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Politique

Dieudonné Ella Oyono : Moi président du Parti québécois ?

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Dieudonné Ella Oyono, candidat à la présidence du Parti Québécois.

L’ancien président du Comité de la diversité du parti québécois (PQ), Dieudonné Ella Oyono, annonce qu’il sera candidat à la présidence du PQ pour succéder à Gabrielle Lemieux qui quittera ses fonctions le 10 novembre prochain. 

M. Oyono briguera la présidence du parti indépendantiste l’automne prochain. L’homme de 45 ans et père de 3 enfants a défendu les couleurs du PQ lors de l’élection générale du 1er octobre 2018 dans la circonscription de Saint-Henri Sainte-Anne. « Je salue le travail remarquable de Gabrielle Lemieux au cours des deux dernières années. Sous sa présidence, le PQ aura entamé le plus grand exercice de modernisation de son histoire. Avec l’équipe de madame Lemieux, de grandes étapes ont été franchies afin de présenter aux Québécoises et aux Québécois une offre politique à la hauteur de leurs aspirations », a souligné Dieudonné Ella Oyono. 

Depuis son arrivée au PQ, le Québécois d’origine gabonaise a occupé les fonctions de premier président du comité de la diversité et de président du parti dans la circonscription de Pointe-aux-Trembles. 

À la tête du Conseil exécutif national (CEN), il misera sur sa vaste expérience dans les services publics : doctorant à l’École des Sciences de la Gestion de l’UQÀM en économie, il a été conseiller économique au Gouvernement du Québec pendant dix ans. Il est maintenant commissaire au développement économique à la Ville de Montréal en plus d’être chargé de cours en économie à l’université du Québec à Montréal. 

« Le Parti Québécois a un projet porteur pour le Québec et celui-ci mérite d’être connu par un plus grand nombre de nos compatriotes de toutes origines. Qu’il s’agisse de l’épanouissement de notre langue et de notre culture ou de grandes transformations économiques telles que la transition écologique, tous ces enjeux sont freinées par le statut du Québec au sein de la fédération canadienne. Nous pouvons clairement le constater, il plus que temps que le Québec se réalise politiquement, économiquement, culturellement et écologiquement », a rappelé M. Oyono qui croit que son parti doit se démarquer des autres formations politiques en faisant du projet d’indépendance une priorité pour le Québec. 

Qu’est-ce qu’il faut au PQ ?

Ses grandes idées politiques se retrouvent notamment dans son livre « Comment tomber en amour avec son nouveau pays? Dix sept ans de vie commune avec le Québec » paru en 2018. Il a également publié divers textes d’opinions dans Le Devoir et La Presse sur des sujets tels que les accords de libre-échange, la fiscalité québécoise, le développement économique régional et la capacité d’accueil des travailleurs étrangers. 

S’il est élu président du Parti Québécois, il mettra l’accent sur le travail d’équipe au sein du CEN pour atteindre ses principaux objectifs qui seront, en collaboration avec les élus du parti et la permanence, de mettre en œuvre les actions de modernisation qui seront adoptées par les militants au congrès extraordinaire de novembre 2019, accélérer le rapprochement avec les représentants des communautés culturelles et organiser la course à la chefferie du PQ. 

À lire : Départ de Catherine Fournier : trois «ingrédients indispensables» de Dieudonné Oyono pour ressusciter le PQ

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Monde du travail

Contestation de l’assurance-emploi : le retour du tribunal tripartite salué par les organisations syndicales

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Les organisations syndicales FTQ, CSN, CSQ et CSD applaudissent la décision du gouvernement fédéral de remettre sur les rails le tribunal tripartite d’appel de contestation de l’assurance-emploi pour 2021. 

Ce tribunal, selon les organisations syndicales, avait été aboli par l’ancien gouvernement conservateur par pure idéologie. Sur ce tribunal décisionnel tripartite, maintenant appelé Commissions d’appel de l’assurance-emploi, siègeront des représentants du gouvernement, des employeurs et des organisations syndicales.

Dans un rapport publié en 2017, la firme KPMG, chargée d’évaluer le travail du Tribunal de la sécurité sociale (TSS) des conservateurs, avait conclu à l’inefficacité de ce dernier quant aux délais d’attente, à l’équité, à la transparence, à l’accessibilité et à la protection des chômeurs et chômeuses, en plus d’être plus couteux que l’ancien système.

Le gouvernement fédéral de rétablir le tribunal tripartite de contestation de l’assurance-emploi

« Face à ce constat d’échec, il devenait plus qu’important que l’actuel gouvernement agisse positivement afin de permettre aux travailleuses et aux travailleurs ayant perdu leur emploi d’être enfin traités de façon équitable, avec justice et respect, même si nous aurions préféré que cette nouvelle réforme soit effective plus rapidement », a déclaré le secrétaire général de la FTQ, Serge Cadieux.

