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Société

Six mois après sa disparition à Montréal, Ariel Kouakou a-t-il été jeté aux oubliettes ?

Baba-Idriss FOFANA

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Voilà six bons mois que le petit garçon de 10 ans, Ariel Kouakou, a quitté le domicile familial, à pied, dans l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville de Montréal, un lundi 12 mars 2018, vers 12h, sans être revu jusqu’à ce jour.

Toutes les recherches possibles – avec de grands moyens – menées par la police, la famille et les bénévoles pour retrouver Ariel Kouakou ont été vaines. Six mois plus tard, le petit reste introuvable. Le hic, c’est qu’on entend presque plus parler du garçon comme aux premières heures de sa disparition, même si ses parents pensent qu’il serait quelque part en vie. Vrai ou faux?

La famille d’Ariel Kouakou cherche un témoin…

En tout cas, les parents ont écrit récemment une lettre au présumé ravisseur. Tout en ayant « l’intime conviction » qu’Ariel reviendra, à cette personne, ils disent ceci: « Nous sommes prêts et engagés à accorder notre pardon comme l’étape achevée de notre amour à cette personne qui vit avec Ariel depuis plus de quatre mois déjà », peut-on lire, en substance, certains passages de la lettre publiée par des médias en juillet dernier.

La campagne d’affichage de pancartes grand format, « Ariel, où es-tu ? », en bordure de route, lancée par la famille Kouakou le 9 mai, dans le but de retrouver Ariel, semble n’avoir rien donné de concret.

Si pour certains, tout comme la famille biologique d’Ariel, l’enfant de 10 ans a été enlevé, mais la somme de 100 000 dollars de récompense promis à toute personne qui fournirait de l’information permettant de retrouver Ariel n’a pas [encore] eu de preneur.

Une raison de plus pour d’autres de croire que le petit ne serait plus en vie. Qu’à cela ne tienne! voilà six mois maintenant que la police montréalaise ou québécoise n’a jamais fait cas d’un quelconque corps du petit Ariel.

Pendant que les spéculations vont bon train, les recherches du petit Ariel s’estompent. On entend parler de cette disparition qu’une fois dans le mois, comme une sorte de commémoration du jour où Ariel Jeffrey Kouakou n’a plus été revu.

Toutefois, des organismes comme Réseau Enfants Retour, continuent de véhiculer des messages sur les réseaux sociaux dans l’espoir de retrouver Ariel. D’ailleurs, on se souvient du lancement d’une application mobile deux mois après la disparition d’Ariel.

Dénommée Sign4l, cette application pour téléphones intelligents permet de garder à jour les informations sur son enfant et les transmettre rapidement aux autorités en cas de disparition. Elle a été dévoilée, vendredi 25 mai à Montréal, par Le Réseau Enfants-Retour à l’occasion de la commémoration de la Journée internationale des enfants disparus à l’École Pierre Elliott Trudeau.

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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Actualités

Registre des armes à feu : face à la pression, des élues québécoises brisent le silence

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Alors que les propriétaires de carabines et de fusils de chasse non restreints au registre des armes à feu ont jusqu’au 29 janvier 2019 pour l’immatriculation, seulement un peu plus de 305 000 carabines auraient été enregistrées sur 1,6 million en circulation au Québec.

À quelques jours de la date butoir d’inscription des propriétaires de carabines et de fusils de chasse non restreints au registre des armes à feu, la députée de l’Acadie, Christine St-Pierre, a invité le gouvernement dirigé par François Legault à sensibiliser davantage les propriétaires à l’importance d’enregistrer leurs armes. « J’ai une profonde pensée pour toutes les familles des victimes de drames impliquant des armes à feu. Trop peu de propriétaires ont actuellement enregistré leurs armes au registre », a déclaré mardi 15 janvier, Mme St-Pierre, porte-parole de l’opposition officielle en matière de sécurité publique.

Legault et Guilbault doivent faire abstraction des pressions…

Selon la députée libérale, le premier ministre François Legault, et la ministre de la Sécurité publique Geneviève Guilbault, doivent dès maintenant faire abstraction des pressions et mettre sur pied une grande campagne de sensibilisation pour informer les propriétaires de la raison d’être de ce registre.

