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Société

Nancy Marcoux, de la résilience à la paix intérieure

Hanen Hattab

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Crédit photo Nancy Marcoux

Il était question au début de parler méditation et techniques d’éveil de conscience avec l’experte Nancy Marcoux, mais la discussion a pris une tournure inattendue…

Hanen Hattab : Qui êtes-vous ?

Nancy Marcoux : Je suis conférencière, consultante et enseignante de méditation pleine conscience et intervenante psychosociale. Je suis avant tout une mère d’un garçon de 25 ans, un jeune homme extraordinaire. En fait, je suis native de l’Abitibi-Témiscamingue. Ça fait seulement deux ans que je suis à Montréal. Et c’est seulement sur un appel à l’intérieur de moi, le 22 décembre à 2h22 du matin, que j’ai décidé de venir ici. Je suis arrivée ici à 44 ans, je n’avais pas de clientèle, mais je savais ce que je voulais faire.

HH : En quoi consiste votre travail en ce moment ?

NM : Je travaille avec les gens pour les faire revenir à leur conscience, qui ils sont vraiment, pour les renouer avec leurs authenticités, mais aussi avec leurs cœurs. J’amène les gens à mettre un sens à chaque action qu’ils font au cœur de leur réflexion. Ça fait plus de 25 ans que je fais ça.

HH : Comment votre carrière a t-elle commencé ?

NM : J’ai été directrice adjointe d’école secondaire. J’ai été aussi experte au ministère de l’Éducation auprès des élèves en difficulté d’apprentissage, donc j’étais enseignante. À travers tout mon parcours en milieu scolaire, j’avais aussi mon bureau privé de consultation. Je rencontrais des enfants, des ados et des parents pour faire du travail qui les aident au niveau du comportement. En fait, je fais de l’intervention sociale depuis l’âge de 17 ans. J’ai fait des études universitaires pour améliorer mes aptitudes. J’ai aussi travaillé, au Service d’aide et de traitement en apprentissage social, comme coordinatrice en violence conjugale auprès des hommes ayant un comportement violent et les agresseurs sexuels également.

HH : D’où vient cet engouement pour les pratiques d’accompagnement ?

NM : J’ai subi moi-même des abus sexuels de deux à quatorze ans. J’ai vécu la violence. Mais, ce sont des choses que j’ai transcendé, ce qui m’a amené à aller travailler avec les hommes. L’agresseur vulnérable était mon sujet de maîtrise. Dans mon travail universitaire, je suis arrivée à la conclusion que si j’aide une femme, j’aide une seule personne ; mais si j’aide un homme, c’est comme si dix femmes vont en bénéficier après. Je n’excuse pas le comportement du tout, mais il y a une souffrance et une vulnérabilité derrière cette violence.

HH : Comment avez-vous fait pour surmonter votre vécu et accompagner des agresseurs ?

NM : J’ai moi même eu des comportements destructeurs avant d’avoir cette solidité et cette paix intérieure. Je me suis mise à faire du sport, à méditer et faire des choses qui m’ont aidé. Mais, jusqu’au moment où j’ai réussi à transcender, j’étais cet agresseur autant envers moi-même parce que j’ai fait une tentative de suicide. J’ai constaté que pour la plupart des gens qui manifestent un comportement inadéquat, il y’a une souffrance derrière ça. Je ne parle pas des psychopathes, des gens comme ça, mais la plupart ont eu une enfance difficile.

Je n’excuse pas du tout le comportement, mais si on ne va pas être à l’écoute de cette souffrance là et tendre la main, qu’est ce que vous pensez qu’il va arriver ? C’était important pour moi d’avoir des outils pour comprendre tout ça. Et puis à travers l’expérience d’intervention et les études, j’ai compris aussi que les hommes veulent demander de l’aide ; mais à cause des codes de masculinité dans lesquels ils sont élevés, ils ne le faisaient pas.

HH : Après cette carrière bien cadrée en intervention sociale, c’est très courageux de tout laisser et de s’embarquer dans l’entrepreneuriat.