« La CSN partage l’avis de la FTQ et aurait souhaité que l’on redonne une voix aux travailleuses et aux travailleurs plus rapidement. Toujours sur la question de l’assurance-emploi, la CSN tient à rappeler que l’important problème du « trou noir » n’est toujours pas réglé, ce qui prive des milliers de personnes de prestations dans certaines régions », a soutenu Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

Le problème du « trou noir » n’est pas réglé!

« Rappelons que le régime d’assurance-emploi est financé à 100 % par les employés et les employeurs, poursuit Luc Beauregard, vice-président de la CSQ. Il est donc souhaitable que les représentants de ces derniers soient impliqués dans les décisions et puissent être directement informés de l’évolution des problématiques liés à l’application du régime. De plus, la participation de représentants du milieu assure que la réalité de chaque région soit prise en compte. »

« La décision de ramener les tribunaux d’appel tripartites ne tombe pas du ciel, elle survient après une intense campagne des centrales syndicales et des groupes de femmes et de défense des chômeurs en vue de réformer le Tribunal de la sécurité sociale pour que les personnes en chômage qui vont en appel d’une décision en matière d’assurance-emploi retrouvent une instance plus conviviale, où ils sont entendus par des membres de la communauté issus des parties prenantes du régime d’assurance-emploi, et non par des personnes dont la nomination dépend de leur allégeance politique. C’est une victoire pour les chômeurs et les chômeuses », conclut le président de la CSD, Luc Vachon.

Source : FTQ, CSN, CSQ, CSD

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Économie

Planification : le Québec pourrait connaître un âge d’or économique s’il accueillait davantage d’immigrants

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La Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM) a présenté mercredi 14 août son mémoire intitulé Planifier l’immigration pour répondre aux besoins du Québec devant la Commission des relations avec les citoyens. La CCMM encourage le gouvernement québécois a accueilli plus d’immigrants dans la Belle Province canadiennes.

La croissance soutenue de l’économie du Québec et de sa métropole ainsi que l’effervescence du marché du travail, combinées à l’important resserrement démographique, mettent plus que jamais en relief les défis auxquels font face les employeurs en matière d’embauche. 

Afin d’atteindre les objectifs de croissance ambitieux qu’a fixés le premier ministre du Québec, il importe de s’assurer que tous les outils nécessaires, dont l’immigration, sont mis à contribution. La Chambre estime qu’il est essentiel que le gouvernement élabore une planification de l’immigration en phase avec les besoins de l’économie québécoise.

Rehausser significativement les seuils d’immigration 

« Nous sommes possiblement à l’aube d’un âge d’or économique pour le Québec. La croissance économique au Québec et dans sa métropole est robuste, elle surpasse même celle du reste du Canada. Le taux de chômage est également inférieur lorsqu’on compare Montréal aux autres métropoles canadiennes. Les entreprises investissent et les salaires sont en progression. Cette situation est extrêmement positive, et pourrait s’améliorer davantage si le gouvernement adoptait des mesures ambitieuses pour résoudre les enjeux de main-d’œuvre », a déclaré Michel Leblanc, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

« À cet effet, la hausse des seuils est prioritaire pour soutenir cet élan économique. Pour la Chambre, l’accueil de 60 000 immigrants par année est un seuil minimal à atteindre, dans un premier temps, afin de répondre aux besoins du marché du travail. Nous recommandons de rehausser ensuite le nombre d’immigrants reçus dans une proportion qui permettra de maintenir le poids démographique du Québec dans le Canada », a indiqué M. Leblanc.

Étrangers temporaires, étudiants internationaux : un bassin de candidats stratégiques…

« Les travailleurs étrangers temporaires et les étudiants internationaux constituent un bassin de candidats stratégiques au fort potentiel d’intégration. La Chambre invite le gouvernement à miser en priorité sur ces talents qui se trouvent déjà en sol québécois, en facilitant la transition de leur statut temporaire au statut permanent. Pour y parvenir, il faudra s’assurer d’avoir les ressources humaines et financières adéquates pour traiter rapidement les dossiers reçus », a expliqué Michel Leblanc.

Impliquer le milieu des affaires pour identifier les besoins du marché

« La Chambre a pris position à plusieurs reprises au cours des dernières années pour une sélection des immigrants en fonction des réalités du marché du travail. Le gouvernement a récemment pris des décisions qui abondent dans ce sens. D’abord avec la mise en place de la plateforme Arrima, basée sur la déclaration d’intérêt, puis avec la création du Parcours d’accompagnement personnalisé. Toutefois, pour que ce système soit pleinement efficace, la grille de sélection doit refléter fidèlement les besoins en constante évolution de l’économie. Le milieu des affaires est très bien placé pour identifier ces enjeux. Nous encourageons le gouvernement à mettre à profit ces connaissances lors de consultations semi-annuelles auprès des parties prenantes pour ensuite faire, chaque année, une révision des critères de sélection », a poursuivi M. Leblanc.