Une amende de 500 à 5000 dollars est prévue pour les récalcitrants et peut même être doublée en cas de récidive.

Lancé le 29 janvier 2018, suite à l’entrée en vigueur d’une nouvelle législation au Québec, le registre des armes à feu suscite moins d’engouement mais plutôt de la grogne chez beaucoup de propriétaires de carabines et de fusils de chasse. Au récent Salon de l’arme et du Militaria de Longueuil, certains n’ont pas manqué de dire vertement leur opposition à l’immatriculation de leurs armes.

Mme Lessard-Therrien invite les Québécois à suivre son exemple

Mais, la députée solidaire de Rouyn-Noranda-Témiscamingue, Émilise Lessard-Therrien ne s’inscrit pas dans le sens du boycott prôné par le lobby pro-armes. L’élue incite plutôt les citoyens à inscrire leurs armes au Registre québécois des armes à feu.


Après avoir fait enregistrer, elle-même, ses deux carabines, Mme Lessard-Therrien a fait un live Facebook, lundi 14 janvier, pour « inviter ses collègues députés à donner l’exemple. « Enregistrer les armes à feu, c’est normal et rapide (15 minutes!). Après tout, on fait bien immatriculer nos voitures, pourquoi pas les armes? Comme je possède une arme pour la chasse, j’ai procédé à l’enregistrement sur le site du gouvernement: https://siaf.gouv.qc.ca/. (..) J’invite les collègues députés qui vont à la chasse ou qui pratiquent le tir sportif à donner l’exemple en invitant les citoyens et citoyennes à faire enregistrer leurs armes », a encouragé Émilise Lessard-Therrien.

Selon le dernier rapport de PolySeSouvient, le collectif des étudiants et diplômés de Polytechnique pour le contrôle des armes, 78% des Québécois ont dit oui à l’application intégrale de la Loi sur l’immatriculation des armes à feu. Cette loi oblige toute personne établie dans la province à immatriculer ses armes à feu dans un délai de 45 jours.

À lire aussi : La Loi sur l’immatriculation des armes à feu, la majorité des Québécois sont pour

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Société

Hiver 2019 au Canada : une ONG internationale vole au secours des sans-abris

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Photo : levraicep.org

La plus importante organisation musulmane, Islamic Relief Canada, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, a lancé à l’échelle nationale un appel à aider les sans-abris durant cet hiver 2019.

Alors que les températures continueront de chuter au cours de la fin de semaine dans plusieurs régions du pays, cet organisme de charité international [Islamic Relief Canada] annonce une collaboration avec les organisations locales de 15 villes afin de lancer une intervention d’urgence pour offrir des trousses de survie hivernale et des repas chauds aux gens qui vivent dans la rue et dans les refuges.

Offrir des trousses de survie hivernale dans la rue…

Des manteaux d’hiver, des bottes, des chandails à capuchon, des sous-vêtements thermiques, des foulards, des gants et des produits d’hygiène féminine ne sont que quelques exemples des articles qui composent la trousse de survie hivernale qui sera distribuée par les bénévoles et le personnel aux sans-abris dans les rues et les refuges durant la fin de semaine.

« Il est de notre devoir, en tant que communauté, de nous assurer que nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour aider notre prochain, partout au pays. »

– Reyhana Patel, responsable des relations publiques, Islamic Relief Canada

À lire aussi : Une nuit dans la rue avec « anges gardiens » pour jeunes sans-abris à Montréal

Selon Reyhana Patel, responsable des relations publiques de l’organisme, les températures glaciales constituent une menace pour la survie des gens qui vivent dans la rue. « Les articles que nous distribuons dans les trousses de survie hivernale contribueront à réduire les conséquences que ces conditions peuvent avoir sur les individus », précise-t-elle.