NM : Surtout m’en venir ici ! Comme je te disais dés l’âge de 17 ans, je faisais déjà du travail autonome, donc j’avais déjà cet esprit là. J’enseignais aussi dans les parcours accès sur l’emploi, donc je faisais la supervision de stages. J’intégrais les élèves dans les milieux de travail et on créait des entreprises. J’ai même gagné des concours internationaux avec mes élèves dans l’entrepreneuriat.

HH : Avez-vous créé votre méthode personnelle de coaching à partir de tout ce parcours ? Pouvez-vous la présenter davantage ?

NM : J’amène les gens à faire leur dialogue intérieur de manière plus efficiente. Ce n’est pas seulement écouter nos pensées, nos peurs et nos mécanismes de défense. En dessous de ça, il y a toujours quelque chose de pure, qui est notre essence. C’est ce qu’on oubli parce qu’on n’a pas fait le nettoyage. Je permets aux gens d’éveiller ce qui est déjà présent en eux et qu’ils ne sentent plus par différentes approches que je déploie au cas par cas.

HH : Comment on déclenche ce dialogue ?

NM : Quand les gens ont pris un rendez-vous, le travail a déjà commencé. Avec l’habilité que j’ai développée en 25 ans, mes questions sont pointues. Par la suite, la discussion est très séquencée. Je n’ai même pas besoin de connaître l’histoire de la personne pour pouvoir l’encadrer. J’ai la capacité de percevoir au-delà de ce qui se présente devant moi, de saisir l’insaisissable et de comprendre l’incompréhensible.

HH : Qu’est ce que vous entendez par invisible ?

NM : C’est ma capacité de ressentir les gens. Cette faculté de ressentir au-delà de la présence, ça me vient de ma famille, de ma mère. De génération en génération, ce sont des gens qui comme on dit « ont des dons », mais moi, je préfère dire qu’on est traversé par une sorte de vibration, d’énergie pure. Ma mère était capable d’arrêter le sang, de guérir des brûlures, lire l’avenir, se projeter. Cette télépathie, cette capacité-là, j’ai toujours était là-dedans. Quand j’étais petite à l’école, mes amis savaient que quand je me mettais à faire la danse de pluie, il arrêtait de pleuvoir

HH : Est-ce que c’est en rapport avec des spiritualités autochtones ?

NM : Oui. Mon grand-père a des racines autochtones. Mais, il n’a pas été dans sa communauté. Il a été élevé dans un orphelinat. Mais, il avait cette connexion là avec la nature qu’il nous a transmis. Ce genre de transmissions qui se font de bouche à oreilles. Ma mère était par contre très religieuse, de l’église catholique. Elle était en conflit avec elle-même parce que tout ce qu’elle sentait était considéré comme être possédé par un démon. Avoir ces qualités, c’est considéré comme un péché. C’est important pour moi maintenant de guider les gens dans la spiritualité et de ne pas laisser des fausses croyances dans ça.

HH : Quel genre de pratiques spirituelles ?

Je m’intéresse beaucoup maintenant au kriyā yoga. C’est une lignée d’ancêtres mystiques qui ont atteint une paix solide et permanente à l’intérieur d’eux, et par leurs énergies et leurs présences, tu te sens apaisé et dans un univers d’amour pur.

D’autres pratiques et méthodes de recherche de l’harmonie et du bien être sont présentées dans le site web de Nancy Marcoux : www.nancymarcoux.com

Crédit photo:
Crédit photo Nancy Marcoux

Hanen Hattab est doctorante en sémiologie à l’UQAM. Ses recherches portent sur les pratiques d’art et de design subversifs et contre culturels comme le vandalisme artistique, le sabotage et les détournements culturels dans l’illustration, les arts graphiques et la sculpture.

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En Avant

14 février 💝 la Saint-Valentin… en chiffres au Canada

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Nommé d’après Saint Valentin, le 14 février est le jour où les gens en profitent pour exprimer leur amour en s’offrant des cartes, des chocolats, des roses ou des articles personnels, ou en organisant un souper romantique aux chandelles.

