travailleurs plus rapidement. Toujours sur la question de l’assurance-emploi, la CSN tient à rappeler que l’important problème du « trou noir » n’est toujours pas réglé, ce qui prive des milliers de personnes de prestations dans certaines régions », a soutenu Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

Le problème du « trou noir » n’est pas réglé!

« Rappelons que le régime d’assurance-emploi est financé à 100 % par les employés et les employeurs, poursuit Luc Beauregard, vice-président de la CSQ. Il est donc souhaitable que les représentants de ces derniers soient impliqués dans les décisions et puissent être directement informés de l’évolution des problématiques liés à l’application du régime. De plus, la participation de représentants du milieu assure que la réalité de chaque région soit prise en compte. »

« La décision de ramener les tribunaux d’appel tripartites ne tombe pas du ciel, elle survient après une intense campagne des centrales syndicales et des groupes de femmes et de défense des chômeurs en vue de réformer le Tribunal de la sécurité sociale pour que les personnes en chômage qui vont en appel d’une décision en matière d’assurance-emploi retrouvent une instance plus conviviale, où ils sont entendus par des membres de la communauté issus des parties prenantes du régime d’assurance-emploi, et non par des personnes dont la nomination dépend de leur allégeance politique. C’est une victoire pour les chômeurs et les chômeuses », conclut le président de la CSD, Luc Vachon.

Source : FTQ, CSN, CSQ, CSD

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Économie

Planification : le Québec pourrait connaître un âge d’or économique s’il accueillait davantage d’immigrants

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La Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM) a présenté mercredi 14 août son mémoire intitulé Planifier l’immigration pour répondre aux besoins du Québec devant la Commission des relations avec les citoyens. La CCMM encourage le gouvernement québécois a accueilli plus d’immigrants dans la Belle Province canadiennes.

La croissance soutenue de l’économie du Québec et de sa métropole ainsi que l’effervescence du marché du travail, combinées à l’important resserrement démographique, mettent plus que jamais en relief les défis auxquels font face les employeurs en matière d’embauche. 

Afin d’atteindre les objectifs de croissance ambitieux qu’a fixés le premier ministre du Québec, il importe de s’assurer que tous les outils nécessaires, dont l’immigration, sont mis à contribution. La Chambre estime qu’il est essentiel que le gouvernement élabore une planification de l’immigration en phase avec les besoins de l’économie québécoise.

Rehausser significativement les seuils d’immigration 

« Nous sommes possiblement à l’aube d’un âge d’or économique pour le Québec. La croissance économique au Québec et dans sa métropole est robuste, elle surpasse même celle du reste du Canada. Le taux de chômage est également inférieur lorsqu’on compare Montréal aux autres métropoles canadiennes. Les entreprises investissent et les salaires sont en progression. Cette situation est extrêmement positive, et pourrait s’améliorer davantage si le gouvernement adoptait des mesures ambitieuses pour résoudre les enjeux de main-d’œuvre », a déclaré Michel Leblanc, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

« À cet effet, la hausse des seuils est prioritaire pour soutenir cet élan économique. Pour la Chambre, l’accueil de 60 000 immigrants par année est un seuil minimal à atteindre, dans un premier temps, afin de répondre aux besoins du marché du travail. Nous recommandons de rehausser ensuite le nombre d’immigrants reçus dans une proportion qui permettra de maintenir le poids démographique du Québec dans le Canada », a indiqué M. Leblanc.

Étrangers temporaires, étudiants internationaux : un bassin de candidats stratégiques…

« Les travailleurs étrangers temporaires et les étudiants internationaux constituent un bassin de candidats stratégiques au fort potentiel d’intégration. La Chambre invite le gouvernement à miser en priorité sur ces talents qui se trouvent déjà en sol québécois, en facilitant la transition de leur statut temporaire au statut permanent. Pour y parvenir, il faudra s’assurer d’avoir les ressources humaines et financières adéquates pour traiter rapidement les dossiers reçus », a expliqué Michel Leblanc.