Faciliter l’intégration

« La Chambre s’implique activement dans l’intégration des nouveaux arrivants par l’entremise de son programme de maillage professionnel, Interconnexion, ainsi que par son programme de francisation, « J’apprends le français ». Le succès de ces deux initiatives appuyées par le gouvernement du Québec est éloquent et démontre l’importance de poursuivre les efforts en matière d’intégration et de francisation », a mentionné Michel Leblanc. 

« Le taux de surqualification des personnes immigrantes du Québec — qui frôle les 63 % — est l’un des plus élevés au Canada. C’est en occupant un poste à la hauteur de leurs qualifications que ces nouveaux arrivants seront en mesure de contribuer à la croissance de l’économie. Par conséquent, il est prioritaire de faciliter la reconnaissance des acquis, notamment par la mise en place de voies d’accréditation accélérée par les divers ordres professionnels », a ajouté M. Leblanc.

Bien positionner le Québec

« Montréal accueille plus de 85 % des nouveaux arrivants qui s’installent au Québec. Elle est reconnue pour sa diversité, qui représente certainement l’un des ingrédients essentiels à son dynamisme et à son rayonnement sur la scène internationale. Il est indispensable de redoubler d’efforts pour sensibiliser la population et les entreprises à l’importance stratégique de s’ouvrir aux talents étrangers afin d’assurer la compétitivité de nos entreprises. De plus, la Chambre estime que le gouvernement doit envoyer un message clair sur la scène internationale afin de souligner notre ouverture à l’immigration et de positionner le Québec comme destination idéale pour les talents disposés à immigrer ici », a conclu Michel Leblanc.

Consultez le mémoire de la Chambre ici.

Source : CCMM

À lire : Entrée express : 1 773 candidats avec expérience en technologie invités en Ontario

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Environnement

Gestimat, un outil novateur visant à encourager les constructions à faible empreinte carbone au Canada

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Au terme du Conseil canadien des ministres des forêts, qui s’est tenu à Waskesiu Lake en Saskatchewan, le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour, a présenté Gestimat, un nouvel outil novateur conçu pour quantifier, analyser et comparer l’empreinte carbone des matériaux dans les projets de construction. 

Québec a annoncé son intention de collaborer avec les provinces et les territoires du Canada qui souhaitent adapter le Gestimat à leur contexte et à le rendre disponible. « (…) Je suis fier d’avoir pu présenter à mes homologues, lors du Conseil canadien des ministres des forêts Gestimat, un outil novateur qui permet de calculer l’empreinte carbone des matériaux choisis afin que les constructions soient plus écologiques », a déclaré Pierre Dufour.

Le Web pour comparer les émissions de gaz à effet de serre

S’inscrivant dans l’engagement gouvernemental de la Charte du bois, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) a collaboré avec Cecobois à la mise au point d’une plateforme Web permettant de comparer les émissions de gaz à effet de serre (GES) pour des structures de bâtiments construites avec différents matériaux (bois, acier et béton).

« Le bois est omniprésent dans la culture canadienne et constitue un moteur économique pour les collectivités d’un océan à l’autre. Le Gouvernement du Québec s’est engagé à promouvoir l’utilisation de cette ressource dans la construction et est ouvert à faire connaître son expertise au-delà de nos frontières. »

– Pierre Dufour, ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs

Les provinces et les territoires sont bien placés pour connaître l’importance économique et environnementale de l’utilisation du bois dans les projets d’infrastructures. C’est pourquoi notre gouvernement souhaite leur faire connaître les meilleures pratiques et l’expertise technique en leur offrant l’accessibilité à la plateforme Gestimat au cours des prochaines années. 

Rendre accessible Gestimat à l’ensemble de la population partout au Canada

Le ministre Dufour a invité toutes les provinces et tous les territoires à travailler en partenariat avec le Québec pour maximiser toutes les occasions de considérer le bois dans les projets de construction de bâtiments. (…) En rendant accessible Gestimat à l’ensemble de la population des provinces et des territoires, nous pourrions faire un pas de plus vers la promotion mutuelle d’un développement économique basé sur nos ressources forestières renouvelables contribuant ainsi à la lutte contre les changements climatiques », a fait valoir Pierre Dufour.

À lire : Taxe carbone : l’IEDM dénonce une « discrimination » entre le Québec et l’Alberta

L’Ontario adhère à ces principes et elle a été la première province à manifester ouvertement son intérêt pour le logiciel de conception québécoise. Le Québec et l’Ontario vont travailler en étroite collaboration afin de conclure une entente à ce sujet très prochainement.

À lire aussi : Notre planète vit à crédit à partir d’aujourd’hui

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