VOICI QUELQUES FAITS INTÉRESSANTS POUR SOULIGNER CETTE OCCASION

Tous les couples

  • 8 227 925 — Le nombre total de couples dans les ménages privés au Canada en 2016. Un peu moins de 6,5 millions étaient des couples mariés et plus de 1,7 million étaient des couples vivant en union libre.

Source : Recensement de 2016, Profil du recensement.

  • 16 455 840 — Le nombre total de personnes âgées de 15 ans et plus vivant en couple dans les ménages privés au Canada en 2016. Cela comprend les conjoints mariés de même sexe ou de sexe opposé et les partenaires en union libre.

Source : État matrimonial et situation sexe opposé/même sexe selon le sexe pour les personnes âgées de 15 ans et plus vivant dans les ménages privés pour les deux sexes, total, présence et âge des enfants, chiffres de 2016, Canada, provinces et territoires, Recensement de 2016 – Données intégrales.


Les célibataires

  • 12 418 440 — Le nombre total de personnes âgées de 15 ans et plus ne vivant pas en couple au Canada en 2016.

Source : Recensement de 2016, Profil du recensement.


Les couples de même sexe

Les couples de même sexe représentaient 0,9 % de tous les couples en 2016.

Le nombre de couples mariés de même sexe a augmenté de 60,7 % entre 2006 et 2016, soit la première période complète de 10 ans depuis la légalisation du mariage entre conjoints de même sexe à l’échelle du pays.

  • 72 880 — Le nombre de familles composées d’un couple de même sexe en 2016.
  • 24 370 — Le nombre de couples de même sexe qui étaient mariés en 2016.
  • 48 510 — Le nombre de couples de même sexe qui vivaient en union libre en 2016.

Source : Recensement en bref : Les couples de même sexe au Canada en 2016.


Un couple, deux adresses

  • 1,9 million — Le nombre de Canadiens ayant déclaré être en couple en 2011, sans toutefois vivre sous le même toit que leur conjoint. Cela représente un peu plus de 7 % de la population âgée de 20 ans et plus, en baisse par rapport à la proportion de 8 % enregistrée en 2001.

Source : Étude : « Vivre en couple chacun chez soi », Le Quotidien, le mardi 5 mars 2013.


Deuxième union

  • Environ 3 sur 10 — La proportion de personnes de 55 à 64 ans en 2011 ayant formé au moins deux unions durant leur vie. Chez les personnes âgées de 65 ans et plus, cette proportion était environ de 2 sur 10.

Source : « Étude : Nouvelles tendances dans le mode de vie et la conjugalité des personnes âgées d’aujourd’hui et de demain, 1981 à 2011 », Le Quotidien, le lundi 24 février 2014.


L’amour à tout âge

  • 14 % — La proportion de couples d’ainés ayant une différence d’âge de 10 ans ou plus en 2011. Cette proportion était de 18 % en 1981.
  • 49 % — La proportion de couples d’ainés ayant une différence d’âge de trois ans ou moins en 2011. Cette proportion était de 40 % en 1981.

(Un « couple d’ainés » est composé d’au moins une personne de 65 ans et plus.)

Source : « Étude : Nouvelles tendances dans le mode de vie et la conjugalité des personnes âgées d’aujourd’hui et de demain, 1981 à 2011 », Le Quotidien, le lundi 24 février 2014.


Un repas spécial

  • 2 593 $ — Le montant moyen annuel dépensé par les ménages canadiens en repas au restaurant en 2017.

Le terme « restaurants » englobent les restaurants avec service aux tables, les restaurants-minute et les cafétérias, ainsi que les comptoirs-rafraîchissements, les casse-croûte, les machines distributrices, les cantines mobiles, les traiteurs et les friteries. Ces dépenses incluent les pourboires mais pas les dépenses pour les boissons alcoolisées.