« Islamic Relief travaille avec les communautés pour renforcer leur résilience face aux catastrophes et fournit une aide d’urgence vitale en cas de catastrophe. »

L’organisme de renommée internationale distribue des trousses de survie hivernale pour une deuxième année. Il prévoit distribuer plus de 2 500 trousses au cours de la fin de semaine. Cette année, plus de 100 bénévoles (principalement issus de la communauté musulmane) devraient participer à la distribution.

Les bénévoles d’Islamic Relief distribuent des repas chauds à Québec.

Les différents lieux des distributions pour l’hiver 2019

  • À Toronto, les bénévoles et le personnel serviront des repas chauds au Christian Resource Centre, à Regent Park.
  • Dans la RGT (région du centre), des distributions auront lieu aux refuges de Scarborough, de Brampton, d’Oshawa et d’Hamilton. De plus, des distributions auront lieu à Guelph, à London, à Kitchener et à Windsor
  • À Ottawa, Islamic Relief s’est associé au Cornerstone Women’s Shelter afin de distribuer des trousses de survie hivernale et des articles de première nécessité aux femmes du refuge.
  • À Montréal, le personnel et les bénévoles serviront des repas chauds à la Mission Old Brewery, alors qu’à Québec des repas chauds seront servis à la Fondation de Lauberivière. 
  • À Saskatoon, des bénévoles distribueront des trousses de survie hivernale au refuge Salvation Army Crossroads et au Lighthouse Supported Living Centre.
  • À Edmonton, Islamic Relief distribuera des trousses de survie hivernale aux centres Boyle Street Community Services et The Mustard Seed.

À lire aussi : À Montréal, les itinérants affronteront l’hiver avec 957 lits d’hébergement d’urgence

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Éducation

Gestion parasitaire : un nouveau programme pour en finir avec les coquerelles et punaises de lit…

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Depuis quelques années, certaines problématiques relatives à la présence d’animaux et d’insectes nuisibles, notamment les punaises de lit, sont en croissance. Le nouveau programme d’études lancé par le ministère québécois de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur vise à former davantage de techniciennes et techniciens en gestion parasitaire.

Dans le but de répondre à un besoin de main-d’œuvre qualifiée en gestion parasitaire au Québec, le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur a approuvé un nouveau programme d’études menant à une attestation d’études professionnelles. Cette formation, élaborée par la Commission scolaire des Premières-Seigneuries, devrait être offerte dès ce mois de janvier 2019 par l’ensemble des commissions scolaires de la province.

Pour une main-d’œuvre qualifiée en gestion parasitaire!

Selon le député de Montmorency, Jean-François Simard, qui en a fait l’annonce, le 8 janvier, l’approbation du nouveau programme d’études Intervention en gestion parasitaire, élaboré par la Commission scolaire des Premières-Seigneuries démontre que gouvernement Legault est à l’écoute des besoins du marché du travail. « Je suis heureux pour les élèves qui pourront le suivre, mais également pour les entreprises de la région, qui pourront bénéficier d’une main-d’œuvre qualifiée », a précisé l’élu de la Coalition avenir Québec.

« C’est en posant des gestes concrets (..) que nous pourrons répondre aux besoins grandissants de main‑d’œuvre dans ce secteur d’activité. »

– Jean-François Roberge, ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur

Le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge, a souligné qu’avec ce nouveau programme d’études, le réseau des commissions scolaires, notamment la Commission scolaire des Premières-Seigneuries, élargit son offre de services, au plus grand bénéfice des élèves, qui pourront assurément y trouver leur compte. « C’est en posant des gestes concrets comme celui-ci que nous pourrons répondre aux besoins grandissants de main‑d’œuvre dans ce secteur d’activité », a-t-il fait valoir.

À lire aussi : En Chine, les cafards viennent en renfort dans la gestion des déchets

Au Québec, près de 800 personnes occupent un emploi de fumigateur ou fumigatrice ou de préposé ou préposée au contrôle de la vermine. « Avec un taux de roulement de 6,6 %, le besoin en main-d’œuvre est d’une cinquantaine de personnes à former par année pour cette classe d’emploi », indique-t-on dans le communiqué émanant du Cabinet du ministre Roberge.

À lire aussi : Logements insalubres, Montréal au pied du mûr

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