Impliquer le milieu des affaires pour identifier les besoins du marché

« La Chambre a pris position à plusieurs reprises au cours des dernières années pour une sélection des immigrants en fonction des réalités du marché du travail. Le gouvernement a récemment pris des décisions qui abondent dans ce sens. D’abord avec la mise en place de la plateforme Arrima, basée sur la déclaration d’intérêt, puis avec la création du Parcours d’accompagnement personnalisé. Toutefois, pour que ce système soit pleinement efficace, la grille de sélection doit refléter fidèlement les besoins en constante évolution de l’économie. Le milieu des affaires est très bien placé pour identifier ces enjeux. Nous encourageons le gouvernement à mettre à profit ces connaissances lors de consultations semi-annuelles auprès des parties prenantes pour ensuite faire, chaque année, une révision des critères de sélection », a poursuivi M. Leblanc.

Faciliter l’intégration

« La Chambre s’implique activement dans l’intégration des nouveaux arrivants par l’entremise de son programme de maillage professionnel, Interconnexion, ainsi que par son programme de francisation, « J’apprends le français ». Le succès de ces deux initiatives appuyées par le gouvernement du Québec est éloquent et démontre l’importance de poursuivre les efforts en matière d’intégration et de francisation », a mentionné Michel Leblanc. 

« Le taux de surqualification des personnes immigrantes du Québec — qui frôle les 63 % — est l’un des plus élevés au Canada. C’est en occupant un poste à la hauteur de leurs qualifications que ces nouveaux arrivants seront en mesure de contribuer à la croissance de l’économie. Par conséquent, il est prioritaire de faciliter la reconnaissance des acquis, notamment par la mise en place de voies d’accréditation accélérée par les divers ordres professionnels », a ajouté M. Leblanc.

Bien positionner le Québec

« Montréal accueille plus de 85 % des nouveaux arrivants qui s’installent au Québec. Elle est reconnue pour sa diversité, qui représente certainement l’un des ingrédients essentiels à son dynamisme et à son rayonnement sur la scène internationale. Il est indispensable de redoubler d’efforts pour sensibiliser la population et les entreprises à l’importance stratégique de s’ouvrir aux talents étrangers afin d’assurer la compétitivité de nos entreprises. De plus, la Chambre estime que le gouvernement doit envoyer un message clair sur la scène internationale afin de souligner notre ouverture à l’immigration et de positionner le Québec comme destination idéale pour les talents disposés à immigrer ici », a conclu Michel Leblanc.

Consultez le mémoire de la Chambre ici.

Source : CCMM

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Actualités

Vol de renseignements personnels : après Desjardins, Québec annonce l’encadrement des agences de crédit

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Le ministre des Finances, Eric Girard, a annoncé mercredi 14 août son intention de déposer un projet de loi dans la foulée du vol de renseignements personnels chez Desjardins.

Avec ce projet de loi, le ministre souhaite introduire un encadrement des agences de crédit et offrir le gel ou le verrou du crédit, à l’instar de ce qui se fait présentement ailleurs dans le monde. Les modifications législatives proposées viseront ainsi à améliorer la protection des données financières des citoyens. « Nous avons l’intention de mettre en place des mesures visant à accroître la protection des informations financières de tous les Québécois et Québécoises », a annoncé Eric Girard.

De plus, le ministre a annoncé qu’il a convenu avec le Mouvement Desjardins de resserrer sa gouvernance et sa gestion de risques dans le cadre du bilan amorcé en collaboration avec l’Autorité des marchés financiers. « L’incident chez Desjardins est regrettable, et je comprends que les Québécois soient inquiets. Nous sommes conscients qu’ils attendent du gouvernement des améliorations », a-t-il déploré.

Equifax face aux Vols de renseignements personnels...

Le ministre a tenu à rassurer les membres de Desjardins concernés et la population en général. En effet, la situation est gérée de façon adéquate par l’institution financière, sous l’œil attentif de l’Autorité des marchés financiers. Il a rappelé que les actifs financiers des membres sont garantis en cas de fraude. Il constate aussi l’inscription en grand nombre des membres de Desjardins aux services d’Equifax, ce qui contribuera à la prévention des fraudes. On ne rapporte d’ailleurs aucune augmentation des cas de fraude chez Desjardins depuis le vol de données.

Le ministre est d’avis que l’institution coopérative a réagi rapidement et de façon responsable en offrant notamment à ses membres un plan de protection et d’assistance gratuit contre le vol d’identité. Il dit comprendre par ailleurs l’inquiétude et l’insatisfaction des clients concernés, et c’est pourquoi il considère que des changements législatifs doivent être apportés.

À lire : Desjardins : les données personnelles de près de 3 millions de clients volées par un employé

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