Source : Tableau 11-10-0222-01 Dépenses des ménages, Canada, régions et provinces.


Un cadeau spécial

  • 4,1 milliards de dollars — La valeur des montres et des bijoux vendus au détail au Canada en 2017.
  • 2,4 — La valeur des montres et des bijoux de qualité vendus au détail au Canada en 2017.
  • 5,1 milliards de dollars — La valeur des cosmétiques et des parfums vendus au détail au Canada en 2017.
  • 2,1 milliard de dollars — La valeur de la lingerie, des vêtements de nuit et des sous-vêtements pour dames vendus au détail au Canada en 2017.
  • 934,7millions de dollars — La valeur des sous-vêtements, des vêtements de nuit et des bas pour hommes vendus au détail au Canada en 2017.

Source : Tableau 11-10-0236-01 Enquête sur les marchandises vendues, ventes au détail (x 1 000)


Un verre de vin

  • 505,4 millions de litres — Le volume de tous les vins vendus par les sociétés des alcools et leurs agences, ainsi que d’autres points de vente au détail au Canada en 2016-2017.
  • 7,2 milliards de dollars — La valeur de tous les vins vendus par les sociétés des alcools et leurs agences, ainsi que d’autres points de vente au détail au Canada en 2016-2017.
  • 65,2 % — La proportion de vins rouges importés vendus au Canada en 2016-2017.
  • 51,3 % — La proportion de vins blancs importés vendus au Canada en 2016-2017.

Source : Tableau 10-10-0011-02 Volume des ventes de boissons alcoolisées des régies des alcools et d’autres points de vente au détail, selon l’origine du produit (x 1 000)


Un verre de vin mousseux

  • 402,2 millions de dollars — La valeur des ventes de vins mousseux au Canada en 2016-2017.
  • 18,4 millions de litres — Le volume de vins mousseux vendus au Canada en 2016-2017.

Source : Tableau 10-10-0011-01 Valeur des ventes de boissons alcoolisées des régies des alcools et d’autres points de vente au détail, selon le type de boisson (x 1 000).


Une boîte de chocolats

  • 378 — Le nombre de fabricants de la classe canadienne de « fabrication de chocolat et de confiseries chocolatées à partir de fèves de cacao », ou de la classe canadienne de « fabrication de confiseries à partir de chocolat acheté » au Canada en 2016.

Source : Nombre d’entreprises canadiennes, avec employés, juin 2018 (33-10-0092-01) et Nombre d’entreprises canadiennes, sans employés, juin 2018 (33-10-00094-01)

  • 811 millions de dollars — La valeur du chocolat et des confiseries chocolatées fabriqués en Ontario en 2015.

Source : Tableau 16-10-0048-01 Ventes pour les industries manufacturières selon l’industrie et province, données mensuelles (dollars sauf indication contraire) (x 1 000).

  • 208 $ — Le montant moyen annuel dépensé par les ménages canadiens pour acheter des bonbons et du chocolat en 2017.

Source : Tableau 11-10-0125-01 Dépenses alimentaires détaillées, Canada, régions et provinces.


Un bouquet de roses

  • 4,4 millions — Le nombre de tiges de roses produites au Canada en 2017.

Source : Tableau 32-10-0021-01 Production de plantes en pot, de fleurs coupées, de boutures, par variété et arbres de semis.

  • 12,4 millions de douzaines — Le nombre de roses coupées et de boutons de rose importés au Canada en 2017, principalement en provenance de la Colombie et de l’Équateur.
  • 76,1 millions de dollars — La valeur des roses coupées et des boutons de rose importés au Canada en 2017.

Source : Base de données sur le commerce international canadien de marchandises.


Une histoire d’amour

Les romans sentimentaux explorent les relations humaines. La poésie est souvent utilisée pour exprimer le sentiment amoureux.

  • 1,6 milliard de dollars — Les revenus d’exploitation de l’industrie de l’édition du livre au Canada en 2016.

Source : « L’industrie de l’édition du livre, 2016 », Le Quotidien, le 23 mars 2018.

Source : Statistique Canada

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Actualités

Maternelle 4 ans : « le ministre fait fausse route », croit la Centrale des syndicats du Québec

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La Centrale des syndicats du Québec (CSQ), qui représente plus de 200 000 membres, dont près de 130 000 dans le secteur public, déplore que le ministre de l’Éducation persiste à vouloir implanter la maternelle 4 ans « mur à mur » au Québec malgré les nombreuses voix divergentes.

Le projet de loi no 5 modifiant la Loi sur l’instruction publique et d’autres dispositions à l’égard des services de l’éducation préscolaire destinés aux élèves âgés de 4 ans a été déposé jeudi matin à l’Assemblée nationale du Québec. Pour la vice-présidente de la CSQ, Line Camerlain, le gouvernement caquiste, en s’entêtant à vouloir rendre la maternelle universelle, ne s’attaque pas aux vraies priorités en éducation. « Nous invitons une fois de plus le ministre Jean-François Roberge à tenir compte de tous les enjeux et de la position des acteurs du milieu », a-t-elle souhaité.

Prioriser les besoins plus pressants en éducation…

Line Camerlain rappelle que la maternelle 4 ans est pertinente comme mesure éducative et préventive pour les enfants issus de milieux défavorisés qui ne fréquentent aucun service éducatif, mais le déploiement universel n’est pas nécessaire. En effet, le modèle actuel, composé du réseau éducatif à la petite enfance, complété par la maternelle 4 ans en milieu défavorisé, a déjà fait ses preuves. « C’est pourquoi la CSQ continue de soutenir le déploiement des maternelles 4 ans quand il se fait en milieu défavorisé pour rejoindre les enfants qui ne fréquentent aucun service éducatif à la petite enfance », ajoute la vice-présidente de la Centrale.

À lire aussi : Maternelle 4 ans au Québec ? la majorité des parents préfèrent plutôt le CPE

La CSQ reproche au ministre de ne pas prioriser des besoins plus pressants en éducation. D’après la centrale syndicale, « les sommes dont dispose le gouvernement seraient mieux utilisées pour les services aux enfants, par exemple en favorisant une meilleure transition entre la petite enfance et l’école, notamment avec la présence d’intervenants pivots responsables de coordonner les actions de chacun lors de la transition, en abolissant la modulation des tarifs pour les services éducatifs à la petite enfance et en ajoutant des ressources spécialisées en petite enfance et à l’école pour non seulement repérer les difficultés des enfants, mais aussi pour les prendre en charge rapidement », souligne-t-on dans une déclaration.

Le ministre de l’Éducation “rate sa cible” avec ce projet de loi!

Avec le projet de loi no 5, Mme Camerlain croit savoir que le gouvernement rate la cible. Car, selon elle, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge présente ce projet de loi dans un contexte où notre système public d’éducation a de très grands besoins. « Si, comme nous, il a comme priorité les enfants, il doit plutôt consolider ce qui fait notre renommée : une offre de services éducatifs à la petite enfance qui ont fait leurs preuves, complétée par la maternelle 4 ans en milieu défavorisé », souligne la vice-présidente de la CSQ, qui rappel qu’on estime à 500 millions de dollars le manque à gagner seulement pour revenir au niveau d’investissement de 2010 en éducation.

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Politique

Québec «hanté et tourmenté» par les 18 000 dossiers d’immigration annulés!

Baba-Idriss FOFANA

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Depuis l’annonce de l’annulation de 18 000 demandes d’immigration en souffrance, le 25 janvier dernier, le gouvernement de François Legault, qui a promis une réforme de l’Immigration au Québec à travers son projet de loi N°9, fait l’objet de critique de part et d’autre. Face à quoi, le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI) s’est engagé à contacter les candidats évincés pour les informer des programmes disponibles, notamment pour le Programme d’expérience québécoise (PEQ) et Arrima.

La décision du gouvernement dirigé par la Coalition avenir Québec (CAQ) d’annuler 18 000 dossiers d’immigration en attente fait des vagues. Des candidats [à l’immigration] en question aux hommes politiques québécois issus de l’opposition en passant par des avocats en immigration, c’est un « mécontentement total ». Le Parti libéral du Québec (PLQ) n’a pas hésité a parlé d’un projet de loi « inhumain » la semaine dernière. « L’amateurisme du gouvernement Legault se fait de plus en plus sentir », a twitté Dominique Anglade, députée de Saint-Henri-Saint-Anne, critique officielle en matière d’économie et d’immigration au PLQ.

Le « nouveau visage » de l’Immigration au Québec…

Tout comme l’ancien parti au pouvoir, le Parti québécois (PQ) et Québec solidaire (QS) dénoncent le « nouveau visage » de l’Immigration du gouvernement Legault. « M. Legault a rêvé pendant 15 ans de devenir PM [premier ministre]. Est-il fier que l’un des premiers gestes que son gouvernement va poser, c’est de briser le rêve d’intégration de milliers de Québécois-es? », s’interroge Manon Massé, députée de Ste-Marie-St-Jacques et porte-parole de QS, ex-candidate au poste de premier ministre.

À lire aussi : Immigration : Québec élimine 18 000 dossiers d’environ 60 000 personnes ?

De son côté, Catherine Fournier, chargée des questions d’immigration au PQ, estime que « la moindre des choses serait de traiter les dossiers des milliers de demandeurs qui sont DÉJÀ au Québec, qui parlent DÉJÀ français et qui ont DÉJÀ un travail ». « Ces gens ne devraient pas avoir à subir cette incertitude et à replonger dans cette bureaucratie », écrit la jeune élue péquiste de Marie Victorin sur son compte Twitter.

Un peu de « respect et de dignité » pour les 18 000 dossiers!

Malgré tout, le ministre québécois de l’Immigration Simon Jolin-Barrette n’entend pas reculer sur l’annulation des 18 000 dossiers en cause. Après avoir annoncé le remboursement des frais de CSQ [Certificat de sélection du Québec], le MIDI compte cette fois-ci contacter les candidats évincés afin de les informer des programmes disponibles et des nouvelles règles.

À en croire M. Barrette, « ces derniers pourront voir leur dossier placé traité en ‘’priorité’’, s’ils remplissent les trois conditions à savoir : être déjà sur place au Québec, parler français et avoir un emploi depuis au moins un an », a-t-il laissé entendre mardi lors d’une mêlée de presse après le dépôt du projet de loi sur la reforme de l’Immigration. « Au lieu d’utiliser 19 millions de dollars pour rembourser les CSQ, monsieur Jolin-Barrette devrait plutôt embaucher des fonctionnaires au Ministère pour traiter les dossiers et accorder à ces gens-là le respect et la dignité auxquels ils ont droit », propose pour sa part Andrés Fontecilla, député de Laurier-Dorion, responsable QS en matière d’immigration.

Malgré tout, le gouvernement Legault veut aller de l’avant…

Sachant qu’un dossier de candidature à l’immigration peut inclure plus d’une personne, les 18 000 dossiers pourraient toucher entre 50 à 60 000 personnes. Du total des dossiers rejetés, le MIDI avance que 3 700 dossiers visent près de 5 700 personnes ayant déjà un statut de travailleur temporaire au Québec. « NE PAS traiter les 18 000 dossiers touchant 50 000 personnes est une erreur d’un point vue économique et humain », persiste à dire Mme Anglade sur son compte twitter.

À lire aussi : Arrima Québec : ouverture du portail d’immigration en ligne

À cette allure qui du gouvernement, des 18 000 candidatures à l’immigration ou de l’opposition québécoise l’emportera? En attendant, tout porte à croire que cette nouvelle affaire « hante et tourmente » le gouvernement Legault, qui depuis son entrée en scène en octobre 2018, fait face à de nombreuses critiques en matière de gouvernance et de réforme dans plusieurs secteurs : immigration, éducation etc.

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